Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹא קָנָה. תַּפְסוּהָ אִינְהוּ. רַב פָּפָּא מְימַלַּח מַלּוֹחֵי. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ מְמַתַּח לַהּ בְּאַשְׁלָא. מָר אָמַר: אֲנָא קָנֵינָא לַהּ לְכוּלַּהּ, וּמָר אָמַר: אֲנָא קָנֵינָא לַהּ לְכוּלַּהּ.n'a pas acquis. Ils l'ont saisi eux-mêmes, car cet homme leur devait aussi de l'argent. Rav Pappa le dirigeait à la rame, Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, le tirait avec une corde. L'un a dit : C'est moi qui l'ai acquis tout entier, et l'autre a dit : C'est moi qui l'ai acquis tout entier.
- פְּגַע בְּהוּ רַב פִּנְחָס בַּר אַמֵּי, אֲמַר לְהוּ: רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ וְהוּא שֶׁצְּבוּרִין וּמוּנָּחִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים! אֲמַר לְהוּ: אֲנַן נָמֵי מֵחֲרִיפוּתָא דְנַהֲרָא תְּפֵיסְנָא.Rav Pin'has bar Ami les a rencontrés et leur a dit : Rav et Chmouel disent tous deux : À condition qu'ils soient entassés et posés dans le domaine public ! Ce qui n'est pas le cas de ce bateau. Ils lui ont répondu : Nous aussi, nous l'avons saisi dans le courant du fleuve, qui a le statut de domaine public.
- אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לְהוּ: קָאקֵי חִיוָּרֵי, מְשַׁלְּחֵי גְּלִימֵי דְאִינָשֵׁי! הָכִי אָמַר רַב נַחְמָן: וְהוּא שֶׁתְּפָסָהּ מֵחַיִּים.Ils sont venus devant Rava, qui leur a dit : Oies blanches (à la barbe blanche), qui ôtez leurs manteaux aux gens ! Votre saisie était sans fondement. Ainsi a dit Rav Na'hman : À condition qu'il l'ait saisi du vivant du débiteur.
- אֲבִימִי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ הֲווֹ מַסְּקִי בֵּיהּ זוּזֵי בֵּי חוֹזָאֵי, שַׁדְּרִינְהוּ בְּיַד חָמָא בְּרֵיהּ דְּרַבָּה בַּר אֲבָהוּ. אֲזַל פַּרְעִינְהוּ. אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי שְׁטָרָא. אֲמַרוּ לֵיהּ: סִיטְרָאֵי נִינְהוּ.Les gens de Bei 'Hozaï réclamaient de l'argent à Avimi, fils de Rabbi Abahou. Il l'a envoyé par la main de 'Hama, fils de Rabba bar Abahou. Il est allé les payer et leur a dit : Donnez-moi l'acte. Ils lui ont répondu : Cet argent nous revient pour un compte à part (une autre dette, sans acte).
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ. אֲמַר לֵיהּ: אִית לְךָ סָהֲדֵי דִּפְרַעְתִּינְהוּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא. אֲמַר לֵיהּ: מִיגּוֹ דִּיכוֹלִין לוֹמַר ״לֹא הָיוּ דְבָרִים מֵעוֹלָם״, יְכוֹלִין נָמֵי לְמֵימַר ״סִיטְרָאֵי נִינְהוּ״.Il est venu devant Rabbi Abahou, qui lui a dit : As-tu des témoins que tu les as payés ? Il lui a répondu : Non. Il lui a dit : Puisqu'ils pourraient dire : « Cela n'a jamais eu lieu », ils peuvent aussi dire : « C'est pour un compte à part » (argument du migo).
- לְעִנְיַן שַׁלּוֹמֵי שָׁלִיחַ מַאי? אָמַר רַב אָשֵׁי: חָזֵינַן, אִי אֲמַר לֵיהּ ״שְׁקוֹל שְׁטָרָא וְהַב זוּזֵי״ — מְשַׁלֵּם. ״הַב זוּזֵי וּשְׁקוֹל שְׁטָרָא״ — לָא מְשַׁלֵּם.Pour ce qui est de faire payer l'envoyé, qu'en est-il ? Doit-il dédommager celui qui l'a envoyé ? Rav Achi a dit : Nous regardons : si celui-ci lui a dit : « Prends l'acte et donne l'argent », il paie, car il n'a pas suivi l'ordre donné ; si c'est : « Donne l'argent et prends l'acte », il ne paie pas.
- וְלָא הִיא, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ מְשַׁלֵּם. דְּאָמַר לֵיהּ: ״לְתַקּוֹנֵי שַׁדַּרְתָּיךָ וְלָא לְעַוּוֹתֵי״.Mais il n'en est pas ainsi : dans un cas comme dans l'autre, il paie, car l'autre peut lui dire : « Je t'ai envoyé pour arranger, non pour gâter. »
- הָהִיא אִיתְּתָא דַּהֲווֹ מִיפַּקְדִי גַּבַּהּ מְלוּגָא דִשְׁטָרֵי. אֲתוֹ יוֹרְשִׁים קָא תָּבְעִי לֵיהּ מִינַּהּ. אֲמַרָה לְהוּ: מֵחַיִּים תְּפֵיסְנָא לְהוּ. אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר לַהּ: אִית לִיךְ סָהֲדֵי דְּתַבְעוּהָ מִינִּיךְ מֵחַיִּים וְלָא יְהַבְיתְּ נִיהֲלֵיהּ? אָמְרָה לֵיהּ: לָא. אִם כֵּן, הָוֵי תְּפִיסָה דִּלְאַחַר מִיתָה, וּתְפִיסָה דִּלְאַחַר מִיתָה — לֹא כְּלוּם הִיא.Il y avait une certaine femme chez qui était déposé un sac d'actes. Les héritiers sont venus le lui réclamer. Elle leur a dit : Je les ai saisis du vivant du défunt, car il me devait de l'argent. Elle est venue devant Rav Na'hman, qui lui a dit : As-tu des témoins qu'on te les a réclamés de son vivant et que tu ne les lui as pas donnés ? Elle lui a répondu : Non. Il lui a dit : S'il en est ainsi, c'est une saisie après la mort, et une saisie après la mort n'est rien.
- הָהִיא אִיתְּתָא דְּאִיחַיַּיבָא שְׁבוּעָה בֵּי דִינָא דְּרָבָא. אֲמַרָה לֵיהּ בַּת רַב חִסְדָּא: יָדְעָנָא בָּהּ דַּחֲשׁוּדָה אַשְּׁבוּעָה. אַפְכַהּ רָבָא לִשְׁבוּעָה אַשֶּׁכְּנֶגְדָּהּ.Il y avait une certaine femme qui avait été condamnée à un serment au tribunal de Rava. La fille de Rav 'Hisda (l'épouse de Rava) lui a dit : Je sais d'elle qu'elle est suspecte quant aux serments. Rava a reporté le serment sur la partie adverse.
- זִימְנִין הָווּ יָתְבִי קַמֵּיהּ רַב פָּפָּא וְרַב אַדָּא בַּר מַתְנָא, אַיְיתוֹ הָהוּא שְׁטָרָא גַּבֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא: יָדַעְנָא בֵּיהּ דִּשְׁטָרָא פְּרִיעָא הוּא. אֲמַר לֵיהּ: אִיכָּא אִינִישׁ אַחֲרִינָא בַּהֲדֵיהּ דְּמָר? אֲמַר לֵיהּ: לָא. אֲמַר לֵיהּ: אַף עַל גַּב דְּאִיכָּא מָר, עֵד אֶחָד לָאו כְּלוּם הוּא.Une autre fois, Rav Pappa et Rav Adda bar Matana siégeaient devant lui. On lui a apporté un certain acte. Rav Pappa lui a dit : Je sais de cet acte qu'il est acquitté. Il lui a dit : Y a-t-il une autre personne avec le Maître ? Il lui a répondu : Non. Il lui a dit : Bien que le Maître soit là, un seul témoin n'est rien.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָא: וְלֹא יְהֵא רַב פָּפָּא כְּבַת רַב חִסְדָּא? בַּת רַב חִסְדָּא קִים לִי בְּגַוַּוהּ, מָר לָא קִים לִי בְּגַוֵּויהּ.Rav Adda bar Matana lui a dit : Et Rav Pappa ne vaudrait-il pas la fille de Rav 'Hisda ? Rava a répondu : Sur la fille de Rav 'Hisda, je suis certain qu'elle dit vrai ; sur le Maître, je n'ai pas cette certitude.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הַשְׁתָּא דְּאָמַר מָר ״קִים לִי בְּגַוֵּויהּ״ מִילְּתָא הִיא, כְּגוֹן אַבָּא מָר בְּרִי דְּקִים לִי בְּגַוֵּויהּ, קָרַעְנָא שְׁטָרָא אַפּוּמֵּיהּ.Rav Pappa a dit : Maintenant que le Maître a dit que « je suis certain de lui » est une chose qui compte en justice, si un homme comme Abba Mar, mon fils, dont je suis certain, affirme qu'un acte est acquitté, je déchire l'acte sur sa parole.
- קָרַעְנָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא: מַרַעְנָא שְׁטָרָא אַפּוּמֵּיהּ.« Je déchire » ? Cela te viendrait-il à l'esprit ? Un seul témoin ne suffit pas pour annuler un acte. Plutôt : j'affaiblis l'acte sur sa parole, en n'en autorisant pas le recouvrement.
- הָהִיא אִיתְּתָא דְּאִיחַיַּיבָא שְׁבוּעָה בֵּי דִינָא דְּרַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי. אֲמַר לְהוּ הַהוּא בַּעַל דִּין: תֵּיתֵי וְתִישְׁתְּבַע בְּמָתָא, אֶפְשָׁר דְּמִיכַּסְפָא וּמוֹדְיָא. אֲמַרָה לְהוּ: כְּתֻבוּ לִי זַכְווֹתָא, דְּכִי מִשְׁתְּבַעְנָא יָהֲבִי לִי. אֲמַר לְהוּ רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: כִּתְבוּ לַהּ.Il y avait une certaine femme qui avait été condamnée à un serment au tribunal de Rav Bivi bar Abayé. La partie adverse leur a dit : Qu'elle vienne jurer en ville ; il se peut qu'elle ait honte et qu'elle avoue. Elle leur a dit : Écrivez-moi un acte de décharge, qu'on me le donne quand j'aurai juré. Rav Bivi bar Abayé leur a dit : Écrivez-le-lui.
- אָמַר רַב פַּפֵּי: מִשּׁוּם דְּאָתֵיתוּ מִמּוּלָאֵי אָמְרִיתוּ מִילֵּי מוּלְיָתָא?!Rav Pappi a dit : Parce que vous venez des Moulaï, vous dites des paroles estropiées ? Selon une explication, Rav Bivi descendait de la maison d'Éli, dont les descendants ont la vie brève.
- הָא אָמַר רָבָא: הַאי אַשַּׁרְתָּא דְּדַיָּינֵי דְּמִיכַּתְבָא מִקַּמֵּי דְּנַחְווֹ סָהֲדֵי אַחֲתִימוּת יְדַיְיהוּ — פְּסוּלָה. אַלְמָא מִיחְזֵי כְּשִׁיקְרָא, הָכִי נָמֵי מִיחְזֵי כְּשִׁיקְרָא.Voici que Rava a dit : Cette confirmation de juges qui a été écrite avant que les témoins n'aient attesté leur signature est nulle. On voit donc que cela a l'apparence d'un mensonge ; ici aussi, cela a l'apparence d'un mensonge, car on écrirait qu'elle a juré alors qu'elle n'a pas encore juré.
- וְלֵיתַהּ, מִדְּרַב נַחְמָן. דְּאָמַר רַב נַחְמָן, אוֹמֵר הָיָה רַבִּי מֵאִיר: אֲפִילּוּ מְצָאוֹ בְּאַשְׁפָּה וַחֲתָמוֹ וּנְתָנוֹ לָהּ — כָּשֵׁר. וַאֲפִילּוּ רַבָּנַן לָא פְּלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר אֶלָּא בְּגִיטֵּי נָשִׁים, דְּבָעֵינַן כְּתִיבָה לִשְׁמָהּ, אֲבָל בִּשְׁאָר שְׁטָרוֹת מוֹדוּ לֵיהּ.Et cette règle de Rava n'est pas retenue, à cause de l'enseignement de Rav Na'hman. Car Rav Na'hman a dit : Rabbi Méïr disait : Même si le mari a trouvé l'acte de divorce sur un tas d'ordures, qu'il l'a fait signer et le lui a donné, il est valable. Et même nos Maîtres ne divergent de Rabbi Méïr que pour les actes de divorce de femmes, où nous exigeons une rédaction spécifiquement pour elle ; mais pour les autres actes, ils lui donnent raison.
- דְּאָמַר רַב אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁטָר שֶׁלָּוָה בּוֹ וּפְרָעוֹ — אֵינוֹ חוֹזֵר וְלֹוֶה בּוֹ. שֶׁכְּבָר נִמְחַל שִׁיעְבּוּדוֹ: טַעְמָא דְּנִמְחַל שִׁיעְבּוּדוֹ, אֲבָל לְמִיחְזֵיCar Rav Assi a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Un acte avec lequel on a emprunté et que l'on a remboursé, on ne peut plus emprunter de nouveau avec lui, car son hypothèque a déjà été effacée. Il s'ensuit que la raison est que son hypothèque a été effacée ; mais quant à l'apparence
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