Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַעֲשֶׂה דְּבֵית חוֹרוֹן.du cas de Beit 'Horon : un homme, qui avait interdit à son père par un vœu de profiter de lui, fit don de ses biens à un autre pour que son père puisse assister au festin de noces, et ce don se révéla n'être qu'un artifice ; Rabbi Yossé craint donc qu'on n'en arrive à un tel artifice.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּיִשְׂרָאֵל חֹדֶשׁ אֶחָד וְכוּ׳. הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? אָמַר אַבָּיֵי: כֹּהֶנֶת אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן. רָבָא אָמַר: חֹדֶשׁ מָלֵא וְחֹדֶשׁ חָסֵר אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Il a été enseigné dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : « Rabbi Yehouda dit : Pour un Israélite, un mois, etc. » La Guemara s'étonne : C'est là l'avis du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ! Abayé a dit : Il ne le contredit pas pour l'Israélite ; c'est pour la femme de Cohen (prêtre) qu'il vient nous enseigner une règle différente. Rava a dit : Il y a entre eux la différence entre un mois plein et un mois défectif : le premier Tanna exige trente jours, alors que Rabbi Yehouda parle d'un mois, fût-il de vingt-neuf jours.
- אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּמְפָרֵשׁ, אֲבָל בִּסְתָם — יוֹצִיא לְאַלְתַּר וְיִתֵּן כְּתוּבָּה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲפִילּוּ בִּסְתָם לֹא יוֹצִיא, שֶׁמָּא יִמְצָא פֶּתַח לְנִדְרוֹ.Rav a dit : On ne l'a enseigné que dans le cas où il précise la durée du vœu ; mais s'il ne précise rien, il la répudiera immédiatement et donnera la ketouba (somme fixée par le contrat de mariage). Et Chmouel a dit : Même s'il ne précise rien, il ne la répudiera pas tout de suite, car peut-être trouvera-t-il une ouverture à son vœu, qui permettra de l'annuler.
- וְהָא אִיפְּלִגוּ בַּיהּ חֲדָא זִימְנָא, דִּתְנַן: הַמַּדִּיר אֶת אִשְׁתּוֹ מִתַּשְׁמִישׁ הַמִּטָּה, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁתֵּי שַׁבָּתוֹת. — וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: שַׁבָּת אַחַת. וְאָמַר רַב: מַחְלוֹקֶת בִּמְפָרֵשׁ, אֲבָל בִּסְתָם — יוֹצִיא לְאַלְתַּר וְיִתֵּן כְּתוּבָּה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: אֲפִילּוּ בִּסְתָם נָמֵי לֹא יוֹצִיא, שֶׁמָּא יִמְצָא פֶּתַח לְנִדְרוֹ.La Guemara demande : Mais n'ont-ils pas déjà été en désaccord là-dessus une fois ? Car nous avons appris dans une Michna (61b) : Celui qui, par un vœu, interdit à sa femme les rapports conjugaux : Beit Chamaï disent : il peut la garder deux semaines ; et Beit Hillel disent : une semaine. Et Rav a dit : La machlokèt (divergence d'opinions) porte sur le cas où il précise la durée, mais s'il ne précise rien, il la répudiera immédiatement et donnera la ketouba. Et Chmouel a dit : Même s'il ne précise rien, il ne la répudiera pas tout de suite, car peut-être trouvera-t-il une ouverture à son vœu. Pourquoi répéter cette machlokèt ?
- צְרִיכָא, דְּאִי אִיתְּמַר בְּהָהִיא: בְּהָהִיא קָאָמַר רַב — מִשּׁוּם דְּלָא אֶפְשָׁר בְּפַרְנָס, אֲבָל בְּהָא, דְּאֶפְשָׁר בְּפַרְנָס — אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל. וְאִי אִתְּמַר בְּהָא: בְּהָא קָאָמַר שְׁמוּאֵל — מִשּׁוּם דְּאֶפְשָׁר בְּפַרְנָס, אֲבָל בְּהַהִיא, אֵימָא מוֹדֶה לֵיהּ לְרַב — צְרִיכָא.La Guemara répond : C'est nécessaire, car si cela avait été dit seulement dans ce cas-là, celui des rapports, on aurait pu croire que dans ce cas-là, Rav parle ainsi parce qu'il n'y a pas de solution par un parnas (pourvoyeur) ; mais dans celui-ci, où il y a une solution par un parnas, je dirais qu'il admet l'avis de Chmouel. Et si cela avait été dit seulement dans ce cas-ci, celui de la nourriture, on aurait pu croire que dans ce cas-ci, Chmouel parle ainsi parce qu'il y a une solution par un parnas ; mais dans celui-là, je dirais qu'il admet l'avis de Rav. C'est donc nécessaire de rapporter les deux.
- תְּנַן: הַמַּדִּיר אֶת אִשְׁתּוֹ שֶׁלֹּא תִּטְעוֹם אֶחָד מִכׇּל הַפֵּירוֹת — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה. בִּשְׁלָמָא לְרַב: כָּאן בִּסְתָם, כָּאן בִּמְפָרֵשׁ. אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל קַשְׁיָא!Nous avons appris dans la suite de la Michna : Celui qui, par un vœu, interdit à sa femme de goûter à l'un de tous les fruits la répudiera et donnera la ketouba. Cela se comprend bien selon Rav : ici il s'agit d'un vœu sans précision, là d'un vœu où il précise. Mais selon Chmouel, c'est difficile !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁנָּדְרָה הִיא, וְקִיֵּים לָהּ אִיהוּ. וְקָסָבַר רַבִּי מֵאִיר, הוּא נוֹתֵן אֶצְבַּע בֵּין שִׁינֶּיהָ.La Guemara répond : De quoi parlons-nous ici ? Du cas où c'est elle qui a fait le vœu, et où lui l'a ratifié pour elle ; puisque c'est elle qui l'a fait, elle ne cherchera pas d'ouverture à son vœu. Et Rabbi Méïr, auteur des Michnayot anonymes, estime qu'en le ratifiant, c'est lui qui met le doigt entre ses dents : c'est lui qui est responsable du vœu, et il doit donc donner la ketouba.
- וְסָבַר רַבִּי מֵאִיר הוּא נוֹתֵן אֶצְבַּע בֵּין שִׁינֶּיהָ? וְהָתַנְיָא: הָאִשָּׁה שֶׁנָּדְרָה בְּנָזִיר, וְשָׁמַע בַּעְלָהּ וְלֹא הֵפֵר לָהּ, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמְרִים: הִיא נָתְנָה אֶצְבַּע בֵּין שִׁינֶּיהָ, לְפִיכָךְ אִם רָצָה הַבַּעַל לְהָפֵר — יָפֵר. וְאִם אָמַר אִי אֶפְשִׁי בְּאִשָּׁה נַדְרָנִית — תֵּצֵא שֶׁלֹּא בִּכְתוּבָּה.La Guemara demande : Et Rabbi Méïr estime-t-il que c'est lui qui met le doigt entre ses dents ? Or il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : La femme qui a fait vœu de naziréat, et dont le mari a entendu et n'a pas annulé le vœu pour elle : Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda disent : C'est elle qui a mis le doigt entre ses dents ; c'est pourquoi, si le mari veut annuler, il annulera. Et s'il dit : « Je ne veux pas d'une femme qui fait des vœux », elle partira sans ketouba.
- רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמְרִים: הוּא נוֹתֵן אֶצְבַּע בֵּין שִׁינֶּיהָ, לְפִיכָךְ אִם רָצָה הַבַּעַל לְהָפֵר — יָפֵר. וְאִם אָמַר: אִי אֶפְשִׁי בְּאִשָּׁה נַדְרָנִית — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה! אֵיפוֹךְ, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמְרִים: הוּא נוֹתֵן, רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמְרִים: הִיא נָתְנָה.Rabbi Yossé et Rabbi Elazar disent : C'est lui qui met le doigt entre ses dents ; c'est pourquoi, si le mari veut annuler, il annulera. Et s'il dit : « Je ne veux pas d'une femme qui fait des vœux », il la répudiera et donnera la ketouba ! La Guemara répond : Inverse les opinions : Rabbi Méïr et Rabbi Yehouda disent : C'est lui qui met le doigt ; Rabbi Yossé et Rabbi Elazar disent : C'est elle qui a mis le doigt.
- וְסָבַר רַבִּי יוֹסֵי הִיא נָתְנָה? וְהָתְנַן: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּעֲנִיּוּת שֶׁלֹּא נָתַן קִצְבָה!La Guemara demande : Et Rabbi Yossé estime-t-il que c'est elle qui a mis le doigt ? Or nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yossé dit : Pour les pauvres, lorsqu'il n'a pas fixé de limite – il la répudie et donne la ketouba !
- אֵימָא, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמְרִים: הוּא נוֹתֵן, רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמְרִים: הִיא נָתְנָה. וְסָבַר רַבִּי יְהוּדָה הִיא נָתְנָה? וְהָתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּיִשְׂרָאֵל יוֹם אֶחָד — יְקַיֵּים!La Guemara répond : Dis qu'il faut lire ainsi la baraïta : Rabbi Méïr et Rabbi Yossé disent : C'est lui qui met le doigt ; Rabbi Yehouda et Rabbi Elazar disent : C'est elle qui a mis le doigt. La Guemara demande : Et Rabbi Yehouda estime-t-il que c'est elle qui a mis le doigt ? Or nous avons appris dans la Michna : Rabbi Yehouda dit : Pour un Israélite, un jour, il la gardera ; au-delà, il la répudie et donne la ketouba !
- אֵימָא, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמְרִים: הוּא נוֹתֵן, וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הִיא נָתְנָה. וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר זוּגֵי זוּגֵי קָתָנֵי, אֵימָא, רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמְרִים: הִיא נָתְנָה, רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמְרִים: הוּא נוֹתֵן. וְהָא סְתָמָא דְּלָא כְּרַבִּי מֵאִיר.La Guemara répond : Dis plutôt : Rabbi Méïr, Rabbi Yehouda et Rabbi Yossé disent : C'est lui qui met le doigt, et Rabbi Elazar dit : C'est elle qui a mis le doigt. Et si tu en viens à dire qu'ils sont enseignés par paires, dis : Rabbi Méïr et Rabbi Elazar disent : C'est elle qui a mis le doigt ; Rabbi Yehouda et Rabbi Yossé disent : C'est lui qui met le doigt. Et cette Michna anonyme n'est pas conforme à Rabbi Méïr.
- וְסָבַר רַבִּי יוֹסֵי בַּעֲנִיּוּת שֶׁלֹּא נָתַן קִצְבָה, אַלְמָא בַּעַל מָצֵי מֵיפַר? וּרְמִינְהוּ: אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁהַבַּעַל מֵיפֵר: דְּבָרִים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶן עִינּוּי נֶפֶשׁ, ״אִם אֶרְחַץ״, ״אִם לֹא אֶרְחַץ״. ״אִם אֶתְקַשֵּׁט״, ״אִם לֹא אֶתְקַשֵּׁט״. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אֵין אֵלּוּ נִדְרֵי עִינּוּי נֶפֶשׁ, וְאֵלּוּ הֵן נִדְרֵי עִינּוּי נֶפֶשׁ: ״שֶׁלֹּא אוֹכַל בָּשָׂר״, וְ״שֶׁלֹּא אֶשְׁתֶּה יַיִן״, וְ״שֶׁלֹּא אֶתְקַשֵּׁטLa Guemara demande : Et Rabbi Yossé estime-t-il que pour les pauvres, lorsqu'il n'a pas fixé de limite, il doit la répudier ? Il apparaît donc que le mari peut annuler un vœu de ne pas se parer ! Or on oppose à cela une Michna (Nedarim 79a) : Voici les vœux que le mari annule : les choses qui comportent une affliction de l'âme : « si je me lave », « si je ne me lave pas » ; « si je me pare », « si je ne me pare pas ». Rabbi Yossé a dit : Ce ne sont pas là des vœux d'affliction de l'âme ; et voici les vœux d'affliction de l'âme : « que je ne mange pas de viande », « que je ne boive pas de vin » et « que je ne me pare pas
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