Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר לָהּ ״צְאִי מַעֲשֵׂה יָדַיִךְ בִּמְזוֹנוֹתַיִךְ״. וְאִם אִיתַהּ לְהָא דְּרַב הוּנָא אָמַר רַב, דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: יְכוֹלָה אִשָּׁה שֶׁתֹּאמַר לְבַעְלָהּ ״אֵינִי נִיזּוֹנֶת וְאֵינִי עוֹשָׂה״, ״קוּנָּם שֶׁאֲנִי עוֹשָׂה לְפִיךָ״, אַמַּאי אֵינוֹ צָרִיךְ לְהָפֵר? לֵימָא: מִתּוֹךְ שֶׁיְּכוֹלָה לוֹמַר ״אֵינִי נִיזּוֹנֶת וְאֵינִי עוֹשָׂה״, נַעֲשֶׂה כְּמִי שֶׁאוֹמֶרֶת לוֹ: ״אֵינִי נִיזּוֹנֶת וְאֵינִי עוֹשָׂה״.il est considéré comme lui disant : « Prélève le produit de ton travail pour ta subsistance ». La Guemara objecte : Mais s'il y a lieu de retenir ce que Rav Houna a dit au nom de Rav, car Rav Houna a dit que Rav a dit : Une femme peut dire à son mari : « Je ne suis pas nourrie par toi et je ne travaille pas pour toi », alors dans le cas où elle dit : « Konam (que ce soit interdit comme une offrande) ce que je ferai pour ta bouche », pourquoi n'a-t-il pas besoin d'annuler le vœu ? Disons : puisqu'elle peut dire « Je ne suis pas nourrie et je ne travaille pas », elle est considérée comme lui disant : « Je ne suis pas nourrie et je ne travaille pas », et il devrait donc annuler le vœu !
- אֶלָּא, לָא תֵּימָא ״נַעֲשֶׂה״, אֶלָּא בְּאוֹמֵר לָהּ: ״צְאִי מַעֲשֵׂה יָדַיִךְ בִּמְזוֹנוֹתַיִךְ״.Mais plutôt, ne dis pas « il est considéré » comme disant, mais il s'agit du cas où il lui dit explicitement : « Prélève le produit de ton travail pour ta subsistance ».
- אִי הָכִי פַּרְנָס לְמָה לַהּ? בִּדְלָא סָפְקָה: אִי בִּדְלָא סָפְקָה — הֲדַר קוּשְׁיַין לְדוּכְתֵּיהּ? אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּמַסְפֶּקֶת לִדְבָרִים גְּדוֹלִים, וְאֵינָהּ מַסְפֶּקֶת לִדְבָרִים קְטַנִּים.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, pourquoi a-t-elle besoin d'un parnas (pourvoyeur) ? Réponse : Il s'agit du cas où son travail ne lui suffit pas. La Guemara demande : Si c'est le cas où cela ne lui suffit pas, notre difficulté revient à sa place ! Comment peut-il lui interdire de profiter de lui alors qu'il lui reste obligé ? Rav Achi a dit : Il s'agit du cas où cela lui suffit pour les grandes choses, mais ne lui suffit pas pour les petites choses.
- הָנֵי דְּבָרִים קְטַנִּים, הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּרְגִילָה בְּהוּ — הָא רְגִילָה בְּהוּ! וְאִי לָא רְגִילָה בְּהוּ — פַּרְנָס לְמָה לַהּ? לָא צְרִיכָא: דִּרְגִילָה בְּבֵית נָשָׁא, וְקָא מְגַלְגְּלָא בַּהֲדֵיהּ, דְּאָמְרָה לֵיהּ: עַד הָאִידָּנָא דְּלָא אַדַּרְתַּן — גַּלְגֵּילְנָא בַּהֲדָךְ, הַשְׁתָּא דְּאַדַּרְתַּן — לָא מָצֵינָא דֶּאֱיגַלְגֵּל בַּהֲדָךְ.La Guemara demande : Ces petites choses, de quoi s'agit-il ? Si c'est un cas où elle y est habituée, elle y est habituée, et il lui doit donc ces choses comme le reste ! Et si elle n'y est pas habituée, pourquoi a-t-elle besoin d'un parnas ? La Guemara répond : Ce n'est nécessaire que dans le cas où elle y était habituée dans la maison de son père, mais qu'elle s'accommodait avec lui d'un train de vie moindre, car elle lui dit : « Jusqu'à présent, tant que tu ne m'avais pas frappée d'un vœu, je m'accommodais de vivre avec toi ; maintenant que tu m'as frappée d'un vœu, je ne peux plus m'accommoder de vivre avec toi ».
- וּמַאי שְׁנָא עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם? עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם לֹא שָׁמְעִי בַּהּ אִינָשֵׁי וְלָא זִילָא בַּהּ מִילְּתָא, טְפֵי — שָׁמְעִי בַּהּ אִינָשֵׁי וְזִילָא בַּהּ מִילְּתָא.La Guemara demande : Et en quoi jusqu'à trente jours est-ce différent ? Réponse : Jusqu'à trente jours, les gens n'en entendent pas parler à son sujet, et la chose n'est pas dégradante pour elle ; au-delà, les gens en entendent parler à son sujet et la chose est dégradante pour elle.
- אִיבָּעֵית אֵימָא שֶׁהִדִּירָהּ כְּשֶׁהִיא אֲרוּסָה, אֲרוּסָה מִי אִית לַהּ מְזוֹנֵי? שֶׁהִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נִשְּׂאוּ. דִּתְנַן: הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נִשְּׂאוּ — אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה.Si tu veux, dis qu'il s'agit du cas où il lui a interdit par un vœu alors qu'elle était fiancée, avant qu'il ne soit obligé envers elle. La Guemara s'étonne : Une fiancée a-t-elle droit à la nourriture ? Réponse : Il s'agit du cas où la date est arrivée et où ils ne se sont pas mariés. Car nous avons appris dans une Michna (57a) : Si la date est arrivée et qu'ils ne se sont pas mariés, elles mangent de ce qui lui appartient et elles mangent de la terouma (prélèvement donné au Cohen) si le fiancé est Cohen.
- וּמַאי שְׁנָא עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם? עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם עָבֵיד שָׁלִיחַ שְׁלִיחוּתֵיהּ, טְפֵי — לָא עָבֵיד שָׁלִיחַ שְׁלִיחוּתֵיהּ.La Guemara demande : Et en quoi jusqu'à trente jours est-ce différent ? Réponse : Jusqu'à trente jours, le mandataire accomplit sa mission avec soin ; au-delà, le mandataire n'accomplit pas sa mission et il la néglige.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא שֶׁהִדִּירָהּ כְּשֶׁהִיא אֲרוּסָה וְנִישֵּׂאת, נִישֵּׂאת — הָא סְבַרָה וְקַבִּילָה! דְּאָמְרָה: כִּסְבוּרָה אֲנִי שֶׁאֲנִי יְכוֹלָה לְקַבֵּל, עַכְשָׁיו אֵין אֲנִי יְכוֹלָה לְקַבֵּל.Et si tu veux, dis qu'il s'agit du cas où il lui a interdit par un vœu alors qu'elle était fiancée, puis elle s'est mariée, et il est désormais obligé de la nourrir. La Guemara s'étonne : Si elle s'est mariée, elle a réfléchi et elle a accepté ! Réponse : C'est le cas où elle dit : « Je croyais que je pourrais accepter ; maintenant je ne peux pas accepter ».
- אֵימַר דְּאָמְרִינַן הָכִי גַּבֵּי מוּמִין, לְעִנְיַן מְזוֹנֵי מִי אָמְרִינַן הָכִי? אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנִּינַן מֵעִיקָּרָא.La Guemara objecte : Dis que nous tenons ce raisonnement pour les défauts physiques ; pour la nourriture, tenons-nous ce raisonnement ? Mais il est donc clair que la Michna s'explique comme nous avons répondu au début.
- עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם יַעֲמִיד פַּרְנָס. וּפַרְנָס לָאו שְׁלִיחוּתֵיהּ קָא עָבֵיד? אָמַר רַב הוּנָא, בְּאוֹמֵר: ״כׇּל הַזָּן אֵינוֹ מַפְסִיד״.« Jusqu'à trente jours, il désignera un parnas ». La Guemara demande : Mais le parnas n'accomplit-il pas sa mission à lui ? Si son vœu interdit à sa femme de profiter de lui, comment peut-il subvenir à ses besoins par un mandataire ? Rav Houna a dit : Il s'agit de celui qui dit : « Quiconque la nourrit ne perdra rien ».
- וְכִי אָמַר הָכִי לָאו שְׁלִיחוּתֵיהּ קָעָבֵיד? וְהָתְנַן: מִי שֶׁהָיָה מוּשְׁלָךְ בְּבוֹר, וְאָמַר: ״כׇּל הַשּׁוֹמֵעַ קוֹלוֹ יִכְתּוֹב גֵּט לְאִשְׁתּוֹ״ — הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ!La Guemara demande : Et lorsqu'il parle ainsi, n'est-ce pas sa mission qu'il accomplit ? Or nous avons appris dans une Michna (Guittin 66a) : Celui qui était jeté dans une fosse et qui a dit : « Quiconque entend sa voix écrira un get (acte de divorce) pour sa femme » : ceux-là écriront et donneront le get. Ils sont donc considérés comme ses mandataires.
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם קָאָמַר ״יִכְתּוֹב״, הָכָא מִי קָאָמַר ״יָזוּן״? ״כׇּל הַזָּן״ קָאָמַר!La Guemara réfute : Comment comparer ? Là-bas, il dit « écrira », ce qui est un ordre ; ici, dit-il « nourrira » ? C'est « quiconque nourrit » qu'il dit !
- וְהָא אָמַר רַבִּי אַמֵּי: בִּדְלֵיקָה הִתִּירוּ לוֹמַר: ״כׇּל הַמְכַבֶּה אֵינוֹ מַפְסִיד״. בִּדְלֵיקָה לְמַעוֹטֵי מַאי? לָאו לְמַעוֹטֵי כִּי הַאי גַוְונָא?! לָא, לְמַעוֹטֵי שְׁאָר אִיסּוּרִים דְּשַׁבָּת.La Guemara objecte : Mais Rabbi Ami n'a-t-il pas dit : Lors d'un incendie survenu à Chabbat, on a permis de dire devant des non-Juifs : « Quiconque éteint ne perdra rien » ? Le mot « lors d'un incendie », qu'exclut-il ? N'exclut-il pas un cas comme celui-ci ? La formule « quiconque… ne perdra rien » ne serait donc permise que pour un incendie. La Guemara réfute : Non, il exclut les autres interdits de Chabbat, mais non le domaine des vœux.
- מֵתִיב רַבָּה: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ, וְאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל — יֵלֵךְ אֵצֶל חֶנְוָנִי הָרָגִיל אֶצְלוֹ, וְיֹאמַר לוֹ: ״אִישׁ פְּלוֹנִי מוּדָּר הֲנָאָה מִמֶּנִּי, וְאֵינִי יוֹדֵעַ מָה אֶעֱשֶׂה לוֹ״. הוּא נוֹתֵן לוֹ, וּבָא וְנוֹטֵל מִזֶּה. הָכִי הוּא דִּשְׁרֵי, אֲבָל ״כׇּל הַזָּן אֵינוֹ מַפְסִיד״ — לָא!Rabba a objecté à partir d'une Michna (Nedarim 43a) : Celui à qui un vœu interdit de tirer profit de son prochain, et qui n'a rien à manger : l'auteur du vœu ira chez un épicier dont il est un habitué et lui dira : « Untel est interdit par un vœu de tirer profit de moi, et je ne sais que faire pour lui ». Celui-ci lui donne à manger, puis vient prendre son paiement auprès de cet homme. Rabba en déduit : C'est cela qui est permis, mais dire « Quiconque le nourrit ne perdra rien », non !
- לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִיבַּעְיָא ״כׇּל הַזָּן אֵינוֹ מַפְסִיד״ — דִּלְעָלְמָא קָאָמַר, אֲבָל הַאי, כֵּיוָן דְּרָגִיל אֶצְלוֹ וְקָאָזֵיל קָאָמַר לֵיהּ, כְּמַאן דְּאָמַר לֵיהּ זִיל, ״הַב לֵיהּ אַתְּ״ דָּמֵי — קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara réfute : Le Tanna dit ici « il n'est pas nécessaire » : Il n'est pas nécessaire d'enseigner que l'on peut dire « Quiconque nourrit ne perdra rien », car il parle à tout le monde ; mais celui-ci, puisqu'il est son habitué et qu'il va lui parler, c'est comme s'il lui disait : « Va, donne-lui, toi », et on aurait pu croire que cela est interdit ; il nous enseigne donc que c'est permis.
- גּוּפָא: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ וְאֵין לוֹ מַה יֹּאכַל, הוֹלֵךְ אֵצֶל חֶנְוָנִי הָרָגִיל אֶצְלוֹ, וְאוֹמֵר לוֹ: ״אִישׁ פְּלוֹנִי מוּדָּר הֲנָאָה מִמֶּנִּי, וְאֵינִי יוֹדֵעַ מָה אֶעֱשֶׂה לוֹ״. הוּא נוֹתֵן לוֹ, וּבָא וְנוֹטֵל מִזֶּה. בֵּיתוֹ לִבְנוֹת, וּגְדֵירוֹ לִגְדּוֹר, וְשָׂדֵהוּ לִקְצוֹר — הוֹלֵךְ אֵצֶל פּוֹעֲלִין הָרְגִילִין אֶצְלוֹ, וְאוֹמֵר לָהֶן: ״אִישׁ פְּלוֹנִי מוּדָּר הֲנָאָה מִמֶּנִּי וְאֵינִי יוֹדֵעַ מָה אֶעֱשֶׂה לוֹ״. הֵן עוֹשִׂין עִמּוֹ, וּבָאִין וְנוֹטְלִים שְׂכָרָן מִזֶּה.Le sujet lui-même : Celui à qui un vœu interdit de tirer profit de son prochain, et qui n'a rien à manger : l'auteur du vœu va chez un épicier dont il est un habitué et lui dit : « Untel est interdit par un vœu de tirer profit de moi, et je ne sais que faire pour lui ». Celui-ci lui donne, puis vient prendre son paiement auprès de cet homme. S'il a sa maison à bâtir, sa clôture à élever ou son champ à moissonner, l'auteur du vœu va chez des ouvriers dont il est un habitué et leur dit : « Untel est interdit par un vœu de tirer profit de moi, et je ne sais que faire pour lui ». Ils travaillent avec lui, puis viennent prendre leur salaire auprès de cet homme.
- הָיוּ מְהַלְּכִין בַּדֶּרֶךְ, וְאֵין עִמּוֹ מַה יֹּאכַל — נוֹתֵן לְאַחֵר לְשׁוּם מַתָּנָה, וְהַלָּה נוֹטֵל וְאוֹכֵל, וּמוּתָּר. וְאִם אֵין שָׁם אַחֵר — מַנִּיחַ עַל גַּבֵּי הַסֶּלַע אוֹ עַל גַּבֵּי הַגָּדֵר, וְאוֹמֵר: ״הֲרֵי הֵן מוּפְקָרִין לְכׇל מִי שֶׁיַּחְפּוֹץ״, וְהַלָּה נוֹטֵל וְאוֹכֵל, וּמוּתָּר. וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹסֵר. אָמַר רָבָא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי — גְּזֵירָה מִשּׁוּםS'ils marchaient en chemin, et que celui que le vœu frappe n'a rien avec lui à manger, l'auteur du vœu donne de la nourriture à un autre à titre de cadeau, et celui-là la prend et mange, et c'est permis. Et s'il n'y a pas là d'autre personne, il la pose sur le rocher ou sur la clôture et dit : « Voici, ils sont abandonnés à quiconque le désire », et celui-là la prend et mange, et c'est permis. Mais Rabbi Yossé l'interdit. Rava a dit : Quelle est la raison de Rabbi Yossé ? C'est un décret à cause de
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