Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: מִצְוָה לְקַיֵּים דִּבְרֵי הַמֵּת.C'est l'opinion de Rabbi Méïr, qui dit : c'est une mitsva (un commandement) d'accomplir les paroles du mort ; en effet, notre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) ordonne au tiers d'exécuter les instructions du défunt, bien que la fille puisse ensuite agir à sa guise.
- אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא, הִלְכְתָא: בֵּין שֶׁאָמַר ״תְּנוּ״ וּבֵין שֶׁאָמַר ״אַל תִּתְּנוּ״ — נוֹתְנִין לָהֶם כׇּל צוֹרְכָּם. הָא קַיְימָא לַן הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: מִצְוָה לְקַיֵּים דִּבְרֵי הַמֵּת? הָנֵי מִילֵּי בְּמִילֵּי אַחְרָנְיָתָא, אֲבָל בְּהָא מֵינָח נִיחָא לֵיהּ, וְהָא דְּאָמַר הָכִי — לְזָרוֹזִינְהוּ הוּא דַּאֲתָא.Rav 'Hisda a dit que Mar Oukva a dit : La halakha (règle pratique) est la suivante : qu'il ait dit « Donnez » un sicle ou qu'il ait dit « Ne donnez pas » davantage, on leur donne tout ce dont ils ont besoin. La Guemara demande : Mais n'avons-nous pas établi que la halakha est conforme à Rabbi Méïr, qui dit : c'est une mitsva d'accomplir les paroles du mort ? Comment peut-on alors passer outre aux paroles du père ? La Guemara répond : Cela vaut pour d'autres sujets, mais dans celui-ci, il lui convient assurément que ses fils soient pourvus de tout, et s'il a parlé ainsi, c'est pour les stimuler qu'il est venu à le dire, afin qu'ils s'habituent à la modération.
- תְּנַן הָתָם: הַפָּעוֹטוֹת מִקָּחָן מִקָּח וּמִמְכָּרָן מֶכֶר בְּמִטַּלְטְלִים.Nous avons appris là-bas dans une Michna (Guittin 59a) : Les jeunes enfants (paotot) : leur achat est un achat et leur vente est une vente pour les biens meubles, mais non pour les biens immeubles.
- אָמַר רַפְרָם: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין שָׁם אַפּוֹטְרוֹפּוֹס, אֲבָל יֵשׁ שָׁם אַפּוֹטְרוֹפּוֹס — אֵין מִקָּחָן מִקָּח, וְאֵין מִמְכָּרָן מֶכֶר.Rafram a dit : On ne l'a enseigné que lorsqu'il n'y a pas là d'apotropos (tuteur) qui gère les affaires des enfants ; mais s'il y a là un apotropos, leur achat n'est pas un achat et leur vente n'est pas une vente, même pour les biens meubles.
- מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: אֵין מַעֲשֵׂה קְטַנָּה כְּלוּם. וְדִלְמָא הֵיכָא דְּאִיכָּא שָׁלִישׁ שָׁאנֵי? אִם כֵּן לִיתְנֵי ״אֲבָל בִּקְטַנָּה, יַעֲשֶׂה שָׁלִישׁ מַה שֶּׁהוּשְׁלַשׁ בְּיָדוֹ״. מַאי ״אֵין מַעֲשֵׂה קְטַנָּה כְּלוּם״? שְׁמַע מִינַּהּ אֲפִילּוּ בְּעָלְמָא.D'où le tire-t-il ? De ce qu'il est enseigné dans notre Michna, où un tiers joue le rôle de tuteur : L'acte d'une mineure n'est rien. La Guemara objecte : Mais peut-être que là où il y a un tiers, c'est différent ? Peut-être l'acte de la mineure n'est-il annulé que parce qu'il contredit la mission d'un tiers désigné ? La Guemara répond : S'il en est ainsi, qu'il enseigne : « Mais pour une mineure, le tiers fera ce qui a été remis entre ses mains ». Pourquoi dire de façon générale : « L'acte d'une mineure n'est rien » ? Déduis-en que cela vaut même en général, partout où il y a un tuteur.
הֲדַרַן עֲלָךְ מְצִיאַת הָאִשָּׁה
Nous reviendrons à toi, « La trouvaille de la femme »- הַמַּדִּיר אֶת אִשְׁתּוֹ מִלֵּיהָנוֹת לוֹ, עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם יַעֲמִיד פַּרְנָס. יָתֵר מִיכֵּן — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה.Michna : Celui qui, par un vœu, interdit à sa femme de tirer profit de lui ou de ses biens : jusqu'à trente jours, si le vœu ne dure pas plus longtemps, il désignera un parnas (un pourvoyeur) qui subviendra à ses besoins. Au-delà de cela, il la répudiera et donnera la ketouba (la somme fixée par le contrat de mariage).
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּיִשְׂרָאֵל, חֹדֶשׁ אֶחָד — יְקַיֵּים, וּשְׁנַיִם — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה. בְּכֹהֵן, שְׁנַיִם — יְקַיֵּים, וּשְׁלֹשָׁה — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה.Rabbi Yehouda dit : Pour un Israélite, si le vœu dure un mois, il la gardera, et s'il dure deux mois, il la répudiera et donnera la ketouba. Pour un Cohen (prêtre), si le vœu dure deux mois, il la gardera, et s'il dure trois mois, il la répudiera et donnera la ketouba ; on lui accorde un délai plus long parce qu'un Cohen ne peut pas reprendre sa femme divorcée, et il risquerait de regretter son geste.
- הַמַּדִּיר אֶת אִשְׁתּוֹ שֶׁלֹּא תִּטְעוֹם אֶחָד מִכׇּל הַפֵּירוֹת — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּיִשְׂרָאֵל, יוֹם אֶחָד — יְקַיֵּים, שְׁנַיִם — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה. וּבְכֹהֵן, שְׁנַיִם — יְקַיֵּים, שְׁלֹשָׁה — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה.Celui qui, par un vœu, interdit à sa femme de goûter à l'un de tous les fruits, c'est-à-dire à une espèce de fruits, la répudiera et donnera la ketouba. Rabbi Yehouda dit : Pour un Israélite, si le vœu dure un jour, il la gardera ; s'il dure deux jours, il la répudiera et donnera la ketouba. Et pour un Cohen, s'il dure deux jours, il la gardera ; s'il dure trois jours, il la répudiera et donnera la ketouba.
- הַמַּדִּיר אֶת אִשְׁתּוֹ שֶׁלֹּא תִּתְקַשֵּׁט בְּאֶחָד מִכׇּל הַמִּינִין — יוֹצִיא וְיִתֵּן כְּתוּבָּה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּעֲנִיּוּת — שֶׁלֹּא נָתַן קִצְבָה, וּבַעֲשִׁירוּת — שְׁלֹשִׁים יוֹם.Celui qui, par un vœu, interdit à sa femme de se parer de l'une de toutes les espèces de parfums la répudiera et donnera la ketouba. Rabbi Yossé dit : Pour les pauvres, cela s'applique lorsqu'il n'a pas fixé de limite à son vœu ; et pour les riches, habituées à se parer, si le vœu dure trente jours, il la répudiera et donnera la ketouba.
- גְּמָ׳ וְכֵיוָן דִּמְשׁוּעְבַּד לָהּ הֵיכִי מָצֵי מַדִּיר לַהּ? כָּל כְּמִינֵּיהּ דְּמַפְקַע לַהּ לְשִׁיעְבּוּדַהּ?Guemara : Et puisqu'il est obligé envers elle de subvenir à ses besoins, comment peut-il lui interdire par un vœu de tirer profit de lui ? Est-il en son pouvoir de se dégager de son obligation envers elle ?
- וְהָתְנַן: ״קֻוֽנָּם שֶׁאֵינִי עוֹשָׂה לְפִיךָ״ — אֵינוֹ צָרִיךְ לְהָפֵר. אַלְמָא כֵּיוָן דִּמְשַׁעְבְּדָא לֵיהּ, לָאו כָּל כְּמִינַהּ דְּמַפְקַע לֵיהּ לְשִׁיעְבּוּדֵיהּ. הָכָא נָמֵי: כֵּיוָן דִּמְשׁוּעְבַּד לַהּ, לָאו כָּל כְּמִינֵּיהּ דְּמַפְקַע לַהּ לְשִׁיעְבּוּדַהּ!Or nous avons appris dans une Michna (Nedarim 85a) : Si une femme a dit : « Konam (que ce soit interdit comme une offrande) ce que je ferai pour ta bouche », le mari n'a pas besoin d'annuler ce vœu, car il ne prend pas effet. Il apparaît donc que, puisqu'elle est obligée envers lui, il n'est pas en son pouvoir de se dégager de son obligation envers lui. Ici aussi : puisqu'il est obligé envers elle, il n'est pas en son pouvoir de se dégager de son obligation envers elle !
- אֶלָּא: מִתּוֹךְ שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר לָהּ ״צְאִי מַעֲשֵׂה יָדַיִךְ בִּמְזוֹנוֹתַיִךְ״,Mais plutôt, il faut dire : puisqu'il peut lui dire : « Prélève le produit de ton travail pour ta subsistance », c'est-à-dire : subviens à tes besoins avec tes gains, à la place de la nourriture que je te dois,
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