Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גּוּפָא דְעוֹבָדָא הֵיכִי הֲוָה? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי וְהָכִי הֲוָה מַעֲשֶׂה. אֲמַר לֵיהּ: גַּבְרָא דְּלָא יָדַע מַאי נִיהוּ ״מַרְזֵיחָא״, שָׁלַח לֵיהּ לְרַב הוּנָא ״הוּנָא חַבְרִין״?! מַאי ״מַרְזֵיחָא״ — אֵבֶל, דִּכְתִיב: ״כֹּה אָמַר ה׳ אַל תָּבֹא בֵּית מַרְזֵחַ וְגוֹ׳״.comment s'est passée l'affaire elle-même ? Il lui répondit : Voici comment s'est passé le fait. Il lui dit : Un homme qui ne sait pas ce qu'est un marzéa'h envoie dire à Rav Houna : « Houna, notre compagnon » ?! Qu'est-ce qu'un marzéa'h ? Un endeuillé, comme il est écrit : « Ainsi a dit Hachem : N'entre pas dans une maison de marzéa'h, etc. » (Jérémie 16, 5).
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מִנַּיִן לָאָבֵל שֶׁמֵּיסֵב בָּרֹאשׁ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״אֶבְחַר דַּרְכָּם וְאֵשֵׁב רֹאשׁ וְאֶשְׁכּוֹן כְּמֶלֶךְ בַּגְּדוּד כַּאֲשֶׁר אֲבֵלִים יְנַחֵם״. יְנַחֵם אֲחֵרִים מַשְׁמַע! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: ״יִנָּחֵם״ כְּתִיב.Rabbi Abahou a dit : d'où savons-nous que l'endeuillé siège en tête ? Comme il est dit : « Je choisissais leur voie et je siégeais en tête, je demeurais comme un roi dans sa troupe, comme celui qui console les endeuillés » (Job 29, 25). La Guemara objecte : « Yena'hem » signifie qu'il console les autres ! Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : il est écrit « yinna'hem » (il sera consolé).
- מָר זוּטְרָא אָמַר, מֵהָכָא: ״וְסָר מִרְזַח סְרוּחִים״. מַר וָזַח — נַעֲשֶׂה שַׂר לִסְרוּחִים.Mar Zoutra a dit : on le déduit d'ici : « Et sar (cessera) le mirza'h des serou'him (de ceux qui s'étendent) » (Amos 6, 7). Ce verset se lit ainsi : mar (amer) vezah (et dont l'orgueil s'est retiré) devient sar (prince) des serou'him, ceux qui viennent s'étendre auprès de lui pour le consoler.
- אָמַר רָבָא, הִלְכְתָא: מִמְּקַרְקְעֵי וְלָא מִמִּטַּלְטְלִי, בֵּין לִמְזוֹנֵי, בֵּין לִכְתוּבָּה, בֵּין לְפַרְנָסָה.Rava a dit : voici la halakha (règle pratique) : on recouvre sur les immeubles et non sur les meubles, que ce soit pour la nourriture, pour la ketouba (contrat de mariage) ou pour la parnassa (la dot).
- מַתְנִי׳ הַמַּשְׁלִישׁ מָעוֹת לְבִתּוֹ, וְהִיא אוֹמֶרֶת: נֶאֱמָן בַּעְלִי עָלַי — יַעֲשֶׂה הַשָּׁלִישׁ מַה שֶּׁהוּשְׁלַשׁ בְּיָדוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: וְכִי אֵינָהּ אֶלָּא שָׂדֶה, וְהִיא רוֹצָה לְמוֹכְרָהּ, הֲרֵי הִיא מְכוּרָה מֵעַכְשָׁיו. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים: בִּגְדוֹלָה. אֲבָל בִּקְטַנָּה — אֵין מַעֲשֵׂה קְטַנָּה כְּלוּם.MICHNA : Celui qui dépose de l'argent chez un tiers pour sa fille, et qu'elle dit : « Mon mari a ma confiance », le tiers agira selon ce qui a été déposé entre ses mains ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé dit : Quand bien même il ne s'agirait que d'un champ et qu'elle voudrait le vendre, il serait vendu dès maintenant. De quoi parle-t-on ? D'une adulte. Mais pour une mineure, l'acte d'une mineure n'est rien.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמַּשְׁלִישׁ מָעוֹת לַחֲתָנוֹ לִיקַּח מֵהֶן שָׂדֶה לְבִתּוֹ, וְהִיא אוֹמֶרֶת: יִנָּתְנוּ לְבַעְלִי, מִן הַנִּשּׂוּאִין — הָרְשׁוּת בְּיָדָהּ, מִן הָאֵירוּסִין — יַעֲשֶׂה הַשָּׁלִישׁ מַה שֶּׁהוּשְׁלַשׁ בְּיָדוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הַגְּדוֹלָה, בֵּין מִן הַנִּשּׂוּאִין וּבֵין מִן הָאֵירוּסִין — הָרְשׁוּת בְּיָדָהּ. קְטַנָּה, בֵּין מִן הַנִּשּׂוּאִין בֵּין מִן הָאֵירוּסִין — יַעֲשֶׂה הַשָּׁלִישׁ מַה שֶּׁהוּשְׁלַשׁ בְּיָדוֹ.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : celui qui dépose de l'argent chez un tiers pour son gendre, pour en acheter un champ pour sa fille, et qu'elle dit : « Qu'on le donne à mon mari » : si c'est après le mariage, elle en a le droit ; si c'est après les fiançailles, le tiers agira selon ce qui a été déposé entre ses mains ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yossé dit : l'adulte, que ce soit après le mariage ou après les fiançailles, en a le droit ; la mineure, que ce soit après le mariage ou après les fiançailles, le tiers agira selon ce qui a été déposé entre ses mains.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִילֵימָא קְטַנָּה מִן הַנִּשּׂוּאִין אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר הָרְשׁוּת בְּיָדָהּ, וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר אֲפִילּוּ מִן הַנִּשּׂוּאִין נָמֵי: גְּדוֹלָה אִין, קְטַנָּה לָא.Quelle est la différence entre eux ? Si l'on dit : il y a entre eux la mineure après le mariage, Rabbi Méïr pensant qu'elle en a le droit, et Rabbi Yossé venant dire que même après le mariage : l'adulte, oui ; la mineure, non.
- אֵימָא סֵיפָא: אֲבָל בִּקְטַנָּה — אֵין מַעֲשֵׂה קְטַנָּה כְּלוּם. הָא מַאן קָתָנֵי לַהּ? אִילֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי, הָא מֵרֵישָׁא שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ, דְּאָמַר רַבִּי יוֹסֵי: וְכִי אֵינָהּ אֶלָּא שָׂדֶה וְהִיא רוֹצָה לְמוֹכְרָהּ, הֲרֵי הִיא מְכוּרָה מֵעַכְשָׁיו. גְּדוֹלָה דְּבַת זְבִינֵי — אִין, קְטַנָּה דְּלָאו בַּת זְבִינֵי הִיא — לָא!Dis alors la fin de la Michna : mais pour une mineure, l'acte d'une mineure n'est rien. Qui enseigne cela ? Si l'on dit Rabbi Yossé, tu l'apprends déjà du début, car Rabbi Yossé a dit : quand bien même il ne s'agirait que d'un champ et qu'elle voudrait le vendre, il serait vendu dès maintenant : une adulte, qui est capable de vendre, oui ; une mineure, qui n'est pas capable de vendre, non !
- אֶלָּא רַבִּי מֵאִיר הִיא, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: יַעֲשֶׂה הַשָּׁלִישׁ מַה שֶּׁהוּשְׁלַשׁ בְּיָדוֹ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — מִן הָאֵירוּסִין, אֲבָל מִן הַנִּשּׂוּאִין — הָרְשׁוּת בְּיָדָהּ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּגְדוֹלָה, אֲבָל בִּקְטַנָּה — אֵין מַעֲשֵׂה קְטַנָּה כְּלוּם. אֶלָּא גְּדוֹלָה מִן הָאֵירוּסִין אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.C'est donc Rabbi Méïr, et il manque un passage, et voici ce qui est enseigné : le tiers agira selon ce qui a été déposé entre ses mains. De quoi parle-t-on ? Après les fiançailles ; mais après le mariage, elle en a le droit. De quoi parle-t-on ? D'une adulte ; mais pour une mineure, l'acte d'une mineure n'est rien. C'est donc l'adulte après les fiançailles qui fait la différence entre eux.
- אִיתְּמַר, רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי, רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר.Il a été dit (par les Amoraïm) : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabbi Yossé. Rava a dit au nom de Rav Na'hman : la halakha est conforme à Rabbi Méïr.
- אִילְפָא תְּלָא נַפְשֵׁיהּ בְּאִיסְקַרְיָא דְּמָכוּתָא, אֲמַר: אִיכָּא דְּאָתֵי דְּאָמַר לִי מִילְּתָא דְּבֵי רַבִּי חִיָּיא וְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא וְלָא פָּשֵׁיטְנָא לֵיהּ מִמַּתְנִיתִין, נָפֵילְנָא מֵאִסְקַרְיָא וְטָבַעְנָא.Rabbi Yo'hanan avait été nommé à la tête de la yéchiva en l'absence de son compagnon Ilfa, parti faire du commerce. Ilfa se suspendit au mât de la voile du navire et dit : si quelqu'un vient me dire un enseignement de l'école de Rabbi 'Hiya et de Rabbi Ochaya et que je ne le résous pas à partir de notre Michna, je tombe du mât et je me noie.
- אֲתָא הָהוּא סָבָא תְּנָא לֵיהּ: הָאוֹמֵר ״תְּנוּ שֶׁקֶל לְבָנַי בְּשַׁבָּת״, וּרְאוּיִן לִיתֵּן לָהֶם סֶלַע — נוֹתְנִין לָהֶם סֶלַע. וְאִם אָמַר ״אַל תִּתְּנוּ לָהֶם אֶלָּא שֶׁקֶל״ — אֵין נוֹתְנִין לָהֶם אֶלָּא שֶׁקֶל. וְאִם אָמַר ״אִם מֵתוּ יִירְשׁוּ אֲחֵרִים תַּחְתֵּיהֶם״, בֵּין שֶׁאָמַר ״תְּנוּ״, בֵּין שֶׁאָמַר ״אַל תִּתְּנוּ״ — אֵין נוֹתְנִים לָהֶם אֶלָּא שֶׁקֶל.Un vieillard vint et lui enseigna : celui qui dit : « Donnez un chékel à mes fils par semaine », et qu'il convient de leur donner un séla, on leur donne un séla. Et s'il a dit : « Ne leur donnez qu'un chékel », on ne leur donne qu'un chékel. Et s'il a dit : « S'ils meurent, que d'autres héritent à leur place », qu'il ait dit « donnez » ou qu'il ait dit « ne donnez pas », on ne leur donne qu'un chékel.
- אֲמַר לֵיהּ: הָא מַנִּי?Il lui répondit : Selon qui est cet enseignement ?
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