Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּלָה לֵיהּ רַב לְרַבִּי בֵּינֵי חִטֵּי: הָאַחִין שֶׁשִּׁיעְבְּדוּ, מַהוּ? הֲוָה יָתֵיב רַבִּי חִיָּיא קַמֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מָכְרוּ אוֹ מִשְׁכְּנוּ? אֲמַר לֵיהּ: מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? בֵּין מָכְרוּ בֵּין שֶׁמִּשְׁכְּנוּ — מוֹצִיאִין לְפַרְנָסָה וְאֵין מוֹצִיאִין לִמְזוֹנוֹת!Rav inséra pour Rabbi Yehouda HaNassi, entre les lignes d'une lettre, cette question : des frères qui ont engagé un bien, qu'en est-il ? Le tribunal peut-il le saisir pour la parnassa (la dot) des filles ? Rabbi 'Hiya était assis devant lui. Il lui dit : veut-il dire : ils ont vendu ou ils ont mis en gage ? Il lui répondit : Quelle différence ? Qu'ils aient vendu ou qu'ils aient mis en gage, on prélève pour la parnassa, et on ne prélève pas pour la nourriture !
- וְרַב, אִי מָכְרוּ קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ, נִכְתּוֹב לֵיהּ מָכְרוּ? אִי מִשְׁכְּנוּ קָא מִיבַּעְיָא לֵיהּ, נִכְתּוֹב לֵיהּ מִשְׁכְּנוּ?!La Guemara demande : Et Rav, si c'est « ils ont vendu » qui faisait son doute, qu'il écrive : « ils ont vendu » ! Si c'est « ils ont mis en gage » qui faisait son doute, qu'il écrive : « ils ont mis en gage » !
- רַב תַּרְוַיְיהוּ קָמִבַּעְיָא לֵיהּ וְסָבַר: אִי כָּתֵיבְנָא לֵיהּ מָכְרוּ, הָא נִיחָא אִי שָׁלַח לִי דְּמוֹצִיאִין — כׇּל שֶׁכֵּן מִשְׁכְּנוּ. אִי שָׁלַח לִי אֵין מוֹצִיאִין — אַכַּתִּי מִשְׁכְּנוּ קָמִיבַּעְיָא לִי.Rav avait un doute sur les deux, et il pensa : si je lui écris « ils ont vendu », c'est bien s'il me répond qu'on prélève : à plus forte raison s'ils ont mis en gage. Mais s'il me répond qu'on ne prélève pas, j'aurai encore un doute sur « ils ont mis en gage ».
- אִי כָּתֵיבְנָא לֵיהּ מִשְׁכְּנוּ, אִי שָׁלַח לִי דְּאֵין מוֹצִיאִין — כׇּל שֶׁכֵּן מָכְרוּ. אִי שָׁלַח לִי מוֹצִיאִין, אַכַּתִּי מָכְרוּ קָא מִיבַּעְיָא לִי. אֶכְתּוֹב לֵיהּ שִׁיעְבְּדוּ, דְּמַשְׁמַע הָכִי וּמַשְׁמַע הָכִי.Si je lui écris « ils ont mis en gage », et qu'il me répond qu'on ne prélève pas, à plus forte raison s'ils ont vendu. Mais s'il me répond qu'on prélève, j'aurai encore un doute sur « ils ont vendu ». Je vais donc lui écrire « ils ont engagé », ce qui peut signifier ceci et peut signifier cela.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה אֵין מוֹצִיאִין. אִיבַּעְיָא לְהוּ: לְרַבִּי יוֹחָנָן, לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ הָא דְּרַבִּי, וְאִי שְׁמִיעַ לֵיהּ הֲוָה מְקַבֵּל לֵיהּ, אוֹ דִלְמָא: שְׁמִיעַ לֵיהּ וְלָא מְקַבֵּל לֵיהּ?Et Rabbi Yo'hanan a dit : dans un cas comme dans l'autre, on ne prélève pas. Ils ont posé la question : Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas entendu cet enseignement de Rabbi, et s'il l'avait entendu, il l'aurait accepté ; ou peut-être l'a-t-il entendu et ne l'a-t-il pas accepté ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאִתְּמַר: מִי שֶׁמֵּת וְהִנִּיחַ שְׁתֵּי בָּנוֹת וּבֵן, וְקָדְמָה הָרִאשׁוֹנָה וְנָטְלָה עִישּׂוּר נְכָסִים, וְלֹא הִסְפִּיקָה שְׁנִיָּה לִגְבּוֹת עַד שֶׁמֵּת הַבֵּן,Viens et entends une preuve, car il a été dit (par les Amoraïm) : un homme mourut et laissa deux filles et un fils ; la première s'empressa de prendre le dixième des biens, et la deuxième n'eut pas le temps de recouvrer le sien avant que le fils ne meure.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁנִיָּה וִיתְּרָה. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא, גְּדוֹלָה מִזּוֹ אָמְרוּ: מוֹצִיאִין לְפַרְנָסָה וְאֵין מוֹצִיאִין לִמְזוֹנוֹת, וְאַתְּ אָמְרַתְּ שְׁנִיָּה וִיתְּרָה?!Rabbi Yo'hanan a dit : la deuxième a renoncé. Rabbi 'Hanina a dit : ils ont dit plus fort que cela : on prélève pour la parnassa sur les biens hypothéqués, et on ne prélève pas pour la nourriture ; et toi, tu dis : la deuxième a renoncé ?!
- וְאִם אִיתָא, נֵימָא לֵיהּ: מַאן אַמְרַהּ? וְדִלְמָא לְעוֹלָם לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ, וְכִי שְׁמִיעַ לֵיהּ — קַבֵּיל, וְשָׁאנֵי הָתָם, דְּאִיכָּא רְוַוח בֵּיתָא.Et s'il en était ainsi, si Rabbi Yo'hanan n'avait pas entendu cet enseignement, qu'il lui dise : Qui l'a dit ? La Guemara rejette cette preuve : Mais peut-être, en réalité, ne l'avait-il pas entendu, et quand il l'a entendu, il l'a accepté ; et là-bas, c'est différent, car il y a l'aisance de la maison : la deuxième fille hérite la moitié de la succession.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: אֶלָּא מֵעַתָּה, אַשְׁכְּחָה מְצִיאָה בְּעָלְמָא, דְּאִיכָּא רְוַוח בֵּיתָא — הָכִי נָמֵי דְּלָא יָהֲבִינַן לַהּ עִישּׂוּר נְכָסִים?! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא רְוַוח בֵּיתָא מֵהָנֵי נִכְסֵי קָאָמֵינָא.Rav Yeimar dit à Rav Achi : Mais alors, si elle a trouvé un objet perdu quelconque, ce qui fait l'aisance de la maison, ne lui donnerions-nous pas non plus le dixième des biens ?! Il lui répondit : Je parle, moi, d'une aisance de la maison provenant de ces biens-là.
- אָמַר אַמֵּימָר: בַּת יוֹרֶשֶׁת הָוְיָא. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: אִילּוּ בָּעֵי לְסַלּוֹקַהּ בְּזוּזֵי, הָכִי נָמֵי דְּלָא מָצֵי לְסַלּוֹקַהּ? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אִי בָּעֵי לְסַלּוֹקַהּ בַּחֲדָא אַרְעָא, הָכִי נָמֵי דְּלָא מָצֵי מְסַלֵּק לַהּ? אֲמַר לֵיהּ: אִין.Amémar a dit : la fille est une héritière. Rav Achi dit à Amémar : Si l'héritier veut l'écarter avec de l'argent, ne peut-il pas l'écarter ? Il lui répondit : En effet. S'il veut l'écarter avec une seule terre, ne peut-il pas non plus l'écarter ? Il lui répondit : En effet.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: בַּת — בַּעֲלַת חוֹב הָוְיָא. וְאַף אַמֵּימָר הֲדַר בֵּיהּ, דְּאָמַר רַב מִנְיוֹמֵי בְּרֵיהּ דְּרַב נִיחוּמִי: הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְּאַמֵּימָר, וַאֲתַאי הַאי אִיתְּתָא לְקַמֵּיהּ, דַּהֲוָת קָא בָּעֲיָא עִישּׂוּר נְכָסִים. וַחֲזֵיתֵיהּ לְדַעְתֵּיהּ דְּאִי בָּעֵי לְסַלּוֹקַהּ בְּזוּזֵי הֲוָה מְסַלֵּק לַהּ. דְּשָׁמְעִי מֵאַחֵי דַּהֲווֹ קָאָמְרִי לַהּ: אִילּוּ הֲוָה לַן זוּזֵי, סַלֵּיקְנָא בְּזוּזֵי וְאִישְׁתִּיק, וְלָא אֲמַר לְהוּ וְלָא מִידֵּי.Rav Achi a dit : la fille est une créancière. Et même Amémar est revenu sur son avis, car Rav Minyomi fils de Rav Ni'houmi a dit : je me tenais devant Amémar, et une femme vint devant lui, qui réclamait le dixième des biens. Et j'ai vu que son avis était que si l'héritier voulait l'écarter avec de l'argent, il pouvait l'écarter. Car j'ai entendu les frères lui dire : si nous avions de l'argent, nous t'écarterions avec de l'argent ; et il se tut et ne leur dit rien.
- וְהַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ בַּעֲלַת חוֹב הָוְיָא: דְּאַבָּא אוֹ דְאַחֵי? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְמִיגְבֵּא לְבֵינוֹנִית שֶׁלֹּא בִּשְׁבוּעָה, וְזִיבּוּרִית בִּשְׁבוּעָה.Et maintenant que tu as dit qu'elle est une créancière : est-ce du père ou des frères ? Quelle différence cela fait-il ? C'est pour recouvrer sur la terre moyenne sans serment, ou sur la mauvaise terre avec serment.
- מַאי? תָּא שְׁמַע דְּרָבִינָא אַגְבְּיַהּ לְבַרְתֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי מִמָּר בְּרֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי בֵּינוֹנִית, וְשֶׁלֹּא בִּשְׁבוּעָה. מִבְּרֵיהּ דְּרַב סַמָּא בְּרֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי זִבּוּרִית, בִּשְׁבוּעָה.Qu'en est-il ? Viens et entends : Ravina fit recouvrer à la fille de Rav Achi, de Mar fils de Rav Achi, de la terre moyenne et sans serment ; et du fils de Rav Sama fils de Rav Achi, de la mauvaise terre, avec serment.
- שְׁלַח לֵיהּ רַב נְחֶמְיָה בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא זוּטָא מִנְּהַרְדְּעָא: כִּי אָתְיָא הָא אִיתְּתָא לְקַמָּךְ, אַגְבְּיַהּ עִישּׂוּר נִכְסֵי אֲפִילּוּ מֵאִיצְטְרוֹבְלָא. אָמַר רַב אָשֵׁי: כִּי הֲוֵינַן בֵּי רַב כָּהֲנָא, הֲוָה מַגְבֵּינַן אֲפִילּוּ מֵעַמְלָא דְבֵיתֵי.Rav Ne'hemya fils de Rav Yossef envoya dire à Rabba bar Rav Houna Zouta, de Neharde'a : lorsque cette femme viendra devant toi, fais-lui recouvrer le dixième des biens, même sur l'itsterouvla (le socle de la meule). Rav Achi a dit : lorsque nous étions chez Rav Kahana, nous faisions recouvrer même sur le revenu des maisons.
- שְׁלַח לֵיהּ רַב עָנָן לְרַב הוּנָא: הוּנָא חַבְרִין, שְׁלָם! כִּי אָתְיָא הָא אִיתְּתָא לְקַמָּךְ אַגְבְּיַהּ עִישּׂוּר נִכְסֵי. הֲוָה יָתֵיב רַב שֵׁשֶׁת קַמֵּיהּ, אֲמַר לֵיהּ: זִיל אֵימָא לֵיהּ: וּבְשַׁמְתָּא יְהֵא מַאן דְּלָא אָמַר לֵיהּ: ״עָנָן עָנָן! מִמְּקַרְקְעֵי אוֹ מִמִּטַּלְטְלִי?״ וּ״מַאן יָתֵיב בֵּי מַרְזֵיחָא בְּרֵישָׁא?״Rav Anan envoya dire à Rav Houna : Houna, notre compagnon, paix ! Lorsque cette femme viendra devant toi, fais-lui recouvrer le dixième des biens. Rav Chéchet était assis devant lui. Il lui dit : Va lui dire, et qu'il soit sous le chamta (l'excommunication), celui qui ne lui dira pas : « Anan, Anan ! Sur les immeubles ou sur les meubles ? » et « Qui siège à la tête d'un marzéa'h ? »
- אֲזַל רַב שֵׁשֶׁת לְקַמֵּיהּ דְּרַב עָנָן, אֲמַר לֵיהּ: מָר רַבָּה, וְרַב הוּנָא רַבֵּיהּ דְּרַבָּה, וְשַׁמּוֹתֵי שַׁמֵּית מַאן דְּלָא אָמַר לֵיהּ, וְאִי לָאו דְּשַׁמֵּית, לָא הֲוָה קָאָמֵינָא: ״עָנָן, עָנָן, מִמְּקַרְקְעֵי אוֹ מִמִּטַּלְטְלִי? וּמַאן יָתֵיב בֵּי מַרְזֵיחָא בְּרֵישָׁא?״Rav Chéchet alla devant Rav Anan et lui dit : le Maître est un grand, et Rav Houna est le maître du grand, et il a excommunié celui qui ne te le dirait pas ; et s'il n'avait pas excommunié, je ne dirais pas : « Anan, Anan, sur les immeubles ou sur les meubles ? Et qui siège à la tête d'un marzéa'h ? »
- אֲזַל רַב עָנָן לְקַמֵּיהּ דְּמָר עוּקְבָא, אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי מָר הֵיכִי שְׁלַח לִי רַב הוּנָא ״עָנָן עָנָן״, וְעוֹד ״מַרְזֵיחָא״ דִּשְׁלַח לִי [לָא יָדַעְנָא] מַאי נִיהוּ. אֲמַר לֵיהּ: אִימָּא לִי אִיזִיRav Anan alla devant Mar Oukva et lui dit : Vois, Maître, comment Rav Houna m'a écrit « Anan, Anan » ; et de plus, le marzéa'h dont il m'a écrit, je ne sais pas ce que c'est. Il lui dit : Dis-moi, mon ami,
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