Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַצִּיעִין תַּחְתָּיו, וּבָאִין עֲנִיִּים וּמְקַפְּלִין אוֹתָן מֵאַחֲרָיו! אִיבָּעֵית אֵימָא: לִכְבוֹדוֹ הוּא דַּעֲבַד, וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כִּדְבָעֵי לֵיהּ לְמִיעְבַּד לָא עֲבַד. כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: לְפוּם גַּמְלָא שִׁיחְנָא.étendait sous lui pour qu'il y marche, et les pauvres venaient les plier derrière lui pour les emporter ! Si tu veux, dis : c'est pour son propre honneur qu'il agissait ainsi. Et si tu veux, dis : il n'a pas fait autant qu'il aurait dû faire, comme disent les gens : selon le chameau, la charge.
- תַּנְיָא: אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי צָדוֹק: אֶרְאֶה בְּנֶחָמָה, אִם לֹא רְאִיתִיהָ שֶׁהָיְתָה מְלַקֶּטֶת שְׂעוֹרִים מִבֵּין טַלְפֵי סוּסִים בְּעַכּוֹ. קָרָאתִי עָלֶיהָ מִקְרָא זֶה: ״אִם לֹא תֵדְעִי לָךְ הַיָּפָה בַּנָּשִׁים צְאִי לָךְ בְּעִקְבֵי הַצֹּאן וּרְעִי אֶת גְּדִיּוֹתַיִךְ״. אַל תִּקְרֵי ״גְּדִיּוֹתַיִךְ״, אֶלָּא ״גְּוִיּוֹתַיִךְ״.Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Tsadok, a dit : puissé-je ne pas voir la consolation d'Israël si je ne l'ai pas vue ramasser des grains d'orge entre les sabots des chevaux à Akko. J'ai récité à son sujet ce verset : « Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, sors sur les traces du troupeau et fais paître tes chevreaux » (Cantique des Cantiques 1, 8). Ne lis pas « tes chevreaux » (guediyotayikh), mais « tes corps » (geviyotayikh).
- אָמַר רַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִכְנִיסָה לוֹ זָהָב — שָׁמִין אוֹתוֹ, וַהֲרֵי הוּא כְּשׇׁוְויוֹ. מֵיתִיבִי: הַזָּהָב הֲרֵי הוּא כְּכֵלִים. מַאי לָאו: כְּכֵלִים שֶׁל כֶּסֶף, דְּפָחֲתִי! לָא, כְּכֵלִים שֶׁל זָהָב, דְּלָא פָּחֲתִי. אִם כֵּן, כְּכֵלָיו מִיבְּעֵי לֵיהּ!Rav Chémen bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : si elle lui a apporté de l'or, on l'estime, et il compte selon sa valeur, sans rien ajouter ni retrancher. Il a été objecté : l'or est comme des ustensiles. N'est-ce pas comme des ustensiles d'argent, qui s'usent ? Non, comme des ustensiles d'or, qui ne s'usent pas. S'il en est ainsi, il aurait fallu dire « comme ses ustensiles » !
- וְעוֹד, תַּנְיָא: זָהָב הֲרֵי הוּא כְּכֵלִים. דִּינְרֵי זָהָב, הֲרֵי הֵן כִּכְסָפִים. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְפוֹרְטָן — שָׁמִין אוֹתָן וַהֲרֵי הֵן בְּשׇׁוְויֵהֶן. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַסֵּיפָא, מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר אֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְפוֹרְטָן? הָא לָא נָפְקִי!De plus, il a été enseigné : l'or est comme des ustensiles ; les dinars d'or sont comme de l'argent liquide. Rabban Chimon ben Gamliel dit : là où l'on a coutume de ne pas les changer en petite monnaie, on les estime, et ils comptent selon leur valeur. La Guemara demande : sur quoi porte la remarque de Rabban Chimon ben Gamliel ? Si l'on dit sur la fin (les dinars d'or), il s'ensuit que le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense qu'ils sont comme de l'argent liquide même là où l'on a coutume de ne pas les changer ? Mais ils n'ont pas cours !
- אֶלָּא לָאו אַרֵישָׁא, וְהָכִי קָאָמַר: זָהָב הֲרֵי הוּא כְּכֵלִים, מַאי כֵּלִים — כֵּלִים שֶׁל כֶּסֶף. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הֲרֵי הוּא כְּדִינָרִין שֶׁל זָהָב, בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְפוֹרְטָן!N'est-ce donc pas sur le début, et voici ce qu'il veut dire : l'or est comme des ustensiles ; quels ustensiles ? Des ustensiles d'argent. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il est comme des dinars d'or, là où l'on a coutume de ne pas les changer ! Cela contredit donc Rabbi Yo'hanan.
- לָא, לְעוֹלָם אַסֵּיפָא, וּדְנָפְקִי עַל יְדֵי הַדְּחָק. וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי, מָר סָבַר: כֵּיוָן דְּנָפְקִי, מַשְׁבְּחִינַן לַהּ, וּמָר סָבַר: כֵּיוָן דְּלָא נָפְקִי אֶלָּא עַל יְדֵי הַדְּחָק, לָא מַשְׁבְּחִינַן לַהּ.Non, en réalité c'est sur la fin, et il s'agit d'un lieu où ils ont cours avec difficulté. Et voici sur quoi ils divergent : l'un pense : puisqu'ils ont cours, nous lui en augmentons la valeur ; et l'autre pense : puisqu'ils n'ont cours qu'avec difficulté, nous ne lui en augmentons pas la valeur.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: כּוּלַּהּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: זָהָב הֲרֵי הוּא כְּכֵלִים, דִּינְרֵי זָהָב הֲרֵי הֵן כִּכְסָפִים. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְפוֹרְטָן. אֲבָל בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְפוֹרְטָן — שָׁמִין אוֹתָם וַהֲרֵי הֵן בְּשׇׁוְויֵהֶן, דִּבְרֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. שֶׁרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בִּמְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְפוֹרְטָן, שָׁמִין אוֹתָם וַהֲרֵי הֵן בְּשׇׁוְויֵהֶן.Si tu veux, dis : tout l'enseignement est de Rabban Chimon ben Gamliel, et il y a une lacune, et voici ce qu'il enseigne : l'or est comme des ustensiles ; les dinars d'or sont comme de l'argent liquide. De quoi parle-t-on ? D'un lieu où l'on a coutume de les changer. Mais là où l'on a coutume de ne pas les changer, on les estime, et ils comptent selon leur valeur ; telles sont les paroles de Rabban Chimon ben Gamliel. Car Rabban Chimon ben Gamliel dit : là où l'on a coutume de ne pas les changer, on les estime, et ils comptent selon leur valeur.
- מִכׇּל מָקוֹם, ״כְּכֵלָיו״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! קַשְׁיָא. אִיבָּעֵית אֵימָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בְּדַהֲבָא פְּרִיכָא. רַב אָשֵׁי אָמַר: בְּמַמְלָא.En tout cas, il aurait fallu dire « comme ses ustensiles » ! C'est une kouchya (une difficulté). Si tu veux, dis : de quoi nous occupons-nous ici ? D'or en morceaux brisés. Rav Achi a dit : de paillettes d'or.
- אָמַר רַבִּי יַנַּאי: בְּשָׂמִים שֶׁל אַנְטוֹכְיָא — הֲרֵי הֵן כִּכְסָפִים. אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: גְּמַלִּים שֶׁל עַרְבִיָּא — אִשָּׁה גּוֹבָה פֻּרְנָא מֵהֶם.Rabbi Yannaï a dit : les aromates d'Antioche sont comme de l'argent liquide, car on y commerce principalement avec eux. Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : les chameaux d'Arabie : une femme perçoit sur eux son perna (sa ketouba, le montant dû par contrat de mariage).
- אָמַר רַב פַּפִּי: הָנֵי תּוֹתְבֵי דְּבֵי מִכְסֵי, אִשָּׁה גּוֹבָה פֻּרְנָא מֵהֶם. וְאָמַר רַב פַּפִּי: הָנֵי שַׂקֵּי דְרוּדְיָא וְאַשְׁלֵי דְקִמְחוֹנְיָא — אִשָּׁה גּוֹבָה פֻּרְנָא מֵהֶן. אָמַר רָבָא, מֵרֵישׁ הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי אַרְנְקֵי דְמָחוֹזָא — אִשָּׁה גּוֹבָה פֻּרְנָא מֵהֶם. מַאי טַעְמָא? אַסְמַכְתַּיְיהוּ עֲלַיְיהוּ. כֵּיוָן דַּחֲזַאי דְּשָׁקְלִי לְהוּ וְנָפְקִי, וְכִי מַשְׁכְּחִי אַרְעָא זָבְנִי בְּהוּ, אָמֵינָא: אַסְמַכְתַּיְיהוּ אַאַרְעָא הוּא.Rav Pappi a dit : ces robes de Bé Mikhsé, une femme perçoit sur elles son perna. Et Rav Pappi a dit : ces sacs de Roudya et ces cordes de Kim'honya, une femme perçoit sur eux son perna. Rava a dit : au début, je disais : ces bourses de Me'hoza, une femme perçoit sur elles son perna. Pourquoi ? Parce que leur confiance repose sur elles. Mais lorsque j'ai vu qu'on les prend, qu'on s'en va, et que lorsqu'on trouve une terre on l'achète avec, j'ai dit : leur confiance repose sur la terre.
- מַתְנִי׳ הַמַּשִּׂיא אֶת בִּתּוֹ סְתָם — לֹא יִפְחוֹת לָהּ מֵחֲמִשִּׁים זוּז. פָּסַק לְהַכְנִיסָהּ עֲרוּמָּה — לֹא יֹאמַר הַבַּעַל ״כְּשֶׁאַכְנִיסֶנָּה לְבֵיתִי אֲכַסֶּנָּה בִּכְסוּתִי״, אֶלָּא מְכַסָּהּ וְעוֹדָהּ בְּבֵית אָבִיהָ. וְכֵן הַמַּשִּׂיא אֶת הַיְּתוֹמָה — לֹא יִפְחוֹת לָהּ מֵחֲמִשִּׁים זוּז. אִם יֵשׁ בַּכִּיס — מְפַרְנְסִין אוֹתָהּ לְפִי כְּבוֹדָהּ.MICHNA : Celui qui marie sa fille sans précision quant à la dot ne doit pas lui donner moins de cinquante zouz (pièces d'argent). S'il s'est engagé à la faire entrer nue, sans rien, le mari ne dira pas : « Quand je la ferai entrer dans ma maison, je la couvrirai de mes vêtements » ; mais il la couvre alors qu'elle est encore dans la maison de son père. Et de même, celui qui marie une orpheline (le responsable de la tsédaka, la charité) ne doit pas lui donner moins de cinquante zouz. S'il y a de quoi dans la caisse, on pourvoit à ses besoins selon sa dignité.
- גְּמָ׳ אָמַר אַבָּיֵי: חֲמִשִּׁים זוּזֵי פְּשִׁיטֵי. מִמַּאי — מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: אִם יֵשׁ בַּכִּיס — מְפַרְנְסִין אוֹתָהּ לְפִי כְּבוֹדָהּ, וְאָמְרִינַן מַאי כִּיס? אָמַר רַחֲבָה: אַרְנְקִי שֶׁל צְדָקָה. וְאִי סָלְקָא דַּעְתִּין חֲמִשִּׁים זוּזֵי מַמָּשׁ, אִם יֵשׁ בַּכִּיס כַּמָּה יָהֲבִינַן לַהּ? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ חֲמִשִּׁים זוּזֵי פְּשִׁיטֵי.GUEMARA : Abayé a dit : cinquante zouz courants, de la monnaie provinciale. D'où le sait-on ? Du fait que la fin enseigne : s'il y a de quoi dans la caisse, on pourvoit à ses besoins selon sa dignité. Et nous avons dit : qu'est-ce que la caisse ? Ra'hava a dit : la bourse de la tsédaka. Or, s'il nous venait à l'esprit qu'il s'agit de cinquante zouz véritables, s'il y a de quoi dans la caisse, combien lui donnerions-nous ? Déduis-en donc qu'il s'agit de cinquante zouz courants.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יָתוֹם וִיתוֹמָה שֶׁבָּאוּ לְהִתְפַּרְנֵס — מְפַרְנְסִין אֶת הַיְּתוֹמָה וְאַחַר כָּךְ מְפַרְנְסִין אֶת הַיָּתוֹם, מִפְּנֵי שֶׁהָאִישׁ דַּרְכּוֹ לַחְזוֹר עַל הַפְּתָחִים, וְאֵין אִשָּׁה דַּרְכָּהּ לַחְזוֹר. יָתוֹם וִיתוֹמָהNos Maîtres ont enseigné : un orphelin et une orpheline qui sont venus pour recevoir leur subsistance : on pourvoit à l'orpheline, et ensuite on pourvoit à l'orphelin, parce que l'homme a coutume de faire le tour des portes, et que la femme n'a pas coutume de faire ce tour. Un orphelin et une orpheline
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.