Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵין פּוֹסְקִין יֵינוֹת לָאִשָּׁה, וְאִם תֹּאמַר: ״אֵלְכָה אַחֲרֵי מְאַהֲבַי נוֹתְנֵי לַחְמִי וּמֵימַי צַמְרִי וּפִשְׁתִּי שַׁמְנִי וְשִׁקּוּיָי״ — דְּבָרִים שֶׁהָאִשָּׁה מִשְׁתּוֹקֶקֶת עֲלֵיהֶן, וּמַאי נִינְהוּ — תַּכְשִׁיטִין.On n'alloue pas de vin à la femme. Et si tu dis que le verset : « J'irai après mes amants, qui me donnent mon pain et mon eau, ma laine et mon lin, mon huile et mes breuvages » (Osée 2, 7) montre le contraire, ces « breuvages » (chikouyaï) désignent des choses que la femme désire ardemment (michtokèkèt). Et quelles sont-elles ? Des parures.
- דָּרֵשׁ רַבִּי יְהוּדָה אִישׁ כְּפַר נְבִירְיָא, וְאָמְרִי לַהּ אִישׁ כְּפַר נְפוֹר חַיִל: מִנַּיִן שֶׁאֵין פּוֹסְקִין יֵינוֹת לָאִשָּׁה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתָּקׇם חַנָּה אַחֲרֵי אׇכְלָה בְשִׁילֹה וְאַחֲרֵי שָׁתֹה״. ״שָׁתָה״, וְלֹא ״שָׁתָת״.Rabbi Yehouda de Kfar Nevirya, et certains disent de Kfar Nefor 'Hayil, a enseigné : D'où savons-nous qu'on n'alloue pas de vin à la femme ? Comme il est dit : « Et 'Hanna se leva après avoir mangé à Chilo et après qu'on eut bu » (I Samuel 1, 9). Il est écrit « il a bu » et non « elle a bu ».
- אֶלָּא מֵעַתָּה ״אָכְלָה״ וְלֹא ״אׇכְלוֹ״, הָכִי נָמֵי?! אֲנַן מִדְּשַׁנִּי קְרָא בְּדִבּוּרֵיהּ קָאָמְרִינַן. מִכְּדֵי בְּגַוַּהּ קָא עָסֵיק וְאָתֵי, מַאי טַעְמָא שַׁנִּי? שְׁמַע מִינַּהּ ״שָׁתָה״ וְלֹא ״שָׁתָת״.La Guemara demande : Mais alors, « elle a mangé » et non « il a mangé » : en est-il de même ?! Elle répond : Nous, c'est du fait que le verset a changé de langage que nous le disons. Puisque le verset parle d'elle, pourquoi a-t-il changé de formulation ? Déduis-en : « il a bu » et non « elle a bu ».
- מֵיתִיבִי: רְגִילָה — נוֹתְנִין לָהּ! רְגִילָה שָׁאנֵי, דְּאָמַר רַב חִינָּנָא בַּר כָּהֲנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: רְגִילָה — נוֹתְנִין לָהּ כּוֹס אֶחָד. שֶׁאֵינָהּ רְגִילָה — נוֹתְנִין לָהּ שְׁנֵי כּוֹסוֹת.On a objecté d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : À celle qui en a l'habitude, on en donne ! La Guemara répond : Celle qui en a l'habitude est différente, car Rav 'Hinana bar Kahana a dit au nom de Chmouel : À celle qui en a l'habitude, on donne une coupe ; à celle qui n'en a pas l'habitude, on donne deux coupes.
- מַאי קָאָמַר?! אָמַר אַבָּיֵי, הָכִי קָאָמַר: רְגִילָה, בִּפְנֵי בַּעְלָהּ — שְׁנֵי כּוֹסוֹת, שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַעְלָהּ — נוֹתְנִין לָהּ כּוֹס אֶחָד. אֵינָהּ רְגִילָה, בִּפְנֵי בַעְלָהּ — אֶלָּא כּוֹס אֶחָד, שֶׁלֹּא בִּפְנֵי בַעְלָהּ — אֵין נוֹתְנִין לָהּ כׇּל עִיקָּר.Que dit-il ?! Cela semble inversé. Abayé a dit : Voici ce qu'il veut dire : Celle qui en a l'habitude : en présence de son mari, deux coupes ; hors de la présence de son mari, on lui donne une coupe. Celle qui n'en a pas l'habitude : en présence de son mari, une coupe seulement ; hors de la présence de son mari, on ne lui en donne pas du tout.
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: רְגִילָה, נוֹתְנִין לָהּ לְצִיקֵי קְדֵירָה. דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַעֲשֶׂה בְּכַלָּתוֹ שֶׁל נַקְדִּימוֹן בֶּן גּוּרְיוֹן שֶׁפָּסְקוּ לָהּ חֲכָמִים סָאתַיִם יַיִן לְצִיקֵי קְדֵרָה מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת. אָמְרָה לָהֶן: כָּךְ תִּפְסְקוּ לִבְנוֹתֵיכֶם. תָּנָא: שׁוֹמֶרֶת יָבָם הָיְתָה, וְלֹא עָנוּ אַחֲרֶיהָ אָמֵן.Et si tu veux, dis : À celle qui en a l'habitude, on en donne pour les mets de marmite, et non pour boire. Car Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Il arriva que, pour la belle-fille de Nakdimon ben Gouryon, les Sages allouèrent deux séa de vin pour les mets de marmite, d'une veille de Chabbat à l'autre. Elle leur dit : Puissiez-vous en allouer autant à vos filles ! Il a été enseigné : Elle était chomérèt yavam (veuve sans enfant en attente de son beau-frère), et ils ne répondirent pas « amen » après elle, ne souhaitant pas ce sort à leurs filles.
- תָּנָא: כּוֹס אֶחָד — יָפֶה לָאִשָּׁה. שְׁנַיִם — נִיוּוּל הוּא. שְׁלֹשָׁה — תּוֹבַעַת בַּפֶּה. אַרְבָּעָה — אֲפִילּוּ חֲמוֹר תּוֹבַעַת בַּשּׁוּק וְאֵינָהּ מַקְפֶּדֶת. אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין בַּעְלָהּ עִמָּהּ. אֲבָל בַּעְלָהּ עִמָּהּ, לֵית לַן בַּהּ.Il a été enseigné : Une coupe est bonne pour la femme ; deux, c'est un déshonneur ; trois, elle sollicite de vive voix ; quatre, elle sollicite même un âne au marché et n'en fait aucun cas. Rava a dit : On ne l'a enseigné que lorsque son mari n'est pas avec elle ; mais lorsque son mari est avec elle, nous n'y voyons pas de mal.
- וְהָא חַנָּה, דְּבַעְלָהּ עִמָּהּ הֲוַאי! אַכְסְנַאי שָׁאנֵי. דְּאָמַר רַב הוּנָא: מִנַּיִן לְאַכְסְנַאי שֶׁאָסוּר בְּתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּשְׁכִּימוּ בַבֹּקֶר וַיִּשְׁתַּחֲווּ לִפְנֵי ה׳ וַיָּשׁוּבוּ וַיָּבֹאוּ אֶל בֵּיתָם הָרָמָתָה וַיֵּדַע אֶלְקָנָה אֶת חַנָּה אִשְׁתּוֹ וַיִּזְכְּרֶהָ ה׳״, הַשְׁתָּא — אִין, מֵעִיקָּרָא — לָא.La Guemara objecte : Mais 'Hanna, dont le mari était avec elle, n'a pas bu ! Elle répond : L'hôte de passage est différent. Car Rav Houna a dit : D'où savons-nous que l'hôte de passage a l'interdiction des relations conjugales ? Comme il est dit : « Ils se levèrent de bon matin, se prosternèrent devant Hachem, repartirent et arrivèrent à leur maison, à Rama ; et Elkana connut 'Hanna, sa femme, et Hachem se souvint d'elle » (I Samuel 1, 19). Maintenant, oui ; auparavant, non.
- חוּמָא דְּבֵיתְהוּ דְּאַבָּיֵי אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַרָה לֵיהּ: פְּסוֹק לִי מְזוֹנֵי! פְּסַק לַהּ. פְּסוֹק לִי חַמְרָא! אֲמַר לֵיהּ: יָדַעְנָא בֵּיהּ בְּנַחְמָנִי דְּלָא הֲוָה שָׁתֵי חַמְרָא. אֲמַרָה לֵיהּ: חַיֵּי דְּמָר דַּהֲוָה מַשְׁקֵי לִי בְּשׁוּפְרָזֵי כִּי הַאי. בַּהֲדֵי דְּקָא מַחְוְיָא לֵיהּ אִיגַּלִּי דְּרָעַאּ, נְפַל נְהוֹרָא בְּבֵי דִינָא.'Houma, la femme d'Abayé, vint devant Rava après la mort de celui-ci. Elle lui dit : Alloue-moi des aliments ! Il les lui alloua. Alloue-moi du vin ! Il lui dit : Je sais de Na'hmani, c'est-à-dire d'Abayé, qu'il ne buvait pas de vin. Elle lui dit : Par la vie du Maître, il m'en faisait boire dans des coupes longues (choufrazé) comme ceci ! Tandis qu'elle lui montrait, son bras se découvrit, et une lumière se répandit dans le tribunal.
- קָם רָבָא, עָל לְבֵיתֵיהּ תַּבְעַהּ לְבַת רַב חִסְדָּא. אֲמַרָה לֵיהּ בַּת רַב חִסְדָּא: מַאן הֲוַי הָאִידָּנָא בְּבֵי דִּינָא? אֲמַר לַהּ: חוּמָא דְּבֵיתְהוּ דְּאַבָּיֵי. נָפְקָא אַבָּתְרַהּ, מָחֲתָא לָהּ בְּקוּלְפֵי דְשִׁידָּא עַד דְּאַפְּקַהּ לַהּ מִכּוּלֵּי מָחוֹזָא. אָמְרָה לַהּ: קְטַלְתְּ לִיךְ תְּלָתָא, וְאָתֵת לְמִיקְטַל אַחֲרִינָא?!Rava se leva, entra chez lui et sollicita la fille de Rav 'Hisda, son épouse. La fille de Rav 'Hisda lui dit : Qui se trouvait à l'instant au tribunal ? Il lui dit : 'Houma, la femme d'Abayé. Elle sortit après elle et la frappa avec le verrou d'un coffre jusqu'à ce qu'elle l'eût chassée de tout Mé'hoza. Elle lui dit : Tu en as tué trois, et tu viens en tuer un autre ?!
- דְּבֵיתְהוּ דְּרַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַב נְחֶמְיָה בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף. אֲמַרָה לֵיהּ: פְּסוֹק לִי מְזוֹנֵי! פְּסַק לַהּ. פְּסוֹק לִי חַמְרָא! פְּסַק לַהּ. אֲמַר לַהּ: יָדַעְנָא בְּהוּ בִּבְנֵי מָחוֹזָא דְּשָׁתוּ חַמְרָא.La femme de Rav Yossef, fils de Rava, vint devant Rav Ne'hémia, fils de Rav Yossef. Elle lui dit : Alloue-moi des aliments ! Il les lui alloua. Alloue-moi du vin ! Il le lui alloua. Il lui dit : Je sais que les gens de Mé'hoza boivent du vin.
- דְּבֵיתְהוּ דְּרַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרַב מְנַשְּׁיָא מִדְּוִיל אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף. אֲמַרָה לֵיהּ: פְּסוֹק לִי מְזוֹנֵי! פְּסַק לַהּ. פְּסוֹק לִי חַמְרָא! פְּסַק לַהּ. פְּסוֹק לִי שִׁירָאֵי! אֲמַר לַהּ: שִׁירָאֵי לְמָה? אֲמַרָה לֵיהּ: לָךְ וּלְחַבְרָךְ וּלְחַבְרוּרָךְ.La femme de Rav Yossef, fils de Rav Menachya de Devil, vint devant Rav Yossef. Elle lui dit : Alloue-moi des aliments ! Il les lui alloua. Alloue-moi du vin ! Il le lui alloua. Alloue-moi des soieries ! Il lui dit : Pourquoi des soieries ? Elle lui dit : Pour toi, pour ton collègue et pour le collègue de ton collègue, afin de ne pas paraître humiliée devant vous.
- וְנוֹתֵן לָהּ מִטָּה וּמַפָּץ וְכוּ׳. מַפָּץ וּמַחְצֶלֶת לְמָה לַהּ דְּיָהֵב לַהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: בְּאַתְרָא דִּנְהִיגִי דְּמָלוּ פּוּרְיָא בְּחַבְלֵי, דְּמַבְגַּר לַהּ.Nous avons appris dans la Michna : Et il lui donne un lit, une natte souple, etc. Une natte souple et une natte, pourquoi faut-il qu'il les lui donne, puisqu'elle a un lit ? Rav Pappa a dit : Il s'agit d'un lieu où l'on a coutume de garnir le lit de cordes, qui la font vieillir par la souffrance qu'elles causent.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין נוֹתְנִין לָהּ כַּר וָכֶסֶת. מִשּׁוּם רַבִּי נָתָן אָמְרוּ: נוֹתְנִין לָהּ כַּר וָכֶסֶת. הֵיכִי דָמֵי: אִי דְּאוֹרְחַהּ, מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא? וְאִי דְּלָאו אוֹרְחַהּ, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי נָתָן?Nos Maîtres ont enseigné : On ne lui donne pas d'oreiller ni de coussin. Au nom de Rabbi Natan, ils ont dit : On lui donne un oreiller et un coussin. De quel cas s'agit-il ? Si c'est son habitude, quelle est la raison du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ? Et si ce n'est pas son habitude, quelle est la raison de Rabbi Natan ?
- לָא צְרִיכָא, כְּגוֹן דְּאוֹרְחֵיהּ דִּידֵיהּ וְלָאו אוֹרְחַהּ דִּידַהּ. תַּנָּא קַמָּא סָבַר, אָמַר לַהּ: כִּי אָזֵילְנָא שָׁקֵילְנָא לְהוּ, וְכִי אָתֵינָא, מַיְיתֵינָא לְהוּ בַּהֲדַאי. וְרַבִּי נָתָן סָבַר: אָמַרָה לֵיהּ: זִימְנִין דְּמִיתְרְמֵי בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת וְלָא מָצֵית מַיְיתֵת לְהוּ, וְשָׁקְלַתְּ לְהוּ לְדִידִי וּמַגְנֵית לִי עַל אַרְעָא.La Guemara répond : Ce n'est nécessaire que dans le cas où c'est son habitude à lui, mais non son habitude à elle. Le premier Tanna pense que le mari lui dit : Quand je pars, je les prends, et quand je reviens, je les rapporte avec moi. Et Rabbi Natan pense qu'elle lui dit : Il arrivera parfois que ce soit au crépuscule et que tu ne puisses pas les rapporter ; tu prendras alors les miens et tu me feras coucher par terre.
- וְנוֹתֵן לָהּ כִּפָּה. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי:Nous avons appris dans la Michna : Et il lui donne une coiffe, etc. Rav Pappa a dit à Abayé :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.