Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַאי תַּנָּא שְׁלִיחַ עַרְטִלַאי וּרְמֵי מְסָאנֵי! אֲמַר לֵיהּ: תַּנָּא בִּמְקוֹם הָרִים קָאֵי, דְּלָא סַגִּיא בְּלָא תְּלָתָא זוּגֵי מְסָאנֵי. וְאַגַּב אוֹרְחֵיהּ קָא מַשְׁמַע לַן דְּנִיתְּבִינְהוּ נִיהֲלַהּ בַּמּוֹעֵד, כִּי הֵיכִי דְּנֶיהְוֵי לַהּ שִׂמְחָה בְּגַוַּיְיהוּ.Ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) la présente nue et chaussée : des chaussures à chaque fête, mais des vêtements une seule fois par an ! Il lui a dit : Le Tanna se place dans une région de montagnes, où l'on ne peut se passer de trois paires de chaussures. Et au passage, il nous enseigne qu'on les lui donne à la fête, afin qu'elle s'en réjouisse.
- וְכֵלִים שֶׁל חֲמִשִּׁים זוּז. אָמַר אַבָּיֵי: חֲמִשִּׁים זוּזֵי פְּשִׁיטֵי. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּעָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל, אֲבָל בִּמְכוּבָּד — הַכֹּל לְפִי כְּבוֹדוֹ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ חֲמִשִּׁים זוּז מַמָּשׁ, עָנִי, חֲמִשִּׁים זוּז מְנָא לֵיהּ? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ חֲמִשִּׁים זוּזֵי פְּשִׁיטֵי.Et des vêtements de cinquante zouz. Abayé a dit : Il s'agit de cinquante zouz simples, ceux de la province, qui valent un huitième du zouz de Tyr. D'où le sait-on ? De ce qu'il est enseigné : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? À propos du pauvre en Israël ; mais pour un homme considéré, tout est selon sa considération. Et s'il te venait à l'esprit qu'il s'agit de cinquante zouz au sens propre, d'où un pauvre aurait-il cinquante zouz ? Déduis-en donc qu'il s'agit de cinquante zouz simples.
- וְאֵין נוֹתְנִין לָהּ לֹא חֲדָשִׁים וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מוֹתַר מְזוֹנוֹת לַבַּעַל, מוֹתַר בְּלָאוֹת לָאִשָּׁה. מוֹתַר בְּלָאוֹת לָאִשָּׁה, לְמָה לַהּ? אָמַר רַחֲבָה: שֶׁמִּתְכַּסָּה בָּהֶן בִּימֵי נִדָּתָהּ, כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּתְגַּנֶּה עַל בַּעְלָהּ.Et on ne lui donne ni des vêtements neufs, etc. Nos Maîtres ont enseigné : Le surplus des aliments est au mari, le surplus des vêtements usés est à la femme. Le surplus des vêtements usés est à la femme : pourquoi lui faut-il cela ? Ra'hava a dit : Elle s'en couvre pendant ses jours de nida (période de menstruation), afin de ne pas se rendre repoussante pour son mari.
- אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַן, מוֹתַר בְּלָאוֹת אַלְמָנָה לְיוֹרְשָׁיו. הָתָם הוּא דְּלָא תִּתְגַּנֵּי בְּאַפֵּיהּ, הָכָא — תִּתְגַּנֵּי וְתִתְגַּנֵּי.Abayé a dit : Nous avons pour tradition que le surplus des vêtements usés de la veuve est à ses héritiers, ceux du mari. Là-bas, c'est afin qu'elle ne se rende pas repoussante à ses yeux ; ici, qu'elle se rende donc repoussante !
- נוֹתֵן לָהּ מָעָה כֶּסֶף וְכוּ׳. מַאי ״אוֹכֶלֶת״? רַב נַחְמָן אָמַר: אוֹכֶלֶת מַמָּשׁ. רַב אָשֵׁי אָמַר: תַּשְׁמִישׁ.Il lui donne une méa d'argent, etc. Que signifie « elle mange » ? Rav Na'hman a dit : Elle mange au sens propre. Rav Achi a dit : Les relations conjugales.
- תְּנַן: אוֹכֶלֶת עִמּוֹ לֵילֵי שַׁבָּת. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אֲכִילָה — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״אוֹכֶלֶת״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר תַּשְׁמִישׁ, מַאי ״אוֹכֶלֶת״? לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא, כְּדִכְתִיב: ״אָכְלָה וּמָחֲתָה פִיהָ וְאָמְרָה לֹא פָעַלְתִּי אָוֶן״.Nous avons appris : Elle mange avec lui les soirs de Chabbat. Cela se comprend pour celui qui dit qu'il s'agit de manger : c'est pourquoi il est enseigné « elle mange ». Mais pour celui qui dit qu'il s'agit des relations conjugales, pourquoi « elle mange » ? La Guemara répond : C'est un langage délicat, comme il est écrit : « Elle a mangé, s'est essuyé la bouche et a dit : Je n'ai pas commis de mal » (Proverbes 30, 20).
- מֵיתִיבִי, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אוֹכֶלֶת בְּלֵילֵי שַׁבָּת וְשַׁבָּת. בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אֲכִילָה — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״וְשַׁבָּת״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר תַּשְׁמִישׁ — תַּשְׁמִישׁ בְּשַׁבָּת מִי אִיכָּא? וְהָאָמַר רַב הוּנָא: יִשְׂרָאֵל קְדוֹשִׁים הֵן, וְאֵין מְשַׁמְּשִׁין מִטּוֹתֵיהֶן בַּיּוֹם! הָאָמַר רָבָא: בְּבַיִת אָפֵל מוּתָּר.On a objecté : Rabban Chimon ben Gamliel dit : Elle mange les soirs de Chabbat et le Chabbat. Cela se comprend pour celui qui dit qu'il s'agit de manger : c'est pourquoi il est enseigné « et le Chabbat ». Mais pour celui qui dit qu'il s'agit des relations conjugales, y a-t-il des relations conjugales le Chabbat pendant la journée ? Rav Houna n'a-t-il pas dit : Les Bnei Israël sont saints et n'ont pas de relations conjugales le jour ? La Guemara répond : Rava n'a-t-il pas dit : Dans une maison obscure, c'est permis.
- וְאִם הָיְתָה מְנִיקָה. דָּרֵשׁ רַבִּי עוּלָּא רַבָּה אַפִּיתְחָא דְּבֵי נְשִׂיאָה: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ אֵין אָדָם זָן אֶת בָּנָיו וּבְנוֹתָיו כְּשֶׁהֵן קְטַנִּים, אֲבָל זָן קְטַנֵּי קְטַנִּים.Et si elle allaite. Rabbi Oulla Rabba a enseigné à l'entrée de la maison du Nassi (chef de la communauté) : Bien qu'on ait dit qu'on n'est pas tenu de nourrir ses fils et ses filles lorsqu'ils sont petits, on nourrit cependant les tout-petits.
- עַד כַּמָּה — עַד בֶּן שֵׁשׁ, כִּדְרַב אַסִּי. דְּאָמַר רַב אַסִּי: קָטָן בֶּן שֵׁשׁ יוֹצֵא בְּעֵירוּב אִמּוֹ.Jusqu'à quel âge ? Jusqu'à six ans, comme l'enseigne Rav Assi. Car Rav Assi a dit : Un enfant de six ans sort par l'érouv de sa mère.
- מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: הָיְתָה מְנִיקָה — פּוֹחֲתִין לָהּ מִמַּעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וּמוֹסִיפִין לָהּ עַל מְזוֹנוֹתֶיהָ. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּבָעֵי לְמֵיכַל בַּהֲדַהּ? וְדִלְמָא מִשּׁוּם דְּחוֹלָה הִיא.D'où le sait-on ? De ce qu'il est enseigné : Si elle allaite, on lui réduit la quantité de son travail et on lui ajoute à ses aliments. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que l'enfant doit manger avec elle ? La Guemara réfute : Mais peut-être est-ce parce qu'elle est malade, affaiblie par l'allaitement.
- אִם כֵּן, לִיתְנֵי ״אִם הָיְתָה חוֹלָה״, מַאי אִם הָיְתָה מְנִיקָה? וְדִלְמָא הָא קָא מַשְׁמַע לַן דִּסְתַם מְנִיקוֹת חוֹלוֹת נִינְהוּ. אִיתְּמַר, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מוֹסִיפִין לָהּ יַיִן, שֶׁהַיַּיִן יָפֶה לְחָלָב.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, qu'on enseigne : « si elle est malade » ! Pourquoi « si elle allaite » ? Elle réfute : Mais peut-être nous enseigne-t-il ceci, que les femmes qui allaitent sont généralement malades. Il a été dit : Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : On lui ajoute du vin, car le vin est bon pour le lait.
הֲדַרַן עֲלָךְ אַף עַל פִּי
Nous te reviendrons, chapitre « Af al pi »- מְצִיאַת הָאִשָּׁה וּמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְבַעְלָהּ. וִירוּשָּׁתָהּ — הוּא אוֹכֵל פֵּירוֹת בְּחַיֶּיהָ. בּוֹשְׁתָּהּ, וּפְגָמָהּ — שֶׁלָּהּ.MICHNA : Ce que trouve la femme et le produit de son travail sont à son mari. Et son héritage : il en mange les fruits de son vivant. Sa honte et sa dépréciation, indemnisées lorsqu'on la blesse, sont à elle.
- רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: בִּזְמַן שֶׁבַּסֵּתֶר — לָהּ שְׁנֵי חֲלָקִים, וְלוֹ אֶחָד. וּבִזְמַן שֶׁבַּגָּלוּי לוֹ שְׁנֵי חֲלָקִים, וְלָהּ אֶחָד. שֶׁלּוֹ יִנָּתֵן מִיָּד, וְשֶׁלָּהּ יִלְקַח בָּהֶן קַרְקַע, וְהוּא אוֹכֵל פֵּירוֹת.Rabbi Yehouda ben Betéra dit : Lorsque l'atteinte est cachée, elle a deux parts et lui une. Et lorsqu'elle est visible, il a deux parts et elle une. La sienne à lui lui est donnée aussitôt, et avec la sienne à elle on achète un terrain, dont il mange les fruits.
- גְּמָ׳ מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא הָאָב זַכַּאי בְּבִתּוֹ בְּקִידּוּשֶׁיהָ, בְּכֶסֶף, בִּשְׁטָר וּבְבִיאָה. זַכַּאי בִּמְצִיאָתָהּ וּבְמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ וּבַהֲפָרַת נְדָרֶיהָ. מְקַבֵּל אֶת גִּיטָּהּ, וְאֵינוֹ אוֹכֵל פֵּירוֹת בְּחַיֶּיהָ. נִישֵּׂאת — יָתֵר עָלָיו הַבַּעַל, שֶׁהוּא אוֹכֵל פֵּירוֹת בְּחַיֶּיהָ.GUEMARA : Que nous enseigne-t-il ? Nous l'avons déjà appris (46b) : Le père a droit, pour sa fille, à ses kiddouchin (consécration matrimoniale) par l'argent, l'acte et l'union ; il a droit à ce qu'elle trouve, au produit de son travail et à l'annulation de ses vœux ; il reçoit son get (acte de divorce), et il ne mange pas les fruits de son vivant. Une fois mariée, le mari a davantage que lui, car il mange les fruits de son vivant.
- בּוֹשְׁתָּהּ וּפְגָמָהּ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא וְרַבָּנַן.La Guemara répond : Sa honte et sa dépréciation lui étaient nécessaires, en raison de la machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Yehouda ben Betéra et les Rabbanan.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרָבָא: מְצִיאַת הָאִשָּׁה לְעַצְמָהּ. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לְבַעְלָהּ. אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא וּמָה הַעֲדָפָה,Un répétiteur enseigna devant Rava : Ce que trouve la femme est à elle. Rabbi Akiva dit : À son mari. Il lui dit : Or, si le surplus de travail,
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