Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם דְּרַב זְבִיד גַּבְרָא רַבָּה הוּא, אָפְכִיתוּ לֵיהּ לְדִינָא עִילָּוֵיהּ? הָאָמַר רַב כָּהֲנָא: מִיבַּעְיָא בָּעֵי לַהּ רָבָא, וְלָא פְּשִׁיט?! הַשְׁתָּא דְּלָא אִתְּמַר לָא הָכִי וְלָא הָכִי, תְּפַסָה — לָא מַפְּקִינַן מִינַּהּ, לָא תְּפַסָה — לָא יָהֲבִינַן לַהּ.On reprocha aux juges : Parce que Rav Zevid est un grand homme, et que par humilité il ne contestera pas votre décision, vous avez retourné le jugement contre lui ? Rav Kahana n'a-t-il pas dit : Rava a posé cette question et ne l'a pas résolue ?! La Guemara conclut : Maintenant qu'il n'a été dit de façon tranchée ni ainsi ni ainsi, si elle s'en est saisie, de ses biens, nous ne les lui retirons pas ; si elle ne s'en est pas saisie, nous ne les lui donnons pas.
- וּמְשַׁהֵינַן לַהּ תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא אַגִּיטָּא, וּבְהָנָךְ תְּרֵיסַר יַרְחֵי שַׁתָּא לֵית לַהּ מְזוֹנֵי מִבַּעַל.Autre règle concernant la femme révoltée : Et nous la faisons attendre douze mois de l'année pour le get (acte de divorce), et pendant ces douze mois de l'année elle n'a pas droit à des aliments de la part de son mari.
- אָמַר רַב טוֹבִי בַּר קִיסְנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: כּוֹתְבִין אִגֶּרֶת מָרֶד עַל אֲרוּסָה, וְאֵין כּוֹתְבִין אִגֶּרֶת מָרֶד עַל שׁוֹמֶרֶת יָבָם. מֵיתִיבִי: אַחַת לִי אֲרוּסָה וּנְשׂוּאָה, אֲפִילּוּ נִדָּה, אֲפִילּוּ חוֹלָה, וַאֲפִילּוּ שׁוֹמֶרֶת יָבָם!Rav Touvi bar Kisna a dit au nom de Chmouel : On écrit une lettre de révolte (iguérèt mérèd, ordonnance du tribunal réduisant la ketouba, le contrat de mariage) au sujet d'une aroussa (femme consacrée, pas encore mariée) qui se révolte contre son mari, et on n'écrit pas de lettre de révolte au sujet d'une chomérèt yavam (veuve sans enfant en attente de son beau-frère, le yavam) qui refuse le lévirat. On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : C'est pour moi une seule et même chose, l'aroussa et la femme mariée, même une nida (femme en période de menstruation), même une malade, et même une chomérèt yavam !
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן שֶׁתָּבַע הוּא, כָּאן שֶׁתָּבְעָה הִיא. דְּאָמַר רַב תַּחְלִיפָא בַּר אֲבִימִי אָמַר שְׁמוּאֵל: תָּבַע הוּא — נִזְקָקִין לוֹ. תָּבְעָה הִיא — אֵין נִזְקָקִין לָהּ.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta, il s'agit du cas où c'est lui qui a demandé l'union et elle qui refuse ; là, chez Chmouel, du cas où c'est elle qui a demandé et lui qui refuse. Car Rav Ta'hlifa bar Avimi a dit au nom de Chmouel : Si c'est lui qui a demandé, on donne suite à sa requête ; si c'est elle qui a demandé, on ne donne pas suite à sa requête.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ לְהָא דִּשְׁמוּאֵל — בְּשֶׁתָּבְעָה הִיא, הַאי ״כּוֹתְבִין אִגֶּרֶת מֶרֶד עַל אֲרוּסָה״? ״לַאֲרוּסָה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! הָא לָא קַשְׁיָא, תְּנִי ״לָאֲרוּסָה״.La Guemara s'interroge : Dans quel cas as-tu établi ces propos de Chmouel ? Dans le cas où c'est elle qui a demandé ? Mais alors, cette formule : « On écrit une lettre de révolte au sujet d'une aroussa », qui laisse entendre un écrit contre elle, ne convient pas : il aurait dû dire : « pour une aroussa » ! La Guemara répond : Cela n'est pas difficile : enseigne simplement « pour une aroussa ».
- מַאי שְׁנָא שׁוֹמֶרֶת יָבָם דְּלָא — דְּאָמְרִינַן לַהּ: זִיל, לָא מִפַּקְּדַתְּ, אֲרוּסָה נָמֵי, נֵימָא לַהּ: זִיל, לָא מִפַּקְּדַתְּ! אֶלָּא בְּבָאָה מֵחֲמַת טַעֲנָה, דְּאָמְרָה: בָּעֵינָא חוּטְרָא לִידָא וּמָרָה לִקְבוּרָה.La Guemara demande : En quoi la chomérèt yavam est-elle différente, pour que l'on n'écrive pas de lettre en sa faveur ? Parce que nous lui disons : Va, tu n'es pas ordonnée sur la procréation. Mais alors, pour l'aroussa aussi, disons-lui : Va, tu n'es pas ordonnée ! La Guemara répond : Il s'agit plutôt d'une femme qui vient avec un motif, en disant : Je veux un bâton pour ma main et une houe pour ma sépulture, c'est-à-dire un enfant qui me soutiendra dans ma vieillesse et m'enterrera.
- הָכִי נָמֵי שׁוֹמֶרֶת יָבָם, בְּבָאָה מֵחֲמַת טַעֲנָה?! אֶלָּא, אִידֵּי וְאִידֵּי שֶׁתָּבַע הוּא, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן לַחֲלוֹץ, וְכָאן לְיַיבֵּם. דְּאָמַר רַבִּי פְּדָת אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תָּבַע לַחְלוֹץ — נִזְקָקִין לוֹ. תָּבַע לְיַיבֵּם — אֵין נִזְקָקִין לוֹ.La Guemara objecte : De même, une chomérèt yavam qui vient avec un motif devrait être écoutée ! Mais plutôt, dans l'un et l'autre enseignement, il s'agit du cas où c'est lui qui a demandé, et ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta, il a demandé d'accomplir la 'halitsa (rite libérant la veuve du lévirat) ; et là, chez Chmouel, il a demandé d'accomplir le yiboum (mariage de lévirat). Car Rabbi Pedat a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : S'il a demandé d'accomplir la 'halitsa et qu'elle refuse, on donne suite à sa requête ; s'il a demandé d'accomplir le yiboum, on ne donne pas suite à sa requête.
- מַאי שְׁנָא לְיַיבֵּם דְּלָא, דְּאָמְרִינַן לֵיהּ: זִיל וּנְסֵיב אִיתְּתָא אַחֲרִיתִי. לַחְלוֹץ נָמֵי נֵימָא לֵיהּ: זִיל וּנְסֵיב אִיתְּתָא אַחֲרִיתִי!La Guemara demande : En quoi le cas où il demande le yiboum est-il différent, pour qu'on ne donne pas suite ? Parce que nous lui disons : Va et épouse une autre femme. Mais alors, pour la 'halitsa aussi, disons-lui : Va et épouse une autre femme !
- אֶלָּא דְּאָמַר: ״כֵּיוָן דַּאֲגִידָא בִּי, לָא קָא יָהֲבוּ לִי אַחֲרִיתִי״.Mais c'est plutôt qu'il dit : « Puisqu'elle m'est liée, on ne me donnera pas une autre épouse ».
- הָכָא נָמֵי: ״כֵּיוָן דַּאֲגִידָא בִּי, לָא קָא יָהֲבוּ לִי אַחֲרִיתִי״! אֶלָּא אִידֵּי וְאִידֵּי שֶׁתָּבַע לְיַיבֵּם, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן — כְּמִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה, כָּאן — כְּמִשְׁנָה אַחֲרוֹנָה.La Guemara objecte : Ici aussi, pour le yiboum, il peut dire : « Puisqu'elle m'est liée, on ne me donnera pas une autre épouse » ! Mais plutôt, dans l'un et l'autre enseignement, il a demandé d'accomplir le yiboum, et ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta, c'est selon la première Michna ; là, chez Chmouel, c'est selon la dernière Michna.
- דִּתְנַן: מִצְוַת יִבּוּם קוֹדֶמֶת לְמִצְוַת חֲלִיצָה — בָּרִאשׁוֹנָה, שֶׁהָיוּ מִתְכַּוְּונִין לְשׁוּם מִצְוָה. עַכְשָׁיו שֶׁאֵין מִתְכַּוְּונִין לְשׁוּם מִצְוָה, אָמְרוּ: מִצְוַת חֲלִיצָה קוֹדֶמֶת לְמִצְוַת יִבּוּם.Car nous avons appris dans une Michna (Bekhorot 13a) : La mitsva (commandement) du yiboum a préséance sur la mitsva de la 'halitsa : c'était au début, quand ils avaient l'intention d'agir pour la mitsva. Maintenant qu'ils n'ont pas l'intention d'agir pour la mitsva, ils ont dit : La mitsva de la 'halitsa a préséance sur la mitsva du yiboum.
- עַד מָתַי הוּא פּוֹחֵת וְכוּ׳. מַאי טַרְפְּעִיקִין? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אִסְתֵּירָא. וְכַמָּה אִסְתֵּירָא — פַּלְגָא דְזוּזָא. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁלֹשָׁה טַרְפְּעִיקִין, שֶׁהֵן תֵּשַׁע מֵעֵין, מָעָה וַחֲצִי לְכׇל יוֹם.Nous avons appris dans la Michna : Jusqu'à quand réduit-il la ketouba, etc. Que sont les tarpe'ikin, unité citée par Rabbi Yehouda ? Rav Chéchèt a dit : Une istira (petite pièce). Et combien vaut une istira ? La moitié d'un zouz. Il a été enseigné de même dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : Trois tarpe'ikin, qui sont neuf méa, une méa et demie pour chaque jour des six jours de la semaine.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חִיָּיא בַּר יוֹסֵף לִשְׁמוּאֵל: מַאי שְׁנָא אִיהוּ דְּיָהֲבִינַן לֵיהּ דְּשַׁבָּת. וּמַאי שְׁנָא אִיהִי דְּלָא יָהֲבִינַן לַהּ דְּשַׁבָּת? אִיהִי דְּמִיפְחָת קָא פָחֵית, לָא מִיחֲזֵי כִּשְׂכַר שַׁבָּת, אִיהוּ דְּאוֹסוֹפֵי קָא מוֹסְפָא,Rabbi 'Hiyya bar Yossef a dit à Chmouel : En quoi est-il différent, lui, pour que nous lui donnions la compensation du Chabbat, lorsque sa femme se révolte, et en quoi est-elle différente, elle, pour que nous ne lui donnions pas celle du Chabbat, lorsque c'est lui qui se révolte ? La Guemara explique : Pour elle, dont la ketouba est réduite, cela n'a pas l'apparence d'un salaire de Chabbat ; pour lui, qui doit ajouter à la ketouba,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.