Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד כַּמָּה? אָמַר רָבָא אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב: שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: שְׁלֹשִׁים יוֹם. וְרַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חֲמִשִּׁים יוֹם. אָמַר רַב שִׁימִי בַּר אַבָּיֵי: הֲלָכָה כְּרַבִּי יִצְחָק שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי יוֹחָנָן. בִּשְׁלָמָא רַב וְרַבִּי יוֹחָנָן — כׇּל חַד וְחַד כִּי חוּרְפֵּיהּ. אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל, כִּי הַאי גַּוְונָא מִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : jusqu'à quel âge faut-il attendre pour présumer que l'enfant reconnaît sa mère ? Rava a dit que Rav Yirmeya bar Abba a dit que Rav a dit : trois mois ; et Chmouel a dit : trente jours ; et Rabbi Its'hak a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : cinquante jours. Rav Chimi bar Abayé a dit : la halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Its'hak, qui a parlé au nom de Rabbi Yo'hanan. La Guemara demande : on comprend bien Rav et Rabbi Yo'hanan, entre cinquante jours et trois mois : chacun des enfants selon sa vivacité. Mais selon Chmouel, trouve-t-on un cas comme celui-ci, d'un nourrisson d'un mois qui reconnaîtrait sa mère ?
- כִּי אֲתָא רָמֵי בַּר יְחֶזְקֵאל, אָמַר: לָא תְּצִיתִינְהוּ לְהָנֵי כְּלָלֵי דְּכָיֵיל יְהוּדָה אֲחִי מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל. הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל זְמַן שֶׁמַּכִּירָהּ.Lorsque Rami bar Ye'hezkel est venu d'Erets Israël, il a dit : n'écoutez pas ces règles qu'a formulées Yehouda, mon frère, au nom de Chmouel. Voici ce qu'a dit Chmouel : dès lors qu'il la reconnaît, sans âge fixe ; on vérifie chaque enfant.
- הָהִיא דַּאֲתַאי לְקַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל. אֲמַר לֵיהּ לְרַב דִּימִי בַּר יוֹסֵף: זִיל בִּדְקֵהּ. אֲזַל אוֹתְבַהּ בְּדָרֵי דִנְשֵׁי, וְשַׁקְלֵיהּ לִבְרַהּ וְקָמְהַדַּר לֵיהּ עֲלַיְיהוּ. כִּי מְטָא לְגַבַּהּ, הֲוָת קָא מְסַוֵּי לְאַפַּהּ כְּבַשְׁתִּנְהִי לְעֵינַהּ מִינֵּיהּ. אֲמַר לַהּ: נְטֹף עֵינִיךְ, קוּם דְּרַי בְּרִיךְ. סוֹמֵא מְנָא יָדַע? אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּרֵיחָא וּבְטַעְמָא.Une certaine femme divorcée, qui refusait d'allaiter, vint devant Chmouel. Il dit à Rav Dimi bar Yossef : va la vérifier, pour savoir si l'enfant la reconnaît. Il alla, l'assit dans une rangée de femmes, prit son fils et le fit passer devant elles. Lorsqu'il arriva près d'elle, l'enfant regardait son visage avec joie, et elle détourna d'elle-même ses yeux de lui. Il lui dit : lève les yeux, lève-toi, porte ton fils, car il est clair qu'il te reconnaît. La Guemara demande : un nourrisson aveugle, comment reconnaît-il sa mère ? Rav Achi a dit : à l'odeur et au goût de son lait.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יוֹנֵק תִּינוֹק וְהוֹלֵךְ עַד עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חֹדֶשׁ, מִכָּאן וְאֵילָךְ — כְּיוֹנֵק שֶׁקֶץ, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אֲפִילּוּ אַרְבַּע וְחָמֵשׁ שָׁנִים. פֵּירַשׁ לְאַחַר עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חֹדֶשׁ וְחָזַר — כְּיוֹנֵק שֶׁקֶץ.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : l'enfant peut continuer de téter jusqu'à vingt-quatre mois ; à partir de là, s'il continue, il est comme celui qui tète une chose abominable, telles sont les paroles de Rabbi Eliézer. Rabbi Yehochoua dit : il peut téter même quatre ou cinq ans. Mais s'il a cessé après vingt-quatre mois et a repris, il est comme celui qui tète une chose abominable.
- אָמַר מָר: מִכָּאן וְאֵילָךְ כְּיוֹנֵק שֶׁקֶץ. וּרְמִינְהִי: יָכוֹל יְהֵא חֲלֵב מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם טָמֵא. וְדִין הוּא: וּמָה בְּהֵמָה שֶׁהֵקַלְתָּ בְּמַגָּעָהּ — הֶחְמַרְתָּ בַּחֲלָבָהּ, אָדָם שֶׁהֶחְמַרְתָּ בְּמַגָּעוֹ — אֵינוֹ דִּין שֶׁתַּחְמִיר בַּחֲלָבוֹ?Le Maître a dit : à partir de là, il est comme celui qui tète une chose abominable. Et on oppose à cela une autre baraïta : on aurait pu croire que le lait des bipèdes (les êtres humains) serait impur, c'est-à-dire interdit. Et c'est logique : si pour l'animal impur, à propos duquel tu as été indulgent quant à son contact (il ne rend pas impur de son vivant), tu as été sévère quant à son lait, l'homme, à propos duquel tu as été sévère quant à son contact, n'est-il pas logique que tu sois sévère quant à son lait ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֶת הַגָּמָל כִּי מַעֲלֵה גֵרָה הוּא״, הוּא טָמֵא, וְאֵין חֲלֵב מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם טָמֵא, אֶלָּא טָהוֹר. יָכוֹל אוֹצִיא אֶת הֶחָלָב, שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה בַּכֹּל, וְלֹא אוֹצִיא אֶת הַדָּם שֶׁהוּא שָׁוֶה בַּכֹּל — תַּלְמוּד לוֹמַר ״הוּא״ — הוּא טָמֵא, וְאֵין דַּם מְהַלְּכֵי שְׁתַּיִם טָמֵא, אֶלָּא טָהוֹר.Le verset enseigne : « le chameau, car il rumine, il a le sabot non fendu, il est impur pour vous » (Lévitique 11, 4) : lui est impur, mais le lait des bipèdes n'est pas impur, il est au contraire pur. J'aurais pu penser que j'exclus le lait, qui n'est pas commun à tous (seules les femmes en ont), et que je n'exclus pas le sang, qui est commun à tous ; le verset enseigne donc « il » : lui est impur, mais le sang des bipèdes n'est pas impur, il est au contraire pur.
- וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אֲפִילּוּ מִצְוַת פְּרִישָׁה אֵין בּוֹ.Et Rav Chéchèt a dit : il n'y a même pas à propos du lait humain de mitsva (commandement) rabbinique de s'en écarter. Comment donc peut-on le comparer à une chose abominable ?
- לָא קַשְׁיָא: הָא דְּפָרֵישׁ, הָא דְּלָא פָּרֵישׁ.La Guemara répond : ce n'est pas difficile : ici, quand le lait s'est détaché du corps de la femme, il est permis ; là, quand il ne s'est pas détaché, celui qui tète directement est comme celui qui tète une chose abominable, d'ordre rabbinique.
- וְחִילּוּפַהּ בְּדָם. כִּדְתַנְיָא: דָּם שֶׁעַל גַּבֵּי כִּכָּר — גּוֹרְרוֹ וְאוֹכְלוֹ. שֶׁבֵּין הַשִּׁינַּיִם — מוֹצְצוֹ וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.Et c'est l'inverse pour le sang : détaché du corps il est interdit, non détaché il est permis, comme il a été enseigné dans une baraïta : du sang humain qui se trouve sur une miche de pain : on le gratte et on la mange ; celui qui se trouve entre les dents : on le suce et l'on ne s'en inquiète pas.
- אָמַר מָר, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אֲפִילּוּ אַרְבַּע וְחָמֵשׁ שָׁנִים. וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: אֲפִילּוּ חֲבִילָתוֹ עַל כְּתֵיפָיו! אִידֵּי וְאִידֵּי חַד שִׁיעוּרָא הוּא. אָמַר רַב יוֹסֵף: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.Le Maître a dit : Rabbi Yehochoua dit : même quatre ou cinq ans. Mais n'a-t-il pas été enseigné : Rabbi Yehochoua dit : même quand il porte son paquet sur ses épaules ? La Guemara répond : l'un et l'autre sont une seule mesure. Rav Yossef a dit : la halakha est conforme à Rabbi Yehochoua.
- תַּנְיָא, רַבִּי מָרִינוּס אוֹמֵר: גּוֹנֵחַ — יוֹנֵק חָלָב בְּשַׁבָּת. מַאי טַעְמָא: יוֹנֵק מְפָרֵק כִּלְאַחַר יָד, וּבִמְקוֹם צַעֲרָא לָא גְּזַרוּ רַבָּנַן. אָמַר רַב יוֹסֵף: הֲלָכָה כְּרַבִּי מָרִינוּס.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Marinos dit : celui qui gémit d'une douleur au cœur peut téter du lait directement à l'animal le Chabbat. Quelle en est la raison ? Téter, c'est extraire d'une manière détournée (littéralement : comme avec le revers de la main), ce qui n'est interdit que par les Sages, et dans un cas de souffrance nos Maîtres n'ont pas édicté de décret. Rav Yossef a dit : la halakha est conforme à Rabbi Marinos.
- תַּנְיָא, נַחוּם אִישׁ גַּלְיָא אוֹמֵר: צִינּוֹר שֶׁעָלוּ בּוֹ קַשְׁקַשִּׁין — מְמַעֲכָן בְּרַגְלוֹ בְּצִנְעָא בְּשַׁבָּת, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ. מַאי טַעְמָא — מְתַקֵּן כִּלְאַחַר יָד הוּא, וּבִמְקוֹם פְּסֵידָא לָא גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן. אָמַר רַב יוֹסֵף: הֲלָכָה כְּנַחוּם אִישׁ גַּלְיָא.Il a été enseigné dans une baraïta : Na'houm, homme de Galia, dit : une gouttière dans laquelle sont montées des brindilles qui la bouchent, on les écrase avec le pied, discrètement, le Chabbat, et l'on ne s'en inquiète pas. Quelle en est la raison ? C'est réparer d'une manière détournée, et dans un cas de perte nos Maîtres n'ont pas édicté de décret à ce sujet. Rav Yossef a dit : la halakha est conforme à Na'houm, homme de Galia.
- פֵּירַשׁ לְאַחַר עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חֹדֶשׁ וְחָזַר — כְּיוֹנֵק שֶׁקֶץ. וְכַמָּה? אָמַר רַב יְהוּדָה בַּר חֲבִיבָא אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁלֹשָׁה יָמִים. אִיכָּא דְּאָמְרִי, תָּנֵי רַב יְהוּדָה בַּר חֲבִיבָא קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל: שְׁלֹשָׁה יָמִים.Baraïta citée plus haut : s'il a cessé après vingt-quatre mois et a repris, il est comme celui qui tète une chose abominable. Et combien de temps dure une telle interruption ? Rav Yehouda bar 'Haviva a dit que Chmouel a dit : trois jours. Certains disent : Rav Yehouda bar 'Haviva a enseigné devant Chmouel (dans une baraïta, et non comme parole d'Amora) : trois jours.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מֵינֶקֶת שֶׁמֵּת בַּעְלָהּ בְּתוֹךְ עֶשְׂרִים וְאַרְבָּעָה חֹדֶשׁ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּתְאָרֵס וְלֹא תִּינָּשֵׂאNos Maîtres ont enseigné : une nourrice dont le mari est mort dans les vingt-quatre mois suivant la naissance de l'enfant ne doit ni se fiancer ni se marier
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