Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא לְרַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, קַמַּיְיתָא מִשּׁוּם סִימְפּוֹן וּבָתְרָיְיתָא מִשּׁוּם סִימְפּוֹן, מַאי בֵּינַיְיהוּ?Mais selon Rav Chmouel bar Yehouda, la première règle est à cause du simpon (annulation du mariage pour vice découvert) et la dernière à cause du simpon : quelle différence y a-t-il entre elles ?
- אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ בְּדִיקַת חוּץ. מָר סָבַר: בְּדִיקַת חוּץ — שְׁמָהּ בְּדִיקָה. וּמָר סָבַר: בְּדִיקַת חוּץ — לֹא שְׁמָהּ בְּדִיקָה.Il y a entre elles l'examen du dehors : l'examen de la femme par les parentes du fiancé, nécessairement superficiel. Ce Maître (la première Michna) estime que l'examen du dehors s'appelle un examen, et une fois la date arrivée on ne craint plus le simpon ; et ce Maître (le tribunal suivant) estime que l'examen du dehors ne s'appelle pas un examen, si bien que la crainte subsiste.
- מַתְנִי׳ הַמַּקְדִּישׁ מַעֲשֵׂה יְדֵי אִשְׁתּוֹ — הֲרֵי זוֹ עוֹשָׂה וְאוֹכֶלֶת. הַמּוֹתָר, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: הֶקְדֵּשׁ, רַבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר אוֹמֵר: חוּלִּין.MICHNA : Celui qui consacre le travail des mains de sa femme, c'est-à-dire ce qu'elle produit et qui revient à son mari : elle travaille et mange de ce travail, la consécration étant sans effet. Quant au surplus, ce qu'elle produit au-delà de la quantité fixée, Rabbi Méïr dit : il est hekdech (consacré au Temple) ; Rabbi Yo'hanan HaSandlar (le sandalier) dit : il est 'houlin (profane).
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: יְכוֹלָה אִשָּׁה לוֹמַר לְבַעְלָהּ ״אֵינִי נִיזּוֹנֶת וְאֵינִי עוֹשָׂה״. קָסָבַר: כִּי תַּקִּינוּ רַבָּנַן מְזוֹנֵי — עִיקָּר, וּמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ מִשּׁוּם אֵיבָה. וְכִי אָמְרָה ״אֵינִי נִיזּוֹנֶת וְאֵינִי עוֹשָׂה״ — הָרְשׁוּת בְּיָדָהּ.GUEMARA : Rav Houna a dit au nom de Rav : une femme peut dire à son mari : « je ne suis pas entretenue par toi et je ne travaille pas pour toi ». Il estime que, lorsque nos Maîtres ont institué les obligations entre époux, l'entretien de la femme était l'essentiel, et le travail de ses mains n'a été attribué au mari qu'à cause de l'inimitié : s'il devait la nourrir sans profiter de son travail, il lui en voudrait. Et lorsqu'elle dit : « je ne suis pas entretenue et je ne travaille pas », elle en a le droit, l'institution ayant été faite en sa faveur.
- מֵיתִיבִי: תִּקְּנוּ מְזוֹנוֹת תַּחַת מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ! אֵימָא: תִּקְּנוּ מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ תַּחַת מְזוֹנוֹת.On a objecté à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : ils ont institué l'entretien en échange du travail de ses mains ! L'institution principale serait donc le droit du mari sur son travail, contrairement à Rav Houna. On répond : dis plutôt : ils ont institué le travail de ses mains en échange de l'entretien.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הַמַּקְדִּישׁ מַעֲשֵׂה יְדֵי אִשְׁתּוֹ — הֲרֵי הִיא עוֹשָׂה וְאוֹכֶלֶת. מַאי לָאו, בְּנִיזּוֹנֶת? לָא, בְּשֶׁאֵינָהּ נִיזּוֹנֶת.Faut-il dire que notre Michna l'appuie : « Celui qui consacre le travail des mains de sa femme : elle travaille et mange » ? N'est-ce pas pour une femme qui est entretenue (dont le mari veut bien la nourrir, mais qui y renonce) ? Non, il s'agit d'une femme qui n'est pas entretenue, le mari n'ayant pas de quoi la nourrir.
- אִי בְּשֶׁאֵינָהּ נִיזּוֹנֶת, מַאי לְמֵימְרָא? אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר יָכוֹל הָרַב לוֹמַר לָעֶבֶד ״עֲשֵׂה עִמִּי וְאֵינִי זָנָךְ״ — הָנֵי מִילֵּי בְּעֶבֶד כְּנַעֲנִי, דְּלָא כְּתִיב בֵּיהּ ״עִמָּךְ״, אֲבָל עֶבֶד עִבְרִי, דִּכְתִיב בֵּיהּ ״עִמָּךְ״ — לָא, וְכׇל שֶׁכֵּן אִשְׁתּוֹ!Si c'est pour une femme qui n'est pas entretenue, à quoi bon le dire ? Même selon celui qui dit que le maître peut dire à l'esclave : « travaille avec moi et je ne te nourris pas », ces paroles ne valent que pour un esclave cananéen, à propos duquel il n'est pas écrit « avec toi » ; mais pour un esclave hébreu, à propos duquel il est écrit « avec toi » (Deutéronome 15, 16), non ; et à plus forte raison sa femme !
- סֵיפָא אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ: מוֹתָר, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: הֶקְדֵּשׁ, רַבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר אוֹמֵר: חוּלִּין.C'est la fin de la Michna qui lui était nécessaire : le surplus, Rabbi Méïr dit : il est hekdech ; Rabbi Yo'hanan HaSandlar dit : il est 'houlin.
- וּפְלִיגָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לָא תֵּימָא טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר מִשּׁוּם דְּקָסָבַר אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם. אֶלָּא טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר, מִתּוֹךְ שֶׁיָּכוֹל לְכוּפָּהּ לְמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ — נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר לָהּ ״יִקְדְּשׁוּ יָדַיִךְ לְעוֹשֵׂיהֶם״.Et cet avis de Rav Houna est en désaccord avec celui de Rech Lakich. Car Rech Lakich a dit : ne dis pas que la raison de Rabbi Méïr est qu'il estime qu'une personne peut consacrer une chose qui n'est pas venue au monde. Mais la raison de Rabbi Méïr est que, puisqu'il peut la contraindre au travail de ses mains, il est considéré comme s'il lui disait : « que tes mains soient consacrées à Celui qui les a faites » ; or les mains existent déjà. Rech Lakich suppose donc qu'il peut la contraindre, et qu'elle ne peut dire : « je ne suis pas entretenue et je ne travaille pas ».
- וְהָא לָא אֲמַר לַהּ הָכִי! כֵּיוָן דְּשָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר: אֵין אָדָם מוֹצִיא דְּבָרָיו לְבַטָּלָה — נַעֲשֶׂה כְּאוֹמֵר לָהּ ״יִקְדְּשׁוּ יָדַיִךְ לְעוֹשֵׂיהֶם״.Mais il ne lui a pas dit cela ! Il a parlé du travail de ses mains, non de ses mains. Puisque nous avons entendu Rabbi Méïr dire : une personne ne prononce pas ses paroles en vain, ce qu'il a dit se lit de manière à avoir un effet, et il est considéré comme s'il lui disait : « que tes mains soient consacrées à Celui qui les a faites ».
- וְסָבַר רַבִּי מֵאִיר אֵין אָדָם מַקְדִּישׁ דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם? וְהָתַנְיָא, הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי לְאַחַר שֶׁאֶתְגַּיֵּיר״, אוֹ: ״לְאַחַר שֶׁתִּתְגַּיְּירִי״, ״לְאַחַר שֶׁאֶשְׁתַּחְרֵר״, ״לְאַחַר שֶׁתִּשְׁתַּחְרְרִי״, ״לְאַחַר שֶׁיָּמוּת בַּעְלִיךְ״, אוֹ ״שֶׁתָּמוּת אֲחוֹתִיךְ״, אוֹ: ״לְאַחַר שֶׁיַּחְלוֹץ לִיךְ יְבָמִיךְ״, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מְקוּדֶּשֶׁת.Et Rabbi Méïr estime-t-il qu'une personne ne peut pas consacrer une chose qui n'est pas venue au monde ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : celui qui dit à une femme : « te voici consacrée à moi après que je me serai converti », ou « après que tu te seras convertie », « après que je serai affranchi », « après que tu seras affranchie », « après que ton mari sera mort », ou « que ta sœur sera morte », ou « après que ton yavam (beau-frère tenu au lévirat) aura accompli pour toi la 'halitsa » (cérémonie libérant la veuve du lévirat), Rabbi Méïr dit : elle est consacrée.
- מֵהַהִיא — אִין, מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.De celle-là, oui, on peut l'apprendre ; de celle-ci (notre Michna), il n'y a rien à apprendre, puisqu'elle peut s'expliquer autrement, comme l'a fait Rech Lakich.
- הַמּוֹתָר, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר הֶקְדֵּשׁ. אֵימַת קָדוֹשׁ? רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: מוֹתָר לְאַחַר מִיתָה קָדוֹשׁ. רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר: מוֹתָר מֵחַיִּים קָדוֹשׁ.Le surplus, Rabbi Méïr dit : il est hekdech. Quand devient-il consacré ? Rav et Chmouel ont dit tous deux : le surplus est consacré après la mort de la femme. Rav Adda bar Ahava a dit : le surplus est consacré de son vivant.
- הָוֵי בַּהּ רַב פָּפָּא: בְּמַאי? אִילֵימָא בְּמַעֲלֶה לָהּ מְזוֹנוֹת וּמַעֲלֶה לָהּ מָעָה כֶּסֶף לִצְרָכֶיהָ — מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּאָמַר לְאַחַר מִיתָה קָדוֹשׁ?Rav Pappa s'est interrogé à ce sujet : de quoi s'agit-il ? Si l'on dit que c'est lorsqu'il lui fournit l'entretien et lui fournit un ma'a d'argent (petite pièce) par semaine pour ses besoins, quelle est la raison de celui qui dit qu'il est consacré après la mort ? Le surplus est à lui dès maintenant.
- וְאֶלָּא כְּשֶׁאֵין מַעֲלֶה לָהּ מְזוֹנוֹת וְלֹא מַעֲלֶה לָהּ מָעָה כֶּסֶף לִצְרָכֶיהָ — מַאי טַעְמָא דְּמַאן דְּאָמַר מֵחַיִּים קָדוֹשׁ?Mais si c'est lorsqu'il ne lui fournit pas l'entretien et ne lui fournit pas de ma'a d'argent pour ses besoins, quelle est la raison de celui qui dit qu'il est consacré de son vivant ? Le surplus lui appartient à elle.
- לְעוֹלָם בְּמַעֲלֶה לָהּ מְזוֹנוֹת וְאֵינוֹ מַעֲלֶה לָהּ מָעָה כֶּסֶף לִצְרָכֶיהָ. רַב וּשְׁמוּאֵל סָבְרִי: תִּקְּנוּEn réalité, il s'agit du cas où il lui fournit l'entretien et ne lui fournit pas de ma'a d'argent pour ses besoins. Rav et Chmouel estiment : ils ont institué
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