Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קוּבְיוּסְטוּס — הִגִּיעוֹ. מַאי אִיכָּא — לִסְטִים מְזוּיָּין אוֹ מוּכְתָּב לַמַּלְכוּת, הָנְהוּ קָלָא אִית לְהוּ.(La vente d'un esclave qui se révèle être un voleur ou) un kouviostous (mot d'origine grecque : voleur d'hommes selon Rachi, joueur de dés selon Rabbénou 'Hananel et Steinsaltz) : il lui est échu ; le vendeur a saisi l'acheteur, qui ne peut annuler la vente pour un tel défaut, courant chez les esclaves. Qu'y a-t-il à dire si l'esclave s'avère être un brigand armé ou un homme inscrit pour la mort par le pouvoir royal, défauts graves et peu courants ? Ceux-là ont une rumeur : ils sont de notoriété publique ; l'acheteur les connaissait donc et les a acceptés, si bien qu'il n'y a pas lieu d'annuler la vente.
- מִכְּדִי, בֵּין לְמָר וּבֵין לְמָר לָא אָכְלָה, מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ קִבֵּל, מָסַר, וְהָלַךְ.Après tout, selon ce Maître-ci (Oulla) comme selon ce Maître-là (Rav Chmouel bar Yehouda), elle ne mange pas de terouma (prélèvement donné au Cohen, prêtre) ; quelle différence y a-t-il donc entre eux ? Il y a entre eux les cas où il a accepté, où il a remis ou où il est allé : si le mari a expressément accepté les défauts de la femme, il n'y a plus à craindre l'annulation du mariage, mais on craint encore qu'elle ne donne du vin de terouma à sa famille ; si en revanche le père l'a remise aux envoyés du mari, ou si ses propres envoyés sont allés avec eux, on ne craint plus qu'elle en donne à sa famille, puisque celle-ci n'est plus auprès d'elle, mais on craint encore l'annulation.
- רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: נוֹתְנִין לָהּ הַכֹּל תְּרוּמָה וְכוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: מַחְלוֹקֶת בְּבַת כֹּהֵן לְכֹהֵן, אֲבָל בְּבַת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן — דִּבְרֵי הַכֹּל מֶחֱצָה חוּלִּין וּמֶחֱצָה תְּרוּמָה.La Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) a enseigné au sujet de la fiancée d'un Cohen arrivée à la date prévue du mariage : Rabbi Tarfon dit : on lui donne tout en terouma, etc. ; et Rabbi Akiva dit : moitié en denrées profanes et moitié en terouma. Abayé a dit : la machlokèt (divergence d'opinions) porte sur une fille de Cohen fiancée à un Cohen ; mais pour une fille d'Israélite fiancée à un Cohen, de l'avis de tous on lui donne moitié en denrées profanes et moitié en terouma : la fille de Cohen connaît les règles de la terouma et sait comment agir pendant ses jours d'impureté, tandis que la fille d'Israélite n'en a pas l'habitude.
- וְאָמַר אַבָּיֵי: מַחְלוֹקֶת בַּאֲרוּסָה, אֲבָל בִּנְשׂוּאָה — דִּבְרֵי הַכֹּל מֶחֱצָה חוּלִּין וּמֶחֱצָה תְּרוּמָה.Et Abayé a dit aussi : la machlokèt porte sur une fiancée dont la date du mariage est arrivée, mais pour une femme mariée, de l'avis de tous son mari doit lui donner moitié en denrées profanes et moitié en terouma, car il ne convient pas qu'une épouse ait à se donner la peine de vendre la terouma pour se procurer des denrées profanes.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: נוֹתְנִין לָהּ הַכֹּל תְּרוּמָה. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מֶחֱצָה חוּלִּין וּמֶחֱצָה תְּרוּמָה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּבַת כֹּהֵן לְכֹהֵן, אֲבָל בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן — דִּבְרֵי הַכֹּל מֶחֱצָה חוּלִּין וּמֶחֱצָה תְּרוּמָה. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בַּאֲרוּסָה, אֲבָל בִּנְשׂוּאָה — דִּבְרֵי הַכֹּל מֶחֱצָה חוּלִּין וּמֶחֱצָה תְּרוּמָה.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Tarfon dit : on lui donne tout en terouma. Rabbi Akiva dit : moitié en denrées profanes et moitié en terouma. À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? À propos d'une fille de Cohen fiancée à un Cohen ; mais pour une fille d'Israélite fiancée à un Cohen, de l'avis de tous c'est moitié en denrées profanes et moitié en terouma. À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites ? À propos d'une fiancée, mais pour une femme mariée, de l'avis de tous c'est moitié en denrées profanes et moitié en terouma.
- רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא אוֹמֵר: נוֹתְנִין לָהּ שְׁתֵּי יָדוֹת שֶׁל תְּרוּמָה, וְאַחַת שֶׁל חוּלִּין. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נוֹתֵן לָהּ הַכֹּל תְּרוּמָה, וְהִיא מוֹכֶרֶת וְלוֹקַחַת בַּדָּמִים חוּלִּין. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁהוּזְכְּרָה תְּרוּמָה — נוֹתְנִין לָהּ כִּפְלַיִם בְּחוּלִּין.Rabbi Yehouda ben Betéra dit : on lui donne deux parts de terouma et une part de denrées profanes. Rabbi Yehouda dit : on lui donne tout en terouma, et elle vend celle-ci pendant ses jours d'impureté et achète avec l'argent des denrées profanes ; il faut donc que la quantité donnée y suffise, car la terouma vaut moins cher que les denrées profanes. Rabban Chimon ben Gamliel dit : partout où la terouma est mentionnée, on lui donne le double de ce qu'elle recevrait en denrées profanes, afin qu'elle trouve sans peine des acheteurs en vendant à bas prix.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ טִירְחָא.Quelle différence y a-t-il entre eux ? (entre Rabbi Yehouda et Rabban Chimon ben Gamliel). Il y a entre eux la peine : selon Rabbi Yehouda, elle doit se donner de la peine pour vendre la terouma à sa valeur et obtenir ce qu'il lui faut ; selon Rabban Chimon ben Gamliel, on lui en donne davantage pour lui épargner cette peine.
- הַיָּבָם אֵינוֹ מַאֲכִיל בִּתְרוּמָה. מַאי טַעְמָא? ״קִנְיַן כַּסְפּוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְהַאי קִנְיָן דְּאָחִיו הוּא.La Michna a enseigné : le yavam (beau-frère tenu au lévirat) ne fait pas manger de terouma à la yevama (veuve de son frère). Quelle est la raison ? Le Miséricordieux a dit dans la Torah : « l'acquisition de son argent » (Lévitique 22, 11) mangera de la terouma, et celle-ci est l'acquisition de son frère, non la sienne, tant qu'il ne l'a pas épousée.
- עָשְׂתָה שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים בִּפְנֵי הַבַּעַל. הַשְׁתָּא בִּפְנֵי הַבַּעַל אָמְרַתְּ לָא, בִּפְנֵי הַיָּבָם מִיבַּעְיָא?! ״זוֹ וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר זוֹ״ קָתָנֵי.La Michna a enseigné : si elle a passé six mois en présence du mari (à sa charge, après la demande de mariage) et six autres en présence du yavam, elle ne mange pas de terouma ; et de même si tout le temps s'est passé en présence du mari, ou tout le temps en présence du yavam. Or, alors que pour le temps passé en présence du mari tu as dit que non, elle n'en mange pas, faut-il le dire pour le temps passé en présence du yavam ?! Le Tanna enseigne selon la forme : « ceci, et il n'est pas nécessaire de dire cela », allant du cas le moins évident au plus évident.
- זוֹ מִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה כּוּ׳. מַאי טַעְמָא? אָמַר עוּלָּא, וְאִיתֵּימָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה: מִשּׁוּם סִימְפּוֹן.La Michna a enseigné : ceci est la première Michna, etc. ; le tribunal suivant a décidé qu'elle ne mange de la terouma qu'une fois entrée sous le dais nuptial. Quelle est la raison ? Oulla a dit, et certains disent que c'est Rav Chmouel bar Yehouda : c'est à cause du simpon (annulation du mariage pour vice découvert), car on découvrirait alors rétroactivement qu'elle a mangé indûment de la terouma.
- בִּשְׁלָמָא לְעוּלָּא, קַמַּיְיתָא שֶׁמָּא יִמְזְגוּ לָהּ כּוֹס בְּבֵית אָבִיהָ, וּבָתְרָיְיתָא מִשּׁוּם סִימְפּוֹן.Cela se comprend selon Oulla : la première règle (lui interdire la terouma dès les fiançailles) s'explique par la crainte qu'on ne lui verse une coupe de vin de terouma dans la maison de son père ; et la dernière (l'interdire même après la date fixée, jusqu'au dais nuptial), à cause du simpon : il y a bien deux raisons pour deux règles.
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