Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְקַיְימָא לַן: מַאי ״כּוֹתֵב״ — אוֹמֵר!Et nous tenons pour établi : que signifie « il écrit » ? Il dit. Une déclaration orale suffit donc pour renoncer aux fruits : pour Rabbi Yehouda, une condition orale vaut en matière rabbinique d'argent.
- אָמַר אַבָּיֵי: לַכֹּל יֵשׁ כְּתוּבָּה, וְלֹא לַכֹּל יֵשׁ פֵּירוֹת. מִילְּתָא דִּשְׁכִיחָא — עֲבַדוּ בַּהּ רַבָּנַן חִיזּוּק, מִילְּתָא דְלָא שְׁכִיחָא — לָא עֲבַדוּ בַּהּ רַבָּנַן חִיזּוּק.Abayé a dit : tout le monde a une ketouba (contrat de mariage), mais tout le monde n'a pas des fruits, car toutes les femmes n'apportent pas de biens. Pour une chose fréquente, les Sages (Rabbanan) ont fait un renforcement ; pour une chose qui n'est pas fréquente, les Sages n'ont pas fait de renforcement.
- הֲרֵי חַמָּרִים, דִּשְׁכִיחִי, וְלָא עֲבַדוּ לַהּ רַבָּנַן חִיזּוּק!On objecte : voici les âniers, qui sont fréquents, et pourtant, selon Rabbi Yehouda, les Sages n'ont pas fait de renforcement à leur sujet !
- דִּתְנַן: הַחַמָּרִין שֶׁנִּכְנְסוּ לָעִיר, וְאָמַר אֶחָד מֵהֶן: שֶׁלִּי חָדָשׁ, וְשֶׁל חֲבֵרִי יָשָׁן. שֶׁלִּי אֵינוֹ מְתוּקָּן, וְשֶׁל חֲבֵרִי מְתוּקָּן אֵין נֶאֱמָנִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נֶאֱמָנִים.Car nous avons appris dans une Michna : les âniers qui sont entrés dans une ville, et l'un d'eux a dit : « Le mien est nouveau, encore humide, et celui de mon compagnon est ancien ; le mien n'est pas prélevé, et celui de mon compagnon est prélevé » : ils ne sont pas crus, car on craint qu'ils ne s'entendent pour se rendre ce service d'une ville à l'autre. Rabbi Yehouda dit : ils sont crus.
- אָמַר אַבָּיֵי: וַדַּאי דְּדִבְרֵיהֶם — עֲבַדוּ רַבָּנַן חִיזּוּק. סָפֵק דְּדִבְרֵיהֶם, לָא עֲבַדוּ רַבָּנַן חִיזּוּק. רָבָא אָמַר: בִּדְמַאי הֵקֵילּוּ.Abayé a dit : pour une chose certaine de leurs paroles, les Sages ont fait un renforcement ; pour une chose douteuse de leurs paroles, les Sages n'ont pas fait de renforcement. Rava a dit : pour le demaï (produit dont on doute que les dîmes aient été prélevées) ils ont été indulgents, car la plupart des gens du peuple prélèvent les dîmes.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל הַפּוֹחֵת וְכוּ׳. כׇּל הַפּוֹחֵת אֲפִילּוּ בִּתְנָאָה — אַלְמָא קָסָבַר תְּנָאוֹ בָּטֵל, וְאִית לַהּ. וְכֵיוָן דְּאָמַר לַהּ ״לֵית לִיךְ אֶלָּא מָנֶה״ — לָא סָמְכָא דַּעְתַּהּ, וְהָוְיָא לַהּ בְּעִילָתוֹ בְּעִילַת זְנוּת.La Michna a enseigné : Rabbi Méïr dit : quiconque diminue, etc. « Quiconque diminue », même par une condition. Il apparaît donc qu'il pense que sa condition est nulle, et elle a droit à toute la somme ; mais puisqu'il lui a dit : « Tu n'as qu'un manè », elle ne s'y fie pas, et sa relation avec elle devient une relation de débauche.
- וְהָא שָׁמְעִינַן לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר דְּאָמַר: כׇּל הַמַּתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה — תְּנָאוֹ בָּטֵל. הָא בִּדְרַבָּנַן — תְּנָאוֹ קַיָּים?! קָסָבַר רַבִּי מֵאִיר כְּתוּבָּה דְּאוֹרָיְיתָא.Mais nous avons entendu Rabbi Méïr dire : quiconque stipule contre ce qui est écrit dans la Torah, sa condition est nulle ; donc, pour ce qui est d'ordre rabbinique, sa condition est valable ! Réponse : Rabbi Méïr pense que la ketouba est d'ordre toranique.
- תַּנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל הַפּוֹחֵת לִבְתוּלָה מִמָּאתַיִם וּלְאַלְמָנָה מִמָּנֶה — הֲרֵי זוֹ בְּעִילַת זְנוּת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: רַשַּׁאי. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רָצָה, כּוֹתֵב לִבְתוּלָה שְׁטָר שֶׁל מָאתַיִם, וְהִיא כּוֹתֶבֶת לוֹ: ״הִתְקַבַּלְתִּי מִמְּךָ מָנֶה״, וּלְאַלְמָנָה מָנֶה, וְהִיא כּוֹתֶבֶת לוֹ: ״הִתְקַבַּלְתִּי מִמְּךָ חֲמִשִּׁים זוּז״.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr dit : quiconque diminue la ketouba en dessous de deux cents pour une vierge et d'un manè pour une veuve, c'est une relation de débauche. Rabbi Yossé dit : il en a le droit. Rabbi Yehouda dit : s'il le souhaite, il écrit pour une vierge un acte de deux cents, et elle lui écrit : « J'ai reçu de toi un manè » ; et pour une veuve un manè, et elle lui écrit : « J'ai reçu de toi cinquante zouz ».
- וְסָבַר רַבִּי יוֹסֵי רַשַּׁאי? וּרְמִינְהִי: אֵין עוֹשִׂין כְּתוּבַּת אִשָּׁה מִטַּלְטְלִין, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: וְכִי מָה תִּיקּוּן הָעוֹלָם יֵשׁ בְּזוֹ? וַהֲלֹא אֵין קְצוּבִין וּפוֹחֲתִין!Mais Rabbi Yossé pense-t-il qu'il en a le droit ? Or on oppose cette baraïta : on n'établit pas la ketouba d'une femme sur des biens meubles, pour le bon ordre du monde. Rabbi Yossé a dit : quel bon ordre du monde y a-t-il là ? Ils n'ont pas de valeur fixe et ils se déprécient !
- תַּנָּא קַמָּא נָמֵי ״אֵין עוֹשִׂין״ קָאָמַר! אֶלָּא לָאו הָכִי קָאָמַר: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּשֶׁלֹּא קִבֵּל עָלָיו אַחְרָיוּת, אֲבָל קִבֵּל עָלָיו אַחְרָיוּת — עוֹשִׂין. וַאֲתָא רַבִּי יוֹסֵי לְמֵימַר כִּי קִיבֵּל עָלָיו אַחְרָיוּת אַמַּאי עוֹשִׂין? וַהֲלֹא אֵין קְצוּבִין וּפוֹחֲתִין!Le premier Tanna aussi dit : « on n'établit pas » ! En quoi Rabbi Yossé diverge-t-il de lui ? Mais n'est-ce pas qu'il veut dire ceci : en quoi ces paroles sont-elles dites ? Quand il n'a pas pris sur lui la garantie ; mais s'il a pris sur lui la garantie, on l'établit. Et Rabbi Yossé est venu dire : même quand il a pris sur lui la garantie, pourquoi l'établit-on ? Ils n'ont pas de valeur fixe et ils se déprécient !
- הַשְׁתָּא, וּמָה הָתָם דְּדִלְמָא פָּחֲתִי — חָיֵישׁ רַבִּי יוֹסֵי, הָכָא, דְּוַדַּאי קָא פָּחֲתָה — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם לָא יָדְעָה דְּתַחֵיל, הָכָא יָדְעָה וְקָא מָחֲלָה.Maintenant : si là-bas, où peut-être ils se déprécieront, Rabbi Yossé s'inquiète, ici, où elle diminue certainement sa ketouba, à plus forte raison ! Réponse : Est-ce comparable ? Là-bas, elle ne sait pas et n'a pas pu y renoncer ; ici, elle sait et elle renonce.
- אֲחָתֵיהּ דְּרָמֵי בַּר חָמָא הֲוָת נְסִיבָא לְרַב אַוְיָא.La sœur de Rami bar 'Hama était mariée à Rav Avya.
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