Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יֵשׁ בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים — לֹא יַחֲזִיר, שֶׁבֵּית דִּין נִפְרָעִין מֵהֶן.elles comportent une garantie sur les biens, il ne les rendra pas, car le tribunal fait percevoir par elles sur les acheteurs.
- אֵין בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים — יַחֲזִיר, שֶׁאֵין בֵּית דִּין נִפְרָעִין מֵהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה לֹא יַחֲזִיר, שֶׁבֵּית דִּין נִפְרָעִין מֵהֶן.Si elles ne comportent pas de garantie sur les biens, il les rendra, car le tribunal ne fait pas percevoir par elles, tel est l'avis de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Dans l'un et l'autre cas, il ne les rendra pas, car le tribunal fait percevoir par elles.
- רֵישָׁא רַבִּי מֵאִיר וְסֵיפָא רַבִּי יְהוּדָה! וְכִי תֵּימָא כּוּלַּהּ רַבִּי מֵאִיר הִיא, וְשָׁאנֵי לֵיהּ לְרַבִּי מֵאִיר בֵּין כְּתוּבָּה לִשְׁטָרֵי. וּמִי שָׁאנֵי לֵיהּ?Le début est donc de Rabbi Méïr et la fin de Rabbi Yehouda ! Et si tu dis que tout est de Rabbi Méïr, et que pour Rabbi Méïr, il y a une différence entre la ketouba (contrat de mariage) et les actes ordinaires, y a-t-il pour lui une différence ?
- וְהָתַנְיָא: חֲמִשָּׁה גּוֹבִין מִן הַמְחוֹרָרִין, וְאֵלּוּ הֵן: פֵּירוֹת, וּשְׁבַח פֵּירוֹת, וְהַמְקַבֵּל עָלָיו לָזוּן אֶת בֶּן אִשְׁתּוֹ וּבַת אִשְׁתּוֹ, וְגֵט חוֹב שֶׁאֵין בּוֹ אַחְרָיוּת, וּכְתוּבַּת אִשָּׁה שֶׁאֵין בָּהּ אַחְרָיוּת.Mais voici qu'il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Cinq créances se perçoivent sur les biens libres, et les voici : les fruits, la plus-value des fruits, celui qui s'engage à nourrir le fils de sa femme ou la fille de sa femme, l'acte de dette sans garantie, et la ketouba d'une femme sans garantie.
- מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר אַחְרָיוּת לָאו טָעוּת סוֹפֵר הוּא — רַבִּי מֵאִיר, וְקָתָנֵי כְּתוּבַּת אִשָּׁה.De qui as-tu entendu dire que l'absence de garantie n'est pas une erreur du scribe ? De Rabbi Méïr, et il enseigne pourtant la ketouba d'une femme : il n'y a donc pas pour lui de différence.
- אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי מֵאִיר, וְאִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי יְהוּדָה. אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי יְהוּדָה: הָתָם כָּתְבָה לֵיהּ ״הִתְקַבַּלְתִּי״, הָכָא לָא כָּתְבָה לֵיהּ ״הִתְקַבַּלְתִּי״.Si tu veux, dis que c'est Rabbi Méïr, et si tu veux, dis que c'est Rabbi Yehouda. Si tu veux, dis Rabbi Yehouda : là, dans l'autre Michna, elle lui a écrit « j'ai reçu » ; ici, elle ne lui a pas écrit « j'ai reçu ».
- אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי מֵאִיר: מַאי ״חַיָּיב״ דְּקָתָנֵי — מִן הַמְחוֹרָרִין.Si tu veux, dis Rabbi Méïr : que signifie « il est obligé » qui est enseigné ? Qu'il paie sur les biens libres.
- לֹא כָּתַב לָהּ וְכוּ׳. אָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: אֵשֶׁת יִשְׂרָאֵל שֶׁנֶּאֶנְסָה — אֲסוּרָה לְבַעְלָהּ. חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תְּחִלָּתָהּ בְּאוֹנֶס וְסוֹפָהּ בְּרָצוֹן.« S'il ne lui a pas écrit, etc. » Le père de Chmouel a dit : La femme d'un Israélite qui a été violée est interdite à son mari. Nous craignons que cela n'ait commencé sous la contrainte et se soit terminé avec consentement.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב לַאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: ״אִם תִּשְׁתְּבַאי, אֶפְרְקִינִּךְ וְאוֹתְבִינִּךְ לִי לְאִינְתּוּ״! אִישְׁתִּיק.Rav a objecté au père de Chmouel : La ketouba stipule : « Si tu es captive, je te rachèterai et je te rétablirai auprès de moi comme épouse » ! Elle reste donc permise, malgré le risque de viol. Il se tut.
- קָרֵי רַב עֲלֵיהּ דַּאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: ״שָׂרִים עָצְרוּ בְמִלִּים וְכַף יָשִׂימוּ לְפִיהֶם״. מַאי אִית לֵיהּ לְמֵימַר? בִּשְׁבוּיָה הֵקֵילּוּ.Rav lut à propos du père de Chmouel : « Les princes retenaient leurs paroles et posaient la main sur leur bouche » (Job 29, 9). Le verset implique qu'il avait une réponse : Qu'avait-il à dire ? Pour la captive, ils ont été indulgents, car on ignore si elle a été violée.
- וְלַאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל, אוֹנֶס דְּשַׁרְיַהּ רַחֲמָנָא הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? כְּגוֹן דְּקָאָמְרִי עֵדִים בְּצוֹוַחַת מִתְּחִלָּה וְעַד סוֹף.Et selon le père de Chmouel, le viol que la Torah permet, comment le trouves-tu ? Il reste toujours à craindre un consentement final. Par exemple lorsque des témoins disent qu'elle a crié du début à la fin.
- וּפְלִיגָא דְּרָבָא. דְּאָמַר רָבָא: כֹּל שֶׁתְּחִלָּתָהּ בְּאוֹנֶס וְסוֹף [בְּרָצוֹן, אֲפִילּוּ] הִיא אוֹמֶרֶת: הַנִּיחוּ לוֹ, שֶׁאִלְמָלֵא (לֹא) נִזְקַק לָהּ הִיא שׂוֹכַרְתּוֹ, מוּתֶּרֶת. מַאי טַעְמָא — יֵצֶר אַלְבְּשַׁהּ.Et il diverge de Rava. Car Rava a dit : Tout acte qui a commencé sous la contrainte et s'est terminé avec consentement, même si elle dit : « Laissez-le, car s'il ne s'était pas uni à elle, c'est elle qui l'aurait payé », elle est permise. Quelle en est la raison ? Le désir l'a envahie.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרָבָא ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״, אֲסוּרָה. הָא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת. וְיֵשׁ לְךָ אַחֶרֶת, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת, וְאֵיזוֹ — זוֹ כֹּל שֶׁתְּחִלָּתָהּ בְּאוֹנֶס וְסוֹפָהּ בְּרָצוֹן.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rava : « Et elle n'a pas été prise de force » (Nombres 5, 13) : elle est interdite. D'où il suit que si elle a été prise de force, elle est permise. Et il y en a pour toi une autre, qui, bien qu'elle n'ait pas été prise de force, est permise. Laquelle ? C'est celle dont l'acte a commencé sous la contrainte et s'est terminé avec consentement.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״ — אֲסוּרָה, הָא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת. וְיֵשׁ לְךָ אַחֶרֶת, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁנִּתְפָּשָׂה — אֲסוּרָה, וְאֵיזוֹ — זוֹ אֵשֶׁת כֹּהֵן.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Et elle n'a pas été prise de force » : elle est interdite. D'où il suit que si elle a été prise de force, elle est permise. Et il y en a pour toi une autre, qui, bien qu'elle ait été prise de force, est interdite. Laquelle ? C'est la femme d'un Cohen (prêtre).
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְהִיא לֹא נִתְפָּשָׂה״ — אֲסוּרָה, הָא נִתְפָּשָׂה — מוּתֶּרֶת. וְיֵשׁ לָהּ אַחֶרֶת, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִתְפָּשָׂה, מוּתֶּרֶת. וְאֵיזוֹ — זוֹ שֶׁקִּידּוּשֶׁיהָ קִדּוּשֵׁי טָעוּת, שֶׁאֲפִילּוּ בְּנָהּ מוּרְכָּב עַל כְּתֵיפָהּ — מְמָאֶנֶת וְהוֹלֶכֶת לָהּ.Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel, au nom de Rabbi Ichmaël : « Et elle n'a pas été prise de force » : elle est interdite. D'où il suit que si elle a été prise de force, elle est permise. Et il y en a pour elle une autre, qui, bien qu'elle n'ait pas été prise de force, est permise. Laquelle ? C'est celle dont les kiddouchin (consécration matrimoniale) sont des kiddouchin erronés, car même si son fils est juché sur son épaule, elle refuse et s'en va.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: הָנֵי נְשֵׁי דִּגְנַבוּ גַּנָּבֵי — שַׁרְיָין לְגוּבְרַיְיהוּ. אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב יְהוּדָה: וְהָא קָא מַמְטְיָאן לְהוּ נַהֲמָא! מֵחֲמַת יִרְאָה. וְהָא קָא מְשַׁלְּחָן לְהוּ גִּירֵי! מֵחֲמַת יִרְאָה. וַדַּאי, שַׁבְקִינְהוּ וְאָזְלָן מִנַּפְשַׁיְיהוּ — אֲסִירָן.Rav Yehouda a dit : Ces femmes que des voleurs ont enlevées sont permises à leurs maris. Nos Maîtres dirent à Rav Yehouda : Mais voici qu'elles leur apportent du pain ! Par crainte. Mais voici qu'elles leur passent des flèches ! Par crainte. Certes, s'ils les laissent et qu'elles vont vers eux d'elles-mêmes, elles sont interdites.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁבוּיֵי מַלְכוּת — הֲרֵי הֵן כִּשְׁבוּיִין. גְּנוּבֵי לִיסְטוּת — אֵינָן כִּשְׁבוּיִין. וְהָתַנְיָא אִיפְּכָא!Nos Maîtres ont enseigné : Les captives du royaume sont comme des captives ; celles enlevées par des brigands ne sont pas comme des captives. Mais voici qu'il a été enseigné le contraire !
- מַלְכוּת אַמַּלְכוּת לָא קַשְׁיָא: הָא בְּמַלְכוּת אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ, הָא בְּמַלְכוּת בֶּן נֶצַּר.Royaume contre royaume, ce n'est pas difficile : l'un concerne le royaume d'A'hachvéroch, roi puissant qui n'épousera pas sa captive, l'autre le royaume de Ben Netsar, brigand devenu roi d'un petit territoire, dont la captive espère être épousée.
- לִיסְטוּת אַלִּיסְטוּת לָא קַשְׁיָא: הָא בְּבֶן נֶצַּר, הָא בְּלִיסְטִים דְּעָלְמָא. וּבֶן נֶצַּר, הָתָם קָרֵי לֵיהּ מֶלֶךְ, וְהָכָא קָרֵי לֵיהּ לִסְטִים! אִין, גַּבֵּי אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ — לִסְטִים הוּא, גַּבֵּי לִסְטִים דְּעָלְמָא — מֶלֶךְ הוּא.Brigandage contre brigandage, ce n'est pas difficile : l'un concerne Ben Netsar, l'autre les brigands ordinaires. Mais Ben Netsar, là on l'appelle roi, et ici on l'appelle brigand ! Oui : par rapport à A'hachvéroch, c'est un brigand ; par rapport aux brigands ordinaires, c'est un roi.
- וּבְכֹהֶנֶת אַהְדְּרִינִּךְ לִמְדִינְתִּךָ וְכוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל — חַיָּיב לִפְדוֹתָהּ, שֶׁאֲנִי קוֹרֵא בָּהּ ״וּבְכֹהֶנֶת אַהְדְּרִינִּךְ לִמְדִינְתִּךָ״,« Et pour la femme d'un Cohen : Je te ramènerai dans ta province, etc. » Abayé a dit : Une veuve mariée à un Cohen Gadol (grand prêtre), bien que ce mariage soit interdit par la Torah, il est obligé de la racheter, car j'applique à son sujet : « Et pour la femme d'un Cohen : Je te ramènerai dans ta province ».
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