Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכִי קָאָמַר: וְכֵן מִי שֶׁפֵּירְסָה אִשְׁתּוֹ נִדָּה וְלֹא בָּעַל — הוּא יָשֵׁן בֵּין הָאֲנָשִׁים, וְאִשְׁתּוֹ יְשֵׁנָה בֵּין הַנָּשִׁים.Voici ce qu'il veut dire : et de même, celui dont la femme s'est séparée de lui en devenant nida (en état d'impureté menstruelle) et qui n'a pas encore consommé le mariage : lui dort parmi les hommes et sa femme dort parmi les femmes. En revanche, dans le cas de l'endeuillé, même s'il a déjà consommé le mariage, il dort parmi les hommes et elle parmi les femmes.
- לְמֵימְרָא דַּאֲבֵילוּת קָיְלָא לֵיהּ מִנִּדָּה?La Guemara demande : Est-ce à dire que l'interdit des relations pendant le deuil est plus léger à ses yeux que celui de la nida ? Telle semble être la conclusion, puisque après la première union il peut rester seul avec sa femme nida, mais non avec sa femme lorsque l'un d'eux est en deuil.
- וְהָאָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר חֲנִינָא אָמַר רַב הוּנָא: כׇּל מְלָאכוֹת שֶׁאִשָּׁה עוֹשָׂה לְבַעְלָהּ — נִדָּה עוֹשָׂה לְבַעְלָהּ, חוּץ מִמְּזִיגַת הַכּוֹס וְהַצָּעַת הַמִּטָּה, וְהַרְחָצַת פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו. וְאִלּוּ גַּבֵּי אֲבֵילוּת תַּנְיָא: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ אֵין אָדָם רַשַּׁאי לָכוֹף אֶת אִשְׁתּוֹ לִהְיוֹת כּוֹחֶלֶת וְלִהְיוֹת פּוֹקֶסֶת, בֶּאֱמֶת אָמְרוּ: מוֹזֶגֶת לוֹ הַכּוֹס, וּמַצַּעַת לוֹ הַמִּטָּה, וּמַרְחֶצֶת לוֹ פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו.La Guemara objecte : Mais Rabbi Yits'hak bar 'Hanina n'a-t-il pas dit au nom de Rav Houna : Tous les travaux qu'une femme fait pour son mari, une nida les fait pour son mari, excepté verser la boisson dans la coupe, préparer le lit, et laver son visage, ses mains et ses pieds, car ces gestes sont particulièrement intimes. Tandis qu'à propos du deuil, il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Bien qu'on ait dit qu'un homme n'a pas le droit de contraindre sa femme endeuillée à se farder les yeux et à se poudrer le visage, en vérité on a dit : elle lui verse la coupe, lui prépare le lit, et lui lave le visage, les mains et les pieds. Il semble donc que l'on craigne moins, pendant le deuil, qu'ils en viennent à des relations que dans le cas de la nida.
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן — בַּאֲבֵילוּת דִּידֵיהּ, כָּאן — בַּאֲבֵילוּת דִּידַהּ.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile. Ici, où l'on exige qu'ils dorment séparément, il s'agit de son deuil à lui ; là, où on lui permet de verser la coupe et d'accomplir les autres gestes intimes, il s'agit de son deuil à elle. L'interdit des relations pendant le deuil n'est pas ressenti aussi gravement que celui de la nida ; mais lorsque le deuil est celui de la femme, même si le mari ne se maîtrisait pas, elle n'y consentirait pas, et l'on n'a donc pas restreint leurs rapports.
- וְהָא אָבִיו שֶׁל חָתָן אוֹ אִמָּהּ שֶׁל כַּלָּה קָתָנֵי! כִּי קָתָנֵי, אַשְּׁאָרָא.La Guemara objecte : Mais n'a-t-il pas été enseigné dans cette baraïta : Le père du marié ou la mère de la mariée ? Cela montre qu'il n'y a pas de différence entre lui et elle. La Guemara répond : Lorsqu'il enseigne cela, c'est à propos du reste des règles du deuil citées là-bas, et non à propos de l'interdiction de s'isoler.
- וּמִי שָׁאנֵי בֵּין אֲבֵילוּת דִּידֵיהּ לַאֲבֵילוּת דִּידַהּ? וְהָתַנְיָא: מִי שֶׁמֵּת חָמִיו אוֹ חֲמוֹתוֹ — אֵינוֹ יָכוֹל לָכוֹף אֶת אִשְׁתּוֹ לִהְיוֹת כּוֹחֶלֶת וְלִהְיוֹת פּוֹקֶסֶת, אֶלָּא כּוֹפֶה מִטָּתוֹ, וְנוֹהֵג עִמָּהּ אֲבֵילוּת. וְכֵן הִיא שֶׁמֵּת חָמִיהָ אוֹ חֲמוֹתָהּ — אֵינָהּ רַשָּׁאָה לִהְיוֹת כּוֹחֶלֶת וְלִהְיוֹת פּוֹקֶסֶת, אֶלָּא כּוֹפָה מִטָּתָהּ וְנוֹהֶגֶת עִמּוֹ אֲבֵילוּת.La Guemara demande : Et y a-t-il une différence entre son deuil à lui et son deuil à elle ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Celui dont le beau-père ou la belle-mère est mort ne peut pas contraindre sa femme à se farder les yeux ni à se poudrer le visage ; mais il retourne son lit, comme le font les endeuillés, et observe le deuil avec elle. Et de même elle, dont le beau-père ou la belle-mère est mort, n'a pas le droit de se farder les yeux ni de se poudrer le visage ; mais elle retourne son lit et observe le deuil avec lui. Or, à propos de son deuil à lui, il n'est pas dit qu'il ne doit pas rester seul avec sa femme.
- תְּנִי בַּאֲבֵילוּת דִּידֵיהּ: הוּא יָשֵׁן בֵּין הָאֲנָשִׁים וְאִשְׁתּוֹ יְשֵׁנָה בֵּין הַנָּשִׁים. הָא ״וְכֵן״ קָתָנֵי! כִּי קָתָנֵי, אַכִּיחוּל וְאַפִּירְכּוּס. וְהָא ״עִמּוֹ״ קָתָנֵי, מַאי לָאו עִמּוֹ בַּמִּטָּה! לֹא, עִמּוֹ בַּבַּיִת. וּכְדַאֲמַר לֵיהּ רַב לְחִיָּיא בְּרֵיהּ: בְּאַפַּהּ נְהוֹג אֲבִילוּתָא, דְּלָא בְּאַפַּהּ לָא תִּנְהוֹג אֲבִילוּתָא.La Guemara corrige : Enseigne, à propos de son deuil à lui : Il dort parmi les hommes et sa femme dort parmi les femmes. La Guemara objecte : Mais il est enseigné « et de même » ! Il n'y a donc pas de différence entre les deux cas. Elle répond : Lorsqu'il l'enseigne, c'est à propos du fard et de la poudre. Elle objecte encore : Mais il est enseigné « avec lui » : n'est-ce pas avec lui au lit ? La Guemara répond : Non, avec lui à la maison. Et c'est comme Rav l'a dit à 'Hiya, son fils, lorsque le père de sa femme est mort : En sa présence, observe le deuil ; hors de sa présence, n'observe pas le deuil.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: מִי קָמְדַמֵּית אֲבִילוּתָא דְהָכָא לַאֲבִילוּתָא דְעָלְמָא? אֲבִילוּתָא דְעָלְמָא חֲמִיר, וְלָא אָתֵי לְזַלְזוֹלֵי בֵּיהּ. אֲבֵילוּת דְהָכָא, כֵּיוָן דְּאַקִּילוּ רַבָּנַן, אָתֵי לְזַלְזוֹלֵי בֵּיהּ.Rav Achi a dit que la question reposait sur une erreur : Compares-tu le deuil d'ici au deuil ordinaire ? Le deuil ordinaire est grave, et on n'en vient pas à le traiter à la légère. Le deuil d'ici, juste après le mariage, puisque nos Maîtres l'ont allégé, on en viendra à le traiter à la légère.
- מַאי קוּלָּא? אִילֵּימָא דְּקָתָנֵי בּוֹעֵל בְּעִילַת מִצְוָה וּפוֹרֵשׁ — הָתָם מִשּׁוּם דְּלֹא חָל עָלָיו אֲבִילוּתָא, אִי לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר עַד שֶׁיֵּצֵא מִפֶּתַח הַבַּיִת, אִי לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ עַד שֶׁיִּסָּתֵם הַגּוֹלֵל.Quel est l'allègement ainsi accordé ? Si l'on dit que c'est ce qui est enseigné : Il accomplit l'union de mitsva (commandement) et se sépare, alors là, où le mort a été déposé dans une chambre, c'est parce que le deuil n'a pas encore pris effet sur lui, et il n'y a donc aucun allègement du deuil : soit, selon Rabbi Eliézer, le deuil ne prend effet que lorsque le mort sort par la porte de la maison pour l'enterrement, soit, selon Rabbi Yehochoua, il ne prend effet que lorsque le golel (la dalle qui ferme la tombe ou le cercueil) a été scellé.
- אֶלָּא דְּקָתָנֵי: נוֹהֵג שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּשְׁתֶּה, וְאַחַר כָּךְ נוֹהֵג שִׁבְעַת יְמֵי אֲבֵילוּת.Mais l'allègement est ce qui est enseigné : Il observe les sept jours du festin, et ensuite il observe les sept jours de deuil. Puisque nos Maîtres ont allégé en lui permettant de célébrer le festin bien qu'il soit endeuillé, ils ont interdit qu'il reste seul avec sa femme, de peur qu'il ne prenne d'autres libertés avec le deuil.
- אָמַר מָר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ לֹא יִבְעוֹל, לֹא בָּעֶרֶב שַׁבָּת וְלֹא בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת. בִּשְׁלָמָא בְּעֶרֶב שַׁבָּת — מִשּׁוּם חַבּוּרָה. אֶלָּא בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת, אַמַּאי לָא?Le Maître a dit dans la baraïta : De toute façon, il ne doit pas consommer l'union avec sa jeune épouse vierge, ni la veille de Chabbat ni à la sortie de Chabbat. On comprend pour la veille de Chabbat : c'est à cause de la blessure qui serait infligée pendant Chabbat. Mais à la sortie de Chabbat, pourquoi pas ?
- אָמַר רַבִּי זֵירָא:Rabbi Zeira a dit :
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