Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִרְשׁוּת הַבַּעַל לְנִשּׂוּאִין. מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל — הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הַבַּעַל. הָלַךְ הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָלְכוּ שְׁלוּחֵי הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל — הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הָאָב. מָסְרוּ שְׁלוּחֵי הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל — הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הַבַּעַל.sous l'autorité du mari pour le mariage, c'est-à-dire sous la 'houpa (le dais nuptial). Si le père l'a remise aux envoyés du mari, elle est sous l'autorité du mari. Si le père est allé avec les envoyés du mari, ou si les envoyés du père sont allés avec les envoyés du mari, elle est encore sous l'autorité du père, car il ne l'a pas pleinement remise. Si les envoyés du père l'ont remise aux envoyés du mari, elle est sous l'autorité du mari.
- גְּמָ׳ מַאי לְעוֹלָם? לְאַפּוֹקֵי מִמִּשְׁנָה רִאשׁוֹנָה. דִּתְנַן: הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נִישְּׂאוּ — אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה. קָא מַשְׁמַע לַן, לְעוֹלָם.GUEMARA : Que vient nous dire le mot « toujours » ? Il vient exclure la première version de la Michna, car nous avons appris : Si le moment fixé pour le mariage est arrivé et qu'elles ne se sont pas mariées, elles mangent de ce qui est à lui et elles mangent de la terouma (prélèvement donné au Cohen) s'il est Cohen. La présente Michna nous enseigne : elle reste toujours sous l'autorité du père jusqu'à la 'houpa.
- מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, הֲרֵי הִיא בִּרְשׁוּת הַבַּעַל וְכוּ׳. אָמַר רַב: מְסִירָתָהּ לַכֹּל, חוּץ מִתְּרוּמָה. וְרַב אַסִּי אָמַר: אַף לִתְרוּמָה.Si le père l'a remise aux envoyés du mari, elle est sous l'autorité du mari, etc. Rav a dit : Sa remise vaut pour tout, sauf pour la terouma, dont elle ne mange pas encore. Et Rav Assi a dit : elle vaut même pour la terouma.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב הוּנָא לְרַב אַסִּי, וְאָמְרִי לַהּ חִיָּיא בַּר רַב לְרַב אַסִּי: לְעוֹלָם הִיא בִּרְשׁוּת הָאָב עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה! אֲמַר לְהוּ רַב: לָאו אָמֵינָא לְכוּ לָא תֵּיזְלוּ בָּתַר אִיפְּכָא?! יָכֵול לְשַׁנּוֹיֵי לְכוּ: מְסִירָתָהּ, זוֹ הִיא כְּנִיסָתָהּ לְחוּפָּה.Rav Houna a objecté à Rav Assi, et certains disent : c'est 'Hiya bar Rav qui a objecté à Rav Assi : la Michna dit : Elle est toujours sous l'autorité du père jusqu'à ce qu'elle entre sous la 'houpa ! Rav leur a dit : Ne vous ai-je pas dit de ne pas suivre un texte qui peut se comprendre à l'inverse ? Rav Assi peut vous répondre en l'interprétant : sa remise, c'est cela son entrée sous la 'houpa.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: לִירוּשָּׁתָהּ.Et Chmouel a dit : la remise vaut seulement pour son héritage : le mari hérite d'elle si elle meurt.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לִכְתוּבָּתָהּ. כְּתוּבָּתָהּ מַאי הִיא? דְּאִי מֵתָה יָרֵית לַהּ, הַיְינוּ דִּשְׁמוּאֵל! אָמַר רָבִינָא: לוֹמַר כְּתוּבָּתָהּ מֵאַחֵר מָנֶה.Rech Lakich a dit : elle vaut pour sa ketouba (contrat de mariage). La Guemara demande : Sa ketouba, qu'est-ce à dire ? Que si elle meurt, il hérite d'elle ? C'est la même chose que Chmouel ! Ravina a dit : il vient dire que sa ketouba d'un autre mari sera de cent zouz : si elle devient veuve en chemin puis se remarie, elle a le statut d'une veuve de mariage.
- רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי חֲנִינָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מְסִירָתָהּ לַכֹּל, אַף לִתְרוּמָה.Rabbi Yo'hanan et Rabbi 'Hanina disent tous deux : Sa remise vaut pour tout, même pour la terouma.
- מֵיתִיבִי: הָלַךְ הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָלְכוּ שְׁלוּחֵי הָאָב עִם שְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָיְתָה לָהּ חָצֵר בַּדֶּרֶךְ וְנִכְנְסָה עִמּוֹ לָלִין, אַף עַל פִּי שֶׁכְּתוּבָּתָהּ בְּבֵית בַּעְלָהּ, מֵתָה — אָבִיהָ יוֹרְשָׁהּ.On a objecté : une baraïta enseigne : Si le père est allé avec les envoyés du mari, ou si les envoyés du père sont allés avec les envoyés du mari, ou si elle avait une cour sur le chemin et qu'elle y est entrée avec lui pour y passer la nuit, même si sa ketouba, c'est-à-dire la dot qui y est inscrite, est dans la maison de son mari, si elle meurt, c'est son père qui hérite d'elle.
- מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁמָּסְרוּ שְׁלוּחֵי הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁהָיְתָה לוֹ חָצֵר בַּדֶּרֶךְ וְנִכְנְסָה עִמּוֹ לְשׁוּם נִישּׂוּאִין, אַף עַל פִּי שֶׁכְּתוּבָּתָהּ בְּבֵית אָבִיהָ, מֵתָה — בַּעְלָהּ יוֹרְשָׁהּ.Si le père l'a remise aux envoyés du mari, ou si les envoyés du père l'ont remise aux envoyés du mari, ou s'il avait une cour sur le chemin et qu'elle y est entrée avec lui pour le mariage, même si sa ketouba est dans la maison de son père, si elle meurt, c'est son mari qui hérite d'elle.
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — לִירוּשָּׁתָהּ, אֲבָל לִתְרוּמָה, אֵין אִשָּׁה אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁתִּכָּנֵס לַחוּפָּה. תְּיוּבְתָּא דְכוּלְּהוּ! תְּיוּבְתָּא.À quel propos cela a-t-il été dit ? Pour son héritage. Mais pour la terouma, une femme ne mange de la terouma que lorsqu'elle entre sous la 'houpa. N'est-ce pas une teyouvta (réfutation définitive) de tous ceux qui ont permis la terouma ? Effectivement, c'est une teyouvta.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא: אָמְרַתְּ נִכְנְסָה עִמּוֹ לָלִין. טַעְמָא דְּלָלִין, הָא סְתָמָא — לְשֵׁם נִישּׂוּאִין. אֵימָא סֵיפָא: נִכְנְסָה עִמּוֹ לְשֵׁם נִישּׂוּאִין, הָא סְתָמָא, לָלִין.Ce texte lui-même présente une difficulté. Tu as dit : « Elle y est entrée avec lui pour y passer la nuit. » La raison est qu'elle y est entrée pour y passer la nuit ; donc si elle y est entrée sans précision, c'est pour le mariage. Cite la fin : « Elle y est entrée avec lui pour le mariage » ; donc si elle y est entrée sans précision, c'est pour y passer la nuit ! Les deux déductions se contredisent.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: סְתָמֵי סְתָמֵי קָתָנֵי. סְתַם חָצֵר דִּידַהּ — לָלִין. סְתַם חָצֵר דִּידֵיהּ — לְנִשּׂוּאִין.Rav Achi a dit : Il enseigne en réalité deux cas sans précision. Sans précision, une cour à elle, c'est pour y passer la nuit. Sans précision, une cour à lui, c'est pour le mariage.
- תַּנָּא: מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל וְזִינְּתָה — הֲרֵי זוֹ בְּחֶנֶק. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי אַמֵּי בַּר חָמָא, אָמַר קְרָא: ״לִזְנוֹת בֵּית אָבִיהָ״, פְּרָט לְשֶׁמָּסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל.Un Sage a enseigné : Si le père l'a remise aux envoyés du mari et qu'elle a commis l'adultère, elle est passible de l'étranglement, comme une femme mariée, et non de la lapidation, comme une fiancée. D'où savons-nous cela ? Rabbi Ami bar 'Hama a dit : Le verset dit : « en se prostituant dans la maison de son père » (Deutéronome 22, 21), à l'exclusion du cas où le père l'a remise aux envoyés du mari.
- וְאֵימָא: פְּרָט שֶׁנִּכְנְסָה לַחוּפָּה וְלֹא נִבְעֲלָה!Mais dis plutôt : le verset exclut seulement le cas où elle est entrée sous la 'houpa et n'a pas eu de relation avec son mari !
- אָמַר רָבָא: אֲמַר לִי אַמֵּי, חוּפָּה בְּהֶדְיָא כְּתִיבָא: ״כִּי יִהְיֶה נַעֲרָה בְתוּלָה מְאוֹרָשָׂה לְאִישׁ״. ״נַעֲרָה״ — וְלֹא בּוֹגֶרֶת, ״בְּתוּלָה״ — וְלֹא בְּעוּלָה, ״מְאוֹרָשָׂה״ — וְלֹא נְשׂוּאָה.Rava a dit : Ami m'a dit : La 'houpa est écrite explicitement : elle ne se déduit pas de ce verset, car il est dit : « Si c'est une jeune fille vierge, fiancée à un homme » (Deutéronome 22, 23) : « une jeune fille » et non une femme adulte ; « vierge » et non une femme qui a eu des relations ; « fiancée » et non une femme mariée.
- מַאי ״נְשׂוּאָה״? אִילֵימָא נְשׂוּאָה מַמָּשׁ, הַיְינוּ ״בְּתוּלָה״ וְלֹא בְּעוּלָה! אֶלָּא לָאו, שֶׁנִּכְנְסָה לְחוּפָּה וְלֹא נִבְעֲלָה.Qu'est-ce que cette « mariée » ? Si l'on dit : une femme réellement mariée, qui a eu des relations, c'est déjà exclu par « vierge » et non une femme qui a eu des relations ! Ne s'agit-il donc pas plutôt de celle qui est entrée sous la 'houpa et n'a pas eu de relation ? Ainsi, l'autre verset reste disponible pour le cas de la remise aux envoyés.
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