Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: ״שְׁאֵרָהּ כְּסוּתָהּ״ — לְפוּם שְׁאֵרָהּ תֵּן כְּסוּתָהּ, שֶׁלֹּא יִתֵּן לָהּ לֹא שֶׁל יַלְדָּה לִזְקֵינָהּ, וְלֹא שֶׁל זְקֵינָה לְיַלְדָּה. ״כְּסוּתָהּ וְעוֹנָתָהּ״ — לְפוּם עוֹנָתָהּ תֵּן כְּסוּתָהּ, שֶׁלֹּא יִתֵּן חֲדָשִׁים בִּימוֹת הַחַמָּה, וְלֹא שְׁחָקִים בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים.Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : les mots du verset (Exode 21, 10) doivent se lire ensemble. « Chééra kessouta » (« sa chair, son vêtement ») : selon sa chair, c'est-à-dire son âge, donne-lui son vêtement ; afin qu'il ne lui donne pas les vêtements d'une jeune fille à une vieille femme, ni ceux d'une vieille femme à une jeune fille. « Kessouta vé-onata » (« son vêtement et son temps ») : selon son temps, c'est-à-dire selon la saison, donne-lui son vêtement ; afin qu'il ne donne pas des vêtements neufs et chauds pendant les jours de chaleur, ni des vêtements usés pendant les jours de pluie, c'est-à-dire l'hiver.
- תָּנֵי רַב יוֹסֵף: ״שְׁאֵרָהּ״ — זוֹ קֵרוּב בָּשָׂר, שֶׁלֹּא יִנְהַג בָּהּ מִנְהַג פָּרְסִיִּים שֶׁמְּשַׁמְּשִׁין מִטּוֹתֵיהֶן בִּלְבוּשֵׁיהֶן. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב הוּנָא, דְּאָמַר רַב הוּנָא: הָאוֹמֵר ״אִי אֶפְשִׁי אֶלָּא אֲנִי בְּבִגְדִּי וְהִיא בְּבִגְדָּהּ״ — יוֹצִיא וְנוֹתֵן כְּתוּבָּה.Rav Yossef a enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Chééra » (« sa chair ») : il s'agit de la proximité de la chair dans l'union conjugale, afin qu'il ne se conduise pas avec elle selon la coutume des Perses, qui ont leurs rapports conjugaux dans leurs vêtements. La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) remarque : cela vient à l'appui de Rav Houna, car Rav Houna a dit : Celui qui dit : « Je ne veux m'unir à ma femme que si je suis dans mon vêtement et elle dans son vêtement » doit divorcer et donner le montant de la ketouba (contrat de mariage).
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ עָנִי שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל וְכוּ׳. מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר הָנֵי לָא. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאוֹרְחַהּ — מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא דְּאָמַר לָא? וְאִי דְּלָאו אוֹרְחַהּ — מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה?La Michna enseigne : Rabbi Yehouda dit : Même le plus pauvre d'Israël, etc. ne fournira pas moins de deux flûtes et d'une pleureuse pour l'enterrement de sa femme. On en déduit que le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense que ces éléments ne sont pas à sa charge. De quel cas s'agit-il ? Si c'est l'usage dans sa famille à elle, quelle est la raison du premier Tanna, qui a dit que non ? Et si ce n'est pas l'usage dans sa famille à elle, quelle est la raison de Rabbi Yehouda ?
- לָא צְרִיכָא: כְּגוֹן דְּאוֹרְחֵיהּ דִּידֵיהּ וְלָאו אוֹרְחַהּ דִּידַהּ, תַּנָּא קַמָּא סָבַר: כִּי אָמְרִינַן עוֹלָה עִמּוֹ וְאֵינָהּ יוֹרֶדֶת עִמּוֹ — הָנֵי מִילֵּי מֵחַיִּים, אֲבָל לְאַחַר מִיתָה — לֹא.Ce n'est nécessaire que pour le cas où c'est l'usage de sa famille à lui et non l'usage de sa famille à elle. Le premier Tanna pense : lorsque nous disons qu'elle monte avec lui et ne descend pas avec lui (elle bénéficie du rang de son mari s'il est supérieur au sien, et ne perd pas le sien s'il lui est inférieur), ces paroles valent de son vivant, mais après la mort, non.
- וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: אֲפִילּוּ לְאַחַר מִיתָה. אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.Et Rabbi Yehouda pense : ce principe s'applique même après la mort. Rav 'Hisda a dit au nom de Mar Oukva : La halakha (loi pratique) est conforme à Rabbi Yehouda.
- וְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא: מִי שֶׁנִּשְׁתַּטָּה — בֵּית דִּין יוֹרְדִין לִנְכָסָיו וְזָנִין וּמְפַרְנְסִין אֶת אִשְׁתּוֹ וּבָנָיו וּבְנוֹתָיו, וְדָבָר אַחֵר. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: מַאי שְׁנָא מֵהָא דְּתַנְיָא: מִי שֶׁהָלַךְ לִמְדִינַת הַיָּם וְאִשְׁתּוֹ תּוֹבַעַת מְזוֹנוֹת — בֵּית דִּין יוֹרְדִין לִנְכָסָיו, וְזָנִין וּמְפַרְנְסִין אֶת אִשְׁתּוֹ, אֲבָל לֹא בָּנָיו וּבְנוֹתָיו, וְלֹא דָּבָר אַחֵר?Et Rav 'Hisda a dit encore au nom de Mar Oukva : Celui qui est devenu fou, le tribunal descend dans ses biens et y prend de quoi nourrir et entretenir sa femme, ses fils et ses filles, et donne aussi autre chose, comme il sera expliqué. Ravina a dit à Rav Achi : En quoi est-ce différent de ce qui a été enseigné dans une baraïta : Celui qui est parti outre-mer et dont la femme réclame des aliments, le tribunal descend dans ses biens et y prend de quoi nourrir et entretenir sa femme, mais non ses fils et ses filles, ni autre chose ?
- אֲמַר לֵיהּ: וְלָא שָׁאנֵי לָךְ בֵּין יוֹצֵא לְדַעַת לַיּוֹצֵא שֶׁלֹּא לְדַעַת?Rav Achi lui a dit : Et ne fais-tu pas de différence entre celui qui part sciemment et celui qui part sans le savoir ? Le voyageur aurait pu donner des instructions et ne l'a pas fait ; le fou, lui, a quitté ce monde malgré lui et souhaite sans doute que ses enfants soient nourris.
- מַאי ״דָּבָר אַחֵר״? רַב חִסְדָּא אָמַר: זֶה תַּכְשִׁיט. רַב יוֹסֵף אָמַר: צְדָקָה. מַאן דְּאָמַר תַּכְשִׁיט, כׇּל שֶׁכֵּן צְדָקָה. מַאן דְּאָמַר צְדָקָה, אֲבָל תַּכְשִׁיט יָהֲבִינַן לַהּ, דְּלָא נִיחָא לֵיהּ דְּתִינַּוַּול.Qu'est-ce que « autre chose » ? Rav 'Hisda a dit : Ce sont les parures. Rav Yossef a dit : La tsedaka (la charité). Selon celui qui dit que ce sont les parures, on ne les donne pas, et à plus forte raison la tsedaka. Selon celui qui dit que c'est la tsedaka, c'est elle seule qu'on ne donne pas, mais les parures, nous les lui donnons, car il ne lui convient pas qu'elle soit enlaidie.
- אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַב הוּנָא: מִי שֶׁהָלַךְ לִמְדִינַת הַיָּם וּמֵתָה אִשְׁתּוֹ — בֵּית דִּין יוֹרְדִין לִנְכָסָיו, וְקוֹבְרִין אוֹתָהּ לְפִי כְבוֹדוֹ. לְפִי כְבוֹדוֹ וְלֹא לְפִי כְבוֹדָהּ?Rav 'Hiya bar Avin a dit au nom de Rav Houna : Celui qui est parti outre-mer et dont la femme est morte, le tribunal descend dans ses biens et l'enterre selon sa dignité à lui. La Guemara s'étonne : Selon sa dignité à lui et non selon sa dignité à elle ?
- אֵימָא: אַף לְפִי כְבוֹדוֹ. הָא קָא מַשְׁמַע לַן: עוֹלָה עִמּוֹ וְאֵינָהּ יוֹרֶדֶת עִמּוֹ, וַאֲפִילּוּ לְאַחַר מִיתָה.Dis plutôt : même selon sa dignité à lui. Si sa famille à lui est plus honorable que la sienne, on l'enterre conformément à son rang à lui. Cela nous enseigne : elle monte avec lui et ne descend pas avec lui, et ce même après la mort, comme le pense Rabbi Yehouda.
- אָמַר רַב מַתְנָה, הָאוֹמֵר: ״אִם מֵתָה, לֹא תִּקְבְּרוּהָ מִנְּכָסָיו״ — שׁוֹמְעִין לוֹ. מַאי שְׁנָא כִּי אָמַר — דְּנָפְלִי נִכְסֵי קַמֵּי יַתְמֵי. כִּי לָא אָמַר נָמֵי, נִכְסֵי קַמֵּי יַתְמֵי רְמוּ?Rav Matna a dit : Celui qui dit : « Si elle meurt, ne l'enterrez pas sur ses biens », on l'écoute. La Guemara demande : En quoi est-ce différent lorsqu'il le dit ? On dira : parce que les biens sont tombés devant les orphelins, qui ne sont pas tenus d'enterrer celle-ci. Mais même lorsqu'il ne le dit pas, les biens ne sont-ils pas déposés devant les orphelins ? Quelle utilité a donc son instruction ?
- אֶלָּא: הָאוֹמֵר: ״אִם מֵת הוּא, לֹא תִּקְבְּרוּהוּ מִנְּכָסָיו״ — אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ. לָאו כׇּל הֵימֶנּוּ שֶׁיַּעֲשִׁיר אֶת בָּנָיו וְיַפִּיל עַצְמוֹ עַל הַצִּיבּוּר.Mais plutôt, voici ce qu'a dit Rav Matna : Celui qui dit : « S'il meurt, lui, ne l'enterrez pas sur ses biens », on ne l'écoute pas. Car il n'est pas en son pouvoir d'enrichir ses fils et de se faire tomber à la charge de la communauté.
- מַתְנִי׳ לְעוֹלָם הִיא בִּרְשׁוּת הָאָב עַד שֶׁתִּכָּנֵסMICHNA : Elle est toujours sous l'autorité du père jusqu'à ce qu'elle entre
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