Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵימָא: הֵיכָא דְּהָדְרָא לְבֵי נָשָׁא — הָדְרָא לְמִילְּתָא קַמַּיְיתָא? אָמַר רָבָא: הָהוּא כְּבָר פַּסְקַהּ תַּנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל,Mais dis : dans le cas où elle retourne à la maison de son père, elle revient à son état premier, comme si elle n'avait jamais été remise ? Rava a dit : Cela, l'a déjà tranché le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de l'école de Rabbi Ichmaël,
- דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְנֵדֶר אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה כֹּל אֲשֶׁר אָסְרָה עַל נַפְשָׁהּ יָקוּם עָלֶיהָ״, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? וַהֲלֹא מוּצֵאת מִכְּלַל אָב וּמוּצֵאת מִכְּלַל בַּעַל!car le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Mais le vœu d'une veuve ou d'une divorcée, tout ce à quoi elle s'est astreinte s'imposera à elle » (Nombres 30, 10). Que vient dire ce verset ? N'est-elle pas sortie de la catégorie du père et sortie de la catégorie du mari ? Qui donc pourrait annuler ses vœux ?
- אֶלָּא, הֲרֵי שֶׁמָּסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, אוֹ שֶׁמָּסְרוּ שְׁלוּחֵי הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל, וְנִתְאַרְמְלָה בַּדֶּרֶךְ אוֹ נִתְגָּרְשָׁה, הֵיאַךְ אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ: בֵּית אָבִיהָ שֶׁל זוֹ, אוֹ בֵּית בַּעְלָהּ שֶׁל זוֹ? אֶלָּא לוֹמַר לְךָ: כֵּיוָן שֶׁיָּצְאָה שָׁעָה אַחַת מֵרְשׁוּת הָאָב — שׁוּב אֵינוֹ יָכוֹל לְהָפֵר.Mais il s'agit de celle que le père a remise aux envoyés du mari, ou que les envoyés du père ont remise aux envoyés du mari, et qui est devenue veuve en chemin, ou a été divorcée. Comment la considérer : est-ce la maison de son père pour celle-ci, ou la maison de son mari pour celle-ci ? C'est pour te dire : dès lors qu'elle est sortie une seule fois de l'autorité du père, il ne peut plus annuler ses vœux. Elle ne revient donc pas à son état premier.
- אָמַר רַב פָּפָּא אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הַבָּא עַל נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה — אֵינוֹ חַיָּיב עַד שֶׁתְּהֵא נַעֲרָה בְּתוּלָה מְאוֹרָסָה, וְהִיא בְּבֵית אָבִיהָ. בִּשְׁלָמָא ״נַעֲרָה״ — וְלֹא בּוֹגֶרֶת, ״בְּתוּלָה״ — וְלֹא בְּעוּלָה, ״מְאוֹרָסָה״ — וְלֹא נְשׂוּאָה. ״בְּבֵית אָבִיהָ״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לָאו לְמַעוֹטֵי מָסַר הָאָב לִשְׁלוּחֵי הַבַּעַל?!Rav Pappa a dit : Nous aussi, nous avons appris dans une Michna (Sanhédrin 66b) : Celui qui s'unit à une jeune fille fiancée n'est passible de lapidation que si elle est jeune fille, vierge, fiancée, et qu'elle est dans la maison de son père. Certes, on comprend « jeune fille » et non une femme adulte ; « vierge » et non une femme qui a eu des relations ; « fiancée » et non une femme mariée. Mais « dans la maison de son père », qu'est-ce que cela vient exclure ? N'est-ce pas pour exclure le cas où le père l'a remise aux envoyés du mari ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: הַבָּא עַל אֵשֶׁת אִישׁ, כֵּיוָן שֶׁנִּכְנְסָה לִרְשׁוּת הַבַּעַל לְנִשּׂוּאִין, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִבְעֲלָה — הַבָּא עָלֶיהָ הֲרֵי זֶה בְּחֶנֶק. נִכְנְסָה לִרְשׁוּת הַבַּעַל בְּעָלְמָא שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Nous aussi, nous avons appris dans une Michna (Sanhédrin 89a) : Celui qui s'unit à une femme mariée, dès lors qu'elle est entrée sous l'autorité du mari pour le mariage, même si elle n'a pas eu de relation avec lui, celui qui s'unit à elle est passible de l'étranglement. Il est dit : « elle est entrée sous l'autorité du mari », simplement, sans mention de la 'houpa (le dais nuptial). Déduis-en que la remise suffit.
- מַתְנִי׳ הָאָב אֵינוֹ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹת בִּתּוֹ. זֶה מִדְרָשׁ דָּרַשׁ רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה לִפְנֵי חֲכָמִים בַּכֶּרֶם בְּיַבְנֶה: הַבָּנִים יִירְשׁוּ וְהַבָּנוֹת יִזּוֹנוּ. מָה הַבָּנִים אֵינָן יוֹרְשִׁין אֶלָּא לְאַחַר מִיתַת הָאָב — אַף הַבָּנוֹת אֵין נִיזּוֹנוֹת אֶלָּא לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן.MICHNA : Le père n'est pas obligé de fournir les aliments de sa fille. Telle est la drasha (interprétation) qu'a exposée Rabbi Elazar ben Azaria devant les Sages, dans la vigne de Yavné : Les fils hériteront et les filles seront nourries. Ces deux dispositions de la ketouba (contrat de mariage) sont mises en parallèle : de même que les fils n'héritent qu'après la mort du père, de même les filles ne sont nourries sur ses biens qu'après la mort de leur père.
- גְּמָ׳ בִּמְזוֹנוֹת בִּתּוֹ הוּא דְּאֵינוֹ חַיָּיב, הָא בִּמְזוֹנוֹת בְּנוֹ — חַיָּיב. בִּתּוֹ נָמֵי: חוֹבָה הוּא דְּלֵיכָּא, הָא מִצְוָה אִיכָּא. מַנִּי מַתְנִיתִין? לָא רַבִּי מֵאִיר, לָא רַבִּי יְהוּדָה, וְלָא רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא.GUEMARA : La Guemara déduit : C'est pour les aliments de sa fille qu'il n'est pas obligé ; donc pour les aliments de son fils, il est obligé. Et pour sa fille aussi : c'est l'obligation qui n'existe pas ; donc il y a une mitsva (un commandement, une chose juste). Selon qui est notre Michna ? Ni selon Rabbi Méïr, ni selon Rabbi Yehouda, ni selon Rabbi Yo'hanan ben Broka.
- דְּתַנְיָא: מִצְוָה לָזוּן אֶת הַבָּנוֹת, קַל וְחוֹמֶר לַבָּנִים — דְּעָסְקִי בַּתּוֹרָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִצְוָה לָזוּן אֶת הַבָּנִים, וְקַל וָחוֹמֶר לַבָּנוֹת — מִשּׁוּם זִילוּתָא. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמֵר: חוֹבָה לָזוּן אֶת הַבָּנוֹת לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן, אֲבָל בְּחַיֵּי אֲבִיהֶן — אֵלּוּ וָאֵלּוּ אֵינָן נִיזּוֹנִין.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : C'est une mitsva de nourrir les filles, et par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) les fils, qui s'occupent de la Torah. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : C'est une mitsva de nourrir les fils, et par un kal va'homer les filles, à cause du déshonneur qu'elles subiraient en mendiant. Rabbi Yo'hanan ben Broka dit : C'est une obligation de nourrir les filles après la mort de leur père ; mais du vivant de leur père, ni les uns ni les autres ne sont nourris.
- מַנִּי מַתְנִיתִין? אִי רַבִּי מֵאִיר הָא אָמַר בָּנִים מִצְוָה?! אִי רַבִּי יְהוּדָה, הָא אָמַר בָּנִים נָמֵי מִצְוָה! אִי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא, אֲפִילּוּ מִצְוָה נָמֵי לֵיכָּא!Selon qui est notre Michna ? Si c'est Rabbi Méïr, n'a-t-il pas dit que pour les fils ce n'est qu'une mitsva ? Si c'est Rabbi Yehouda, n'a-t-il pas dit que pour les fils aussi ce n'est qu'une mitsva ? Si c'est Rabbi Yo'hanan ben Broka, il n'y a même pas de mitsva !
- אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי מֵאִיר, אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי יְהוּדָה, אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא.Si tu veux, dis que c'est Rabbi Méïr ; si tu veux, dis que c'est Rabbi Yehouda ; si tu veux, dis que c'est Rabbi Yo'hanan ben Broka.
- אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי מֵאִיר וְהָכִי קָאָמַר: הָאָב אֵינוֹ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹת בִּתּוֹ, וְהוּא הַדִּין לִבְנוֹ. הָא מִצְוָה בְּבִתּוֹ אִיכָּא, קַל וָחוֹמֶר לַבָּנִים. וְהַאי דְּקָתָנֵי בִּתּוֹ — הָא קָא מַשְׁמַע לַן:Si tu veux, dis que c'est Rabbi Méïr, et voici ce qu'il veut dire : Le père n'est pas obligé de fournir les aliments de sa fille, et il en va de même pour son fils. Donc il y a une mitsva pour sa fille, et par un kal va'homer pour les fils. Et si la Michna enseigne le cas de sa fille, c'est pour nous apprendre ceci :
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