Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא כָּתַב לָהּ אֶלָּא עַל מְנָת לְכוֹנְסָהּ. לְמַאן דְּאָמַר לֹא זָכָה — כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. וּמַאן דְּאָמַר זָכָה — כְּרַבָּנַן.car il n'a écrit pour elle le supplément qu'à condition de l'épouser. Celui qui dit : Il n'a pas acquis la dot, est selon Rabbi Elazar ben Azarya ; et celui qui dit : Il a acquis, est selon les Sages.
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. מַאן דְּאָמַר לֹא זָכָה — כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה, וּמַאן דְּאָמַר זָכָה — עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אֶלָּא מִדִּידֵיהּ לְדִידַהּ, שֶׁלֹּא כָּתַב לָהּ אֶלָּא עַל מְנָת לְכוֹנְסָהּ.La Guemara (discussion des Amoraïm) répond : Non, tous sont selon Rabbi Elazar ben Azarya. Celui qui dit : Il n'a pas acquis, est selon Rabbi Elazar ben Azarya ; et celui qui dit : Il a acquis te dira : Rabbi Elazar ben Azarya n'a parlé ainsi que pour ce qui va de lui à elle, car il n'a écrit pour elle qu'à condition de l'épouser.
- אֲבָל מִדִּידַהּ לְדִידֵיהּ אֲפִילּוּ רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה מוֹדֵי, דְּמִשּׁוּם אִיחַתּוֹנֵי הוּא, וְהָא אִיחַתַּנֻי לְהוּ.Mais pour ce qui va d'elle à lui, même Rabbi Elazar ben Azarya reconnaît que le mari acquiert, car c'est en vue de s'allier par le mariage, et voici qu'ils se sont alliés.
- חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: תִּיקְּנוּ מְזוֹנוֹתֶיהָ תַּחַת מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וּקְבוּרָתָהּ תַּחַת כְּתוּבָּתָהּ, לְפִיכָךְ בַּעַל אוֹכֵל פֵּירוֹת.Il est tenu à sa subsistance etc. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Ils ont institué sa subsistance en échange du produit de son travail, et sa sépulture en échange de sa ketouba (contrat de mariage). C'est pourquoi le mari consomme les fruits.
- פֵּירוֹת מַאן דְּכַר שְׁמַיְיהוּ?! חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: תִּיקְּנוּ מְזוֹנוֹתֶיהָ תַּחַת מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ, וּפִירְקוֹנָהּ תַּחַת פֵּירוֹת, וּקְבוּרָתָהּ תַּחַת כְּתוּבָּתָהּ. לְפִיכָךְ בַּעַל אוֹכֵל פֵּירוֹת.La Guemara s'étonne : Les fruits, qui en a fait mention ?! Il manque des mots, et voici ce qui est enseigné : Ils ont institué sa subsistance en échange du produit de son travail, son rachat en échange des fruits, et sa sépulture en échange de sa ketouba. C'est pourquoi le mari consomme les fruits.
- מַאי ״לְפִיכָךְ״?Que vient dire ce « c'est pourquoi » ?
- מַהוּ דְּתֵימָא: מֵיכָל לָא נֵכְלִינְהוּ, אַנּוֹחֵי נַנְּחִינְהוּ. דְּאִם כֵּן, מִימְּנַע וְלָא פָּרֵיק, קָא מַשְׁמַע לַן דְּהָא עֲדִיפָא. זִימְנִין דְּלָא מָלוּ, וּפָרֵיק לַהּ מִדִּידֵיהּ.Tu aurais pu dire : Qu'il ne les consomme pas, mais qu'il les mette de côté pour le rachat, car sinon il s'abstiendrait et ne la rachèterait pas. Cela nous enseigne que cet arrangement est préférable : parfois les fruits ne suffiraient pas, et ainsi il la rachète de ses propres biens.
- וְאֵיפוֹךְ אֲנָא!La Guemara objecte : Mais j'inverse : la subsistance en échange des fruits et le rachat en échange du produit de son travail !
- אָמַר אַבָּיֵי: תִּיקְּנוּ מָצוּי לְמָצוּי, וְשֶׁאֵינוֹ מָצוּי לְשֶׁאֵינוֹ מָצוּי.Abayé a dit : Ils ont institué ce qui est fréquent pour ce qui est fréquent, et ce qui n'est pas fréquent pour ce qui n'est pas fréquent.
- אָמַר רָבָא: הַאי תַּנָּא סָבַר מְזוֹנוֹת מִדְּאוֹרָיְיתָא, דְּתַנְיָא: ״שְׁאֵרָהּ״ — אֵלּוּ מְזוֹנוֹת, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַאֲשֶׁר אָכְלוּ שְׁאֵר עַמִּי״. ״כְּסוּתָהּ״ — כְּמַשְׁמָעוֹ. ״עוֹנָתָהּ״ — זוֹ עוֹנָה הָאֲמוּרָה בַּתּוֹרָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״אִם תְּעַנֶּה אֶת בְּנוֹתַי״.Rava a dit : Ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pense que la subsistance est de la Torah, car il a été enseigné (dans une baraïta) à propos du verset (Exode 21, 10) : « Cheéra » : c'est la subsistance, et ainsi il est dit : « Et qui ont mangé la chair (cheèr) de mon peuple » (Michée 3, 3). « Kessouta » : selon son sens simple, ses vêtements. « Onata » : c'est le devoir conjugal dont parle la Torah, et ainsi il est dit : « Si tu affliges (teané) mes filles » (Genèse 31, 50).
- רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: ״שְׁאֵרָהּ״ — זוֹ עוֹנָה. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״אִישׁ אִישׁ אֶל כׇּל שְׁאֵר בְּשָׂרוֹ לֹא תִקְרְבוּ לְגַלּוֹת עֶרְוָה״. ״כְּסוּתָהּ״ — כְּמַשְׁמָעוֹ. ״עוֹנָתָהּ״ — אֵלּוּ מְזוֹנוֹת, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַיְעַנְּךָ וְיַרְעִיבֶךָ״.Rabbi Elazar dit : « Cheéra » : c'est le devoir conjugal, et ainsi il est dit : « Nul d'entre vous ne s'approchera de sa proche parente (cheèr) pour découvrir la nudité » (Lévitique 18, 6). « Kessouta » : selon son sens simple. « Onata » : c'est la subsistance, et ainsi il est dit : « Il t'a affligé (vayéanekha) et t'a fait souffrir de la faim » (Deutéronome 8, 3).
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