Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר קְרָא ״וָמֵתָה״, לְרַבּוֹת הוֹרָתָהּ שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה וְלֵידָתָהּ בִּקְדוּשָּׁה.GUEMARA : D'où savons-nous cela : qu'une fille conçue avant la conversion de sa mère et née après est lapidée ? Rech Lakich a dit : Car le verset dit : « Et elle mourra » (Deutéronome 22, 21). Ces mots superflus viennent inclure celle dont la conception a eu lieu hors de la sainteté et la naissance dans la sainteté.
- אִי הָכִי מִילְקָא נָמֵי נִילְקֵי, וּמֵאָה סֶלַע נָמֵי לְשַׁלֵּם! אָמַר קְרָא ״וָמֵתָה״ — לְמִיתָה נִתְרַבְּתָה וְלֹא לִקְנָס. וְאֵימָא לְרַבּוֹת הוֹרָתָהּ וְלֵידָתָהּ בִּקְדוּשָּׁה? הָהִיא יִשְׂרְאֵלִית מְעַלַּיְיתָא הִיא.S'il en est ainsi, qu'il reçoive aussi les coups de fouet s'il la calomnie, et qu'il paie aussi les cent sela (pièces d'argent) ! Le verset dit : « Et elle mourra » : elle a été incluse pour la mort, et non pour l'amende. Mais dis que le verset vient inclure celle dont la conception et la naissance ont eu lieu dans la sainteté ! Non : celle-là est une femme d'Israël à part entière, sans qu'il soit besoin de l'inclure.
- וְאֵימָא לְרַבּוֹת הוֹרָתָהּ וְלֵידָתָהּ שֶׁלֹּא בִּקְדוּשָּׁה! אִם כֵּן, ״בְּיִשְׂרָאֵל״ מַאי אַהֲנִי לֵיהּ.Et dis alors qu'il vient inclure celle dont la conception et la naissance ont eu lieu hors de la sainteté ! Non : s'il en était ainsi, « en Israël » (Deutéronome 22, 21), à quoi cela lui servirait-il ?
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: הַמּוֹצִיא שֵׁם רַע עַל הַיְּתוֹמָה פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתְנוּ לַאֲבִי הַנַּעֲרָה״ — פְּרָט לְזוֹ שֶׁאֵין לָהּ אָב.Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : Celui qui calomnie une orpheline est exempt, comme il est dit : « Et ils les donneront au père de la jeune fille » (Deutéronome 22, 19), à l'exclusion de celle-ci, qui n'a pas de père.
- מֵתִיב רַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹסֵי בַּר זְבִידָא: ״וְאִם מָאֵן יְמָאֵן אָבִיהָ״ — לְרַבּוֹת יְתוֹמָה לִקְנָס, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי.Rabbi Yossé bar Avin, et certains disent Rabbi Yossé bar Zevida, a objecté d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et si son père refuse absolument » (Exode 22, 16) : le redoublement vient inclure l'orpheline pour l'amende, ce sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili. L'absence de père n'exempte donc pas de l'amende !
- הוּא מוֹתֵיב לַהּ וְהוּא מְפָרֵק לַהּ: בָּבָא עָלֶיהָ וְאַחַר כָּךְ נִתְיַתְּמָה.Lui-même a objecté et lui-même a résolu : Il s'agit du cas où il a eu des rapports avec elle et où elle est devenue orpheline ensuite.
- רָבָא אָמַר: חַיָּיב. מִמַּאי — מִדְּתָנֵי אַמֵּי: בְּתוּלַת יִשְׂרָאֵל, וְלֹא בְּתוּלַת גֵּרִים.Rava a dit : Celui qui calomnie une orpheline est passible. D'où le sait-il ? De ce qu'a enseigné Ami : « Une vierge d'Israël » (Deutéronome 22, 19), et non une vierge de convertis.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא כִּי הַאי גַוְונָא בְּיִשְׂרָאֵל מִיחַיַּיב, הַיְינוּ דְּאִיצְטְרִיךְ קְרָא לְמַעוֹטֵי גֵּרִים. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בְּיִשְׂרָאֵל כְּהַאי גַוְונָא פָּטוּר, הַשְׁתָּא בְּיִשְׂרָאֵל פָּטוּר, בְּגֵרִים מִיבַּעְיָא?!Certes, si tu dis que dans un cas comme celui-ci, sans père, il est passible pour une femme d'Israël, c'est pour cela qu'un verset a été nécessaire pour exclure les convertis, car une convertie est considérée comme n'ayant pas de père. Mais si tu dis que dans un tel cas il est exempt pour une femme d'Israël, alors si pour une femme d'Israël il est exempt, faut-il encore le dire pour des convertis ?!
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הַמּוֹצִיא שֵׁם רַע עַל הַקְּטַנָּה — פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתְנוּ לַאֲבִי הַנַּעֲרָה״, ״נַעֲרָה״ מָלֵא דִּבֵּר הַכָּתוּב.Rech Lakich a dit : Celui qui calomnie une mineure est exempt, comme il est dit : « Et ils les donneront au père de la naara » (Deutéronome 22, 19) : c'est naara écrit au complet, avec un hé final, dont le verset a parlé, alors qu'ailleurs le mot s'écrit sans hé : il exclut ainsi la mineure.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַחָא בַּר אַבָּא: טַעְמָא דִּכְתִיב בַּהּ ״הַנַּעֲרָה״, הָא לָאו הָכִי הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ קְטַנָּה?! הָא כְּתִיב: ״וְאִם אֱמֶת הָיָה הַדָּבָר הַזֶּה לֹא נִמְצְאוּ בְתוּלִים לַנַּעֲרָה. וְהוֹצִיאוּ אֶת הַנַּעֲרָה אֶל פֶּתַח בֵּית אָבִיהָ וּסְקָלוּהָ״, וּקְטַנָּה לָאו בַּת עוֹנָשִׁין הִיא!Rav A'ha bar Abba a soulevé une difficulté : La raison serait donc qu'il est écrit à son sujet « la naara » au complet ; sans cela, j'aurais dit : même une mineure ?! Or il est écrit : « Et si cette chose était vraie, si la virginité n'a pas été trouvée chez la jeune fille, ils feront sortir la jeune fille à l'entrée de la maison de son père et la lapideront » (Deutéronome 22, 20-21), et une mineure n'est pas passible de châtiment ! Il s'agit donc de toute façon d'une jeune fille.
- אֶלָּא: כָּאן ״נַעֲרָה״, הָא כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״נַעֲרָ״ — אֲפִילּוּ קְטַנָּה בַּמַּשְׁמָע.Mais voici l'explication : ici, où il s'agit évidemment d'une jeune fille, il est écrit naara au complet ; il en ressort que partout où il est dit naara sans hé, même une mineure est incluse.
- תָּנֵי שֵׁילָא: שָׁלֹשׁ מִדּוֹת בַּנַּעֲרָה: בָּאוּ לָהּ עֵדִים בְּבֵית חָמִיהָ שֶׁזִּינְּתָה בְּבֵית אָבִיהָ —Chéila a enseigné : Il y a trois cas pour la jeune fille fiancée coupable d'adultère : si des témoins sont venus à son sujet dans la maison de son beau-père, après le mariage, attestant qu'elle a commis l'adultère dans la maison de son père, pendant les fiançailles,
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