Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַעֲשֵׂה מַחַט — שְׁלֹשִׁים?!un travail d'aiguille, un savoir-faire courant, vaudrait lui aussi trente ?! Pour les esclaves, le montant ne dépend donc pas de la valeur de la victime ; il en va de même ici.
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי זֵירָא: אִילּוּ בָּאוּ עָלֶיהָ שְׁנַיִם, אֶחָד כְּדַרְכָּהּ, וְאֶחָד שֶׁלֹּא כְּדַרְכָּהּ, יֹאמְרוּ: בָּעַל שְׁלֵימָה — חֲמִשִּׁים, בָּעַל פְּגוּמָה — חֲמִשִּׁים? אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, גַּבֵּי עֶבֶד נָמֵי, יֹאמְרוּ: עֶבֶד בָּרִיא — שְׁלֹשִׁים, עֶבֶד מוּכֵּה שְׁחִין — שְׁלֹשִׁים?!Mais alors, Rabbi Zeira a dit : Voici une autre preuve : si deux hommes l'avaient violée, l'un de manière naturelle et l'autre de manière non naturelle, on dirait : celui qui a violé une femme intacte paierait cinquante, et celui qui a violé une femme déjà atteinte paierait aussi cinquante ?! Les cinquante séla'im sont donc l'amende fixe, et le reste varie selon les cas. Abayé lui a dit : S'il en est ainsi, pour l'esclave aussi, on dirait : un esclave en bonne santé vaudrait trente, et un esclave couvert d'ulcères vaudrait aussi trente ?!
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי, אָמַר קְרָא: ״תַּחַת אֲשֶׁר עִינָּהּ״, הָנֵי תַּחַת אֲשֶׁר עִינָּהּ, מִכְּלָל דְּאִיכָּא בּוֹשֶׁת וּפְגָם. רָבָא אָמַר, אָמַר קְרָא: ״וְנָתַן הָאִישׁ הַשּׁוֹכֵב עִמָּהּ לַאֲבִי הַנַּעֲרָה חֲמִשִּׁים כָּסֶף״. הֲנָאַת שְׁכִיבָה חֲמִשִּׁים, מִכְּלָל דְּאִיכָּא בּוֹשֶׁת וּפְגָם.Mais alors, Abayé a dit : Voici une autre preuve : le verset dit : « parce qu'il l'a violentée » (Deutéronome 22, 29) : ces cinquante sont « parce qu'il l'a violentée », ce qui implique qu'il y a en plus la honte et la dépréciation. Rava a dit : Le verset dit : « L'homme qui a couché avec elle donnera au père de la jeune femme cinquante pièces d'argent » (Deutéronome 22, 29) : pour le plaisir de la relation, cinquante, ce qui implique qu'il y a en plus la honte et la dépréciation.
- וְאֵימָא לְדִידַהּ? אָמַר קְרָא: ״בִּנְעוּרֶיהָ בֵּית אָבִיהָ״, כׇּל שֶׁבַח נְעוּרֶיהָ — לְאָבִיהָ.Et dis que ces paiements supplémentaires reviennent à elle-même ? Le verset dit : « dans sa jeunesse, en la maison de son père » (Nombres 30, 17) : tout profit de sa jeunesse revient à son père.
- וְאֶלָּא הָא דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מִנַּיִן שֶׁמַּעֲשֵׂה הַבַּת לְאָבִיהָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְכִי יִמְכּוֹר אִישׁ אֶת בִּתּוֹ לְאָמָה. מָה אָמָה, מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְרַבָּהּ — אַף בַּת, מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ לְאָבִיהָ. לְמָה לִי? תִּיפּוֹק לֵיהּ מִ״בִּנְעוּרֶיהָ בֵּית אָבִיהָ״! אֶלָּא, הַהִיא בַּהֲפָרַת נְדָרִים הוּא דִּכְתִיב.Mais alors, ce qu'a dit Rav Houna au nom de Rav : D'où savons-nous que le produit du travail de la fille revient à son père ? Comme il est dit : « Et si un homme vend sa fille comme servante » (Exode 21, 7) : de même qu'une servante, le produit de ses mains revient à son maître, de même une fille, le produit de ses mains revient à son père – pourquoi en ai-je besoin ? Qu'il le tire de « dans sa jeunesse, en la maison de son père » ! Mais alors, ce verset est écrit à propos de l'annulation des vœux, et non des droits pécuniaires.
- וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִינֵּיהּ, מָמוֹנָא מֵאִיסּוּרָא לָא יָלְפִינַן. וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִקְּנָסָא, מָמוֹנָא מִקְּנָסָא לָא יָלְפִינַן. אֶלָּא מִסְתַּבְּרָא דְּאָבִיהָ הָוֵי, דְּאִי בָּעֵי מָסַר לַהּ לִמְנֻוּוֹל וּמוּכֵּה שְׁחִין.Et si tu dis : apprenons les questions d'argent de lui, nous n'apprenons pas l'argent de l'interdit. Et si tu dis : apprenons de l'amende, qui revient explicitement au père, nous n'apprenons pas l'argent de l'amende, qui est une disposition d'exception. Mais alors, il est logique que la honte et la dépréciation reviennent à son père, car s'il le voulait, il pourrait la donner en mariage à un homme repoussant ou couvert d'ulcères, et lui causer ainsi cette honte.
- פְּגָם, רוֹאִין אוֹתָהּ כְּאִילּוּ הִיא שִׁפְחָה נִמְכֶּרֶת. הֵיכִי שָׁיְימִינַן לַהּ? אָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: אוֹמְדִין כַּמָּה אָדָם רוֹצֶה לִיתֵּן בֵּין שִׁפְחָה בְּתוּלָה לְשִׁפְחָה בְּעוּלָה לְשַׁמְּשׁוֹ.La dépréciation : on la regarde comme si elle était une servante vendue au marché. Comment l'évaluons-nous ? Le père de Chmouel a dit : On estime combien un homme veut donner en plus, entre une servante vierge et une servante non vierge, pour le servir.
- מַאי נָפְקָא לֵיהּ מִינַּהּ? אֶלָּא בֵּין שִׁפְחָה בְּעוּלָה לְשִׁפְחָה שֶׁאֵינָהּ בְּעוּלָה, לְהַשִּׂיאָה לְעַבְדּוֹ. וּלְעַבְדּוֹ מַאי נָפְקָא לֵיהּ מִינַּהּ? בְּעֶבֶד שֶׁיֵּשׁ לוֹ לְרַבּוֹ קוֹרַת רוּחַ הֵימֶנּוּ.Qu'est-ce que cela change pour lui, s'il l'achète pour le service ? Mais alors, il faut estimer la différence entre une servante non vierge et une servante vierge, pour la marier à son esclave. Et pour son esclave, qu'est-ce que cela lui change ? Il s'agit d'un esclave dont son maître tire satisfaction, et à qui il veut en retour faire plaisir.
- מַתְנִי׳ כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ מֶכֶר — אֵין קְנָס. וְכׇל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קְנָס — אֵין מֶכֶר. קְטַנָּה — יֵשׁ לָהּ מֶכֶר, וְאֵין לָהּ קְנָס. נַעֲרָה — יֵשׁ לָהּ קְנָס, וְאֵין לָהּ מֶכֶר. הַבּוֹגֶרֶת — אֵין לָהּ לֹא מֶכֶר וְלֹא קְנָס.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Partout où il y a vente de la fille par son père comme servante, il n'y a pas d'amende ; et partout où il y a amende, il n'y a pas de vente. Une mineure peut être vendue et n'a pas droit à l'amende. Une jeune femme a droit à l'amende et ne peut être vendue. Une femme majeure ne peut être vendue et n'a pas droit à l'amende.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: יֵשׁ לָהּ קְנָס בִּמְקוֹם מֶכֶר. דְּתַנְיָא: קְטַנָּה מִבַּת יוֹם אֶחָד וְעַד שֶׁתָּבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת — יֵשׁ לָהּ מֶכֶר וְאֵין לָהּ קְנָס. מִשֶּׁתָּבִיא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת עַד שֶׁתִּיבְגַּר — יֵשׁ לָהּ קְנָס וְאֵין לָהּ מֶכֶר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. שֶׁהָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ מֶכֶר — אֵין קְנָס, וְכׇל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ קְנָס — אֵין מֶכֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: קְטַנָּה מִבַּת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד וְעַד שֶׁתִּיבְגַּר — יֵשׁ לָהּ קְנָס.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Ce sont les paroles de Rabbi Méïr, mais les Sages disent : Elle a droit à l'amende même là où il y a vente. Comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une mineure, depuis l'âge d'un jour jusqu'à ce qu'elle présente deux poils (signes légaux de la puberté), peut être vendue et n'a pas droit à l'amende. Depuis qu'elle présente deux poils jusqu'à sa majorité, elle a droit à l'amende et ne peut être vendue, ce sont les paroles de Rabbi Méïr ; car Rabbi Méïr disait : Partout où il y a vente il n'y a pas d'amende, et partout où il y a amende il n'y a pas de vente. Et les Sages disent : Une mineure, depuis l'âge de trois ans et un jour jusqu'à sa majorité, a droit à l'amende.
- קְנָס אִין, מֶכֶר לָא?! אֵימָא: אַף קְנָס בִּמְקוֹם מֶכֶר. אָמַר רַב חִסְדָּא: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? אָמַר קְרָא: ״וְלוֹ תִּהְיֶה לְאִשָּׁה״ — בִּמְהַוָּה עַצְמָהּ הַכָּתוּב מְדַבֵּר. וְרַבָּנַן? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, אָמַר קְרָא: ״נַעֲרָ״, אֲפִילּוּ קְטַנָּה בַּמַּשְׁמָע.L'amende, oui, et la vente, non ?! Le père ne pourrait-il pas la vendre ? Dis plutôt : même l'amende là où il y a vente. Rav 'Hisda a dit : Quelle est la raison de Rabbi Méïr ? Le verset dit : « et à lui elle sera une femme » (Deutéronome 22, 29) : l'Écriture parle de celle qui se constitue elle-même épouse, c'est-à-dire de celle qui a la capacité de s'engager elle-même. Et les Sages ? Rech Lakich a dit : Le verset dit naar, écrit sans la lettre hé mais lu naara (jeune femme) : même une mineure est incluse dans ce terme.
- שַׁמְעַהּ רַב פָּפָּא בְּרֵיהּ דְּרַב חָנָן מִבֵּי כְלוֹחִית, אֲזַל אַמְרַהּ קַמֵּיהּ דְּרַב שִׁימִי בַּר אָשֵׁי. אֲמַר לֵיהּ: אַתּוּן, אַהָא מַתְנִיתוּ לַהּ. אֲנַן, אַהָא מַתְנֵינַן לָהּ, אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הַמּוֹצִיא שֵׁם רַע עַל הַקְּטַנָּה — פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתְנוּ לַאֲבִי הַנַּעֲרָה״, ״נַעֲרָה״ מָלֵא דִּיבֵּר הַכָּתוּב.Rav Pappa fils de Rav 'Hanan, de Bei Kelo'hit, l'a entendu, il est allé le dire devant Rav Chimi bar Achi. Il lui a dit : Vous, vous enseignez cela à propos de ce sujet-là. Nous, nous l'enseignons à propos de celui-ci : Rech Lakich a dit : Celui qui répand une mauvaise réputation sur une mineure, en prétendant qu'elle n'était pas vierge à son mariage, est exempt, comme il est dit : « Et ils donneront au père de la naara » (Deutéronome 22, 19) : c'est naara écrit en entier que l'Écriture a énoncé, ce qui ne désigne qu'une jeune femme, à l'exclusion d'une mineure.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: טַעְמָא דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״נַעֲרָה״, הָא לָאו הָכִי, הֲוָה אָמֵינָא אֲפִילּוּ קְטַנָּה? וְהָא כְּתִיב: ״וְאִם אֱמֶת הָיָה הַדָּבָר הַזֶּה לֹא נִמְצְאוּ בְתוּלִים לַנַּעֲרָה. וְהוֹצִיאוּ אֶת הַנַּעֲרָה אֶל פֶּתַח בֵּית אָבִיהָ וּסְקָלוּהָ״, וּקְטַנָּה לָאו בַּת עוֹנָשִׁין הִיא! אֶלָּא: כָּאן נַעֲרָה, הָא כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״נַעֲרָ״ — אֲפִילּוּ קְטַנָּה בַּמַּשְׁמָע.Rav Adda bar Ahava objecte : La raison est que le Miséricordieux a écrit naara avec un hé ; mais sinon, j'aurais dit : même une mineure ? Or il est écrit : « Mais si cette chose était vraie, que la jeune femme n'a pas été trouvée vierge, on fera sortir la jeune femme à l'entrée de la maison de son père et on la lapidera » (Deutéronome 22, 20-21), et une mineure n'est pas passible de châtiment ! Mais alors, voici le sens : ici, naara est écrit en entier pour enseigner que partout où il est dit naar, même une mineure est incluse dans ce terme.
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