Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְהָא מִילְּתָא נָמֵי לִיגְמְרוּ מֵהֲדָדֵי! אָמַר קְרָא: ״מָהֹר יִמְהָרֶנָּה לּוֹ לְאִשָּׁה״, ״לוֹ״ — מִדַּעְתּוֹ.pour cette chose aussi – l'épouser contre le gré de l'homme – qu'on les déduise l'un de l'autre, le séducteur du violeur ! Rav Achi répond : le verset dit à propos du séducteur : « il la dotera pour qu'elle soit à lui une femme » (Exode 22, 15) : « à lui », c'est-à-dire selon son gré.
- כֵּיצַד שׁוֹתֶה בַּעֲצִיצוֹ כּוּ׳. אָמַר רַב כָּהֲנָא: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב זְבִיד מִנְּהַרְדְּעָא: נֵיתֵי עֲשֵׂה וְנִדְחֵה לֹא תַעֲשֶׂה!La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) poursuivait : « Comment boit-il dans son vase, etc. » Le violeur est tenu de l'épouser malgré ses défauts, sauf si cette union lui est interdite. Rav Kahana a dit : J'ai dit cet enseignement devant Rav Zevid de Nehardéa, et je lui ai demandé : qu'un commandement positif vienne, « elle sera pour lui une femme » (Deutéronome 22, 29), et repousse l'interdit de l'union avec une femme qui lui est défendue !
- אָמַר לִי: הֵיכָא אָמְרִינַן נֵיתֵי עֲשֵׂה וְנִידְחֵי לֹא תַעֲשֶׂה — כְּגוֹן מִילָה בְּצָרַעַת, דְּלָא אֶפְשָׁר לְקַיּוֹמֵיהּ לַעֲשֵׂה. אֲבָל הָכָא, אִי אָמְרָה דְּלָא בָּעֵינָא, מִי אִיתֵיהּ לַעֲשֵׂה כְּלָל?Il m'a dit : Où disons-nous qu'un commandement positif vient et repousse un interdit ? Dans un cas comme la circoncision sur une tsaraat (affection cutanée rituelle) : il est interdit de retrancher la peau atteinte, mais la circoncision repousse cet interdit, car il n'est pas possible d'accomplir le commandement positif autrement. Mais ici, si elle dit : Je n'en veux pas pour mari, y a-t-il seulement un commandement positif ? Puisqu'il dépend de son refus, il ne repousse pas l'interdit.
- מַתְנִי׳ יְתוֹמָה שֶׁנִּתְאָרְסָה וְנִתְגָּרְשָׁה, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הָאוֹנֵס — חַיָּיב, וְהַמְפַתֶּה — פָּטוּר.Michna : Une orpheline qui a été fiancée et divorcée : Rabbi Élazar dit : Celui qui la viole est 'hayav (obligé) de payer l'amende, et celui qui la séduit est pétour (exempt), car elle a consenti et renoncé à ce qui lui revient.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּשִׁיטַת רַבִּי עֲקִיבָא רַבּוֹ אֲמָרָהּ, דְּאָמַר: יֵשׁ לָהּ קְנָס וּקְנָסָהּ לְעַצְמָהּ. מִמַּאי — מִדְּקָתָנֵי: יְתוֹמָה, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הָאוֹנֵס חַיָּיב, וְהַמְפַתֶּה פָּטוּר.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Élazar l'a dit selon l'opinion de Rabbi Akiva, son maître, qui a dit au sujet d'une jeune femme fiancée puis divorcée : elle a droit à l'amende, et son amende lui revient à elle-même. D'où le sait-on ? De ce qu'il est enseigné : Une orpheline, Rabbi Élazar dit : Celui qui la viole est obligé, et celui qui la séduit est exempt.
- יְתוֹמָה, פְּשִׁיטָא? אֶלָּא הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּנַעֲרָה שֶׁנִּתְאָרְסָה וְנִתְגָּרְשָׁה, כִּיתוֹמָה. מָה יְתוֹמָה — לְעַצְמָהּ, אַף נַעֲרָה שֶׁנִּתְאָרְסָה וְנִתְגָּרְשָׁה — לְעַצְמָהּ.Une orpheline ? C'est évident ! Elle n'est sous l'autorité de personne, et le séducteur est exempt puisqu'elle a consenti. Mais alors, voici ce qu'il nous enseigne : une jeune femme qui a été fiancée et divorcée, même si son père est vivant, est comme une orpheline : de même qu'une orpheline reçoit l'amende pour elle-même, de même une jeune femme qui a été fiancée et divorcée la reçoit pour elle-même.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא אָמַר רַב הַמְנוּנָא סָבָא אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֶלְעָזָר. קָרֵי רַב עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר: ״טוּבְיָנָא דְחַכִּימֵי״.Rabbi Zeira a dit au nom de Rabba bar Cheïla, au nom de Rav Hamnouna l'Ancien, au nom de Rav Adda bar Ahava, au nom de Rav : La halakha (loi pratique) est conforme à Rabbi Élazar. Rav s'exclamait au sujet de Rabbi Élazar : « Le plus heureux des Sages ! », car la halakha suivait son avis en de nombreux cas.
- מַתְנִי׳ אֵיזֶהוּ בּוֹשֶׁת? הַכֹּל לְפִי הַמְבַיֵּישׁ וְהַמִּתְבַּיֵּישׁ. פְּגָם — רוֹאִין אוֹתָהּ כְּאִילּוּ הִיא שִׁפְחָה נִמְכֶּרֶת בַּשּׁוּק, כַּמָּה הָיְתָה יָפָה, וְכַמָּה הִיא יָפָה. קְנָס — שָׁוֶה בְּכׇל אָדָם, וְכֹל שֶׁיֵּשׁ לוֹ קִצְבָה מִן הַתּוֹרָה — שָׁוֶה בְּכׇל אָדָם.Michna : Qu'est-ce que l'indemnité pour la honte ? Tout dépend de celui qui fait honte et de celle qui subit la honte. Comment évalue-t-on la dépréciation ? On la regarde comme si elle était une servante vendue au marché : combien elle valait auparavant, et combien elle vaut à présent. L'amende est égale pour tout le monde, et tout paiement qui a un montant fixé par la Torah est égal pour tout le monde.
- גְּמָ׳ וְאֵימָא: חֲמִשִּׁים סְלָעִים אָמַר רַחֲמָנָא, מִכֹּל מִילֵּי! אָמַר רַבִּי זֵירָא יֹאמְרוּ: בָּעַל בַּת מְלָכִים חֲמִשִּׁים, בָּעַל בַּת הֶדְיוֹטוֹת חֲמִשִּׁים?! אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִי הָכִי, גַּבֵּי עֶבֶד נָמֵי, יֹאמְרוּ: עֶבֶד נוֹקֵב מַרְגָּלִיּוֹת — שְׁלֹשִׁים, עֶבֶד עוֹשֶׂהGuemara : Et dis plutôt : le Miséricordieux a dit cinquante séla'im (pièces d'argent) pour tout à la fois : amende, dépréciation, honte et douleur ! Rabbi Zeira a dit : C'est impossible, car on dirait : celui qui a violé la fille de rois paierait cinquante, et celui qui a violé la fille de gens du commun paierait aussi cinquante ?! Abayé lui a dit : S'il en est ainsi, pour l'esclave aussi, tué par un bœuf, pour lequel la Torah a fixé trente séla'im, on dirait : un esclave qui perce des perles vaudrait trente, et un esclave qui fait
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