Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁסּוֹפָהּ לְהִצְטַעֵר תַּחַת בַּעֲלָהּ. אָמְרוּ לוֹ: אֵינוֹ דּוֹמֶה נִבְעֶלֶת בְּאוֹנֶס לְנִבְעֶלֶת בְּרָצוֹן. אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: צַעַר שֶׁל פִּיסּוּק הָרַגְלַיִם. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וַתְּפַשְּׂקִי אֶת רַגְלַיִךְ לְכׇל עוֹבֵר״.elle est destinée à souffrir sous son mari. Ils lui ont dit : celle qui subit un rapport par la force n'est pas comparable à celle qui a un rapport de son plein gré. Si la douleur était celle d'être projetée au sol, l'argument « elle est destinée à souffrir » n'aurait aucun sens. Mais alors Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : c'est la douleur de l'écartement des jambes. Et il est dit de même : « et tu as écarté tes jambes pour tout passant » (Ézéchiel 16, 25).
- אִי הָכִי, מְפוּתָּה נָמֵי! אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: מָשָׁל דִּמְפוּתָּה לְמָה הַדָּבָר דּוֹמֶה? לְאָדָם שֶׁאָמַר לַחֲבֵירוֹ: קְרַע שִׁירָאִין שֶׁלִּי וְהִפָּטֵר. שֶׁלִּי?! דַּאֲבוּהּ נִינְהוּ? אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: פִּקְּחוֹת שֶׁבָּהֶן אוֹמְרוֹת: מְפוּתָּה אֵין לָהּ צַעַר.S'il en est ainsi, pour la femme séduite aussi il devrait payer ! Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : la parabole de la femme séduite, à quoi cette chose ressemble-t-elle ? À un homme qui a dit à son prochain : déchire mes étoffes de soie, et sois exempt. On objecte : « mes » étoffes ? Elles sont à son père ! Tous les paiements lui reviennent, et elle ne peut y renoncer. Mais alors Rav Na'hman a dit au nom de Rabba bar Avouh : les femmes avisées parmi elles disent : la femme séduite n'a pas de douleur.
- וְהָא קָא חָזֵינַן דְּאִית לַהּ? אָמַר אַבָּיֵי: אֲמַרָה לִי אֵם, כְּמַיָּא חַמִּימֵי עַל רֵישֵׁיהּ דְּקַרְחָא. רָבָא אָמַר: אֲמַרָה לִי בַּת רַב חִסְדָּא: כִּי רִיבְדָּא דְכוּסִילְתָּא. רַב פָּפָּא אָמַר: אֲמַרָה לִי בַּת אַבָּא סוּרָאָה: כִּי נַהֲמָא אַקּוּשָׁא בְּחִינְכֵי.Mais nous voyons bien qu'elle en a ? Abayé a dit : ma mère nourricière m'a dit : c'est comme de l'eau chaude sur la tête d'un chauve. Rava a dit : la fille de Rav 'Hisda (sa femme) m'a dit : comme la piqûre d'une lancette. Rav Pappa a dit : la fille d'Abba de Soura (sa femme) m'a dit : comme du pain dur sur les gencives. Lorsque le rapport est consenti, la douleur est négligeable.
- הָאוֹנֵס נוֹתֵן מִיָּד הַמְפַתֶּה לִכְשֶׁיּוֹצִיא וְכוּ׳. לִכְשֶׁיּוֹצִיא?! אִשְׁתּוֹ הִיא? אָמַר אַבָּיֵי: אֵימָא לִכְשֶׁלֹּא יִכְנוֹס. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ הַמְפַתֶּה נוֹתֵן לִכְשֶׁלֹּא יִכְנוֹס, בּוֹשֶׁת וּפְגָם נוֹתֵן מִיָּד. וְאֶחָד הָאוֹנֵס וְאֶחָד הַמְפַתֶּה, בֵּין הִיא וּבֵין אָבִיהָ יְכוֹלִין לְעַכֵּב.« Le violeur donne immédiatement, le séducteur lorsqu'il la renvoie, etc. » « Lorsqu'il la renvoie » ? Est-elle sa femme ? Abayé a dit : dis : lorsqu'il ne l'épouse pas. Cela a aussi été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : bien qu'on ait dit que le séducteur donne l'amende lorsqu'il ne l'épouse pas, il donne immédiatement le dédommagement pour la honte et l'atteinte. Et tant le violeur que le séducteur, aussi bien elle que son père peuvent empêcher le mariage.
- בִּשְׁלָמָא מְפוּתָּה — כְּתִיב: ״אִם מָאֵן יְמָאֵן אָבִיהָ״. אֵין לִי אֶלָּא אָבִיהָ, הִיא עַצְמָהּ מִנַּיִן — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יְמָאֵן״, מִכׇּל מָקוֹם.Certes, pour la femme séduite, il est écrit : « si son père refuse » (maèn yemaèn) (Exode 22, 16). Je n'ai là que son père ; pour elle-même, d'où le sait-on ? Le verset enseigne : « yemaèn » – dans tous les cas.
- אֶלָּא אוֹנֵס? בִּשְׁלָמָא אִיהִי — כְּתִיב: ״וְלוֹ תִהְיֶה״, מִדַּעְתָּהּ. אֶלָּא אָבִיהָ מְנָלַן?Mais pour le violeur ? Certes, pour elle, il est écrit : « et elle sera sa femme » (Deutéronome 22, 29) : de son consentement. Mais son père, d'où le savons-nous ?
- אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר. רָבָא אָמַר: קַל וָחוֹמֶר, וּמָה מְפַתֶּה שֶׁלֹּא עָבַר אֶלָּא עַל דַּעַת אָבִיהָ בִּלְבַד, בֵּין הִיא וּבֵין אָבִיהָ יְכוֹלִין לְעַכֵּב — אוֹנֵס שֶׁעָבַר עַל דַּעַת אָבִיהָ וְעַל דַּעַת עַצְמָהּ, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Abayé a dit : par raisonnement, afin que le pécheur ne tire pas profit de sa faute. Rava a dit : c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si, pour le séducteur, qui n'a transgressé que la volonté de son père seul, aussi bien elle que son père peuvent empêcher le mariage, pour le violeur, qui a transgressé la volonté de son père et sa propre volonté, à plus forte raison !
- רָבָא לָא אָמַר כְּאַבַּיֵּי. כֵּיוָן דְּקָא מְשַׁלֵּם קְנָס, לָאו חוֹטֵא נִשְׂכָּר הוּא. אַבָּיֵי לָא אָמַר כְּרָבָא: מְפַתֶּה דְּאִיהוּ מָצֵי מְעַכֵּב — אָבִיהָ נָמֵי מָצֵי מְעַכֵּב, אוֹנֵס דְּאִיהוּ לָא מָצֵי מְעַכֵּב — אָבִיהָ נָמֵי לָא מָצֵי מְעַכֵּב.Rava n'a pas parlé comme Abayé : puisqu'il paie l'amende, il n'est pas un pécheur qui tire profit. Abayé n'a pas parlé comme Rava : pour le séducteur, qui peut lui-même empêcher le mariage, son père aussi peut l'empêcher ; pour le violeur, qui lui-même ne peut pas l'empêcher, son père non plus ne peut pas l'empêcher.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ אוֹנֵס נוֹתֵן מִיָּד, כְּשֶׁיּוֹצִיא הוּא אֵין לָהּ עָלָיו כְּלוּם. כְּשֶׁיּוֹצִיא?! מִי מָצֵי מַפֵּיק לַהּ?! אֵימָא: כְּשֶׁתֵּצֵא הִיא, אֵין לָהּ עָלָיו כְּלוּם. מֵת — יָצָא כֶּסֶף קְנָסָהּ בִּכְתוּבָּתָהּ. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה מָנֶה.Il a été enseigné dans une autre baraïta : bien qu'on ait dit que le violeur donne immédiatement, lorsqu'il la renvoie, elle n'a aucune créance sur lui. « Lorsqu'il la renvoie » ? Peut-il donc la renvoyer ? La Torah le lui interdit. Dis : lorsque c'est elle qui part, elle n'a aucune créance sur lui. S'il meurt, l'argent de son amende vaut pour sa ketouba (contrat de mariage). Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda dit : elle a une ketouba de cent dinars (mané).
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי. רַבָּנַן סָבְרִי: טַעְמָא מַאי תַּקִּינוּ רַבָּנַן כְּתוּבָּה — כְּדֵי שֶׁלֹּא תְּהֵא קַלָּה בְּעֵינָיו לְהוֹצִיאָהּ, וְהָא לָא מָצֵי מַפֵּיק לַהּ. וְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: הָא נָמֵי מְצַעַר לַהּ עַד דְּאָמְרָה הִיא ״לָא בָּעֵינָא לָךְ״.Sur quoi divergent-ils ? Les Sages pensent : quelle est la raison pour laquelle les Sages ont institué la ketouba ? Pour qu'il ne lui soit pas facile de la renvoyer ; or celui-ci ne peut pas la renvoyer. Et Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda pense : celui-ci aussi peut la tourmenter jusqu'à ce qu'elle dise : « Je ne veux pas de toi. »
- אוֹנֵס שׁוֹתֶה בַּעֲצִיצוֹ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא מִפַּרְזִקְיָא לְרַב אָשֵׁי: מִכְּדֵי מִיגְמָר גָּמְרִי מֵהֲדָדֵי,« Le violeur boit dans son vase. » Rava de Parzakya a dit à Rav Achi : puisque les lois du violeur et du séducteur se déduisent l'une de l'autre,
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