Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמִי מִעַבְּרָא? וְהָתָנֵי רַב בִּיבִי קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: שָׁלֹשׁ נָשִׁים מְשַׁמְּשׁוֹת בְּמוֹךְ, אֵלּוּ הֵן: קְטַנָּה, וּמְעוּבֶּרֶת, וּמְנִיקָה. קְטַנָּה — שֶׁמָּא תִּתְעַבֵּר וְתָמוּת, מְעוּבֶּרֶת — שֶׁמָּא תַּעֲשֶׂה עוּבָּרָהּ סַנְדָּל, מְנִיקָה — שֶׁמָּא תִּגְמוֹל אֶת בְּנָהּ.La question de Rava suppose qu'une mineure laisse un fils. Mais peut-elle concevoir ? Rav Bivi n'a-t-il pas enseigné devant Rav Na'hman : il est permis à trois femmes d'avoir des rapports avec un tampon contraceptif (mokh). Ce sont : la mineure, la femme enceinte et celle qui allaite. La mineure, de peur qu'elle ne conçoive et ne meure ; la femme enceinte, de peur que son fœtus ne devienne une « sandale » (fœtus écrasé par une seconde conception, en forme de poisson plat) ; celle qui allaite, de peur qu'elle ne doive sevrer son fils prématurément, son lait étant altéré.
- וְאֵיזוֹהִי קְטַנָּה — מִבַּת אַחַת עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד עַד שְׁתֵּים עֶשְׂרֵה שָׁנָה וְיוֹם אֶחָד. פָּחוֹת מִיכֵּן וְיָתֵר עַל כֵּן מְשַׁמֶּשֶׁת כְּדַרְכָּהּ וְהוֹלֶכֶת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ מְשַׁמֶּשֶׁת כְּדַרְכָּהּ וְהוֹלֶכֶת, וּמִן הַשָּׁמַיִם יְרַחֵמוּ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוֹמֵר פְּתָאִים ה׳״!Et qui est la mineure visée ? De onze ans et un jour jusqu'à douze ans et un jour. En deçà et au-delà, elle a des rapports de la manière habituelle ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : l'une comme l'autre ont des rapports de la manière habituelle, et le Ciel aura pitié, parce qu'il est dit : « Hachem garde les simples » (Psaumes 116, 6). Il en ressort qu'une mineure ne mène pas de grossesse à terme.
- וְכִי תֵּימָא דְּאִיעַבַּרָא כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה, וְאוֹלִידָה כְּשֶׁהִיא נַעֲרָה. וּבְשִׁיתָּא יַרְחֵי מִי קָא יָלְדָה? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין בֵּין נַעֲרוּת לְבַגְרוּת אֶלָּא שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים. וְכִי תֵּימָא: בְּצִיר הוּא דְּלֵיכָּא, הָא טְפֵי — אִיכָּא, הָא ״אֶלָּא״ קָאָמַר!Et si tu dis qu'elle a conçu lorsqu'elle était na'ara (de douze ans à la majorité), et qu'elle a accouché lorsqu'elle était na'ara – accouche-t-on donc en six mois ? Chmouel n'a-t-il pas dit : il n'y a entre la na'arout (état de na'ara) et la majorité que six mois ? Et si tu dis : ce sont moins de six mois qu'il n'y a pas, mais plus, il y en a – il a dit « que » ! Ce qui indique qu'il n'y a ni plus ni moins.
- אֶלָּא, הָכִי קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: יֵשׁ בֶּגֶר בַּקֶּבֶר וּפָקַע אָב, אוֹ דִלְמָא: אֵין בֶּגֶר בַּקֶּבֶר, וְלָא פָּקַע אָב? מָר בַּר רַב אָשֵׁי בָּעֵי לַהּ הָכִי: מִיתָה עוֹשָׂה בַּגְרוּת, אוֹ אֵין עוֹשָׂה בַּגְרוּת? תֵּיקוּ.Mais voici plutôt la question qu'il se posait : y a-t-il majorité dans la tombe, et le droit du père s'éteint, ou peut-être n'y a-t-il pas de majorité dans la tombe, et le droit du père ne s'éteint pas ? Mar bar Rav Achi la pose ainsi : la mort produit-elle la majorité, ou ne produit-elle pas la majorité ? Tékou (la question reste en suspens).
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵאַבָּיֵי: בָּא עָלֶיהָ וְנִתְאָרְסָה, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ, מִי כְּתִיב: ״וְנָתַן לַאֲבִי הַנַּעֲרָה אֲשֶׁר לֹא אֲרוּסָה״? וּלְטַעְמָיךְ, הָא דְּתַנְיָא: בָּא עָלֶיהָ וְנִשֵּׂאת, לְעַצְמָהּ: מִי כְּתִיב ״וְנָתַן לַאֲבִי הַנַּעֲרָה אֲשֶׁר לֹא נְשׂוּאָה״?Rava a demandé à Abayé : s'il l'a violée et qu'ensuite elle a été fiancée, qu'en est-il ? À qui revient l'amende ? Il lui a dit : est-il écrit : « et il donnera au père de la jeune fille qui n'est pas fiancée » ? Rava a répliqué : et selon ton raisonnement, ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : s'il l'a violée et qu'ensuite elle s'est mariée, l'amende est pour elle-même – est-il écrit : « et il donnera au père de la jeune fille qui n'est pas mariée » ?
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, הוֹאִיל וּבַגְרוּת מוֹצִיאָה מֵרְשׁוּת אָב, וְנִישּׂוּאִין מוֹצִיאִין מֵרְשׁוּת אָב, מָה בַּגְרוּת בָּא עָלֶיהָ וּבָגְרָה — לְעַצְמָהּ, אַף נִישּׂוּאִין בָּא עָלֶיהָ וְנִשֵּׂאת — לְעַצְמָהּ. אֶלָּא אֵירוּסִין, מִי קָא מַפְּקִי מֵרְשׁוּתָא דְּאָב לִגְמָרֵי? הָא תְּנַן: נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה אָבִיהָ וּבַעְלָהּ מְפִירִין לָהּ נְדָרֶיהָ.Abayé a répondu : comment comparer ? Là-bas, puisque la majorité fait sortir de l'autorité du père et que le mariage fait sortir de l'autorité du père – de même que pour la majorité, s'il l'a violée et qu'elle est devenue majeure, l'amende est pour elle-même, de même pour le mariage, s'il l'a violée et qu'elle s'est mariée, l'amende est pour elle-même. Mais les fiançailles font-elles sortir complètement de l'autorité du père ? Nous avons appris pourtant dans la Michna (Nedarim 66b) : une jeune fille fiancée, son père et son mari annulent ensemble ses vœux !
- מַתְנִי׳ הַמְפַתֶּה נוֹתֵן שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים, וְהָאוֹנֵס אַרְבָּעָה. הַמְפַתֶּה נוֹתֵן בּוֹשֶׁת וּפְגָם וּקְנָס, מוֹסִיף עָלָיו אוֹנֵס שֶׁנּוֹתֵן אֶת הַצַּעַר. מָה בֵּין אוֹנֵס לִמְפַתֶּה: הָאוֹנֵס נוֹתֵן אֶת הַצַּעַר, וְהַמְפַתֶּה אֵינוֹ נוֹתֵן אֶת הַצַּעַר. הָאוֹנֵס נוֹתֵן מִיָּד, וְהַמְפַתֶּה לִכְשֶׁיּוֹצִיא. הָאוֹנֵס שׁוֹתֶה בַּעֲצִיצוֹ, וְהַמְפַתֶּה, אִם רָצָה לְהוֹצִיא — מוֹצִיא.MICHNA : Le séducteur donne trois choses, et le violeur quatre. Le séducteur donne le dédommagement pour la honte, l'atteinte à sa valeur et l'amende. Le violeur y ajoute qu'il donne un dédommagement pour la douleur. Quelle est la différence entre le violeur et le séducteur ? Le violeur donne le dédommagement pour la douleur, et le séducteur ne donne pas celui de la douleur. Le violeur donne immédiatement, et le séducteur lorsqu'il la renvoie. Le violeur « boit dans son vase » – il doit l'épouser – et le séducteur, s'il veut la renvoyer, la renvoie.
- כֵּיצַד שׁוֹתֶה בַּעֲצִיצוֹ: אֲפִילּוּ הִיא חִיגֶּרֶת, אֲפִילּוּ הִיא סוֹמָא, וַאֲפִילּוּ הִיא מוּכַּת שְׁחִין. נִמְצָא בָּהּ דְּבַר עֶרְוָה, אוֹ שֶׁאֵינָהּ רְאוּיָה לָבֹא בְּיִשְׂרָאֵל — אֵינוֹ רַשַּׁאי לְקַיְּימָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְלוֹ תִהְיֶה לְאִשָּׁה״, אִשָּׁה הָרְאוּיָה לוֹ.Comment « boit-il dans son vase » ? Même si elle est boiteuse, même si elle est aveugle, et même si elle est atteinte d'ulcères, il doit l'épouser et ne peut la répudier. Si l'on trouve en elle une chose relevant de l'immoralité, ou si elle n'est pas apte à entrer dans la communauté d'Israël, par exemple si elle est mamzérèt (née d'une union interdite), il n'a pas le droit de la garder, comme il est dit : « et elle sera sa femme » (Deutéronome 22, 29) : une femme qui lui convient légalement.
- גְּמָ׳ צַעַר דְּמַאי? אָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: צַעַר שֶׁחֲבָטָהּ עַל גַּבֵּי קַרְקַע. מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, חֲבָטָהּ עַל גַּבֵּי שִׁירָאִין, הָכִי נָמֵי דְּפָטוּר? וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי — וְהָתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: אוֹנֵס אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶת הַצַּעַר — מִפְּנֵיGUEMARA : La douleur de quoi ? Pour quelle douleur le violeur paie-t-il ? Le père de Chmouel a dit : la douleur d'avoir été projetée au sol. Rabbi Zeira l'a contesté : mais dans ce cas, s'il l'a projetée sur des étoffes de soie, serait-il aussi exempt ? Et si tu dis que oui, il a pourtant été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Yehouda dit au nom de Rabbi Chimon : le violeur ne paie pas pour la douleur, parce que
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