Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵימָא: ״בְּתוּלָה״ — לִגְזֵירָה שָׁוָה, וַ״אֲשֶׁר לֹא אוֹרָסָה״ — פְּרָט לְנַעֲרָה שֶׁנִּתְאָרְסָה וְנִתְגָּרְשָׁה!Dis plutôt : « vierge » sert à la guezéra chava (analogie textuelle), et « qui n'a pas été fiancée » exclut une jeune fille qui a été fiancée et divorcée !
- מִסְתַּבְּרָא ״אֲשֶׁר לֹא אוֹרָסָה״ לִגְזֵירָה שָׁוָה, שֶׁהֲרֵי אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ ״נַעֲרָה בְּתוּלָה״. אַדְּרַבָּה: ״בְּתוּלָה״ לִגְזֵירָה שָׁוָה, שֶׁהֲרֵי אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ ״אֲשֶׁר לֹא אוֹרָסָה״! מִסְתַּבְּרָא: הָא אִישְׁתַּנִּי גּוּפַהּ, וְהָא לָא אִישְׁתַּנִּי גּוּפַהּ.Il est logique d'employer « qui n'a pas été fiancée » pour la guezéra chava, car je peux encore l'appeler « jeune fille vierge ». Au contraire : que « vierge » serve à la guezéra chava, car je peux encore l'appeler « qui n'a pas été fiancée » ! Il est logique qu'il en soit comme nous l'avons dit : celle-ci, qui a eu des rapports, son corps a changé ; et celle-là, qui a été fiancée et divorcée, son corps n'a pas changé.
- וְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הַאי סְבָרָא מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מִדְּתַנְיָא: ״כֶּסֶף יִשְׁקוֹל כְּמוֹהַר הַבְּתוּלוֹת״, שֶׁיְּהֵא זֶה כְּמוֹהַר הַבְּתוּלוֹת, וּמוֹהַר הַבְּתוּלוֹת כָּזֶה.Et Rabbi Yossé HaGlili, d'où tire-t-il ce raisonnement sur le montant et la nature du paiement ? Il le déduit de ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « il pèsera de l'argent comme la dot des vierges » (Exode 22, 16) : que celle-ci soit comme la dot des vierges, et que la dot des vierges soit comme celle-ci.
- קַשְׁיָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא אַדְּרַבִּי עֲקִיבָא. תְּרֵי תַּנָּאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא.Il y a une contradiction entre la parole de Rabbi Akiva et celle de Rabbi Akiva ! Dans la Michna, l'amende est pour la jeune fille ; dans la baraïta, pour son père. Réponse : deux Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) rapportent des traditions différentes selon Rabbi Akiva.
- בִּשְׁלָמָא רַבִּי עֲקִיבָא דְּמַתְנִיתִין, לָא אָתְיָא גְּזֵירָה שָׁוָה וּמַפְּקָא לֵיהּ לִקְרָא מִפְּשָׁטֵיהּ לִגְמָרֵי. אֶלָּא לְרַבִּי עֲקִיבָא דְּבָרַיְיתָא, אָתְיָא גְּזֵירָה שָׁוָה וּמַפְּקָא מִפְּשָׁטֵיהּ לִגְמָרֵי.Certes, pour Rabbi Akiva de la Michna, c'est compréhensible : une guezéra chava ne vient pas ôter complètement au verset son sens obvie. Mais selon Rabbi Akiva de la baraïta, une guezéra chava vient-elle lui ôter complètement son sens obvie ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: קְרִי בֵּיהּ ״אֲשֶׁר לֹא אֲרוּסָה״. אֲרוּסָה בַּת סְקִילָה הִיא! סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְחִידּוּשׁ הוּא שֶׁחִידְּשָׁה תּוֹרָה בִּקְנָס, אַף עַל גַּב דְּמִיקְּטִיל — מְשַׁלֵּם.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : lis-y « qui n'est pas fiancée » – il s'agit de celle qui n'est pas actuellement fiancée. Mais une fiancée relève de la lapidation ! L'agresseur est donc de toute façon exempt de l'amende, et ce verset est inutile. Réponse : tu aurais pu penser : puisque c'est une innovation que la Torah a introduite pour l'amende, même s'il est mis à mort, il paie. Le verset nous enseigne donc qu'il est exempt.
- וּלְרַבָּה דְּאָמַר חִידּוּשׁ הוּא שֶׁחִידְּשָׁה תּוֹרָה בִּקְנָס, אַף עַל גַּב דְּמִיקְּטִיל מְשַׁלֵּם, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? סָבַר לַהּ כְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּמַתְנִיתִין.Et selon Rabba, qui a dit : c'est une innovation que la Torah a introduite pour l'amende, même s'il est mis à mort il paie, que peut-on dire ? Réponse : il partage l'avis de Rabbi Akiva de la Michna.
- תָּנוּ רַבָּנַן: קְנָסָהּ לְמִי, לְאָבִיהָ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: לְעַצְמָהּ. לְעַצְמָהּ אַמַּאי! אָמַר רַב חִסְדָּא: הָכָא בְּנַעֲרָה שֶׁנִּתְאָרְסָה וְנִתְגָּרְשָׁה עָסְקִינַן, וְקָמִיפַּלְגִי בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא דְּמַתְנִיתִין וְרַבִּי עֲקִיבָא דְּבָרַיְיתָא.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : son amende, pour qui est-elle ? Pour son père. Et certains disent : pour elle-même. Pour elle-même, pourquoi ? Le verset ne dit-il pas expressément qu'elle est pour le père ? Rav 'Hisda a dit : il s'agit ici d'une jeune fille qui a été fiancée et divorcée, et ils divergent selon la machlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Akiva de la Michna et Rabbi Akiva de la baraïta.
- אָמַר אַבָּיֵי: בָּא עָלֶיהָ וּמֵתָה — פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנָתַן לַאֲבִי הַנַּעֲרָה״ — וְלֹא לַאֲבִי מֵתָה. מִלְּתָא דִּפְשִׁיטָא לֵיהּ לְאַבָּיֵי, מִיבַּעְיָא לֵיהּ לְרָבָא.Abayé a dit : s'il l'a violée et qu'elle est morte avant le jugement, il est exempt, comme il est dit : « et il donnera au père de la jeune fille » (Deutéronome 22, 29), et non au père d'une morte. Une chose qui était évidente pour Abayé était une question pour Rava.
- דְּבָעֵי רָבָא: יֵשׁ בֶּגֶר בַּקֶּבֶר, אוֹ אֵין בֶּגֶר בַּקֶּבֶר? יֵשׁ בֶּגֶר בַּקֶּבֶר — וְדִבְנָהּ הָוֵי, אוֹ דִלְמָא: אֵין בֶּגֶר בַּקֶּבֶר, וּדְאָבִיהָ הָוֵי.Car Rava a demandé : y a-t-il majorité (bagrout) dans la tombe, ou n'y a-t-il pas de majorité dans la tombe ? La question concerne une jeune fille morte avant d'avoir atteint l'âge de la majorité, le jugement n'intervenant qu'après la date où elle l'aurait atteint. Y a-t-il majorité dans la tombe, et l'amende revient à son fils, ou peut-être n'y a-t-il pas de majorité dans la tombe, et elle revient à son père ?
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