Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי דְּקָא טָעֵין טַעֲנַת דָּמִים — הָכִי נָמֵי. הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דְּקָטָעֵין טַעֲנַת פֶּתַח פָּתוּחַ.On répond : s'il formule la plainte du sang (il n'a pas trouvé de sang après l'union), c'est bien le cas : il peut lui faire perdre sa ketouba (contrat de mariage). De quoi s'agit-il ici, dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ? D'un homme qui formule la plainte de « l'ouverture béante » : pour une femme adulte, une telle plainte est sans portée.
- סוֹמְכוֹס אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: סוֹמָא אֵין לָהּ טַעֲנַת בְּתוּלִים. מַאי טַעְמָא דְּסוֹמְכוֹס? אָמַר רַבִּי זֵירָא: מִפְּנֵי שֶׁנֶּחְבֶּטֶת עַל גַּבֵּי קַרְקַע. כּוּלְּהוּ נָמֵי חַבּוֹטֵי מִיחַבְּטִי? כּוּלְּהוּ, רוֹאוֹת וּמַרְאוֹת לְאִמָּן. זוֹ, אֵינָהּ רוֹאָה וְאֵינָהּ מַרְאָה לְאִמָּהּ.La baraïta poursuit : Soumkhos dit au nom de Rabbi Méïr : l'aveugle n'est pas soumise à la plainte de virginité. Quelle est la raison de Soumkhos ? Rabbi Zeira a dit : parce qu'elle heurte le sol en tombant, ce qui peut rompre l'hymen. On objecte : toutes les filles aussi tombent ! On répond : toutes voient le sang et le montrent à leur mère ; celle-ci ne voit pas et ne montre pas à sa mère.
- וְהַיּוֹצֵאת מִשּׁוּם שֵׁם רָע אֵין לָהּ לֹא קְנָס וְלֹא פִּיתּוּי. הַיּוֹצֵאת מִשּׁוּם שֵׁם רָע — בַּת סְקִילָה הִיא! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָכִי קָאָמַר: מִי שֶׁיָּצָא עָלֶיהָ שֵׁם רַע בְּיַלְדוּתָהּ — אֵין לָהּ לֹא קְנָס וְלֹא פִּיתּוּי.La baraïta a enseigné : et celle qui sort de son mariage pour mauvaise réputation n'a droit ni à l'amende pour viol ni à celle pour séduction. On s'étonne : celle qui sort pour mauvaise réputation est passible de lapidation pour adultère ; il va de soi qu'elle n'a pas d'amende ! Rav Chéchèt a dit : voici ce qu'il veut dire : celle sur qui une mauvaise réputation s'est répandue dans sa jeunesse n'a droit ni à l'amende ni à celle pour séduction.
- אָמַר רַב פָּפָּא, שְׁמַע מִינַּהּ: הַאי שְׁטָרָא רִיעָא לָא מַגְבֵּינַן בֵּיהּ. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דִּנְפַק קָלָא עֲלֵיהּ דִּשְׁטָרָא (דְּ)זַיְיפָא הוּא, דִּכְווֹתַהּ הָכָא, דִּנְפַק עֲלַהּ קָלָא דְּזַנַּאי, וְהָא אָמַר רָבָא: יָצָא לָהּ שֵׁם מְזַנָּה בָּעִיר — אֵין חוֹשְׁשִׁין לָהּ.Rav Pappa a dit : déduis-en que, par ce document entaché de suspicion, nous ne faisons pas recouvrer la créance. À quoi cela ressemble-t-il ? Si l'on dit qu'une rumeur s'est répandue sur lui, que c'est un document falsifié, et que le cas correspondant ici est celui où une rumeur s'est répandue sur elle qu'elle s'est livrée à la débauche : or Rava n'a-t-il pas dit : si s'est répandue sur elle dans la ville une réputation de débauche, on ne s'en préoccupe pas ?
- אֶלָּא דַּאֲתוֹ בֵּי תְרֵי וְאָמְרִי: לְדִידְהוּ תְּבַעְתַּנְהִי בְּאִיסּוּרָא. דִּכְווֹתַהּ הָכָא: דַּאֲתוֹ בֵּי תְרֵי וְאָמְרִי: לְדִידְהוּ אֲמַר לְהוּ: ״זַיִּיפוּ לִי״. בִּשְׁלָמָא הָתָם — שְׁכִיחִי פְּרוּצִין. אֶלָּא הָכָא, אִם הוּא הוּחְזַק, כׇּל יִשְׂרָאֵל מִי הוּחְזְקוּ? הָכָא נָמֵי: כֵּיוָן דְּקָא מְהַדַּר אַזִּיּוּפָא, אֵימַר, זַיּוֹפֵי זַיֵּיף וּכְתַב.Plutôt, il s'agit du cas où deux témoins sont venus et ont dit : à nous-mêmes, elle a proposé une relation interdite ; et le cas correspondant ici, pour le document, est celui où deux témoins sont venus et ont dit : à nous-mêmes, il a dit : « falsifiez pour moi » un document. On objecte : certes, là-bas, les débauchés sont fréquents, et elle a sans doute trouvé quelqu'un. Mais ici, si lui est établi comme cherchant une falsification, tout Israël est-il établi comme faussaire ? On répond : ici aussi, puisqu'il cherche à falsifier, dis qu'il a lui-même falsifié et écrit le document.
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ שֶׁאֵין לָהֶן קְנָס: הַבָּא עַל הַגִּיּוֹרֶת וְעַל הַשְּׁבוּיָה וְעַל הַשִּׁפְחָה שֶׁנִּפְדּוּ וְשֶׁנִּתְגַּיְּירוּ וְשֶׁנִּשְׁתַּחְרְרוּ, יְתֵירוֹת עַל בְּנוֹת שָׁלֹשׁ שָׁנִים וְיוֹם אֶחָד. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁבוּיָה שֶׁנִּפְדֵּית — הֲרֵי הִיא בִּקְדוּשָּׁתָהּ, אַף עַל פִּי שֶׁגְּדוֹלָה.Michna : Et voici celles qui n'ont pas d'amende : celui qui s'unit à une convertie, à une captive ou à une esclave, qui ont été rachetées, converties ou affranchies à plus de trois ans et un jour, car elles sont présumées non vierges. Rabbi Yehouda dit : une captive qui a été rachetée reste dans sa sainteté, même si elle est adulte.
- הַבָּא עַל בִּתּוֹ, עַל בַּת בִּתּוֹ, עַל בַּת בְּנוֹ, עַל בַּת אִשְׁתּוֹ, עַל בַּת בְּנָהּ, עַל בַּת בִּתָּהּ — אֵין לָהֶן קְנָס, מִפְּנֵי שֶׁמִּתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ, שֶׁמִּיתָתָן בִּידֵי בֵּית דִּין. וְכׇל הַמִּתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ אֵין מְשַׁלֵּם מָמוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאִם לֹא יִהְיֶה אָסוֹן עָנוֹשׁ יֵעָנֵשׁ״.Celui qui s'unit à sa fille, à la fille de sa fille, à la fille de son fils, à la fille de sa femme, à la fille du fils de celle-ci, à la fille de la fille de celle-ci : elles n'ont pas d'amende, parce qu'il encourt la peine capitale, car leur mort (la peine pour ces unions) est entre les mains du tribunal ; et quiconque encourt la peine capitale ne paie pas d'argent, comme il est dit : « Et s'il n'y a pas de malheur, il sera puni d'une amende » (Exode 21, 22) : s'il y a malheur et que l'auteur est passible de mort, il ne paie pas.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי יְהוּדָה וְרַבִּי דּוֹסָא אָמְרוּ דָּבָר אֶחָד. רַבִּי יְהוּדָה — הָא דַּאֲמַרַן. רַבִּי דּוֹסָא, דְּתַנְיָא: שְׁבוּיָה — אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה, דִּבְרֵי רַבִּי דּוֹסָא. אָמַר רַבִּי דּוֹסָא: וְכִי מָה עָשָׂה לָהּ עַרְבִי הַלָּז? וְכִי מִפְּנֵי שֶׁמִּיעֵךְ לָהּ בֵּין דַּדֶּיהָ, פְּסָלָהּ מִן הַכְּהוּנָּה?Guemara : Rabbi Yo'hanan a dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Dossa ont dit une même chose à propos de la captive. Rabbi Yehouda : ce que nous venons de dire dans la Michna. Rabbi Dossa : comme il a été enseigné dans une baraïta : la captive, fille ou femme de Cohen (prêtre), mange de la terouma (prélèvement donné au Cohen), paroles de Rabbi Dossa. Rabbi Dossa a dit : que lui a donc fait cet Arabe ? Parce qu'il l'a pressée entre les seins, l'a-t-il disqualifiée de la prêtrise ?
- אָמַר רַבָּה: דִּלְמָא לָא הִיא, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה הָכָא, אֶלָּא שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר? אֲבָל הָתָם — כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ. אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי דּוֹסָא הָתָם, אֶלָּא בִּתְרוּמָה דְּרַבָּנַן. אֲבָל קְנָס דְּאוֹרָיְיתָא — כְּרַבָּנַן סְבִירָא לֵיהּ.Rabba a dit : peut-être n'en est-il rien. Rabbi Yehouda ne l'a dit ici que pour que le pécheur ne soit pas récompensé par une exemption de l'amende. Mais là-bas, à propos de la terouma, il pense comme les Sages. Ou bien : Rabbi Dossa ne l'a dit là-bas que pour la terouma, qui est de nos jours d'ordre rabbinique. Mais pour l'amende, qui est d'ordre toranique, il pense comme les Sages.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְטַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה הָכָא, שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר הוּא? וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁבוּיָה שֶׁנִּשְׁבֵּית — הֲרֵי הִיא בִּקְדוּשָּׁתָהּ, אֲפִילּוּ בַּת עֶשֶׂר שָׁנִים — כְּתוּבָּתָהּ מָאתַיִם. וְהָתָם מַאי ״שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר״ אִיכָּא? הָתָם נָמֵי, דִּלְמָא מִימַּנְעִי וְלָא נָסְבִי לַהּ.Abayé lui a dit : et la raison de Rabbi Yehouda ici serait-elle que le pécheur ne soit pas récompensé ? Or il a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : une captive qui a été emmenée en captivité reste dans sa sainteté ; même à dix ans, sa ketouba est de deux cents dinars. Et là, quel sens aurait « que le pécheur ne soit pas récompensé » ? On répond : là aussi, il y a une raison semblable : peut-être les hommes s'abstiendraient-ils et ne l'épouseraient-ils pas.
- וְסָבַר רַבִּי יְהוּדָה בִּקְדוּשְׁתַּהּ קָיְימָה? וְהָתַנְיָא: הַפּוֹדֶה אֶת הַשְּׁבוּיָה — יִשָּׂאֶנָּה. מֵעִיד בָּהּ — לֹא יִשָּׂאֶנָּה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ לֹא יִשָּׂאֶנָּה! הָא גּוּפַהּ קַשְׁיָא, אָמְרַתְּ: הַפּוֹדֶה אֶת הַשְּׁבוּיָה — יִשָּׂאֶנָּה, וַהֲדַר תְּנָא: מֵעִיד בָּהּ — לֹא יִשָּׂאֶנָּה. מִשּׁוּם דְּמֵעִיד בָּהּ לֹא יִשָּׂאֶנָּה?!Et Rabbi Yehouda pense-t-il qu'elle reste dans sa sainteté ? Or il a été enseigné : celui qui rachète la captive peut l'épouser ; s'il témoigne à son sujet, il ne peut pas l'épouser. Rabbi Yehouda dit : dans un cas comme dans l'autre, il ne peut pas l'épouser ! On remarque : ceci est difficile en soi. Tu as dit : celui qui rachète la captive peut l'épouser, puis il a enseigné : s'il témoigne à son sujet, il ne peut pas l'épouser. Parce qu'il témoigne à son sujet, il ne pourrait pas l'épouser ?!
- הָא לָא קַשְׁיָא, הָכִי קָאָמַר: הַפּוֹדֶה אֶת הַשְּׁבוּיָה וּמֵעִיד בָּהּ — יִשָּׂאֶנָּה, מֵעִיד בָּהּ כְּדִי — לֹא יִשָּׂאֶנָּה.Ceci n'est pas difficile. Voici ce qu'il veut dire : celui qui rachète la captive et témoigne à son sujet qu'elle n'a pas été violée peut l'épouser ; s'il témoigne seulement à son sujet, il ne peut pas l'épouser.
- מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא לְרַבִּי יְהוּדָה! אָמַר רַב פָּפָּא, אֵימָא: רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יִשָּׂאֶנָּה. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לְעוֹלָם כִּדְקָתָנֵי, רַבִּי יְהוּדָה לְדִבְרֵיהֶם דְּרַבָּנַן קָאָמַר לְהוּ: לְדִידִי — בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יִשָּׂאֶנָּה, אֶלָּא לְדִידְכוּ — בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ לֹא יִשָּׂאֶנָּה מִבְּעֵי לֵיהּ!En tout cas, c'est difficile pour Rabbi Yehouda ! Rav Pappa a dit : dis plutôt : Rabbi Yehouda dit : dans un cas comme dans l'autre, il peut l'épouser. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, dit : en réalité, c'est comme il est enseigné. Rabbi Yehouda leur parle selon les propos des Sages : « Pour moi, dans un cas comme dans l'autre, il peut l'épouser ; mais pour vous, il faudrait que dans un cas comme dans l'autre il ne puisse pas l'épouser » !
- וְרַבָּנַן: הַפּוֹדֶה אֶת הַשְּׁבוּיָה וּמֵעִיד בָּהּ יִשָּׂאֶנָּה — לָא שָׁדֵי אִינִישׁ זוּזֵי בִּכְדִי. מֵעִיד בָּהּ כְּדִי לֹא יִשָּׂאֶנָּה — שֶׁמָּא עֵינָיו נָתַן בָּהּ.Et les Sages, comment expliquent-ils leur avis ? Celui qui rachète la captive et témoigne à son sujet peut l'épouser, car un homme ne jette pas son argent pour rien. S'il témoigne seulement à son sujet, il ne peut pas l'épouser, de peur qu'il n'ait jeté ses yeux sur elle.
- רָמֵי לֵיהּ רַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל לְרַב יוֹסֵף:Rav Pappa bar Chmouel a opposé à Rav Yossef :
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