Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְקַיְימָא לַן דְּאֵינוֹ לוֹקֶה וּמְשַׁלֵּם. אָמַר עוּלָּא, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בַּאֲחוֹתוֹ נַעֲרָה, כָּאן בַּאֲחוֹתוֹ בּוֹגֶרֶת.Or nous tenons pour établi que l'on n'est pas à la fois flagellé et condamné à payer ; pourquoi donc celui qui a des relations avec sa sœur paie-t-il l'amende, alors qu'il est passible de flagellation ? Oulla a dit : Ce n'est pas difficile : ici, dans notre Michna (enseignement des Tannaïm), il s'agit de sa sœur qui est une jeune fille (naara), pour laquelle on paie l'amende sans être flagellé ; là, dans la Michna du traité Makkot, il s'agit de sa sœur qui est une majeure (bogérèt), pour laquelle il n'y a pas d'amende.
- אֲחוֹתוֹ בּוֹגֶרֶת נָמֵי, הָא אִיכָּא בּוֹשֶׁת וּפְגָם! בְּשׁוֹטָה. וְהָא אִיכָּא צַעֲרָא! בִּמְפוּתָּה.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : Pour celui qui a des relations avec sa sœur majeure aussi, même s'il ne paie pas d'amende, n'y a-t-il pas à payer la honte et la dépréciation ? Il devrait donc payer, et non être flagellé ! La Guemara répond : Il s'agit d'une démente, qui n'a ni honte ni dépréciation. On objecte : Mais n'y a-t-il pas à payer la douleur ? On répond : Il s'agit d'une séduite, qui, ayant consenti, n'a pas droit à une indemnité pour la douleur.
- הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, אֲפִילּוּ תֵּימָא אֲחוֹתוֹ נַעֲרָה, בִּיתוֹמָה וּמְפוּתָּה.La Guemara remarque : Maintenant que tu en es arrivé là, c'est-à-dire à parler d'une séduite, tu peux même dire qu'il s'agit de sa sœur qui est une jeune fille, à savoir une orpheline séduite : tous les paiements lui reviendraient à elle-même et, ayant consenti, elle y a renoncé ; il ne reste donc que la flagellation.
- אַלְמָא קָסָבַר עוּלָּא: כָּל הֵיכָא דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי. מְנָא לֵיהּ לְעוּלָּא הָא? גָּמַר מֵחוֹבֵל בַּחֲבֵירוֹ: מָה חוֹבֵל בַּחֲבֵירוֹ דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי; אַף כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי.La Guemara observe : Il ressort donc qu'Oulla pense : partout où il y a à la fois une somme d'argent et une flagellation, on paie l'argent et on n'est pas flagellé. D'où Oulla tire-t-il cela ? La Guemara répond : Il l'apprend de celui qui blesse son prochain : de même que celui qui blesse son prochain, cas où il y a à la fois de l'argent à payer pour la blessure et une flagellation pour l'interdit « de crainte qu'il ne continue » (Deutéronome 25, 3), paie l'argent et n'est pas flagellé, de même partout où il y a à la fois de l'argent et une flagellation, on paie l'argent et on n'est pas flagellé.
- מָה לְחוֹבֵל בַּחֲבֵירוֹ — שֶׁכֵּן חַיָּיב בַּחֲמִשָּׁה דְּבָרִים. וְאִי מָמוֹנָא לְקוּלָּא — שֶׁכֵּן הוּתַּר מִכְּלָלוֹ בְּבֵית דִּין.La Guemara objecte : Que dire de celui qui blesse son prochain ? Ce cas est particulièrement grave, puisqu'il est passible de cinq chefs d'indemnité (dommage, douleur, soins, arrêt de travail, honte) ; on ne peut donc en tirer de règle pour les autres cas. Et si tu dis que le paiement d'argent est la peine la plus légère et que l'on peut donc l'apprendre a fortiori, on peut réfuter : ce cas a aussi un aspect léger, puisque le fait de blesser a été permis, par exception à sa règle générale, au tribunal, qui administre la flagellation.
- אֶלָּא גָּמַר מֵעֵדִים זוֹמְמִין: מָה עֵדִים זוֹמְמִין דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי; אַף כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי.Plutôt, Oulla l'apprend des témoins conspirateurs : de même que les témoins conspirateurs, cas où il y a à la fois de l'argent à payer, s'ils ont voulu faire condamner quelqu'un à payer, et une flagellation pour l'interdit « Tu ne porteras pas de faux témoignage » (Exode 20, 13), paient l'argent et ne sont pas flagellés, de même partout où il y a à la fois de l'argent et une flagellation, on paie l'argent et on n'est pas flagellé.
- מָה לְעֵדִים זוֹמְמִין — שֶׁכֵּן אֵינָן צְרִיכִים הַתְרָאָה. וְאִי מָמוֹנָא לְקוּלָּא הוּא — שֶׁכֵּן לֹא עָשׂוּ מַעֲשֶׂה!La Guemara objecte : Que dire des témoins conspirateurs ? Leur cas est particulièrement grave, puisqu'ils n'ont pas besoin d'avertissement préalable pour être punis ; on ne peut donc en tirer de règle pour les autres cas. Et si tu dis que le paiement d'argent est la peine la plus légère, on peut réfuter : leur cas a aussi un aspect léger, puisqu'ils n'ont pas accompli d'acte mais ont seulement parlé !
- אֶלָּא גָּמַר מִתַּרְוַיְיהוּ: מָה הַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן, דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי; אַף כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי. מָה לְהַצַּד הַשָּׁוֶה שֶׁבָּהֶן — שֶׁכֵּן יֵשׁ בָּהֶן צַד חָמוּר, וְאִי מָמוֹנָא לְקוּלָּא הוּא — שֶׁכֵּן יֵשׁ בָּהֶן צַד הַקַּל.Plutôt, Oulla l'apprend des deux à la fois, celui qui blesse et les témoins conspirateurs : de même que leur point commun est qu'il y a à la fois de l'argent et une flagellation, et que l'on paie l'argent et on n'est pas flagellé, de même partout où il y a à la fois de l'argent et une flagellation, on paie l'argent et on n'est pas flagellé. La Guemara objecte : Que dire de leur point commun ? Ils ont un aspect grave (les cinq chefs d'indemnité pour l'un, l'absence d'avertissement pour les autres). Et si tu dis que le paiement d'argent est la peine la plus légère, on réfute : ils ont aussi un aspect léger (la permission au tribunal pour l'un, l'absence d'acte pour les autres).
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