Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא עוּלָּא ״תַּחַת״ ״תַּחַת״ גָּמַר. כְּתִיב הָכָא: ״תַּחַת אֲשֶׁר עִנָּהּ״, וּכְתִיב הָתָם: ״עַיִן תַּחַת עַיִן״. מָה הָתָם — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי; אַף כֹּל הֵיכָא דְּאִיכָּא מָמוֹנָא וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי.Plutôt, Oulla l'apprend par une guezéra chava (analogie textuelle fondée sur un même mot dans deux versets) entre ta'hat (« à la place de ») et ta'hat. Il est écrit ici, à propos du viol : « parce que (ta'hat) il l'a violentée » (Deutéronome 22, 29), et il est écrit là, à propos des blessures : « œil pour (ta'hat) œil » (Exode 21, 24). De même que là, on paie l'argent et on n'est pas flagellé, de même partout où il y a à la fois de l'argent et une flagellation, on paie l'argent et on n'est pas flagellé.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר, אֲפִילּוּ תֵּימָא אֲחוֹתוֹ נַעֲרָה: כָּאן שֶׁהִתְרוּ בּוֹ, כָּאן שֶׁלֹּא הִתְרוּ בּוֹ.Rabbi Yo'hanan a dit : Pour résoudre la contradiction entre notre Michna et celle de Makkot, tu peux même dire que les deux parlent de sa sœur jeune fille : ici, dans la Michna de Makkot, il s'agit d'un cas où on l'a averti, et il est flagellé ; là, dans notre Michna, d'un cas où on ne l'a pas averti, et, sans avertissement, il n'y a pas de flagellation : il paie donc l'amende.
- אַלְמָא קָסָבַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הֵיכָא דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת וְאַתְרוֹ בֵּיהּ — מִילְקָא לָקֵי, מָמוֹנָא לָא מְשַׁלֵּם. מְנָא לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן הָא? אָמַר קְרָא: ״כְּדֵי רִשְׁעָתוֹ״, מִשּׁוּם רִשְׁעָה אַחַת אַתָּה מְחַיְּיבוֹ, וְאִי אַתָּה מְחַיְּיבוֹ מִשּׁוּם שְׁתֵּי רִשְׁעָיוֹת. וּסְמִיךְ לֵיהּ ״אַרְבָּעִים יַכֶּנּוּ״.La Guemara observe : Il ressort donc que Rabbi Yo'hanan pense : partout où il y a à la fois de l'argent et une flagellation, et qu'on l'a averti, on est flagellé et on ne paie pas l'argent. D'où Rabbi Yo'hanan tire-t-il cela ? Le verset dit : « selon sa méchanceté » (Deutéronome 25, 2) : pour une seule méchanceté tu le condamnes, mais tu ne le condamnes pas pour deux méchancetés. Et juste à côté est écrit : « Il le frappera de quarante coups » (Deutéronome 25, 3) : lorsqu'il y a deux peines, c'est la flagellation qui est appliquée.
- וַהֲרֵי חוֹבֵל בַּחֲבֵירוֹ, דְּאִיכָּא מָמוֹן וּמַלְקוֹת — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי! וְכִי תֵּימָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא אַתְרוֹ בֵּיהּ, אֲבָל אַתְרוֹ בֵּיהּ — מִילְקָא לָקֵי, מָמוֹנָא לָא מְשַׁלֵּם, וְהָאָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הִכָּהוּ הַכָּאָה שֶׁאֵין בָּהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה — לוֹקֶה. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלָא אַתְרוֹ בֵּיהּ, אַמַּאי לוֹקֶה? אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאַתְרוֹ בֵּיהּ, וְטַעְמָא — דְּלֵית בֵּהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה, הָא אִית בֵּהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה — מָמוֹנָא מְשַׁלֵּם, מִילְקָא לָא לָקֵי!La Guemara objecte : Mais voici celui qui blesse son prochain, où il y a à la fois de l'argent et une flagellation, et où l'on paie l'argent et on n'est pas flagellé ! Et si tu dis : cela ne vaut que lorsqu'on ne l'a pas averti, mais si on l'a averti, il est flagellé et ne paie pas l'argent, Rabbi Ami n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan : S'il l'a frappé d'un coup qui ne vaut pas une perouta (la plus petite pièce de monnaie), il est flagellé. De quel cas s'agit-il ? Si on ne l'a pas averti, pourquoi est-il flagellé ? Il est donc évident qu'on l'a averti, et la raison pour laquelle il est flagellé est que le coup ne vaut pas une perouta. Mais s'il vaut une perouta, il paie l'argent et n'est pas flagellé, bien qu'il ait été averti !
- כִּדְאָמַר רַבִּי אִילְעָא: בְּפֵירוּשׁ רִיבְּתָה תּוֹרָה עֵדִים זוֹמְמִין לְתַשְׁלוּמִין, הָכָא נָמֵי: בְּפֵירוּשׁ רִיבְּתָה תּוֹרָה חוֹבֵל בַּחֲבֵירוֹ לְתַשְׁלוּמִין. וְהֵיכָא אִיתְּמַר דְּרַבִּי אִילְעָא — אַהָא: מְעִידִין אָנוּ אֶת אִישׁ פְּלוֹנִי שֶׁחַיָּיב לַחֲבֵירוֹ מָאתַיִם זוּז, וְנִמְצְאוּ זוֹמְמִין — לוֹקִין וּמְשַׁלְּמִין, שֶׁלֹּא הַשֵּׁם הַמְּבִיאָן לִידֵי מַכּוֹת מְבִיאָן לִידֵי תַּשְׁלוּמִין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל הַמְשַׁלֵּם אֵינוֹ לוֹקֶה.La Guemara répond : Il faut l'expliquer comme l'a dit Rabbi Ilea : La Torah a explicitement inclus les témoins conspirateurs pour le paiement. Ici aussi, la Torah a explicitement inclus celui qui blesse son prochain pour le paiement. Et où la parole de Rabbi Ilea a-t-elle été dite ? À propos de ceci (Michna Makkot 4a) : Si des témoins disent : « Nous témoignons qu'Untel doit à son prochain deux cents zouz », et qu'ils se révèlent conspirateurs, ils sont flagellés et paient, car ce n'est pas le même nom (la même source biblique) qui les amène à la flagellation et qui les amène au paiement ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Quiconque paie n'est pas flagellé.
- וְנֵימָא: כׇּל הַלּוֹקֶה אֵינוֹ מְשַׁלֵּם! אָמַר רַבִּי אִילְעָא: בְּפֵירוּשׁ רִיבְּתָה תּוֹרָה עֵדִים זוֹמְמִין לְתַשְׁלוּמִין. הֵיכָן רִיבְּתָה תּוֹרָה? מִכְּדֵי כְּתִיב: ״וַעֲשִׂיתֶם לוֹ כַּאֲשֶׁר זָמַם לַעֲשׂוֹת לְאָחִיו״, ״יָד בְּיָד״ לְמָה לִי? דָּבָר הַנִּיתָּן מִיָּד לְיָד, וּמַאי נִיהוּ — מָמוֹן.La Guemara demande à propos de cette Michna : Mais disons au contraire : quiconque est flagellé ne paie pas ! Rabbi Ilea a dit : La Torah a explicitement inclus les témoins conspirateurs pour le paiement. La Guemara demande : Où la Torah les a-t-elle inclus ? Elle explique : Puisqu'il est écrit : « Vous lui ferez comme il avait comploté de faire à son frère » (Deutéronome 19, 19), pourquoi ai-je besoin de « main pour main » (Deutéronome 19, 21) ? Cela enseigne qu'il s'agit d'une chose qui se donne de la main à la main, et qu'est-ce donc ? L'argent.
- חוֹבֵל בַּחֲבֵירוֹ נָמֵי, מִכְּדֵי כְּתִיב: ״כַּאֲשֶׁר עָשָׂה כֵּן יֵעָשֶׂה לוֹ״, ״כֵּן יִנָּתֵן בּוֹ״, לְמָה לִי? דָּבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ נְתִינָה, וּמַאי נִיהוּ — מָמוֹן.Pour celui qui blesse son prochain aussi : puisqu'il est écrit : « Comme il a fait, ainsi il lui sera fait » (Lévitique 24, 19), pourquoi ai-je besoin de « ainsi il lui sera donné » (Lévitique 24, 20) ? Cela enseigne qu'il s'agit d'une chose qui comporte un don, et qu'est-ce donc ? L'argent.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן: מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּעוּלָּא? אִם כֵּן, בִּטַּלְתָּ ״עֶרְוַת אֲחוֹתְךָ... לֹא תְגַלֶּה״.La Guemara demande : Et Rabbi Yo'hanan, pourquoi n'a-t-il pas dit comme Oulla, que l'on paie l'argent et que l'on n'est pas flagellé ? Elle répond : S'il en était ainsi, tu aurais annulé l'interdit « La nudité de ta sœur… tu ne découvriras pas » (Lévitique 18, 9), puisqu'il ne serait pas sanctionné par la flagellation.
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