Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְקָרַע שִׁירָאִין שֶׁל חֲבֵירוֹ.… et il a déchiré la soie de son prochain au moment même où il avalait : l'obligation de mort l'exempte-t-elle alors du paiement ?
- גּוּפָא, אָמַר רַב חִסְדָּא: מוֹדֶה רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה בְּגוֹנֵב חֶלְבּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ וַאֲכָלוֹ שֶׁהוּא חַיָּיב, שֶׁכְּבָר נִתְחַיֵּיב בִּגְנֵבָה קוֹדֶם שֶׁיָּבֹא לִידֵי אִיסּוּר חֵלֶב. לֵימָא פְּלִיגָא דְּרַבִּי אָבִין. דְּאָמַר רַבִּי אָבִין: הַזּוֹרֵק חֵץ מִתְּחִילַּת אַרְבַּע לְסוֹף אַרְבַּע, וְקָרַע שִׁירָאִין בַּהֲלִיכָתוֹ — פָּטוּר. שֶׁעֲקִירָה צוֹרֶךְ הַנָּחָה הִיא. הָכָא נָמֵי: הַגְבָּהָה צוֹרֶךְ אֲכִילָה הִיא!Revenons au sujet même. Rav 'Hisda a dit : Rabbi Ne'hounia ben HaKana convient, pour celui qui vole la graisse interdite de son prochain et la mange, qu'il est obligé de payer, car il était déjà obligé pour le vol avant d'en venir à l'interdit de la graisse. Disons que Rav 'Hisda est en désaccord avec Rabbi Avin. Car Rabbi Avin a dit : celui qui lance une flèche du début de quatre coudées à la fin de quatre coudées dans le domaine public à Chabbat, et qu'elle a déchiré de la soie sur son trajet, est exempt de payer, car l'arrachement est nécessaire à la pose : tout le trajet appartient déjà à l'acte passible de mort. Ici aussi : le soulèvement est nécessaire à la consommation ; il devrait donc être exempt !
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, אִי אֶפְשָׁר לְהַנָּחָה בְּלֹא עֲקִירָה. הָכָא, אֶפְשָׁר לַאֲכִילָה בְּלֹא הַגְבָּהָה, דְּאִי בָּעֵי, גָּחֵין וְאָכֵיל. אִי נָמֵי: הָתָם אִי בָּעֵי לְאַהְדּוֹרַהּ — לָא מָצֵי מַהְדַּר לַהּ. הָכָא — מָצֵי מַהְדַּר לַהּ.La Guemara réfute : comment comparer ? Là, la pose est impossible sans l'arrachement. Ici, la consommation est possible sans le soulèvement, car, s'il le veut, il se penche et mange. Ou encore : là, s'il veut la reprendre, il ne peut pas la reprendre. Ici, il peut la remettre.
- מַאי אִיכָּא בֵּין הַאי לִישָּׁנָא לְהַאי לִישָּׁנָא? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ הַמַּעֲבִיר סַכִּין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְקָרַע שִׁירָאִין בַּהֲלִיכָתוֹ. לְהָךְ לִישָּׁנָא דְּאָמְרַתְּ אִי אֶפְשָׁר לְהַנָּחָה בְּלֹא עֲקִירָה — הָכָא נָמֵי אִי אֶפְשָׁר לְהַנָּחָה בְּלֹא עֲקִירָה. לְהָךְ לִישָּׁנָא דְּאָמְרַתְּ לָא מָצֵי מַהְדַּר לַהּ — הָכָא מָצֵי מַהְדַּר לַהּ.Qu'y a-t-il entre cette formulation et cette autre formulation ? Il y a entre eux le cas de celui qui transporte un couteau dans le domaine public et déchire de la soie sur son chemin. Selon la formulation où tu as dit que la pose est impossible sans l'arrachement, ici aussi la pose est impossible sans l'arrachement, et il est exempt. Selon la formulation où tu as dit qu'il ne peut pas la reprendre, ici il peut le reprendre, et il est obligé.
- גּוּפָא, אָמַר רַבִּי אָבִין: הַזּוֹרֵק חֵץ מִתְּחִלַּת אַרְבַּע לְסוֹף אַרְבַּע וְקָרַע שִׁירָאִין בַּהֲלִיכָתוֹ — פָּטוּר, שֶׁעֲקִירָה צוֹרֶךְ הַנָּחָה הִיא. מֵתִיב רַב בִּיבִי בַּר אַבָּיֵי: הַגּוֹנֵב כִּיס בְּשַׁבָּת — חַיָּיב, שֶׁכְּבָר נִתְחַיֵּיב בִּגְנֵיבָה קוֹדֶם שֶׁיָּבֹא לִידֵי אִיסּוּר סְקִילָה. הָיָה מְגָרֵר וְיוֹצֵא, מְגָרֵר וְיוֹצֵא — פָּטוּר, שֶׁהֲרֵי אִיסּוּר שַׁבָּת וּגְנֵיבָה בָּאִין כְּאֶחָד.Revenons au sujet même. Rabbi Avin a dit : celui qui lance une flèche du début de quatre coudées à la fin de quatre coudées et qu'elle a déchiré de la soie sur son trajet, est exempt, car l'arrachement est nécessaire à la pose. Rav Bibi bar Abayé a objecté d'après une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui vole une bourse à Chabbat est obligé de payer, car il était déjà obligé pour le vol avant d'en venir à l'interdit de Chabbat, puni de lapidation. S'il la traînait en sortant, la traînait en sortant, il est exempt, car l'interdit de Chabbat et le vol viennent ensemble.
- וְאַמַּאי? הָכָא נָמֵי, לֵימָא: הַגְבָּהָה צוֹרֶךְ הוֹצָאָה הִיא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁהִגְבִּיהוֹ עַל מְנָת לְהַצְנִיעוֹ, וְנִמְלַךְ עָלָיו וְהוֹצִיאוֹ.Et pourquoi est-il obligé lorsqu'il l'a soulevée ? Ici aussi, disons : le soulèvement est nécessaire à la sortie ! La Guemara répond : de quoi traitons-nous ici ? D'un cas où il l'a soulevée dans l'intention de la cacher dans le même domaine, puis a changé d'avis à son sujet et l'a sortie.
- וְכִי הַאי גַּוְונָא מִי חַיָּיב? וְהָאָמַר רַב סִימוֹן אָמַר רַבִּי אַמֵּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַמְפַנֶּה חֲפָצִים מִזָּוִית לְזָוִית, וְנִמְלַךְ עֲלֵיהֶם וְהוֹצִיאָן — פָּטוּר, שֶׁלֹּא הָיְתָה עֲקִירָה מִשָּׁעָה רִאשׁוֹנָה לְכָךְ!La Guemara demande : et dans un cas pareil, est-il passible ? Or Rav Simon a dit, au nom de Rabbi Ami, au nom de Rabbi Yo'hanan : celui qui déplace des objets d'un coin à l'autre, puis a changé d'avis à leur sujet et les a sortis, est exempt, car l'arrachement n'a pas été, dès le premier instant, fait dans ce but !
- לָא תֵּימָא עַל מְנָת לְהַצְנִיעוֹ, אֶלָּא אֵימָא עַל מְנָת לְהוֹצִיאוֹ, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּשֶׁעָמַד.La Guemara corrige : ne dis pas « dans l'intention de la cacher », mais dis plutôt : « dans l'intention de la sortir ». De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où il s'est arrêté avant de sortir ; son arrêt sépare le soulèvement de la sortie.
- עָמַד לְמַאי? אִי לְכַתֵּף — אוֹרְחֵיהּ הוּא! אֶלָּא בְּעוֹמֵד לָפוּשׁ. אֲבָל לְכַתֵּף מַאי?Il s'est arrêté pour quoi ? Si c'est pour ajuster la charge sur l'épaule, c'est la manière normale de marcher, ce qui n'interrompt pas l'acte. Il s'agit plutôt de celui qui s'arrête pour se reposer. Mais s'il s'est arrêté pour ajuster la charge sur l'épaule, que dire ?
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