Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּין אַרְבַּע מִיתוֹת לֹא בָּטְלוּ. מִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב סְקִילָה — אוֹ נוֹפֵל מִן הַגָּג, אוֹ חַיָּה דּוֹרַסְתּוֹ. וּמִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב שְׂרֵיפָה — אוֹ נוֹפֵל בִּדְלֵיקָה, אוֹ נָחָשׁ מַכִּישׁוֹ. וּמִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב הֲרִיגָה — אוֹ נִמְסָר לַמַּלְכוּת, אוֹ לִיסְטִים בָּאִין עָלָיו. וּמִי שֶׁנִּתְחַיֵּיב חֶנֶק — אוֹ טוֹבֵעַ בַּנָּהָר, אוֹ מֵת בִּסְרוֹנְכֵי?! אֶלָּא, אֵיפוֹךְ: אַרְיָא וְגַנָּבֵי בִּידֵי שָׁמַיִם, צִינִּים וּפַחִים בִּידֵי אָדָם.… le châtiment des quatre peines de mort n'a pas cessé. Celui qui a été condamné à la lapidation, soit il tombe du toit, soit une bête sauvage le piétine. Celui qui a été condamné au bûcher, soit il tombe dans un incendie, soit un serpent le mord. Celui qui a été condamné à l'épée, soit il est livré au pouvoir qui le fait exécuter, soit des brigands fondent sur lui. Celui qui a été condamné à la strangulation, soit il se noie dans un fleuve, soit il meurt de la diphtérie ! Le lion et les voleurs seraient donc par la main de l'homme ? Plutôt, inverse : le lion et les voleurs sont par la main du Ciel, le froid et la chaleur sont par la main de l'homme.
- רָבָא אָמַר, טַעְמָא דְּרַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה מֵהָכָא: ״וְאִם הַעְלֵם יַעְלִימוּ עַם הָאָרֶץ אֶת עֵינֵיהֶם מִן הָאִישׁ הַהוּא בְּתִתּוֹ מִזַּרְעוֹ לַמּוֹלֶךְ. וְשַׂמְתִּי אֲנִי אֶת פָּנַי בָּאִישׁ הַהוּא וּבְמִשְׁפַּחְתּוֹ וְהִכְרַתִּי אוֹתוֹ״, אָמְרָה תּוֹרָה: כָּרֵת שֶׁלִּי כְּמִיתָה שֶׁלָּכֶם, מָה מִיתָה שֶׁלָּכֶם — פָּטוּר מִן הַתַּשְׁלוּמִין. אַף כָּרֵת שֶׁלִּי — פָּטוּר מִן הַתַּשְׁלוּמִין.Rava a dit : la raison de Rabbi Ne'hounia ben HaKana vient d'ici : « Et si le peuple du pays ferme les yeux sur cet homme, lorsqu'il livre de sa descendance à Molekh sans le faire mourir, Je tournerai Ma face contre cet homme et contre sa famille, et Je le retrancherai » (Lévitique 20, 4-5). Par ce rapprochement, la Torah a dit : Mon karèt (retranchement) est comme votre mort. De même que celui qui encourt votre mort est exempt de paiement, de même celui qui encourt Mon karèt est exempt de paiement.
- מַאי אִיכָּא בֵּין רָבָא לְאַבָּיֵי? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ זָר שֶׁאָכַל תְּרוּמָה — לְאַבָּיֵי פָּטוּר, וּלְרָבָא חַיָּיב.Qu'y a-t-il entre Rava et Abayé ? Il y a entre eux le cas de l'étranger au sacerdoce qui a mangé volontairement de la terouma (prélèvement donné au Cohen), qui encourt la mort par la main du Ciel mais pas le karèt : selon Abayé, il est exempt de paiement, et selon Rava, il est obligé de payer.
- וּלְאַבָּיֵי פָּטוּר?! וְהָאָמַר רַב חִסְדָּא: מוֹדֶה רַבִּי נְחוּנְיָא בֶּן הַקָּנָה בְּגוֹנֵב חֶלְבּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ וַאֲכָלוֹ, שֶׁהוּא חַיָּיב — שֶׁכְּבָר נִתְחַיֵּיב בִּגְנֵיבָה קוֹדֶם שֶׁבָּא לִידֵי אִיסּוּר חֵלֶב. אַלְמָא דְּמֵעִידָּנָא דְּאַגְבְּהֵיהּ קַנְיֵיהּ, מִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ לָא הֲוָה עַד דְּאָכֵיל לֵיהּ. הָכָא נָמֵי, בְּעִידָּנָא דְּאַגְבְּהֵיהּ — קַנְיֵיהּ, מִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ לָא הָוֵי עַד דְּאָכֵיל לֵיהּ! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן שֶׁתָּחַב לוֹ חֲבֵירוֹ לְתוֹךְ פִּיו.La Guemara s'étonne : et selon Abayé, il serait exempt ? Or Rav 'Hisda a dit : Rabbi Ne'hounia ben HaKana convient, pour celui qui vole la graisse interdite de son prochain et la mange, qu'il est obligé de payer, car il était déjà obligé pour le vol avant d'en venir à l'interdit de la graisse. On voit donc que, dès l'instant où il l'a soulevée, il l'a acquise, alors qu'il n'encourt la mort qu'une fois qu'il l'a mangée. Ici aussi, au moment où il l'a soulevée, il l'a acquise, et il n'encourt la mort qu'une fois qu'il l'a mangée ! La Guemara répond : de quoi traitons-nous ici ? D'un cas où son prochain lui a enfoncé la terouma dans la bouche ; il ne l'a donc pas soulevée.
- סוֹף סוֹף כֵּיוָן דְּלַעֲסֵיהּ קַנְיֵיהּ, מִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ לָא הָוֵי עַד דְּבַלְעַהּ! כְּגוֹן שֶׁתָּחַב לוֹ לְתוֹךְ בֵּית הַבְּלִיעָה. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּמָצֵי לְאַהְדּוֹרַהּ — נֶיהְדַּר. אִי לָא מָצֵי לְאַהְדּוֹרַהּ — אַמַּאי חַיָּיב? לָא צְרִיכָא, דְּמָצֵי לְאַהְדּוֹרַהּ עַל יְדֵי הַדְּחָק.La Guemara objecte : en fin de compte, dès qu'il l'a mâchée, il l'a acquise, et il n'encourt la mort qu'une fois qu'il l'a avalée ! Elle répond : il s'agit d'un cas où l'autre la lui a enfoncée dans le gosier. La Guemara demande : quel est le cas ? S'il peut la rendre, qu'il la rende ! S'il ne l'a pas fait, il en est responsable avant de l'avaler. Et s'il ne peut pas la rendre, pourquoi est-il obligé ? Il n'a commis aucun acte. La Guemara répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où il peut la rendre, mais seulement en se forçant.
- רַב פָּפָּא אָמַר: כְּגוֹן שֶׁתָּחַב לוֹ חֲבֵירוֹ מַשְׁקִין שֶׁל תְּרוּמָה לְתוֹךְ פִּיו. רַב אָשֵׁי אָמַר: בְּזָר שֶׁאָכַל תְּרוּמָה מִשֶּׁלּוֹ,Rav Pappa a dit : il s'agit d'un cas où son prochain lui a versé des liquides de terouma dans la bouche, qui sont aussitôt inutilisables. Rav Achi a dit : il s'agit d'un étranger au sacerdoce qui a mangé de la terouma qui lui appartenait, par exemple héritée, sans qu'il y ait vol, …
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