Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּלָא מָצְיָא אָמְרָה לֵיהּ ״נִסְתַּחֲפָה שָׂדֵהוּ״. כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת וִוסְתָּהּ, מַאי? כֵּיוָן דְּלָא בִּשְׁעַת וִוסְתָּהּ הָוְיָא, מָצְיָא אָמְרָה לֵיהּ ״נִסְתַּחֲפָה שָׂדֵהוּ״, אוֹ דִלְמָא כֵּיוָן דְּאִיכָּא נְשֵׁי דְּקָא מְשַׁנְּיָיא וִוסְתַּיְיהוּ — כִּשְׁעַת וִוסְתָּהּ דָּמֵי.car elle ne peut pas lui dire : « Son champ a été inondé » (c'est-à-dire : le malheur l'a frappé, lui) ; ici, l'empêchement pouvait être évité, et le report du mariage vient d'elle. Là où tu dois te poser la question, c'est lorsque ses règles surviennent hors du moment de son cycle : qu'en est-il ? Puisque cela se produit hors du moment de son cycle, le cas ressemble à celui de la maladie, et elle peut lui dire : « Son champ a été inondé » ; ou peut-être, puisqu'il y a des femmes dont le cycle change, cela était prévisible et équivaut au moment de son cycle, si bien que le report lui est imputable ?
- פָּשֵׁיט רַב אַחַאי: הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נִישְּׂאוּ — אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה. ״לֹא נָשְׂאוּ״ לָא קָתָנֵי, אֶלָּא ״לֹא נִישְּׂאוּ״.Rav A'haï a tranché ces questions par une lecture précise de la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) : « Si le temps est arrivé et qu'elles n'ont pas été mariées, elles mangent de ce qui est à lui (le fiancé) et mangent de la terouma » (prélèvement donné au Cohen, le prêtre). Il n'est pas enseigné : « Ils n'ont pas épousé », à l'actif, mais : « Elles n'ont pas été mariées », au passif.
- הֵיכִי דָמֵי: אִי דְּקָא מְעַכְּבָן אִינְהִי — אַמַּאי אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה? אֶלָּא לָאו, דְּאִיתְּנִיס כִּי הַאי גַוְונָא, וְקָתָנֵי: אוֹכְלוֹת מִשֶּׁלּוֹ וְאוֹכְלוֹת בִּתְרוּמָה.De quel cas s'agit-il ? Si ce sont elles qui retardent le mariage, pourquoi mangent-elles de ce qui est à lui et mangent-elles de la terouma ? N'est-ce pas plutôt qu'elles ont été empêchées par la contrainte de cette manière (maladie ou règles) ? Et il est enseigné : Elles mangent de ce qui est à lui et mangent de la terouma : c'est donc que la malchance est la sienne.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ כׇּל אוּנְסָא, לָא אָכְלָה, וּדְקָא מְעַכְּבִי אִינְהוּ. וּבְדִין הוּא דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְמִיתְנֵי ״לֹא נָשְׂאוּ״, וְאַיְּידֵי דִּתְנָא רֵישָׁא בְּדִידְהִי, תְּנָא נָמֵי סֵיפָא בְּדִידְהִי.Rav Achi a dit : En réalité, je te dirai que, dans tout cas de contrainte, qu'elle le touche lui ou qu'elle la touche elle, elle ne mange pas de ce qui est à lui, et la Michna parle du cas où ce sont eux, les fiancés, qui retardent. Et en toute rigueur, il aurait fallu enseigner : « Ils n'ont pas épousé » ; mais puisque la première partie a été enseignée à leur sujet à elles (« on accorde à la vierge douze mois »), la dernière partie a également été enseignée à leur sujet à elles, et l'on ne peut rien déduire de cette tournure.
- אָמַר רָבָא: וּלְעִנְיַן גִּיטִּין אֵינוֹ כֵּן. אַלְמָא קָסָבַר רָבָא אֵין אוֹנֶס בְּגִיטִּין.Rava a dit : Et en matière d'actes de divorce, il n'en est pas ainsi. Bien que la contrainte exempte le fiancé de l'entretien, elle ne compte pas pour un get (acte de divorce). Il en ressort que Rava estime qu'il n'y a pas de contrainte en matière de guittin (actes de divorce) : si la condition posée au get s'est réalisée sous la contrainte, le get prend effet.
- מְנָא לֵיהּ לְרָבָא הָא? אִילֵּימָא מֵהָא דִּתְנַן: ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּיךְ אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן וְעַד שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ״, וּמֵת בְּתוֹךְ שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ — אֵינוֹ גֵּט. מֵת הוּא דְּאֵינוֹ גֵּט, הָא חָלָה — הֲרֵי זֶה גֵּט.D'où Rava tient-il cela ? Si l'on dit que c'est de ce que nous avons appris dans la Michna (Guittin 76b) à propos de celui qui a dit à sa femme : « Voici ton get si je ne reviens pas d'ici à douze mois », et qui est mort dans les douze mois : ce n'est pas un get ; si elle n'a pas d'enfant, le lévirat s'applique donc à elle. On en déduit : C'est s'il est mort que ce n'est pas un get, car un divorce ne peut prendre effet après la mort ; mais s'il est tombé malade et n'est pas revenu, c'est un get : la contrainte ne compte donc pas.
- וְדִלְמָא לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ חָלָה נָמֵי אֵינוֹ גֵּט, וְהִיא גּוּפָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאֵין גֵּט לְאַחַר מִיתָה.Mais peut-être, en réalité, je te dirai que même s'il est tombé malade, ce n'est pas un get, la mort n'étant qu'un exemple de contrainte, et c'est cela même qu'il vient nous apprendre : qu'il n'y a pas de get après la mort.
- אֵין גֵּט לְאַחַר מִיתָה — הָא תְּנָא לֵיהּ רֵישָׁא: ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּיךְ אִם מַתִּי״, ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּיךְ מֵחוֹלִי זֶה״, ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּיךְ לְאַחַר מִיתָה״ — לֹא אָמַר כְּלוּם.Vient-il nous apprendre qu'il n'y a pas de get après la mort ? Mais il l'a déjà enseigné dans la première partie de la Michna (Guittin 72a), à propos d'un mourant qui a dit à sa femme : « Voici ton get si je meurs », « Voici ton get de cette maladie », « Voici ton get après la mort » : il n'a rien dit, et le get ne prend pas effet.
- דִּלְמָא לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבּוֹתֵינוּ. דְּתַנְיָא: וְרַבּוֹתֵינוּ הִתִּירוּהָ לְהִנָּשֵׂא, וְאָמְרִינַן: מַאן רַבּוֹתֵינוּ? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: בֵּי דִינָא דִּשְׁרוֹ מִשְׁחָא. סָבְרִי לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו.Peut-être le cas de la mort est-il nécessaire pour exclure l'opinion de nos Maîtres, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et nos Maîtres lui ont permis de se remarier » s'il est mort dans les douze mois ; et nous avons dit : Qui sont « nos Maîtres » ? Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : C'est le tribunal qui a permis l'huile des non-Juifs. Ils s'accordent avec Rabbi Yossé, qui a dit : La date d'un acte en fait la preuve : la date écrite montre que le divorce devait prendre effet dès le jour de l'acte, et non après la mort.
- וְאֶלָּא מִסֵּיפָא: ״מֵעַכְשָׁיו אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן וְעַד שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ״, וּמֵת בְּתוֹךְ שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ — הֲרֵי זֶה גֵּט. מֵת, וְהוּא הַדִּין לְחָלָה.Mais alors, qu'on en tire la preuve de la dernière partie : s'il a dit : « Voici ton get à partir de maintenant si je ne reviens pas d'ici à douze mois », et qu'il est mort dans les douze mois, c'est un get. Le cas est celui où il est mort, et il en va de même s'il est tombé malade.
- דִּלְמָא מֵת דַּוְקָא, דְּלָא נִיחָא לֵיהּ דְּתִפּוֹל קַמֵּי יָבָם!Peut-être précisément s'il est mort, parce qu'il ne veut pas qu'elle tombe devant le yavam (le beau-frère soumis au lévirat), mais pour une autre contrainte, il ne voudrait pas que le get prenne effet.
- אֶלָּא מֵהָא: דְּהָהוּא דַּאֲמַר לְהוּ ״אִי לָא אָתֵינָא מִיכָּן וְעַד תְּלָתִין יוֹמִין לֶיהֱוֵי גִּיטָּא״, אֲתָא בְּסוֹף תְּלָתִין יוֹמִין וּפַסְקֵיהּ מַבָּרָא. אֲמַר לְהוּ: חֲזוֹ דַּאֲתַאי, חֲזוֹ דַּאֲתַאי. אָמַר שְׁמוּאֵל: לָאו שְׁמֵיהּ מַתְיָא.Mais c'est plutôt de ceci que l'on tire la preuve : de cet homme qui a dit aux envoyés : « Si je ne reviens pas d'ici à trente jours, que ce soit un get ». Il est arrivé à la fin des trente jours, et le bac l'a arrêté, car il se trouvait sur l'autre rive. Il leur a dit, à ceux de l'autre rive : « Voyez que je suis venu, voyez que je suis venu ! » Chmouel a dit : Cela ne s'appelle pas un retour.
- וְדִלְמָא אוּנְסָא דִּשְׁכִיחַ שָׁאנֵי. דְּכֵיוָן דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְאַתְנוֹיֵי וְלָא אַתְנִי — אִיהוּ דְּאַפְסֵיד אַנַּפְשֵׁיהּ.Mais peut-être une contrainte fréquente est-elle différente : puisqu'il aurait dû le stipuler et qu'il ne l'a pas stipulé, c'est lui qui s'est causé ce tort.
- אֶלָּא רָבָא סְבָרָא דְנַפְשֵׁיהּ קָאָמַר: מִשּׁוּם צְנוּעוֹת וּמִשּׁוּם פְּרוּצוֹת. מִשּׁוּם צְנוּעוֹת — דְּאִי אָמְרַתְּ לָא לֶהֱוֵי גֵּט,Mais en réalité, Rava énonce son propre raisonnement : la contrainte ne compte pas pour la condition d'un get, à cause des femmes vertueuses et à cause des femmes dissolues. À cause des femmes vertueuses : car si tu dis que ce n'est pas un get lorsqu'il y a eu contrainte,
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