Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם הָיָה כֹּהֵן — לֹא תָּדוּר עִמּוֹ בְּמָבוֹי. אִם הָיָה כְּפָר קָטָן — זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה וְאָמְרוּ: כְּפָר קָטָן נִידּוֹן כִּשְׁכוּנָה.Et s'il était Cohen (prêtre), elle ne résidera pas avec lui dans une même ruelle desservant plusieurs cours, même si elle ne s'est pas remariée, car elle lui est interdite à jamais. Et s'il s'agissait d'un petit village, quelle est la règle ? Ce cas fut un fait réel, et les Sages ont dit : un petit village est considéré comme son proche voisinage.
- מִי נִדְחֶה מִפְּנֵי מִי? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: הִיא נִדְחֵית מִפָּנָיו, וְאֵין הוּא נִדְחֶה מִפָּנֶיהָ. וְאִם הָיְתָה חָצֵר שֶׁלָּהּ — הוּא נִדְחֶה מִפָּנֶיהָ.Dans les cas où ils ne peuvent résider dans la même cour ou la même ruelle, qui s'écarte devant qui ? Viens et entends une preuve, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : c'est elle qui s'écarte devant lui, et il ne s'écarte pas devant elle. Mais si la cour était la sienne à elle, c'est lui qui s'écarte devant elle.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הָיְתָה חָצֵר שֶׁל שְׁנֵיהֶם, מַהוּ? תָּא שְׁמַע: הִיא נִדְחֵית מִפָּנָיו. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּחָצֵר שֶׁלּוֹ, פְּשִׁיטָא! וְאֶלָּא בְּחָצֵר שֶׁלָּהּ, וְהָתַנְיָא: אִם הָיְתָה חָצֵר שֶׁלָּהּ — הוּא נִדְחֶה מִפָּנֶיהָ. אֶלָּא לָאו כִּי הַאי גַוְונָא, דִּלְמָא דַּאֲגִיר מֵיגָר.Ils ont posé la question : si la cour était à eux deux, qu'en est-il ? Viens et entends : c'est elle qui s'écarte devant lui. De quoi s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'une cour lui appartenant à lui, c'est évident ! Mais si c'est d'une cour lui appartenant à elle, n'a-t-il pas été enseigné : si la cour était la sienne à elle, c'est lui qui s'écarte devant elle ? N'est-ce donc pas qu'il s'agit d'un cas comme celui-ci, une cour à eux deux ? La Guemara rejette cette preuve : peut-être s'agit-il d'un cas où il l'a louée, et la baraïta enseigne qu'elle s'écarte même alors.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע: ״הִנֵּה ה׳ מְטַלְטֶלְךָ טַלְטֵלָה גָּבֶר״, וְאָמַר רַב: טִלְטוּלָא דְגַבְרָא קָשֵׁי מִדְּאִיתְּתָא.Quelle est la conclusion sur ce point ? Viens et entends du verset : « Voici que Hachem te bannira d'un bannissement d'homme » (Isaïe 22, 17), et Rav a dit : le bannissement d'un homme est plus dur que celui d'une femme. C'est donc la femme qui s'écarte.
- תָּנוּ רַבָּנַן: לָוָה הֵימֶנָּה בְּנִכְסֵי אָבִיהָ — אֵינָהּ נִפְרַעַת אֶלָּא עַל יְדֵי אַחֵר. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: וְאִי אָתוּ לְקַמַּן לְדִינָא, לָא מִזְדַּקְקִינַן לְהוּ. רַב פָּפָּא אָמַר: שַׁמּוֹתֵי מְשַׁמְּתִינַן לְהוּ. רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: נַגּוֹדֵי נָמֵי מְנַגְּדִינַן לְהוּ. אָמַר רַב נַחְמָן: תָּנָא בְּאֵבֶל רַבָּתִי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — שֶׁנִּתְגָּרְשָׁה מִן הַנִּשּׂוּאִין, אֲבָל כְּשֶׁנִּתְגָּרְשָׁה מִן הָאֵירוּסִין, נִפְרַעַת עַל יְדֵי עַצְמָהּ — שֶׁאֵין לִבּוֹ גַּס בָּהּ.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : un Cohen qui a emprunté à son épouse sur les biens hérités de son père, puis a divorcé d'elle : elle ne se fait rembourser que par l'intermédiaire d'un autre, afin qu'ils ne traitent pas directement ensemble. Rav Chéchèt a dit : et s'ils viennent devant nous pour un jugement après avoir traité directement, nous ne nous occupons pas d'eux. Rav Pappa a dit : nous les frappons d'excommunication. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : nous leur infligeons aussi le fouet. Rav Na'hman a dit : il a été enseigné dans Evel Rabbati (traité mineur sur les lois du deuil) : à quel cas ces paroles s'appliquent-elles ? Lorsqu'elle a divorcé après le mariage ; mais lorsqu'elle a divorcé après les fiançailles, elle se fait rembourser par elle-même, car il n'est pas familier avec elle.
- הָהוּא אָרוּס וַאֲרוּסָתוֹ דַּאֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. יְתֵיב רַב אַדָּא בַּר מַתְנָא קַמֵּיהּ. אוֹקִי רָבָא שְׁלוּחָא בֵּינְתַיְיהוּ. אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָא, וְהָאָמַר רַב נַחְמָן: תָּנָא בְּאֵבֶל רַבָּתִי כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ: קָא חָזֵינָא דְּ(קָא) גָּיְיסִי בַּהֲדָדֵי.Un certain fiancé et sa fiancée, ayant rompu, vinrent devant Rava pour un jugement. Rav Adda bar Matna siégeait devant lui. Rava plaça un intermédiaire entre eux. Rav Adda bar Matna lui dit : mais Rav Na'hman n'a-t-il pas dit : il a été enseigné dans Evel Rabbati, etc., qu'après des fiançailles elle se fait rembourser directement ? Il lui répondit : je vois qu'ils sont familiers l'un avec l'autre.
- אִיכָּא דְאָמְרִי: לָא אוֹקִי רָבָא שָׁלִיחַ בֵּינְתַיְיהוּ. אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָא: נֹיקֵום מָר שְׁלוּחָא בֵּינְתַיְיהוּ, אֲמַר לֵיהּ: וְהָא [אָמַר] רַב נַחְמָן תָּנָא בְּאֵבֶל רַבָּתִי כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי, הֵיכָא דְּלָא גָּיְיסִי בַּהֲדָדֵי, אֲבָל הָנֵי — קָא חָזֵינָא לְהוּ דְּגָיְיסִי בַּהֲדָדֵי.Certains disent : Rava ne plaça pas d'intermédiaire entre eux. Rav Adda bar Matna lui dit : que le Maître place un intermédiaire entre eux. Il lui répondit : mais Rav Na'hman n'a-t-il pas dit : il a été enseigné dans Evel Rabbati, etc. ? Il lui répondit : ces paroles ne s'appliquent que là où ils ne sont pas familiers l'un avec l'autre ; mais ceux-ci, je vois qu'ils sont familiers l'un avec l'autre.
- מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ נֶאֱמָנִין לְהָעִיד בְּגוֹדְלָן מַה שֶּׁרָאוּ בְּקוֹטְנָן. נֶאֱמָן אָדָם לוֹמַר: ״זֶה כְּתַב יָדוֹ שֶׁל אַבָּא״, וְ״זֶה כְּתַב יָדוֹ שֶׁל רַבִּי״, וְ״זֶה כְּתַב יָדוֹ שֶׁל אָחִי״.MICHNA : Et voici ceux qui sont crus pour témoigner, une fois adultes, de ce qu'ils ont vu étant mineurs. Un homme est cru pour dire : « Ceci est l'écriture de mon père », « ceci est l'écriture de mon maître » et « ceci est l'écriture de mon frère ».
- ״זָכוּר הָיִיתִי בִּפְלוֹנִית שֶׁיָּצְאָה בְּהִינוּמָא וְרֹאשָׁהּ פָּרוּעַ״, וְ״שֶׁהָיָה אִישׁ פְּלוֹנִי יוֹצֵא מִבֵּית הַסֵּפֶר לִטְבּוֹל, לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה״. וְ״שֶׁהָיָה חוֹלֵק עִמָּנוּ עַל הַגּוֹרֶן״. וְ״הַמָּקוֹם הַזֶּה בֵּית הַפְּרָס״. וְ״עַד כָּאן הָיִינוּ בָּאִין בַּשַּׁבָּת״.Il est cru pour dire : « Je me souviens de Une Telle, qui sortit pour ses noces avec la hinouma (dais nuptial) et la tête découverte », signes qu'elle se mariait vierge, sa ketouba (contrat de mariage) étant alors de deux cents zouz ; « que Un Tel sortait de l'école pour s'immerger afin de manger de la terouma » (prélèvement donné au Cohen) ; « qu'il partageait la terouma avec nous sur l'aire de battage », ce qui établit qu'il est Cohen ; « cet endroit est un beit haperas » (champ où une tombe a été labourée, dispersant les ossements) ; et « nous allions jusqu'ici le Chabbat », ce qui fixe la limite permise.
- אֲבָל אֵין אָדָם נֶאֱמָן לוֹמַר ״דֶּרֶךְ הָיָה לִפְלוֹנִי בַּמָּקוֹם הַזֶּה״, ״מַעֲמָד וּמִסְפֵּד הָיָה לִפְלוֹנִי בַּמָּקוֹם הַזֶּה״.Mais un homme n'est pas cru pour dire : « Un Tel avait un chemin à cet endroit », « Un Tel avait à cet endroit un lieu de station et d'oraison funèbre », car on n'enlève pas ainsi un bien à celui qui le détient.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: וְהוּא שֶׁיֵּשׁ גָּדוֹל עִמּוֹ.GUEMARA : Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : il n'est cru pour une écriture vue dans son enfance que si un adulte est avec lui pour en témoigner.
- וּצְרִיכָא. דְּאִי אַשְׁמְעִינַן אָבִיו — מִשּׁוּם דִּשְׁכִיחַ גַּבֵּיהּ, אֲבָל רַבּוֹ — לָא. וְאִי אַשְׁמְעִינַן רַבּוֹ, מִשּׁוּם דְּאִית לֵיהּ אֵימְתֵיהּ דְּרַבֵּיהּ, אֲבָל אָבִיו — לָא.Et il a fallu enseigner tous ces cas. Car si le Tanna nous avait appris seulement le cas de son père, on aurait dit qu'il est cru parce qu'il est souvent auprès de lui, mais pour son maître, non. Et s'il nous avait appris seulement le cas de son maître, on aurait dit qu'il est cru parce qu'il éprouve la crainte de son maître, et prête donc attention à son écriture, mais pour son père, non.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָנֵי תַּרְתֵּי: אָבִיו — דִּשְׁכִיחַ גַּבֵּיהּ, וְרַבּוֹ — דְּאִית לֵיהּ אֵימְתֵיהּ, אֲבָל אָחִיו דְּלֵית לֵיהּ לָא הָא וְלָא הָא — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן: כֵּיוָן דְּקִיּוּם שְׁטָרוֹת מִדְּרַבָּנַן, הֵימְנוּהוּ רַבָּנַן בִּדְרַבָּנַן.Et s'il nous avait appris ces deux cas, on aurait dit : son père, parce qu'il est souvent auprès de lui, et son maître, parce qu'il éprouve sa crainte ; mais son frère, à propos duquel il n'y a ni ceci ni cela, dis que non. Il nous enseigne donc : puisque la ratification des actes est d'ordre rabbinique (selon la Torah, les signatures suffisent), nos Sages l'ont cru en matière d'ordre rabbinique.
- ״זָכוּר הָיִיתִי בִּפְלוֹנִית שֶׁיָּצְאָה בְּהִינוּמָא וְרֹאשָׁהּ פָּרוּעַ״. מַאי טַעְמָא — כֵּיוָן דְּרוֹב נָשִׁים בְּתוּלוֹת נִישָּׂאוֹת, גִּלּוּי מִלְּתָא בְּעָלְמָא הוּא.« Je me souviens de Une Telle, qui sortit avec la hinouma et la tête découverte. » Quelle en est la raison ? Puisque la plupart des femmes se marient vierges, son témoignage n'est qu'une simple révélation du fait, déjà présumé, et non un véritable témoignage.
- וְ״שֶׁהָיָה אִישׁ פְּלוֹנִי יוֹצֵא מִבֵּית הַסֵּפֶר לִטְבּוֹל, לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה״. וְדִלְמָא עֶבֶד כֹּהֵן הוּא? מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אָסוּר לְאָדָם שֶׁיְּלַמֵּד אֶת עַבְדּוֹ תּוֹרָה.« Et que Un Tel sortait de l'école pour s'immerger afin de manger de la terouma. » Mais peut-être est-il l'esclave d'un Cohen, qui mange lui aussi de la terouma ? Cela soutient l'opinion de Rabbi Yehochoua ben Lévi, car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : il est interdit à un homme d'enseigner la Torah à son esclave. Puisqu'il sortait de l'école, il n'est donc pas esclave.
- וְלָא? וְהָתַנְיָא: לָוָה הֵימֶנּוּ רַבּוֹ, אוֹ שֶׁעֲשָׂאוֹ רַבּוֹEt non ? Ne peut-on pas enseigner la Torah à son esclave ? Mais n'a-t-il pas été enseigné : un esclave à qui son maître a emprunté, ou que son maître a nommé
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