Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּמֵסִיחַ לְפִי תּוּמּוֹ. כִּי הָא דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁהָיָה מֵסִיחַ לְפִי תּוּמּוֹ, וְאָמַר: זְכוּרַנִי כְּשֶׁאֲנִי תִּינוֹק וּמוּרְכָּב עַל כְּתֵיפוֹ שֶׁל אַבָּא, וְהוֹצִיאוּנִי מִבֵּית הַסֵּפֶר, וְהִפְשִׁיטוּנִי אֶת כּוּתׇּנְתִּי, וְהַטְבִּילוּנִי לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה לָעֶרֶב.Rabbi 'Hiya parle d'un cas où le frère s'exprime en toute innocence (incidemment, sans intention de témoigner), dans une conversation sur un autre sujet. Comme ce qu'a dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : Il arriva qu'un homme s'exprimait en toute innocence, et il dit : Je me souviens, quand j'étais enfant et juché sur l'épaule de mon père, qu'on m'a fait sortir de l'école, qu'on m'a ôté ma tunique et qu'on m'a immergé pour me purifier, afin que je mange de la terouma (prélèvement donné au Cohen, le prêtre) le soir.
- וְרַבִּי חִיָּיא מְסַיֵּים בַּהּ: וַחֲבֵירַי בְּדֵילִין מִמֶּנִּי, וְהָיוּ קוֹרִין אוֹתִי ״יוֹחָנָן אוֹכֵל חַלּוֹת״. וְהֶעֱלָהוּ רַבִּי לִכְהוּנָּה עַל פִּיו.Et Rabbi 'Hiya conclut ce récit ainsi : l'homme ajouta : Et mes camarades se tenaient à l'écart de moi, et ils m'appelaient « Yo'hanan, mangeur de 'halot » (les prélèvements de pâte et la terouma, interdits aux non-Cohanim). Et Rabbi Yehouda HaNassi le fit accéder à la prêtrise sur la foi de sa parole : de même que la parole dite en toute innocence d'un homme sur lui-même est crue, ainsi l'est celle dite sur son frère.
- תַּנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: כְּשֵׁם שֶׁתְּרוּמָה חֲזָקָה לִכְהוּנָּה — כָּךְ מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן חֲזָקָה לִכְהוּנָּה, וְהַחוֹלֵק בְּבֵית דִּין אֵינָהּ חֲזָקָה.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon ben Elazar dit : De même que la terouma constitue une 'hazaka (présomption établie) de prêtrise, ainsi la première dîme constitue une 'hazaka de prêtrise. Et celui qui reçoit sa part au tribunal, cela ne constitue pas une 'hazaka.
- מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן דְּלֵוִי הוּא! כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. דְּתַנְיָא: תְּרוּמָה לְכֹהֵן, מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן לְלֵוִי, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן אַף לְכֹהֵן. אֵימוֹר דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה ״אַף לְכֹהֵן״, לְכֹהֵן וְלֹא לְלֵוִי מִי אָמַר?La Guemara demande : La première dîme est pour le Lévi ! Comment établirait-elle une présomption de prêtrise ? Réponse : Cela suit Rabbi Elazar ben Azarya. Car il a été enseigné dans une baraïta : La terouma est pour le Cohen, la première dîme pour le Lévi : telles sont les paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Elazar ben Azarya dit : La première dîme est aussi pour le Cohen. La Guemara objecte : Admettons que Rabbi Elazar ben Azarya ait dit « aussi pour le Cohen » ; a-t-il dit « pour le Cohen et non pour le Lévi » ? Puisqu'elle va aux deux, elle ne saurait prouver la prêtrise.
- אִין, בָּתַר דְּקַנְסִינְהוּ עֶזְרָא. וְדִלְמָא אִיקְּרוּ וְיָהֲבוּ לֵיהּ! אָמַר רַב חִסְדָּא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — כְּגוֹן דְּמוּחְזָק לַן בַּאֲבוּהּ דְּהַאי דְּכֹהֵן הוּא, וּנְפַק עֲלֵיהּ קָלָא דְּבֶן גְּרוּשָׁה וּבֶן חֲלוּצָה הוּא, וַחֲלַקוּ לֵיהּ לְדִידֵיהּ מַעֲשֵׂר בְּבֵית הַגֳּרָנוֹת.Réponse : Oui, elle est réservée au Cohen, après qu'Ezra eut pénalisé les Léviim, qui n'étaient pas montés de Babylonie en Terre d'Israël. La Guemara objecte : Mais peut-être est-il arrivé par hasard qu'on lui en ait donné, alors qu'il serait un Lévi ! Rav 'Hisda a dit : De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où le père de cet homme a pour nous la présomption d'être Cohen, et où une rumeur s'est répandue à son sujet, disant qu'il est fils d'une divorcée ou fils d'une 'halouts (veuve libérée du lévirat par la 'halitsa) — et serait donc disqualifié de la prêtrise ; et on lui a attribué, à lui-même, une part de la dîme dans les aires de battage.
- לֵוִי, דְּלָאו לֵוִי הוּא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר — בֶּן גְּרוּשָׁה אוֹ בֶּן חֲלוּצָה הוּא. לָא מִיבַּעְיָא לְמַאן דְּאָמַר מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן אָסוּר לְזָרִים, דְּלָא הֲווֹ יָהֲבִי לֵיהּ. אֶלָּא אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן מוּתָּר לְזָרִים, הָנֵי מִילֵּי לְמִיסְפָּא לְהוּ, אֲבָל בְּתוֹרַת חֲלוּקָּה לָא יָהֲבִי לֵיהּ.Quant à un Lévi, il est clair qu'il n'est pas Lévi, puisque son père est Cohen. Que peut-on dire alors ? Seulement qu'il est fils d'une divorcée ou fils d'une 'halouts. Or cela est exclu : Inutile de le dire selon celui qui dit que la première dîme est interdite aux étrangers (les non-Léviim et non-Cohanim) : on ne lui en aurait pas donné. Mais même selon celui qui dit que la première dîme est permise aux étrangers, cela ne vaut que pour la leur faire manger par celui qui la possède déjà ; mais à titre de partage dans les aires, on ne lui en aurait pas donné.
- וְהַחוֹלֵק בְּבֵית דִּין אֵינָהּ חֲזָקָה. אִי בְּבֵית דִּין לָא הָוְיָא חֲזָקָה, הֵיכָא הָוְיָא חֲזָקָה?! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, הָכִי קָאָמַר: הַחוֹלֵק תְּרוּמָה בְּנִכְסֵי אָבִיו עִם אֶחָיו בְּבֵית דִּין — אֵינָהּ חֲזָקָה.Il est dit dans la baraïta : « Et celui qui reçoit sa part au tribunal, cela ne constitue pas une 'hazaka ». Si au tribunal cela ne constitue pas une 'hazaka, où donc cela en constituerait-il une ?! Le tribunal n'est-il pas le lieu où les choses sont le mieux vérifiées ? Rav Chéchèt a dit : Voici ce qu'il veut dire : Celui qui reçoit de la terouma en partage dans les biens de son père, avec ses frères, au tribunal, cela ne constitue pas une 'hazaka : même un fils disqualifié hérite de son père.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: מִדְּהָנָךְ לַאֲכִילָה, הַאי נָמֵי לַאֲכִילָה, קָא מַשְׁמַע לַן: הָנָךְ לַאֲכִילָה, הַאי לְזַבּוֹנֵי.La Guemara demande : C'est évident ! Réponse : Tu aurais pu dire que, puisque ceux-là (ses frères) la reçoivent pour la manger, celui-ci aussi la reçoit pour la manger, ce qui établirait sa prêtrise. Il nous apprend donc que ceux-là la reçoivent pour la manger, et celui-ci pour la vendre.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין מַעֲלִין לִכְהוּנָּה עַל פִּי עֵד אֶחָד וְכוּ׳. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הַיְינוּ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר! וְכִי תֵּימָא עַרְעָר חַד אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר עַרְעָר חַד, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל סָבַר: עַרְעָר תְּרֵי. הָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: דִּבְרֵי הַכֹּל, אֵין עַרְעָר פָּחוֹת מִשְּׁנַיִם!Il a été dit dans la Michna : « Rabbi Yehouda dit : On ne fait pas accéder à la prêtrise sur la foi d'un seul témoin », etc. La Guemara demande : Rabban Chimon ben Gamliel, c'est la même chose que Rabbi Eliézer ! Tous deux acceptent un seul témoin lorsqu'il n'y a pas de contestation. Et si tu dis qu'il y a entre eux la différence d'une contestation par un seul témoin, Rabbi Eliézer estimant qu'il suffit d'une contestation par un seul, et Rabban Chimon ben Gamliel estimant qu'il faut une contestation par deux : mais Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : De l'avis de tous, il n'y a pas de contestation à moins de deux témoins !
- אֶלָּא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דְּמוּחְזָק לַן בַּאֲבוּהּ דְּהַאי דְּכֹהֵן הוּא, וּנְפַק עֲלֵיהּ קָלָא דְּבֶן גְּרוּשָׁה אוֹ בֶּן חֲלוּצָה הוּא, וְאַחֲתִינֵּיהּ. וַאֲתָא עֵד אֶחָד וְאָמַר: יָדַעְנָא בֵּיהּ דְּכֹהֵן הוּא,Mais alors, de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où le père de cet homme a pour nous la présomption d'être Cohen, et où une rumeur s'est répandue à son sujet, disant qu'il est fils d'une divorcée ou fils d'une 'halouts, et nous l'avons fait descendre de sa présomption de prêtrise. Puis un seul témoin est venu et a dit : Je sais de lui qu'il est Cohen de lignée intacte,
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