Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵימָא לָא.dis que non, sa revendication n'est pas acceptée.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן הָנֵי תַּרְתֵּי, מִשּׁוּם דְּמָמוֹנָא, אֲבָל אֵשֶׁת אִישׁ, דְּאִיסּוּרָא — אֵימָא לָא.Et si le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) nous avait enseigné seulement ces deux cas, on aurait pensé que la parole est crue parce qu'il s'agit de matières d'argent ; mais pour la femme mariée qui prétend avoir divorcé, qui relève de l'issour (l'interdit), dis que non, elle n'est pas crue. Il fallait donc enseigner les trois cas.
- ״נִשְׁבֵּיתִי וּטְהוֹרָה אֲנִי״ לְמָה לִי? מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי: ״וְאִם מִשֶּׁנִּשֵּׂאת בָּאוּ עֵדִים — הֲרֵי זוֹ לֹא תֵּצֵא״.La Guemara demande : le cas « J'ai été captive et je suis pure », pourquoi en ai-je besoin ? Il n'y a là aucune nouveauté. Elle répond : il figure parce que le Tanna veut enseigner à sa suite : « Et si, après qu'elle s'est mariée, des témoins sont venus attester sa captivité, celle-ci ne sortira pas » de chez son mari.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא, אֶלָּא לְמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַרֵישָׁא — מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי: ״שְׁתֵּי נָשִׁים שֶׁנִּשְׁבּוּ״.La Guemara objecte : Cela va bien selon celui qui enseigne cette règle sur la fin de la Michna (la captive) ; mais selon celui qui l'enseigne sur le début (la femme qui se dit mariée et divorcée), que peut-on dire ? Pour lui, le cas de la captive reste superflu. Réponse : il figure parce que le Tanna veut enseigner ensuite « Deux femmes qui ont été capturées ».
- וּ״שְׁתֵּי נָשִׁים שֶׁנִּשְׁבּוּ״ לְמָה לִי? מַהוּ דְּתֵימָא נֵיחוּשׁ לְגוֹמְלִין, קָמַשְׁמַע לַן.Et « Deux femmes qui ont été capturées », pourquoi en ai-je besoin ? Réponse : tu aurais pu dire : craignons la réciprocité (que chacune témoigne pour que l'autre témoigne pour elle) ; il nous enseigne donc que cette crainte n'existe pas.
- ״וְכֵן שְׁנֵי אֲנָשִׁים״ לְמָה לִי? מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנֵי פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה וְרַבָּנַן.« Et de même deux hommes », pourquoi en ai-je besoin ? Réponse : parce qu'il veut enseigner à leur propos la machlokèt (divergence d'opinions) de Rabbi Yehouda et des Rabbanan.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲנִי כֹּהֵן וַחֲבֵרִי כֹּהֵן״ — נֶאֱמָן לְהַאֲכִילוֹ בִּתְרוּמָה, וְאֵינוֹ נֶאֱמָן לְהַשִּׂיאוֹ אִשָּׁה עַד שֶׁיְּהוּ שְׁלֹשָׁה: שְׁנַיִם מְעִידִין עַל זֶה, וּשְׁנַיִם מְעִידִין עַל זֶה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף אֵינוֹ נֶאֱמָן לְהַאֲכִילוֹ בִּתְרוּמָה עַד שֶׁיְּהוּ שְׁלֹשָׁה, שְׁנַיִם מְעִידִין עַל זֶה וּשְׁנַיִם מְעִידִין עַל זֶה.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si chacun de deux hommes dit « Je suis Cohen (prêtre) et mon compagnon est Cohen », chacun est cru pour lui faire manger de la terouma (prélèvement donné au Cohen), mais il n'est pas cru pour lui faire épouser une femme de lignée pure, jusqu'à ce qu'ils soient trois, de sorte que deux témoignent sur celui-ci et deux témoignent sur celui-là. Rabbi Yehouda dit : Il n'est pas cru, même pour lui faire manger de la terouma, jusqu'à ce qu'ils soient trois : deux témoignent sur celui-ci et deux témoignent sur celui-là.
- לְמֵימְרָא דְּרַבִּי יְהוּדָה חָיֵישׁ לְגוֹמְלִין, וְרַבָּנַן לָא חָיְישִׁי לְגוֹמְלִין? וְהָא אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לְהוּ, דִּתְנַן: הַחַמָּרִין שֶׁנִּכְנְסוּ לָעִיר, וְאָמַר אֶחָד מֵהֶן: שֶׁלִּי חָדָשׁ, וְשֶׁל חֲבֵרִי יָשָׁן: שֶׁלִּי אֵינוֹ מְתוּקָּן, וְשֶׁל חֲבֵרִי מְתוּקָּן — אֵינוֹ נֶאֱמָן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נֶאֱמָן.La Guemara demande : Cela revient-il à dire que Rabbi Yehouda craint la réciprocité et que les Rabbanan ne craignent pas la réciprocité ? Or nous les avons entendus dire l'inverse, comme nous avons appris (dans la Michna) : Des âniers entrés dans une ville, dont l'un a dit : « Le mien est nouveau (mon grain est de cette année, moins bon) et celui de mon compagnon est ancien » ; « Le mien n'est pas prélevé et celui de mon compagnon est prélevé » : il n'est pas cru, car on soupçonne un accord entre eux. Rabbi Yehouda dit : Il est cru : il ne craint donc pas la réciprocité.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה אָמַר רַב: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה. אַבָּיֵי אָמַר: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ. בִּדְמַאי הֵקֵילּוּ, רוֹב עַמֵּי הָאָרֶץ מְעַשְּׂרִין הֵן.Rav Ada bar Ahava a dit au nom de Rav : L'attribution est inversée dans l'une des deux sources. Abayé a dit : En réalité, n'inverse pas : pour le demaï (produit dont le prélèvement est douteux) ils ont été indulgents, car la majorité des amei haarets (gens peu instruits) prélèvent la dîme. Mais en règle générale, Rabbi Yehouda craint bien la réciprocité.
- אָמַר רָבָא: דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה קַשְׁיָא, דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן לָא קַשְׁיָא? אֶלָּא: דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה לָא קַשְׁיָא, כִּדְשַׁנֵּינַן. דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן לָא קַשְׁיָא, כִּדְאָמַר רַבִּי חָמָא בַּר עוּקְבָא, בְּשֶׁכְּלֵי אוּמָּנוּתוֹ בְּיָדוֹ,Rava a dit : Est-ce que celle de Rabbi Yehouda contre Rabbi Yehouda est difficile, et celle des Rabbanan contre les Rabbanan n'est pas difficile ? Elle l'est tout autant ! Mais plutôt : celle de Rabbi Yehouda contre Rabbi Yehouda n'est pas difficile, comme nous l'avons résolue (indulgence pour le demaï), et celle des Rabbanan contre les Rabbanan n'est pas difficile, comme l'a dit Rabbi 'Hama bar Oukva dans un autre contexte : il s'agit du cas où il a en main les instruments de son métier,
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