Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ שְׁתֵּי נָשִׁים שֶׁנִּשְׁבּוּ, זֹאת אוֹמֶרֶת ״נִשְׁבֵּיתִי וּטְהוֹרָה אֲנִי״, וְזֹאת אוֹמֶרֶת ״נִשְׁבֵּיתִי וּטְהוֹרָה אֲנִי״ — אֵינָן נֶאֱמָנוֹת. וּבִזְמַן שֶׁהֵן מְעִידוֹת זוֹ אֶת זוֹ — הֲרֵי אֵלּוּ נֶאֱמָנוֹת.Michna : Deux femmes qui ont été captives : si des témoins l'attestent, et que celle-ci dit : « J'ai été captive et je suis tehora » (pure), et celle-là dit : « J'ai été captive et je suis tehora », elles ne sont pas crues. Mais lorsqu'elles témoignent l'une pour l'autre, elles sont crues.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֲנִי טְמֵאָה וַחֲבֶרְתִּי טְהוֹרָה״ — נֶאֱמֶנֶת. ״אֲנִי טְהוֹרָה וַחֲבֶרְתִּי טְמֵאָה״ — אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת. ״אֲנִי וַחֲבֶרְתִּי טְמֵאָה״ — נֶאֱמֶנֶת עַל עַצְמָהּ, וְאֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת עַל חֲבֶרְתָּהּ. ״אֲנִי וַחֲבֶרְתִּי טְהוֹרָה״ — נֶאֱמֶנֶת עַל חֲבֶרְתָּהּ, וְאֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת עַל עַצְמָהּ.Guemara : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si l'une dit : « Je suis temé'a » (impure) « et ma compagne est tehora », elle est crue. « Je suis tehora et ma compagne est temé'a » : elle n'est pas crue. « Moi et ma compagne sommes temé'ot » : elle est crue sur elle-même, et elle n'est pas crue sur sa compagne. « Moi et ma compagne sommes tehorot » : elle est crue sur sa compagne, et elle n'est pas crue sur elle-même.
- אָמַר מָר: ״אֲנִי טְהוֹרָה וַחֲבֶרְתִּי טְמֵאָה״ — אֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלֵיכָּא עֵדִים, עַל עַצְמָהּ אַמַּאי לָא מְהֵימְנָא? ״נִשְׁבֵּיתִי וּטְהוֹרָה אֲנִי״ קָאָמְרָה! אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאִיכָּא עֵדִים.Le Maître a dit : « Je suis tehora et ma compagne est temé'a » : elle n'est pas crue. De quel cas s'agit-il ? Si c'est qu'il n'y a pas de témoins de la captivité, sur elle-même, pourquoi n'est-elle pas crue ? Elle dit : « J'ai été captive et je suis tehora » ! Mais il est évident qu'il y a des témoins.
- אֵימָא מְצִיעֲתָא: ״אֲנִי וַחֲבֶרְתִּי טְמֵאָה״ — נֶאֱמֶנֶת עַל עַצְמָהּ, וְאֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת עַל חֲבֶרְתָּהּ. וְאִי דְּאִיכָּא עֵדִים — אַמַּאי לָא מְהֵימְנָא? אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּלֵיכָּא עֵדִים.Dis la clause médiane : « Moi et ma compagne sommes temé'ot » : elle est crue sur elle-même, et elle n'est pas crue sur sa compagne. Et s'il y a des témoins, pourquoi n'est-elle pas crue ? Mais il est évident qu'il n'y a pas de témoins.
- אֵימָא סֵיפָא: ״אֲנִי וַחֲבֶרְתִּי טְהוֹרָה״ — נֶאֱמֶנֶת עַל חֲבֶרְתָּהּ, וְאֵינָהּ נֶאֱמֶנֶת עַל עַצְמָהּ. וְאִי דְּלֵיכָּא עֵדִים — אַעַצְמָהּ אַמַּאי לָא מְהֵימְנָא? אֶלָּא פְּשִׁיטָא דְּאִיכָּא עֵדִים.Dis la dernière clause : « Moi et ma compagne sommes tehorot » : elle est crue sur sa compagne, et elle n'est pas crue sur elle-même. Et s'il n'y a pas de témoins, sur elle-même, pourquoi n'est-elle pas crue ? Mais il est évident qu'il y a des témoins.
- רֵישָׁא וְסֵיפָא דְּאִיכָּא עֵדִים, מְצִיעֲתָא דְּלֵיכָּא עֵדִים! אָמַר אַבָּיֵי: אִין. רֵישָׁא וְסֵיפָא — דְּאִיכָּא עֵדִים, מְצִיעֲתָא — דְּלֵיכָּא עֵדִים.Question : la première et la dernière clause parlent d'un cas où il y a des témoins, et la clause médiane d'un cas où il n'y a pas de témoins ? Abayé a dit : oui. La première et la dernière clause parlent d'un cas où il y a des témoins, la clause médiane d'un cas où il n'y a pas de témoins.
- רַב פָּפָּא אָמַר: כּוּלָּהּ דְּאִיכָּא עֵדִים, וְאִיכָּא עֵד אֶחָד דְּקָא אָפֵיךְ. אָמְרָה: ״אֲנִי טְמֵאָה וַחֲבֶרְתִּי טְהוֹרָה״, וְאָמַר לַהּ עֵד אֶחָד: ״אַתְּ טְהוֹרָה וַחֲבֶרְתֵּךְ טְמֵאָה״. אִיהִי שַׁוִּיתַהּ לְנַפְשַׁהּ חֲתִיכָה דְּאִיסּוּרָא, חֲבֶרְתָּהּ מִשְׁתַּרְיָא אַפּוּמָּא דִידַהּ.Rav Pappa a dit : toute la baraïta parle d'un cas où il y a des témoins, et il y a un seul témoin qui inverse ce qu'elle dit. Si elle a dit : « Je suis temé'a et ma compagne est tehora », et qu'un seul témoin lui a dit : « Tu es tehora et ta compagne est temé'a », elle-même a fait d'elle-même une 'hatikha d'issoura (littéralement « un morceau d'interdit » : quelque chose d'interdit en soi), et sa compagne est permise par sa bouche.
- ״אֲנִי טְהוֹרָה וַחֲבֶרְתִּי טְמֵאָה״, וְאָמַר לָהּ עֵד אֶחָד: ״אַתְּ טְמֵאָה וַחֲבֶרְתְּךָ טְהוֹרָה״. אִיהִי, כֵּיוָן דְּאִיכָּא עֵדִים — לָאו כָּל כְּמִינַהּ, חֲבֶרְתַּהּ — מִשְׁתַּרְיָא אַפּוּמָּא דְעֵד.Si elle a dit : « Je suis tehora et ma compagne est temé'a », et qu'un seul témoin lui a dit : « Tu es temé'a et ta compagne est tehora » : elle-même, puisqu'il y a des témoins de la captivité, ce n'est pas en son pouvoir de se permettre ; sa compagne est permise par la bouche du témoin.
- ״אֲנִי וַחֲבֶרְתִּי טְמֵאָה״, וְאָמַר לַהּ עֵד אֶחָד: ״אַתְּ וַחֲבֶרְתֵּךְ טְהוֹרָה״ — אִיהִי שַׁוִּיתַהּ לְנַפְשַׁהּ חֲתִיכָה דְּאִיסּוּרָא, חֲבֶרְתַּהּ מִשְׁתַּרְיָא אַפּוּמָּא דְעֵד. הָא תּוּ לְמָה לִי? הַיְינוּ רֵישָׁא!Si elle a dit : « Moi et ma compagne sommes temé'ot », et qu'un seul témoin lui a dit : « Toi et ta compagne êtes tehorot » : elle a fait d'elle-même une 'hatikha d'issoura, et sa compagne est permise par la bouche du témoin. Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est la première clause !
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי תַּרְוַיְיהוּ טְהוֹרוֹת נִינְהוּ, וְהַאי דְּקָאָמְרָה הָכִי, ״תָּמוֹת נַפְשִׁי עִם פְּלִשְׁתִּים״ הִיא דְּקָא עָבְדָה — קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire : toutes deux sont tehorot, et si elle a parlé ainsi, elle a agi selon « Que je meure avec les Philistins » (Juges 16, 30), se chargeant elle-même pour que son témoignage contre sa compagne soit reçu. Elle nous enseigne donc que cela n'entre pas en considération.
- ״אֲנִי וַחֲבֶרְתִּי טְהוֹרָה״, וְאָמַר לָהּ עֵד אֶחָד: ״אַתְּ וַחֲבֶרְתֵּךְ טְמֵאָה״, אִיהִי כֵּיוָן דְּאִיכָּא עֵדִים — לָאו כָּל כְּמִינַּהּ. חֲבֶרְתַּהּ מִשְׁתַּרְיָא אַפּוּמָּא דִידַהּ. הָא תּוּ לְמָה לִי? הַיְינוּ רֵישָׁא דְרֵישָׁא!Si elle a dit : « Moi et ma compagne sommes tehorot », et qu'un seul témoin lui a dit : « Toi et ta compagne êtes temé'ot » : elle-même, puisqu'il y a des témoins, ce n'est pas en son pouvoir ; sa compagne est permise par sa bouche. Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? C'est le début de la première clause !
- מַהוּ דְּתֵימָא: כִּי מְהֵימְנָא — בְּמָקוֹם דְּפָסְלָה נַפְשַׁהּ, אֲבָל בְּמָקוֹם דְּמַכְשְׁרָא נַפְשַׁהּ — אֵימָא לָא מְהֵימְנָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire : elle n'est crue que là où elle se disqualifie elle-même, mais là où elle se déclare elle-même apte, disons qu'elle n'est pas crue. Elle nous enseigne donc qu'elle est crue.
- מַתְנִי׳ וְכֵן שְׁנֵי אֲנָשִׁים, זֶה אוֹמֵר ״כֹּהֵן אֲנִי״, וְזֶה אוֹמֵר ״כֹּהֵן אֲנִי״ — אֵינָן נֶאֱמָנִין. וּבִזְמַן שֶׁהֵן מְעִידִין זֶה אֶת זֶה — הֲרֵי אֵלּוּ נֶאֱמָנִין. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֵין מַעֲלִין לִכְהוּנָּה עַל פִּי עֵד אֶחָד. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֵימָתַי — בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ עוֹרְרִין. אֲבָל בִּמְקוֹם שֶׁאֵין עוֹרְרִין — מַעֲלִין לִכְהוּנָּה עַל פִּי עֵד אֶחָד. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן הַסְּגָן: מַעֲלִין לִכְהוּנָּה עַל פִּי עֵד אֶחָד.Michna : De même, deux hommes : celui-ci dit : « Je suis Cohen » (prêtre), et celui-là dit : « Je suis Cohen » : ils ne sont pas crus. Mais lorsqu'ils témoignent l'un pour l'autre, ils sont crus. Rabbi Yehouda dit : on n'élève pas à la Kehouna (au statut de prêtre) sur la foi d'un seul témoin. Rabbi Élazar a dit : quand cela ? Là où il y a des contestataires. Mais là où il n'y a pas de contestataires, on élève à la Kehouna sur la foi d'un seul témoin. Rabban Chimon ben Gamliel dit au nom de Rabbi Chimon ben HaSgan : on élève à la Kehouna sur la foi d'un seul témoin.
- גְּמָ׳ כֹּל הָנֵי לְמָה לִי! צְרִיכִי, דְּאִי תְּנָא מוֹדֶה רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, מִשּׁוּם דְּאִיכָּא דְּרָרָא דְמָמוֹנָא. אֲבָל עֵדִים, דְּלֵיכָּא דְּרָרָא דְמָמוֹנָא — אֵימָא לָא.Guemara : Pourquoi ai-je besoin de tous ceux-là, tous fondés sur le principe de la bouche qui a interdit ? Ils sont nécessaires. Car si le Tanna (Sage de la Michna) avait enseigné seulement le cas où Rabbi Yehochoua admet (celui qui dit : « Ce champ appartenait à ton père, et je le lui ai acheté »), on aurait dit que c'est parce qu'il y a une conséquence financière à ses paroles ; mais pour des témoins qui authentifient leur signature, pour qui il n'y a pas de conséquence financière, disons que non.
- וְאִי תְּנָא עֵדִים, מִשּׁוּם דִּלְעָלְמָא, אֲבָל אִיהוּ, דִּלְנַפְשֵׁיהּ,Et s'il avait enseigné seulement le cas des témoins, on aurait dit que c'est parce que leur témoignage concerne les autres ; mais lui, qui parle pour lui-même,
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