Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי שְׁנָא רֵישָׁא, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא?En quoi diffère la première clause, et en quoi diffère la dernière clause ?
- אָמַר אַבָּיֵי, תַּרְגְּמַהּ בְּעֵד אֶחָד: עֵד אֶחָד אוֹמֵר ״נִתְקַדְּשָׁה״, וְעֵד אֶחָד אוֹמֵר ״לֹא נִתְקַדְּשָׁה״ — תַּרְוַיְיהוּ בִּפְנוּיָה קָמַסְהֲדִי, וְהַאי דְּקָאָמַר ״נִתְקַדְּשָׁה״ — הֲוָה לֵיהּ חַד, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם.Abayé a dit : explique-la dans le cas d'un seul témoin de chaque côté. Si un seul témoin dit : « Elle a été liée par kiddouchin » (les fiançailles qui lient juridiquement), et un seul témoin dit : « Elle n'a pas été liée par kiddouchin », tous deux témoignent qu'elle est célibataire. Et celui qui dit : « Elle a été liée par kiddouchin » n'est qu'un seul témoin, et les paroles d'un seul ne valent rien face à deux.
- סֵיפָא, עֵד אֶחָד אוֹמֵר ״נִתְגָּרְשָׁה״, וְעֵד אֶחָד אוֹמֵר ״לֹא נִתְגָּרְשָׁה״ — תַּרְוַיְיהוּ בְּאֵשֶׁת אִישׁ קָמַסְהֲדִי, וְהַאי דְּקָאָמַר ״נִתְגָּרְשָׁה״ — הָוֵה לֵיהּ חַד, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם.Dans la dernière clause, si un seul témoin dit : « Elle a été divorcée », et un seul témoin dit : « Elle n'a pas été divorcée », tous deux témoignent qu'elle est une femme mariée. Et celui qui dit : « Elle a été divorcée » n'est qu'un seul témoin, et les paroles d'un seul ne valent rien face à deux.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: לְעוֹלָם תְּרֵי וּתְרֵי, וְאֵיפוֹךְ: שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״רְאִינוּהָ שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא רְאִינוּהָ שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִשֵּׂאת — תֵּצֵא.Rav Achi a dit : en réalité, il s'agit de deux et deux, et inverse les décisions. Si deux disent : « Nous l'avons vue se lier par kiddouchin », et deux disent : « Nous ne l'avons pas vue se lier par kiddouchin », celle-ci ne se mariera pas, et si elle s'est mariée, elle sortira.
- פְּשִׁיטָא: ״לֹא רְאִינוּהָ״ אֵינָהּ רְאָיָה! לָא צְרִיכָא, דְּדָיְירִי בְּחָצֵר אֶחָד. מַהוּ דְּתֵימָא: אִם אִיתָא דְּנִתְקַדְּשָׁה — קָלָא אִית לַהּ לְמִילְּתָא. קָא מַשְׁמַע לַן דְּעָבְדִי אִינָשֵׁי דִּמְקַדְּשִׁי בְּצִנְעָא.C'est évident : « Nous ne l'avons pas vue » n'est pas une preuve ! Ce n'est nécessaire que dans le cas où ils habitent dans une même cour. Tu aurais pu dire : s'il était vrai qu'elle a été liée par kiddouchin, l'affaire aurait fait du bruit. Elle nous enseigne donc que les gens ont coutume de faire des kiddouchin en privé.
- סֵיפָא: שְׁנַיִם אוֹמְרִים ״רְאִינוּהָ שֶׁנִּתְגָּרְשָׁה״, וּשְׁנַיִם אוֹמְרִים ״לֹא רְאִינוּהָ שֶׁנִּתְגָּרְשָׁה״ — הֲרֵי זוֹ לֹא תִּנָּשֵׂא, וְאִם נִשֵּׂאת — לֹא תֵּצֵא. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? אַף עַל גַּב דְּדָיְירִי בְּחָצֵר אֶחָד — הַיְינוּ הָךְ!Dans la dernière clause : si deux disent : « Nous l'avons vue divorcée », et deux disent : « Nous ne l'avons pas vue divorcée », celle-ci ne se remariera pas, et si elle s'est remariée, elle ne sortira pas. Que nous enseigne-t-elle ? Que c'est le cas bien qu'ils habitent dans une même cour ? C'est la même chose que l'autre cas !
- מַהוּ דְּתֵימָא: גַּבֵּי קִדּוּשִׁין הוּא דַּעֲבִידִי אִינָשֵׁי דִּמְקַדְּשִׁי בְּצִנְעָא, אֲבָל גַּבֵּי גֵירוּשִׁין, אִם אִיתָא דְּאִיגָּרְשָׁא — קָלָא אִית לַהּ לְמִילְּתָא, קָא מַשְׁמַע לַן דַּעֲבִידִי אִינָשֵׁי דִּמְקַדְּשִׁי וְדִמְגָרְשִׁי בְּצִנְעָא.Tu aurais pu dire : c'est pour les kiddouchin que les gens ont coutume de les faire en privé, mais pour le divorce, s'il était vrai qu'elle a été divorcée, l'affaire aurait fait du bruit. Elle nous enseigne donc que les gens ont coutume de faire les kiddouchin et le divorce en privé.
- וְאִם מִשֶּׁנִּשֵּׂאת בָּאוּ עֵדִים לֹא תֵּצֵא כּוּ׳. רַבִּי אוֹשַׁעְיָא מַתְנֵי לַהּ אַרֵישָׁא, רַבָּה בַּר אָבִין מַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא.Il est écrit dans la Michna : « Et si, après qu'elle s'est mariée, sont venus des témoins, elle ne sortira pas », etc. Rabbi Ochaya l'enseigne à propos de la première clause (celle de la femme qui se dit divorcée), Rabba bar Avin l'enseigne à propos de la dernière clause (celle de la captive).
- מַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַרֵישָׁא — כׇּל שֶׁכֵּן אַסֵּיפָא, דְּבִשְׁבוּיָה הֵקֵילּוּ. וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא, אֲבָל אַרֵישָׁא — לָא.Celui qui l'enseigne à propos de la première clause l'enseigne à plus forte raison à propos de la dernière, car pour la captive, on a été indulgent. Et celui qui l'enseigne à propos de la dernière clause, à propos de la première, non.
- לֵימָא בִּדְרַב הַמְנוּנָא קָמִיפַּלְגִי. דְּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַרֵישָׁא, אִית לֵיהּ דְּרַב הַמְנוּנָא. וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא, לֵית לֵיהּ דְּרַב הַמְנוּנָא.Disons qu'ils sont en désaccord à propos de la présomption de Rav Hamnouna. Celui qui l'enseigne à propos de la première clause admet la règle de Rav Hamnouna, et celui qui l'enseigne à propos de la dernière clause n'admet pas celle de Rav Hamnouna.
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דְּרַב הַמְנוּנָא. וְהָכָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: כִּי אִיתְּמַר דְּרַב הַמְנוּנָא בְּפָנָיו, אֲבָל שֶׁלֹּא בְּפָנָיו — מְעִיזָּה. וּמָר סָבַר: שֶׁלֹּא בְּפָנָיו נָמֵי אֵינָהּ מְעִיזָּה.Non : tout le monde admet la règle de Rav Hamnouna. Et ici, c'est sur ce point qu'ils sont en désaccord : l'un pense que la règle de Rav Hamnouna a été dite en présence du mari, mais qu'en son absence, elle a cette audace ; l'autre pense qu'en son absence non plus, elle n'a pas cette audace.
- וְאִם מִשֶּׁנִּשֵּׂאת בָּאוּ עֵדִים וְכוּ׳. אָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: לֹא ״נִשֵּׂאת״ נִשֵּׂאת מַמָּשׁ, אֶלָּא כֵּיוָן שֶׁהִתִּירוּהָ לִינָּשֵׂא — אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִשֵּׂאת. וְהָא ״לֹא תֵּצֵא״ קָתָנֵי! לֹא תֵּצֵא מֵהֶתֵּירָהּ הָרִאשׁוֹן.« Et si, après qu'elle s'est mariée, sont venus des témoins », etc. Le père de Chmouel a dit : « mariée » ne signifie pas réellement mariée, mais dès qu'on l'a permise à se marier, même si elle ne s'est pas mariée. Question : mais il est enseigné : « Elle ne sortira pas » ! Réponse : elle ne sortira pas de sa permission première.
- תָּנוּ רַבָּנַן, אָמְרָה: ״נִשְׁבֵּיתִי וּטְהוֹרָה אֲנִי וְיֵשׁ לִי עֵדִים שֶׁטְּהוֹרָה אֲנִי״, אֵין אוֹמְרִים: נַמְתִּין עַד שֶׁיָּבֹאוּ עֵדִים, אֶלָּא מַתִּירִין אוֹתָהּ מִיָּד. הִתִּירוּהָ לִינָּשֵׂא וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים, וְאָמְרוּ: לֹא יָדַעְנוּ — הֲרֵי זוֹ לֹא תֵּצֵא. וְאִם בָּאוּ עֵדֵי טוּמְאָה, אֲפִילּוּ יֵשׁ לָהּ כַּמָּה בָּנִים — תֵּצֵא.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si elle a dit : « J'ai été captive et je suis tehora (pure), et j'ai des témoins que je suis tehora », on ne dit pas : attendons que viennent les témoins, mais on la permet aussitôt à un Cohen (prêtre). Si on l'a permise à se marier et qu'ensuite sont venus des témoins, qui ont dit : « Nous ne savons pas », celle-ci ne sortira pas. Mais si sont venus des témoins de souillure, même si elle a plusieurs enfants, elle sortira.
- הָנֵי שְׁבוּיָיתָא דְּאָתְיָין לִנְהַרְדְּעָא. אוֹתֵיב אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל נָטוֹרֵי בַּהֲדַיְיהוּ, אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל: וְעַד הָאִידָּנָא מַאן נַטְרִינְהוּ? אֲמַר לֵיהּ: אִילּוּ בְּנָתָךְ הָוְויָן, מִי הֲוֵית מְזַלְזֵל בְּהוּ כּוּלֵּי הַאי?Ces captives qui sont venues à Néhardéa : le père de Chmouel a posté des gardes auprès d'elles. Chmouel lui a dit : « Et jusqu'à présent, qui les a gardées ? » Il lui a dit : « Si elles étaient tes filles, les traiterais-tu avec autant de mépris ? »
- הֲוַאי ״כִּשְׁגָגָה שֶׁיּוֹצָא מִלִּפְנֵי הַשַּׁלִּיט״, וְאִישְׁתַּבְיָין בְּנָתֵיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל, וְאַסְּקִינְהוּ לְאַרְעָא דְיִשְׂרָאֵל. אוֹקְמָן לְשָׁבוֹיִינְהִי מֵאַבָּרַאי, וְעָיְילִי [אִינְהִי] לְבֵי מִדְרְשָׁא דְּרַבִּי חֲנִינָא. הָא אֲמַרָה: ״נִשְׁבֵּיתִי וּטְהוֹרָה אֲנִי״, וְהָא אֲמַרָה: ״נִשְׁבֵּיתִי וּטְהוֹרָה אֲנִי״ — שְׁרִינְהוּ.Cette parole fut « comme une erreur qui sort de la bouche du souverain » (Ecclésiaste 10, 5) : les filles de Mar Chmouel furent faites captives, et on les fit monter en Terre d'Israël. Elles laissèrent leurs ravisseurs dehors et entrèrent elles-mêmes à la maison d'étude de Rabbi 'Hanina. Celle-ci dit : « J'ai été captive et je suis tehora », et celle-là dit : « J'ai été captive et je suis tehora ». Il les permit.
- סוֹף עוּל אֲתוֹ שָׁבוֹיִינְהוּ. אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: בְּנָן דְּמוֹרְיָין אִינּוּן. אִיגַּלַּאי מִילְּתָא דִּבְנָתֵיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל הַוְויָן.Finalement, leurs ravisseurs entrèrent. Rabbi 'Hanina dit : ce sont des filles de décisionnaires (elles ont su comment agir). L'affaire se révéla : c'étaient les filles de Mar Chmouel.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חֲנִינָא לְרַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא: פּוֹק אִיטַּפַּל בְּקָרִיבָתָיךְ. אֲמַר לֵיהּ לְרַבִּי חֲנִינָא: וְהָאִיכָּא עֵדִים בִּמְדִינַת הַיָּם! הַשְׁתָּא מִיהַת לֵיתַנְהוּ קַמַּן. עֵדִים בְּצַד אִסְתָּן, וְתֵאָסֵר? טַעְמָא דְּלָא אֲתוֹ עֵדִים, הָא אֲתוֹ עֵדִים, מִיתַּסְרָא?Rabbi 'Hanina a dit à Rav Chémèn bar Abba, qui était Cohen : « Va t'occuper de tes proches parentes. » Il a dit à Rabbi 'Hanina : « Mais il y a des témoins outre-mer ! » Il lui a répondu : « Pour l'instant, en tout cas, ils ne sont pas devant nous. Des témoins du côté nord, et elle serait interdite ? » La Guemara déduit : la raison est que les témoins ne sont pas venus ; mais si des témoins sont venus, elle serait interdite ?
- וְהָאָמַר אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל: כֵּיוָן שֶׁהִתִּירוּהָ לִינָּשֵׂא, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִשֵּׂאת! אָמַר רַב אָשֵׁי: עֵדֵי טוּמְאָה אִיתְּמַר.Or le père de Chmouel n'a-t-il pas dit : dès qu'on l'a permise à se marier, même si elle ne s'est pas mariée, elle reste permise ? Rav Achi a dit : cela a été dit à propos de témoins de souillure.
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