Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרַב כָּהֲנָא, עֵדִים שֶׁאָמְרוּ ״אֲמָנָה הָיוּ דְּבָרֵינוּ״ — אֵין נֶאֱמָנִין. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּעַוְלָה הוּא — אַעַוְלָה לָא חָתְמִי.Et Rav Chéchet, fils de Rav Idi, a dit : Déduis de l'enseignement de Rav Kahana que des témoins qui ont dit : « Nos paroles étaient un acte de confiance » ne sont pas crus. Quelle est la raison ? Puisque c'est une injustice, ils ne signent pas sur une injustice ; en disant le contraire, ils s'incrimineraient eux-mêmes.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אָסוּר לוֹ לָאָדָם שֶׁיְּשַׁהֶה שְׁטָר פָּרוּעַ בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תַּשְׁכֵּן בְּאֹהָלֶיךָ עַוְלָה״. בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אָמְרִי: ״אִם אָוֶן בְּיָדְךָ הַרְחִיקֵהוּ״ — זֶה שְׁטַר אֲמָנָה וּשְׁטַר פַּסִּים. ״וְאַל תַּשְׁכֵּן בְּאֹהָלֶיךָ עַוְלָה״ — זֶה שְׁטָר פָּרוּעַ.Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Il est interdit à un homme de garder un acte remboursé dans sa maison, parce qu'il est dit : « Ne laisse pas l'injustice habiter dans tes tentes » (Job 11, 14). En Occident, c'est-à-dire en Terre d'Israël, ils disent au nom de Rav : « Si l'iniquité est dans ta main, éloigne-la » (Job 11, 14) : c'est un acte de confiance et un acte de passim (acte établi en vue d'une garantie, sans réalité de la transaction). « Et ne laisse pas l'injustice habiter dans tes tentes » : c'est un acte remboursé.
- מַאן דְּאָמַר שְׁטָר פָּרוּעַ, כׇּל שֶׁכֵּן שְׁטַר אֲמָנָה. וּמַאן דְּאָמַר שְׁטַר אֲמָנָה — אֲבָל שְׁטָר פָּרוּעַ לָא, דְּזִמְנִין דִּמְשַׁהֵי לֵיהּ אַפְּשִׁיטֵי דְסָפְרָא.Celui qui dit que cela vise un acte remboursé, à plus forte raison un acte de confiance. Et celui qui dit que cela vise un acte de confiance, mais non un acte remboursé, c'est que parfois on le garde pour les pièces du scribe, non encore payées par l'emprunteur.
- אִתְּמַר: סֵפֶר שֶׁאֵינוֹ מוּגָּהּ, אָמַר רַבִּי אַמֵּי: עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם מוּתָּר לְשַׁהוֹתוֹ, מִכָּאן וְאֵילָךְ אָסוּר לְשַׁהוֹתוֹ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תַּשְׁכֵּן בְּאֹהָלֶיךָ עַוְלָה״.Il a été dit : Un livre de la Bible qui n'a pas été corrigé, Rabbi Ami a dit : Jusqu'à trente jours, il est permis de le garder sans le corriger ; à partir de là, il est interdit de le garder, parce qu'il est dit : « Ne laisse pas l'injustice habiter dans tes tentes » (Job 11, 14).
- אָמַר רַב נַחְמָן: עֵדִים שֶׁאָמְרוּ אֲמָנָה הָיוּ דְּבָרֵינוּ — אֵין נֶאֱמָנִין. מוֹדָעָא הָיוּ דְּבָרֵינוּ — אֵין נֶאֱמָנִין. מָר בַּר רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲמָנָה הָיוּ דְּבָרֵינוּ — אֵין נֶאֱמָנִין, מוֹדָעָא הָיוּ דְּבָרֵינוּ — נֶאֱמָנִין. מַאי טַעְמָא? הַאי — נִיתַּן לִיכָּתֵב. וְהַאי — לֹא נִיתַּן לִיכָּתֵב.Rav Na'hman a dit : Des témoins qui ont dit : « Nos paroles étaient un acte de confiance » ne sont pas crus. S'ils disent : « Nos paroles étaient accompagnées d'une moda'a » (déclaration préalable, faite par une partie, selon laquelle elle agit sous la contrainte), ils ne sont pas crus. Mar bar Rav Achi a dit : S'ils disent : « Nos paroles étaient un acte de confiance », ils ne sont pas crus ; « Nos paroles étaient accompagnées d'une moda'a », ils sont crus. Quelle est la raison ? Celui-ci (l'acte avec moda'a) a été permis à l'écriture, et celui-là (l'acte de confiance) n'a pas été permis à l'écriture, car c'est une injustice.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: תְּנַאי הָיוּ דְּבָרֵינוּ, מַהוּ? מוֹדָעָא וַאֲמָנָה, הַיְינוּ טַעְמָא — דְּקָא עָקְרִי לֵיהּ לִשְׁטָרָא, וְהַאי נָמֵי קָא עָקַר לִשְׁטָרָא. אוֹ דִלְמָא: תְּנַאי מִילְּתָא אַחֲרִיתִי הִיא? אֲמַר לֵיהּ: כִּי אָתוּ לְקַמַּן לְדִינָא, אָמְרִינַן לְהוּ: זִילוּ קַיִּימוּ תְּנָאַיְיכוּ וְחוּתוּ לְדִינָא.Rava a demandé à Rav Na'hman : S'ils disent : « Nos paroles étaient soumises à une condition », quelle est la règle ? La moda'a et l'acte de confiance, voici la raison de leur rejet : ils déracinent l'acte, et ceci aussi déracine l'acte. Ou peut-être, une condition est-elle une autre affaire, qui ne contredit pas l'acte ? Rav Na'hman lui a dit : Lorsqu'ils viennent devant nous pour un jugement, nous leur disons : Allez accomplir vos conditions et descendez pour le jugement.
- עֵד אוֹמֵר ״תְּנַאי״, וְעֵד אוֹמֵר ״אֵינוֹ תְּנַאי״. אָמַר רַב פָּפָּא: תַּרְוַיְיהוּ בִּשְׁטָרָא מְעַלְּיָא קָא מַסְהֲדִי, וְהַאי דְּקָאָמַר: ״תְּנַאי״ — הָוֵה לֵיהּ חַד, וְאֵין דְּבָרָיו שֶׁל אֶחָד בִּמְקוֹם שְׁנַיִם.La Guemara demande : Si un témoin dit : « Il y a une condition », et qu'un témoin dit : « Il n'y a pas de condition », Rav Pappa a dit : Tous deux témoignent d'un acte valable, et celui qui dit « une condition » n'est qu'un, et les paroles d'un seul ne valent pas face à deux.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: אִי הָכִי, אֲפִילּוּ תַּרְוַיְיהוּ נָמֵי? אֶלָּא אָמְרִינַן: הָנֵי לְמִיעְקַר סָהֲדוּתַיְיהוּ קָאָתוּ, הַאי נָמֵי לְמִיעְקַר סָהֲדוּתֵיהּ קָאָתֵי: וְהִלְכְתָא כְּרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, s'y est fortement opposé : S'il en est ainsi, même si tous deux le disent, ils ne devraient pas être crus non plus ! Plutôt, nous disons : ceux-ci viennent déraciner leur témoignage ; celui-ci aussi vient déraciner son témoignage, et il ne reste donc qu'un seul témoin de l'acte. Et la halakha (la règle pratique) est conforme à Rav Houna, fils de Rav Yehochoua.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁנַיִם חֲתוּמִין עַל הַשְּׁטָר וּמֵתוּ, וּבָאוּ שְׁנַיִם מִן הַשּׁוּק וְאָמְרוּ: יָדַעְנוּ שֶׁכְּתַב יָדָם הוּא, אֲבָל אֲנוּסִים הָיוּ, קְטַנִּים הָיוּ, פְּסוּלֵי עֵדוּת הָיוּ — הֲרֵי אֵלּוּ נֶאֱמָנִים. וְאִם יֵשׁ עֵדִים שֶׁכְּתַב יָדָם הוּא זֶה, אוֹ שֶׁהָיָה כְּתַב יָדָם יוֹצֵא מִמָּקוֹם אַחֵר מִשְּׁטָר שֶׁקָּרָא עָלָיו עַרְעָר וְהוּחְזַק בְּבֵית דִּין — אֵין אֵלּוּ נֶאֱמָנִין.Nos Maîtres ont enseigné : Deux témoins sont signés sur un acte et sont morts, et deux personnes sont venues du marché et ont dit : « Nous savons que c'est leur écriture, mais ils ont été contraints », ou : « Ils étaient mineurs », ou : « Ils étaient inaptes à témoigner » : ceux-là sont crus. Et s'il y a des témoins que c'est leur écriture, ou si leur écriture ressort d'un autre endroit, d'un acte qu'on a contesté et qui a été confirmé au tribunal, ceux-là ne sont pas crus.
- וּמַגְבֵּינַן בֵּיהּ כְּבִשְׁטָרָא מְעַלְּיָא? וְאַמַּאי? תְּרֵי וּתְרֵי נִינְהוּ!La Guemara demande : Et nous ferions recouvrer avec lui comme avec un acte valable ? Et pourquoi ? Ce sont deux contre deux !
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, זֹאת אוֹמֶרֶת: הַכְחָשָׁה — תְּחִלַּת הֲזָמָה הִיא,Rav Chéchet a dit : Cela veut dire que la contradiction entre témoins est le début de la hazama (réfutation des témoins, convaincus d'avoir été ailleurs au moment des faits),
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