Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֲזָקָה אֵין הָעֵדִים חוֹתְמִין עַל הַשְּׁטָר אֶלָּא אִם כֵּן נַעֲשָׂה בְּגָדוֹל. אֶלָּא אֲנוּסִין, מַאי טַעְמָא?Il y a une présomption : les témoins ne signent sur un acte que s'il a été fait par un majeur. Mais s'ils disent qu'ils étaient contraints, quelle est la raison pour laquelle Rabbi Méïr ne les croit pas ?
- אָמַר רַב חִסְדָּא, קָסָבַר רַבִּי מֵאִיר: עֵדִים שֶׁאָמְרוּ לָהֶם ״חִתְמוּ שֶׁקֶר וְאַל תֵּהָרְגוּ״ — יֵהָרְגוּ וְאַל יַחְתְּמוּ שֶׁקֶר.Rav 'Hisda a dit : Rabbi Méïr estime : Des témoins à qui l'on a dit : « Signez un mensonge et vous ne serez pas tués » doivent se laisser tuer et ne pas signer un mensonge. En disant qu'ils ont signé sous la menace, ils s'incriminent donc eux-mêmes.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: הַשְׁתָּא אִילּוּ אָתוּ לְקַמַּן לְאִמְּלוֹכֵי, אָמְרִינַן לְהוּ: זִילוּ חֲתוּמוּ וְלָא תִּתְקַטְּלוּן, דְּאָמַר מָר: אֵין לְךָ דָּבָר שֶׁעוֹמֵד בִּפְנֵי פִּיקּוּחַ נֶפֶשׁ אֶלָּא עֲבוֹדָה זָרָה, וְגִלּוּי עֲרָיוֹת, וּשְׁפִיכוּת דָּמִים בִּלְבָד. הַשְׁתָּא דַּחֲתַמוּ, אָמְרִינַן לְהוּ: אַמַּאי חָתְמִיתוּ?Rava lui a dit : Or, s'ils étaient venus devant nous pour demander conseil, nous leur aurions dit : Allez signer et ne vous faites pas tuer, car le Maître a dit : Rien ne résiste devant le sauvetage d'une vie, sauf l'idolâtrie, les relations interdites et l'effusion de sang uniquement. Et maintenant qu'ils ont signé, nous leur dirions : Pourquoi avez-vous signé ?
- אֶלָּא: טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר כִּדְרַב הוּנָא אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ — אֵין צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ.Plutôt, la raison de Rabbi Méïr est conforme à ce que Rav Houna a dit au nom de Rav. Car Rav Houna a dit au nom de Rav : Celui qui reconnaît avoir écrit un acte, il n'y a pas besoin de le valider au tribunal.
- גּוּפָא. אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ — אֵין צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: גַּנּוֹבָא גַּנּוֹבֵי לְמָה לָךְ. אִי סְבִירָא לָךְ כְּרַבִּי מֵאִיר, אֵימָא הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר.Revenons au sujet lui-même. Rav Houna a dit au nom de Rav : Celui qui reconnaît avoir écrit un acte, il n'y a pas besoin de le valider. Rav Na'hman lui a dit : Pourquoi as-tu besoin de dissimuler ainsi la source de ton propos ? Si tu es d'avis comme Rabbi Méïr, dis : La halakha (la règle pratique) est conforme à Rabbi Méïr !
- אֲמַר לֵיהּ: וּמָר הֵיכִי סְבִירָא לֵיהּ? אֲמַר לֵיהּ: כִּי אָתוּ לְקַמַּן לְדִינָא, אָמְרִינַן לְהוּ: ״זִילוּ קַיִּימוּ שְׁטָרַיְיכוּ וְחוּתוּ לְדִינָא״.Rav Houna lui a dit : Et le Maître, quel est son avis ? Rav Na'hman lui a dit : Lorsqu'ils viennent devant nous pour un jugement, nous leur disons : « Allez valider vos actes et descendez pour le jugement. »
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הָאוֹמֵר ״שְׁטַר אֲמָנָה הוּא זֶה״ — אֵינוֹ נֶאֱמָן.Rav Yehouda a dit au nom de Rav : Celui qui dit : « Ceci est un acte de confiance » (un acte rédigé alors qu'aucun prêt n'a encore eu lieu, remis en confiance au prêteur) n'est pas cru.
- דְּקָאָמַר מַאן? אִילֵימָא דְּקָאָמַר לֹוֶה — פְּשִׁיטָא, כָּל כְּמִינֵּיהּ?! וְאֶלָּא דְּקָאָמַר מַלְוֶה — תָּבוֹא עָלָיו בְּרָכָה. אֶלָּא דְּקָאָמְרִי עֵדִים. אִי דִּכְתַב יָדָם יוֹצֵא מִמָּקוֹם אַחֵר — פְּשִׁיטָא דְּלָא מְהֵימְנִי. וְאִי דְּאֵין כְּתַב יָדָם יוֹצֵא מִמָּקוֹם אַחֵר — אַמַּאי לָא מְהֵימְנִי?La Guemara demande : Qui le dit ? Si tu dis que c'est l'emprunteur qui le dit, c'est évident : est-ce en son pouvoir de disqualifier un acte ? Mais si c'est le prêteur qui le dit, que la bénédiction vienne sur lui, car il renonce à son droit ! Plutôt, ce sont les témoins qui le disent. Si leur écriture ressort d'un autre endroit, il est évident qu'ils ne sont pas crus. Et si leur écriture ne ressort pas d'un autre endroit, pourquoi ne sont-ils pas crus, puisque la bouche qui a interdit est la bouche qui a permis ?
- (סִימָן בָּאֵ״שׁ) אָמַר רָבָא: לְעוֹלָם דְּקָאָמַר לֹוֶה, וְכִדְרַב הוּנָא. דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: מוֹדֶה בִּשְׁטָר שֶׁכְּתָבוֹ — אֵין צָרִיךְ לְקַיְּימוֹ.(Moyen mnémotechnique : Baèch, pour les noms de Rava, Abayé et Rav Achi, qui vont répondre.) Rava a dit : En réalité, c'est l'emprunteur qui le dit, et c'est conforme à Rav Houna. Car Rav Houna a dit au nom de Rav : Celui qui reconnaît avoir écrit un acte, il n'y a pas besoin de le valider.
- אַבָּיֵי אָמַר: לְעוֹלָם דְּאָמַר מַלְוֶה, וּכְגוֹן שֶׁחָב לַאֲחֵרִים, וְכִדְרַבִּי נָתָן.Abayé a dit : En réalité, c'est le prêteur qui le dit, et il s'agit d'un cas où il cause un dommage à d'autres, à savoir ses propres créanciers, et c'est conforme à Rabbi Natan.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִן לַנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, וַחֲבֵירוֹ בַּחֲבֵירוֹ — מִנַּיִן שֶׁמּוֹצִיאִין מִזֶּה וְנוֹתְנִין לָזֶה — תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן לַאֲשֶׁר אָשַׁם לוֹ״.Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Natan dit : D'où sait-on que celui qui a une créance d'un mané (cent dinars) sur son prochain, et son prochain sur un autre, d'où sait-on qu'on prend de celui-ci et qu'on donne à celui-là ? Le verset dit : « Et il donnera à celui envers qui il est coupable » (Nombres 5, 7).
- רַב אָשֵׁי אָמַר: לְעוֹלָם דְּקָאָמְרִי עֵדִים. וּדְאֵין כְּתַב יָדָם יוֹצֵא מִמָּקוֹם אַחֵר. וּדְקָאָמְרַתְּ אַמַּאי לָא מְהֵימְנִי — כִּדְרַב כָּהֲנָא. דְּאָמַר רַב כָּהֲנָא: אָסוּר לוֹ לָאָדָם שֶׁיְּשַׁהֶה שְׁטַר אֲמָנָה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תַּשְׁכֵּן בְּאֹהָלֶיךָ עַוְלָה״.Rav Achi a dit : En réalité, ce sont les témoins qui le disent, et il s'agit d'un cas où leur écriture ne ressort pas d'un autre endroit. Et quant à ce que tu as dit : pourquoi ne sont-ils pas crus ? C'est conforme à Rav Kahana. Car Rav Kahana a dit : Il est interdit à un homme de garder un acte de confiance dans sa maison, parce qu'il est dit : « Ne laisse pas l'injustice habiter dans tes tentes » (Job 11, 14).
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