Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֵּיוָן דַּחֲזוֹ דִּמְזַלְזְלִי בְּהוּ, תַּקִּינוּ לְהוּ מָאתַן. כֵּיוָן דַּחֲזוֹ דְּקָא פָּרְשִׁין מִינַּיְיהוּ, דְּאָמְרִי: עַד דְּנָסְבִינַן אַלְמְנַת כֹּהֲנִים — נֵיזִיל נִיסֵּיב בְּתוּלָה בַּת יִשְׂרָאֵל, אַהְדְּרִינְהוּ לְמִלְּתַיְיהוּ.Lorsqu'ils ont vu qu'on les méprisait, ces veuves, ils ont institué pour elles deux cents zouz de ketouba (contrat de mariage). Lorsqu'ils ont vu qu'on se détournait d'elles, car on disait : plutôt que d'épouser une veuve de Cohanim (prêtres) pour une telle somme, allons épouser une vierge fille d'Israël, ils ont ramené les choses à leur état antérieur.
- בֵּית דִּין שֶׁל כֹּהֲנִים כּוּ׳. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא בֵּית דִּין שֶׁל כֹּהֲנִים בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא אֲפִילּוּ מִשְׁפָּחוֹת הַמְיוּחָסוֹת בְּיִשְׂרָאֵל, אִם רָצוּ לַעֲשׂוֹת כְּדֶרֶךְ שֶׁהַכֹּהֲנִים עוֹשִׂין — עוֹשִׂין.Le tribunal des Cohanim, etc. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : Ce n'est pas seulement du tribunal des Cohanim qu'on l'a dit, mais même les familles de lignée distinguée en Israël, si elles veulent agir comme agissent les Cohanim, elles peuvent agir ainsi.
- מֵיתִיבִי: הָרוֹצֶה לַעֲשׂוֹת כְּדֶרֶךְ שֶׁהַכֹּהֲנִים עוֹשִׂין, כְּגוֹן בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן, וּבַת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל — עוֹשִׂין. בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן וּבַת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל הוּא דְּאִיכָּא צַד כְּהוּנָּה. אֲבָל בַּת יִשְׂרָאֵל לְיִשְׂרָאֵל — לָא!On a objecté d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui veut agir comme agissent les Cohanim, par exemple une fille d'Israël mariée à un Cohen, ou une fille de Cohen mariée à un Israël, peut agir ainsi. Une fille d'Israël mariée à un Cohen et une fille de Cohen mariée à un Israël, c'est là qu'il y a un aspect de kehouna (prêtrise) ; mais une fille d'Israël mariée à un Israël, non !
- לָא מִבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִבַּעְיָא בַּת יִשְׂרָאֵל לְיִשְׂרָאֵל, דְּלָא מָצֵי אָמַר לַהּ עַלּוֹיֵי קָא מְעַלֵּינָא לִיךְ, אֲבָל בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן, דְּמָצֵי אָמַר לַהּ עַלּוֹיֵי קָא מְעַלֵּינָא לִיךְ — אֵימָא לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Il parle sur le mode « il n'est pas nécessaire » : il n'est pas nécessaire de le dire pour une fille d'Israël mariée à un Israël, qui ne peut pas s'entendre dire par son mari : je t'élève en t'épousant ; mais une fille d'Israël mariée à un Cohen, à qui il peut dire : je t'élève, dis que non, elle ne pourrait pas exiger une somme plus élevée. Il nous apprend donc qu'elle le peut.
- מַתְנִי׳ הַנּוֹשֵׂא אֶת הָאִשָּׁה וְלֹא מָצָא לָהּ בְּתוּלִים. הִיא אוֹמֶרֶת: מִשֶּׁאֵרַסְתַּנִי נֶאֱנַסְתִּי, וְנִסְתַּחֲפָה שָׂדֵהוּ. וְהוּא אוֹמֵר: לֹא כִּי, אֶלָּא עַד שֶׁלֹּא אֵרַסְתִּיךָ, וְהָיָה מִקָּחִי מִקָּח טָעוּת — רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמְרִים: נֶאֱמֶנֶת. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: לֹא מִפִּיהָ אָנוּ חַיִּין, אֶלָּא הֲרֵי זוֹ בְּחֶזְקַת בְּעוּלָה עַד שֶׁלֹּא תִּתְאָרֵס, וְהִטְעַתּוּ, עַד שֶׁתָּבִיא רְאָיָה לִדְבָרֶיהָ.Michna : Celui qui épouse une femme et ne lui a pas trouvé de virginité : elle dit : c'est après que tu m'as fiancée que j'ai été violée, et son champ a été inondé, c'est-à-dire que le malheur est tombé sur le mari. Et lui dit : non, mais c'est avant que je t'aie fiancée, et ma transaction est une transaction erronée. Rabban Gamliel et Rabbi Eliézer disent : elle est crue. Rabbi Yehochoua dit : ce n'est pas de sa bouche que nous vivons, sa seule parole ne suffit pas ; mais celle-ci est présumée avoir eu une relation avant ses fiançailles et l'avoir trompé, jusqu'à ce qu'elle apporte une preuve à ses dires.
- גְּמָ׳ אִתְּמַר: ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ״, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵינִי יוֹדֵעַ — רַב יְהוּדָה וְרַב הוּנָא אָמְרִי: חַיָּיב, וְרַב נַחְמָן וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמְרִי: פָּטוּר. רַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה אָמְרִי חַיָּיב — בָּרִי וְשֶׁמָּא בָּרִי עָדִיף. רַב נַחְמָן וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמְרִי פָּטוּר — אוֹקִי מָמוֹנָא בְּחֶזְקַת מָרֵיהּ.Guemara : Il a été dit par les Amoraïm : si quelqu'un dit : « J'ai un mané (cent zouz) chez toi », et l'autre dit : « Je ne sais pas », Rav Yehouda et Rav Houna disent : il est 'hayav (obligé) de payer ; et Rav Na'hman et Rabbi Yo'hanan disent : il est patour (exempt). Rav Houna et Rav Yehouda disent : il est obligé, car entre une affirmation certaine et une affirmation incertaine, la certaine l'emporte. Rav Na'hman et Rabbi Yo'hanan disent : il est exempt, car on applique le principe : maintiens l'argent dans la présomption de possession de son propriétaire.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: הָא דְּרַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה — דִּשְׁמוּאֵל הִיא. דִּתְנַן: הָיְתָה מְעוּבֶּרֶת, וְאָמְרוּ לָהּ: מָה טִיבוֹ שֶׁל עוּבָּר זֶה? מֵאִישׁ פְּלוֹנִי, וְכֹהֵן הוּא — רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמְרִים: נֶאֱמֶנֶת. וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל.Abayé a dit à Rav Yossef : cet avis de Rav Houna et Rav Yehouda est celui de Chmouel, car nous avons appris dans la Michna (13a) : Si elle était enceinte et qu'on lui a dit : quelle est la nature de ce fœtus ? et qu'elle a répondu : « Il est d'un tel, et c'est un Cohen », Rabban Gamliel et Rabbi Eliézer disent : elle est crue. Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabban Gamliel.
- וַאֲמַר לֵיהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, אֲמַרְתְּ לַן מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל אַף בָּרִאשׁוֹנָה. מַאי אַף בָּרִאשׁוֹנָה? אַף עַל גַּב דְּאִיכָּא לְמֵימַר אוֹקֵי מָמוֹנָא בְּחֶזְקַת מָרֵיהּ — אָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל: בָּרִי עָדִיף.Et Rav Chmouel bar Yehouda a dit à Rav Yehouda : Chinana (homme aux grandes dents), tu nous as dit au nom de Chmouel : la halakha est conforme à Rabban Gamliel même dans le premier cas. Qu'est-ce que « même dans le premier cas » ? Bien qu'on puisse dire : maintiens l'argent dans la présomption de possession de son propriétaire, le mari, Rabban Gamliel a dit : l'affirmation certaine l'emporte.
- לֵימָא רַב יְהוּדָה וְרַב הוּנָא דְּאָמְרִי כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְרַב נַחְמָן וְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמְרִי כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ?Disons que Rav Yehouda et Rav Houna parlent selon Rabban Gamliel, et Rav Na'hman et Rabbi Yo'hanan selon Rabbi Yehochoua ?
- אָמַר לְךָ רַב נַחְמָן: אֲנָא דַּאֲמַרִי, אֲפִילּוּ כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל — עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָתָם, אֶלָּא דְּאִיכָּא מִגּוֹ. אֲבָל הָכָא, מַאי מִגּוֹ אִיכָּא?Rav Na'hman te dira : moi, ce que j'ai dit vaut même selon Rabban Gamliel. Rabban Gamliel ne l'a dit là-bas que parce qu'il y a un miggo (argument selon lequel, ayant pu avancer une prétention plus avantageuse, on est cru pour celle qu'on avance) : elle aurait pu dire que c'est le bois qui l'a blessée. Mais ici, quel miggo y a-t-il ?
- אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָתָם אֶלָּא דְּאָמְרִינַן אוֹקְמַהּ אַחֲזָקָה, אֲבָל הָכָא, מַאי חֲזָקָה אִית לֵיהּ לְהַאי?Autre réponse : Rabban Gamliel ne l'a dit là-bas que parce que nous disons : maintiens-la dans sa 'hazaka (présomption) d'avoir été vierge. Mais ici, quelle présomption celui-ci a-t-il, ce demandeur, pour appuyer sa réclamation ?
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא כִּדְקָא מְשַׁנֵּינַן, דְּרַב נַחְמָן הוּא דְּאָמַר כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל,Il est logique aussi d'expliquer comme nous répondons, que c'est Rav Na'hman qui parle selon Rabban Gamliel,
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