Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- צְדָקָה. מַאן דְּאָמַר צְדָקָה — אֲבָל תַּכְשִׁיט יָהֲבִינַן לַהּ, דְּלָא נִיחָא לֵיהּ דְּתִינַּוַּול.la charité : on ne la prélève pas sur ses biens à son insu. Selon celui qui dit la charité, en revanche, la parure, nous la lui donnons, car il ne lui convient pas qu'elle soit enlaidie.
- תָּא שְׁמַע: הַיְּבָמָה — שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים הָרִאשׁוֹנִים נִיזּוֹנֶת מִשֶּׁל בַּעְלָהּ,Viens et entends une preuve : la yevama (veuve sans enfant, en attente du lévirat ou de la 'halitsa), les trois premiers mois, est nourrie sur les biens de son mari défunt.
- מִיכָּן וְאֵילָךְ, אֵינָהּ נִיזּוֹנֶת לֹא מִשֶּׁל בַּעְלָהּ וְלֹא מִשֶּׁל יָבָם. עָמַד בַּדִּין וּבָרַח — נִיזּוֹנֶת מִשֶּׁל יָבָם.À partir de là, elle n'est nourrie ni sur les biens de son mari, ni sur ceux du yavam (le frère du défunt). S'il s'est présenté au tribunal et s'est enfui, elle est nourrie sur les biens du yavam. Elle est donc nourrie malgré son absence, contrairement à Chmouel !
- אָמַר לְךָ שְׁמוּאֵל: לְמַאי נֵיחוּשׁ לַהּ לְהַאי? אִי מִשּׁוּם צְרָרֵי — לָא מִיקָּרְבָא דַּעְתֵּיהּ לְגַבַּהּ, אִי מִשּׁוּם מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ — לָא מִשְׁתַּעְבְּדָא לֵיהּ.Chmouel te dira : que craindrions-nous pour celle-ci ? Si c'est à cause des bourses, il n'est pas proche d'elle en esprit au point de lui confier de l'argent. Si c'est à cause du produit de son travail, celui-ci ne lui est pas engagé.
- תָּא שְׁמַע: הָאִשָּׁה שֶׁהָלְכָה הִיא וּבַעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, וּבָאת וְאָמְרָה ״מֵת בַּעְלִי״, רָצְתָה — נִיזּוֹנֶת, רָצְתָה — גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ. ״גֵּירְשַׁנִי בַּעֲלִי״ — מִתְפַּרְנֶסֶת וְהוֹלֶכֶת עַד כְּדֵי כְתוּבָּתָהּ.Viens et entends : la femme qui est partie, elle et son mari, outre-mer, et qui revient et dit : « Mon mari est mort » : si elle le veut, elle est nourrie ; si elle le veut, elle perçoit sa ketouba (contrat de mariage). Si elle dit : « Mon mari m'a divorcée », elle s'entretient progressivement jusqu'à concurrence de sa ketouba. Elle perçoit donc en l'absence de son mari !
- הָכָא נָמֵי כְּשֶׁשָּׁמְעוּ בּוֹ שֶׁמֵּת. וּמַאי שְׁנָא עַד כְּדֵי כְתוּבָּתָהּ? דְּאִיהִי הִיא דְּאַפְסֵידָה אַנַּפְשַׁהּ.Ici aussi, c'est lorsqu'on a entendu dire de lui qu'il est mort. Et en quoi est-ce différent, « jusqu'à concurrence de sa ketouba » ? S'il est mort, elle devrait être nourrie sans limite ! La Guemara répond : car c'est elle qui s'est causé cette perte à elle-même, en déclarant avoir été divorcée.
- תָּא שְׁמַע: כֵּיצַד אָמְרוּ מְמָאֶנֶת אֵין לָהּ מְזוֹנוֹת? אִי אַתָּה יָכוֹל לוֹמַר בְּיוֹשֶׁבֶת תַּחַת בַּעְלָהּ — שֶׁהֲרֵי בַּעְלָהּ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹת. אֶלָּא כְּגוֹן שֶׁהָלַךְ בַּעְלָהּ לִמְדִינַת הַיָּם, לָוְתָה וְאָכְלָה עָמְדָה וּמֵיאֲנָה. טַעְמָא דְּמֵיאֲנָה, הָא לֹא מֵיאֲנָה — יָהֲבִינַן לַהּ!Viens et entends : comment les Sages ont-ils dit que celle qui refuse (la mineure qui rejette son mariage, par le mioun) n'a pas de subsistance ? Tu ne peux pas dire qu'il s'agit de celle qui vit auprès de son mari, puisque son mari est tenu à sa subsistance. Il s'agit donc du cas où son mari est parti outre-mer, qu'elle a emprunté et consommé, puis qu'elle s'est levée et a refusé. La raison est qu'elle a refusé ; si elle n'a pas refusé, nous lui donnons !
- אָמַר לָךְ שְׁמוּאֵל: הָכָא לְמַאי נֵיחוּשׁ לַהּ? אִי מִשּׁוּם צְרָרֵי — צְרָרֵי לִקְטַנָּה לָא מַתְפֵּיס, וְאִי מִשּׁוּם מַעֲשֵׂה יָדֶיהָ — קְטַנָּה לָא סָפְקָה.Chmouel te dira : ici, que craindrions-nous pour elle ? Si c'est à cause des bourses, on ne confie pas de bourses à une mineure. Et si c'est à cause du produit de son travail, une mineure n'y suffit pas.
- מַאי הֲוָה עֲלַהּ? כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: מַעֲשֶׂה בָּא לִפְנֵי רַבִּי בְּבֵית שְׁעָרִים וּפָסַק לָהּ מְזוֹנוֹת. לִפְנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּצִפּוֹרִי, וְלֹא פָּסַק לָהּ מְזוֹנוֹת. תָּהֵי בַּהּ רַבִּי יוֹחָנָן: וְכִי מָה רָאָה רַבִּי יִשְׁמָעֵאל שֶׁלֹּא פָּסַק לָהּ מְזוֹנוֹת? הָא לֹא נֶחְלְקוּ בְּנֵי כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים וְחָנָן אֶלָּא לְעִנְיַן שְׁבוּעָה, אֲבָל מְזוֹנֵי יָהֲבִינַן לַהּ!Qu'en a-t-il été à ce sujet ? Lorsque Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : un cas s'est présenté devant Rabbi (Yehouda HaNassi) à Beit Chéarim, et il lui a fixé sa subsistance ; un cas s'est présenté devant Rabbi Ichmaël à Tsipori, et il ne lui a pas fixé sa subsistance. Rabbi Yo'hanan s'en est étonné : qu'a donc vu Rabbi Ichmaël pour ne pas lui fixer sa subsistance ? Les fils des Grands Prêtres et 'Hanan n'ont divergé que sur le serment, mais la subsistance, nous la lui donnons !
- אֲמַר לֵיהּ רַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא: כְּבָר תַּרְגְּמַהּ רַבֵּינוּ שְׁמוּאֵל בְּבָבֶל כְּשֶׁשָּׁמְעוּ בּוֹ שֶׁמֵּת. אֲמַר לֵיהּ: פָּתְרִיתוּ בָּהּ כּוּלֵּי הַאי?Rav Chémèn bar Abba lui a dit : notre maître Chmouel, à Babylone, l'a déjà interprétée : lorsqu'on a entendu dire de lui qu'il est mort. Il lui a dit, étonné : êtes-vous allés si loin dans son interprétation ?
- כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר: מַעֲשֶׂה בָּא לִפְנֵי רַבִּי בְּבֵית שְׁעָרִים, וְלֹא פָּסַק לָהּ מְזוֹנוֹת. לִפְנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּצִיפּוֹרִי, וּפָסַק לָהּ מְזוֹנוֹת. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מָה רָאָה רַבִּי שֶׁלֹּא פָּסַק לָהּ? דְּהָא לֹא נֶחְלְקוּ חָנָן וּבְנֵי כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים אֶלָּא לְעִנְיַן שְׁבוּעָה, אֲבָל מְזוֹנוֹת יָהֲבִינַן לַהּ. אֲמַר לֵיהּ רַב שֶׁמֶן בַּר אַבָּא: כְּבָר תַּרְגְּמַהּ שְׁמוּאֵל בְּבָבֶל כְּשֶׁשָּׁמְעוּ בּוֹ שֶׁמֵּת. אֲמַר לֵיהּ: פָּתְרִיתוּ בָּהּ כּוּלֵּי הַאי?Lorsque Ravin est venu d'Erets Israël, il a dit : un cas s'est présenté devant Rabbi à Beit Chéarim, et il ne lui a pas fixé sa subsistance ; un cas s'est présenté devant Rabbi Ichmaël à Tsipori, et il lui a fixé sa subsistance. Rabbi Yo'hanan a dit : qu'a vu Rabbi pour ne pas la lui fixer ? Car 'Hanan et les fils des Grands Prêtres n'ont divergé que sur le serment, mais la subsistance, nous la lui donnons. Rav Chémèn bar Abba lui a dit : Chmouel, à Babylone, l'a déjà interprétée : lorsqu'on a entendu dire de lui qu'il est mort. Il lui a dit, étonné : êtes-vous allés si loin dans son interprétation ?
- וְהִלְכְתָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב, וּפוֹסְקִין מְזוֹנוֹת לְאֵשֶׁת אִישׁ. וְהִלְכְתָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב הוּנָא אָמַר רַב. דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: יְכוֹלָה אִשָּׁה שֶׁתֹּאמַר לְבַעְלָהּ ״אֵינִי נִיזּוֹנֶת וְאֵינִי עוֹשָׂה״.Et la halakha est conforme à Rav, et l'on fixe une subsistance pour une femme mariée. Et la halakha est conforme à ce que Rav Houna a dit au nom de Rav. Car Rav Houna a dit au nom de Rav : une femme peut dire à son mari : « Je ne suis pas nourrie par toi et je ne travaille pas pour toi. »
- וְהִלְכְתָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב זְבִיד בְּקוּנְיָא. דְּאָמַר רַב זְבִיד: הָנֵי מָאנֵי דְקוּנְיָא — חִיוָּרֵי וְאוּכָּמֵי שְׁרוּ.Et la halakha est conforme à Rav Zevid concernant la kounya (vernis). Car Rav Zevid a dit : ces ustensiles vernis, les blancs et les noirs sont permis après lavage, car le vernis les empêche d'absorber.
- יְרוּקֵּי אֲסִירִי. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית בְּהוּ קַרְטוּפָנֵי, אֲבָל אִית בְּהוּ קַרְטוּפָנֵי — אֲסִירִי.Les verts sont interdits, car ils absorbent. Et nous n'avons dit cela que s'ils n'ont pas de fissures ; mais s'ils ont des fissures, ils sont interdits.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָלַךְ לִמְדִינַת הַיָּם, וְעָמַד אֶחָד וּפִירְנֵס אֶת אִשְׁתּוֹ, חָנָן אוֹמֵר: אִיבֵּד אֶת מְעוֹתָיו.MICHNA : Celui qui est parti outre-mer, et quelqu'un s'est levé et a entretenu sa femme, 'Hanan dit : il a perdu son argent, le mari n'ayant rien à lui rembourser.
- נֶחְלְקוּ עָלָיו בְּנֵי כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים וְאָמְרוּ: יִשָּׁבַע כַּמָּה הוֹצִיא וְיִטּוֹל. אָמַר רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס כְּדִבְרֵיהֶם. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: יָפֶה אָמַר חָנָן, הִנִּיחַ מְעוֹתָיו עַל קֶרֶן הַצְּבִי.Les fils des Grands Prêtres ont divergé avec lui et ont dit : il jure combien il a dépensé, et il prend. Rabbi Dossa ben Harkinas a dit que la halakha est selon leurs paroles. Rabbi Yo'hanan ben Zakkaï a dit : 'Hanan a bien parlé : il a posé son argent sur la corne d'un cerf, sans espoir de le récupérer.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ —GUEMARA : Nous avons appris là-bas (Nedarim 33a) : celui à qui un vœu interdit de tirer profit de son prochain,
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