Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תִּשָּׁבַע בַּסּוֹף, וְלֹא תִּשָּׁבַע בַּתְּחִלָּה. נֶחְלְקוּ עָלָיו בְּנֵי כֹּהֲנִים גְּדוֹלִים, וְאָמְרוּ: תִּשָּׁבַע בַּתְּחִלָּה וּבַסּוֹף. אָמַר רַבִּי דּוֹסָא בֶּן הַרְכִּינָס כְּדִבְרֵיהֶם. אָמַר רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי: יָפֶה אָמַר חָנָן, לֹא תִּשָּׁבַע אֶלָּא בַּסּוֹף.Elle prêtera serment à la fin, lorsqu'elle apprendra la mort de son mari et réclamera sa ketouba (contrat de mariage), et elle ne prêtera pas serment au début, lorsqu'elle réclame sa subsistance. Les fils de grands prêtres furent en désaccord avec lui et dirent : Elle prêtera serment au début et à la fin. Rabbi Dossa ben Harkinas a dit : La halakha (règle pratique) est conforme à leurs paroles. Rabban Yo'hanan ben Zakkaï a dit : 'Hanan a bien parlé : elle ne prêtera serment qu'à la fin.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהִי: שְׁלֹשָׁה דַּיָּינֵי גְזֵילוֹת הָיוּ בִּירוּשָׁלַיִם: אַדְמוֹן בֶּן גַּדַּאי, וְחָנָן הַמִּצְרִי, וְחָנָן בֶּן אֲבִישָׁלוֹם. קַשְׁיָא תְּלָת אַתְּרֵין, קַשְׁיָא גְּזֵירוֹת אַגְּזֵילוֹת!GUEMARA : Et opposons à cela une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Il y avait trois juges de vols à Jérusalem : Admon ben Gadaï, 'Hanan l'Égyptien et 'Hanan ben Avichalom. Il y a donc une difficulté de trois contre deux, et une difficulté de « décrets » contre « vols » !
- בִּשְׁלָמָא תְּלָת אַתְּרֵין לָא קַשְׁיָא: דַּחֲשִׁיב לֵיהּ — קָתָנֵי, דְּלָא חֲשִׁיב לֵיהּ — לָא קָתָנֵי. אֶלָּא גְּזֵירוֹת אַגְּזֵילוֹת קַשְׁיָא!Certes, la question de trois contre deux ne pose pas de difficulté : celui dont il fait cas, il l'enseigne ; celui dont il ne fait pas cas, il ne l'enseigne pas. Mais « décrets » contre « vols » pose une difficulté !
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: שֶׁהָיוּ גּוֹזְרִין גְּזֵירוֹת עַל גְּזֵילוֹת. כִּדְתַנְיָא: קִיטְּמָה נְטִיעָה, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גּוֹזְרֵי גְזֵירוֹת שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם אוֹמְרִים: נְטִיעָה בַּת שְׁנָתָהּ — שְׁתֵּי כֶסֶף, בַּת שְׁתֵּי שָׁנִים — אַרְבַּע כֶּסֶף.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Il n'y a pas de contradiction, car ils édictaient des décrets sur les vols, c'est-à-dire qu'ils fixaient des amendes, comme il a été enseigné dans une baraïta : Si un animal a sectionné un jeune plant, Rabbi Yossé dit : Les auteurs de décrets de Jérusalem disent : Pour un plant d'un an, on paie deux pièces d'argent ; pour un plant de deux ans, quatre pièces d'argent.
- וּרְמִינְהִי, שְׁלֹשָׁה דַּיָּינֵי גְזֵירוֹת הָיוּ בִּירוּשָׁלַיִם: אַדְמוֹן וְחָנָן וְנַחוּם! אָמַר רַב פָּפָּא: מַאן תְּנָא נַחוּם — רַבִּי נָתָן הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: אַף נַחוּם הַמָּדִי מִגּוֹזְרֵי גְזֵירוֹת שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם הָיָה, וְלֹא הוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים.Et opposons à cela une autre baraïta : Il y avait trois juges de décrets à Jérusalem : Admon, 'Hanan et Na'houm ! Rav Pappa a dit : Qui a enseigné « Na'houm » ? C'est Rabbi Natan, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Natan dit : Na'houm le Mède aussi était au nombre des auteurs de décrets de Jérusalem, mais les Sages n'ont pas été d'accord avec lui.
- וְתוּ לֵיכָּא? וְהָאָמַר רַבִּי פִּנְחָס אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: שְׁלֹשׁ מֵאוֹת וְתִשְׁעִים וְאַרְבָּעָה בָּתֵּי דִינִין הָיוּ בִּירוּשָׁלַיִם, כְּנֶגְדָּן בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת, וּכְנֶגְדָּן בָּתֵּי מִדְרָשׁוֹת, וּכְנֶגְדָּן בָּתֵּי סוֹפְרִים! דַּיָּינִין טוּבָא הֲווֹ, וְכִי קָאָמְרִינַן — אַגּוֹזְרֵי גְזֵירוֹת קָאָמְרִינַן.Et il n'y en a pas d'autres ? Mais Rabbi Pin'has n'a-t-il pas dit que Rabbi Ochaya a dit : Il y avait à Jérusalem trois cent quatre-vingt-quatorze tribunaux, autant de synagogues, autant de maisons d'étude et autant d'écoles ! Réponse : Des juges, il y en avait beaucoup, et quand nous parlons d'un petit nombre, c'est des auteurs de décrets que nous parlons.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: גּוֹזְרֵי גְזֵירוֹת שֶׁבִּירוּשָׁלַיִם הָיוּ נוֹטְלִין שְׂכָרָן תִּשְׁעִים וָתֵשַׁע מָנֶה מִתְּרוּמַת הַלִּשְׁכָּה, לֹא רָצוּ — מוֹסִיפִין לָהֶם. לֹא רָצוּ? אַטּוּ בְּרַשִּׁיעֵי עָסְקִינַן? אֶלָּא: לֹא סָפְקוּ, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא רָצוּ — מוֹסִיפִין עֲלֵיהֶן.Rav Yehouda a dit que Rav Assi a dit : Les auteurs de décrets de Jérusalem prenaient pour salaire quatre-vingt-dix-neuf mané sur les prélèvements de la Chambre du Temple. S'ils ne voulaient pas, on leur ajoutait. La Guemara s'étonne : « S'ils ne voulaient pas » ? Est-ce que nous parlons de méchants, qui exigeraient plus que le nécessaire ? Mais il faut comprendre : S'il ne leur suffisait pas, même s'ils ne le voulaient pas, on leur ajoutait.
- קַרְנָא הֲוָה שָׁקֵיל אִיסְתֵּירָא מִזַּכַּאי וְאִיסְתֵּירָא מֵחַיָּיב, וְדָאֵין לְהוּ דִּינָא. וְהֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָכְתִיב: ״וְשׁוֹחַד לֹא תִקָּח״!Karna prenait un istera (une pièce) de l'innocent et un istera du coupable, puis il jugeait leur cause. La Guemara demande : Mais comment agissait-il ainsi ? Il est pourtant écrit : « Et tu n'accepteras pas de présent corrupteur » (Exode 23, 8) !
- וְכִי תֵּימָא הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא שָׁקֵיל מִתַּרְוַיְיהוּ דִּלְמָא אָתֵי לְאַצְלוֹיֵי דִּינָא, קַרְנָא כֵּיוָן דְּשָׁקֵיל מִתַּרְוַיְיהוּ — לָא אָתֵי לְאַצְלוֹיֵי דִּינָא, וְכִי לָא אָתֵי לְאַצְלוֹיֵי דִּינָא מִי שְׁרֵי?Et si tu dis : Ces paroles ne valent que là où il ne prend pas des deux, de crainte qu'il n'en vienne à faire pencher le jugement, tandis que Karna, puisqu'il prenait des deux, il n'en venait pas à faire pencher le jugement, la question demeure : Lorsqu'on n'en vient pas à faire pencher le jugement, est-ce donc permis ?
- וְהָתַנְיָא: ״וְשׁוֹחַד לֹא תִקָּח״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? אִם לְלַמֵּד שֶׁלֹּא לְזַכּוֹת אֶת הַחַיָּיב וְשֶׁלֹּא לְחַיֵּיב אֶת הַזַּכַּאי — הֲרֵי כְּבָר נֶאֱמַר ״לֹא תַטֶּה מִשְׁפָּט״, אֶלָּא אֲפִילּוּ לְזַכּוֹת אֶת הַזַּכַּאי וּלְחַיֵּיב אֶת הַחַיָּיב אָמְרָה תּוֹרָה ״וְשׁוֹחַד לֹא תִקָּח״!Mais il a été enseigné dans une baraïta : « Et tu n'accepteras pas de présent corrupteur » : pourquoi le verset le dit-il ? Si c'est pour enseigner de ne pas innocenter le coupable et de ne pas condamner l'innocent, il a déjà été dit : « Tu ne feras pas pencher le droit » (Deutéronome 16, 19). Mais c'est pour enseigner que même pour innocenter l'innocent et condamner le coupable, la Torah a dit : « Et tu n'accepteras pas de présent corrupteur » !
- הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּשָׁקֵיל בְּתוֹרַת שׁוֹחַד, קַרְנָא בְּתוֹרַת אַגְרָא הֲוָה שָׁקֵיל. וּבְתוֹרַת אַגְרָא מִי שְׁרֵי? וְהָתְנַן: הַנּוֹטֵל שָׂכָר לָדוּן — דִּינָיו בְּטֵלִין! הָנֵי מִילֵּי אֲגַר דִּינָא, קַרְנָא אֲגַר בְּטֵילָא הֲוָה שָׁקֵיל.Réponse : Ces paroles ne valent que là où l'on prend à titre de présent corrupteur ; Karna prenait à titre de salaire. Question : Et à titre de salaire, est-ce permis ? N'avons-nous pas appris : Celui qui prend un salaire pour juger, ses jugements sont nuls ! Réponse : Ces paroles ne valent que pour le salaire du jugement ; Karna prenait une compensation pour l'interruption de son travail.
- וַאֲגַר בְּטֵילָא מִי שְׁרֵי? וְהָתַנְיָא: מְכוֹעָר הַדַּיָּין שֶׁנּוֹטֵל שָׂכָר לָדוּן, אֶלָּא שֶׁדִּינוֹ דִּין. הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא אֲגַר דִּינָא, דִּינוֹ דִּין? וְהָתַנְיָא: הַנּוֹטֵל שָׂכָר לָדוּן — דִּינָיו בְּטֵילִין! אֶלָּא אֲגַר בְּטֵילָא, וְקָתָנֵי: מְכוֹעָר הַדַּיָּין!Question : Et une compensation pour l'interruption de travail, est-ce permis ? Il a pourtant été enseigné : Il est repoussant, le juge qui prend un salaire pour juger, cependant son jugement est un jugement. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit du salaire du jugement, son jugement serait un jugement ? Mais il a été enseigné : Celui qui prend un salaire pour juger, ses jugements sont nuls ! Il s'agit donc de la compensation pour l'interruption de travail, et il enseigne : Il est repoussant, le juge !
- הָנֵי מִילֵּי בְּטֵילָא דְּלָא מוֹכְחָא. קַרְנָא בְּטֵילָא דְמוֹכְחָא הֲוָה שָׁקֵיל, דַּהֲוָה תָּהֵי בְּאַמְבָּרָא דְחַמְרָא וְיָהֲבִי לֵיהּ זוּזָא.Réponse : Ces paroles ne valent que pour une interruption de travail qui n'est pas manifeste. Karna prenait pour une interruption de travail manifeste, car il sentait les réserves de vin pour déterminer lesquelles se conserveraient, et on lui donnait un zouz.
- כִּי הָא דְּרַב הוּנָא כִּי הֲוָה אָתֵי דִּינָא לְקַמֵּיהּ, אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי גַּבְרָא דְּדָלֵי לִי בַּחֲרִיקַאי וְאֵידוּן לְכוּ דִּינָא.Comme ce cas de Rav Houna : quand une cause arrivait devant lui, il leur disait : Donnez-moi un homme qui puise l'eau à ma place, et je jugerai votre cause.
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: בֹּא וּרְאֵה כַּמָּה סְמוּיוֹת עֵינֵיהֶן שֶׁל מְקַבְּלֵי שׁוֹחַד. אָדָם חָשׁ בְּעֵינָיו, נוֹתֵן מָמוֹן לָרוֹפֵא — סָפֵק מִתְרַפֵּא סָפֵק אֵינוֹ מִתְרַפֵּא. וְהֵן נוֹטְלִין שָׁוֶה פְּרוּטָה וּמְסַמִּין עֵינֵיהֶן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי הַשּׁוֹחַד יְעַוֵּר פִּקְחִים״.Rabbi Abahou a dit : Viens et vois combien sont aveugles les yeux de ceux qui acceptent un présent corrupteur. Un homme qui souffre des yeux donne de l'argent au médecin, et il est incertain qu'il guérisse, incertain qu'il ne guérisse pas. Et eux prennent la valeur d'une perouta (petite pièce) et aveuglent leurs yeux, comme il est dit : « Car le présent corrupteur aveugle les clairvoyants » (Exode 23, 8).
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״כִּי הַשּׁוֹחַד יְעַוֵּר עֵינֵי חֲכָמִים״, קַל וָחוֹמֶר לַטִּפְּשִׁין. ״וִיסַלֵּף דִּבְרֵי צַדִּיקִים״, קַל וָחוֹמֶר לָרְשָׁעִים. מִידֵּי טִפְּשִׁים וּרְשָׁעִים בְּנֵי דִינָא נִינְהוּ? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: ״כִּי הַשּׁוֹחַד יְעַוֵּר עֵינֵי חֲכָמִים״, אֲפִילּוּ חָכָם גָּדוֹל וְלוֹקֵחַ שׁוֹחַד — אֵינוֹ נִפְטָר מִן הָעוֹלָם בְּלֹא סַמְיוּת הַלֵּב. ״וִיסַלֵּף דִּבְרֵי צַדִּיקִים״,Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : « Car le présent corrupteur aveugle les yeux des sages » (Deutéronome 16, 19) : à plus forte raison (kal va'homer) les sots. « Et il fausse les paroles des justes » (Deutéronome 16, 19) : à plus forte raison les méchants. La Guemara demande : Les sots et les méchants sont-ils donc aptes à juger ? Mais voici ce qu'il veut dire : « Car le présent corrupteur aveugle les yeux des sages » : même un grand sage, s'il prend un présent corrupteur, ne quitte pas ce monde sans aveuglement du cœur. « Et il fausse les paroles des justes » :
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