Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי הִיא כְּבַתְּחִלָּה. וְאִם הָיָה שְׁטַר כְּתוּבָּה יוֹצֵא מִתַּחַת יָדֶיהָ — גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ לְעוֹלָם.elle est comme au début de son veuvage, et elle dispose de nouveau de vingt-cinq ans à partir de ce moment pour réclamer sa ketouba (contrat de mariage). Et si l'acte de ketouba se trouve entre ses mains, elle perçoit sa ketouba pour toujours.
- שְׁלַח לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר רַב חִסְדָּא לְרַב נַחְמָן בַּר יַעֲקֹב: יְלַמְּדֵנוּ רַבֵּינוּ, כְּשֶׁשְּׁטַר כְּתוּבָּה יוֹצֵא מִתַּחַת יָדָהּ מַחְלוֹקֶת, אוֹ כְּשֶׁאֵין שְׁטַר כְּתוּבָּה יוֹצֵא מִתַּחַת יָדָהּ? וַהֲלָכָה כְּדִבְרֵי מִי?Rav Na'hman, fils de Rav 'Hisda, envoya ce message à Rav Na'hman bar Yaakov : Que notre maître nous enseigne : est-ce lorsque l'acte de ketouba se trouve entre ses mains qu'il y a ma'hlokèt (divergence d'opinions) entre Rabbi Méïr et les Sages, ou lorsque l'acte de ketouba ne se trouve pas entre ses mains ? Et la halakha (règle pratique) est conforme aux paroles de qui ?
- שְׁלַח לֵיהּ: בְּשֶׁאֵין שְׁטַר כְּתוּבָּה יוֹצֵא מִתַּחַת יָדָהּ מַחְלוֹקֶת, אֲבָל שְׁטַר כְּתוּבָּה יוֹצֵא מִתַּחַת יָדָהּ — גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ לְעוֹלָם. וַהֲלָכָה כְּדִבְרֵי חֲכָמִים.Il lui envoya cette réponse : C'est lorsque l'acte de ketouba ne se trouve pas entre ses mains qu'il y a ma'hlokèt ; mais si l'acte de ketouba se trouve entre ses mains, tous s'accordent à dire qu'elle perçoit sa ketouba pour toujours. Et là où ils divergent, la halakha est conforme aux paroles des Sages.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי: אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי מִשּׁוּם בַּר קַפָּרָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מָנֶה מָאתַיִם, אֲבָל תּוֹסֶפֶת — יֵשׁ לָהּ.Quand Rav Dimi vint d'Erets Israël en Babylonie, il rapporta : Rabbi Chimon ben Pazi a dit que Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit au nom de Bar Kappara : On n'a enseigné qu'elle renonce à sa ketouba au bout de vingt-cinq ans que pour le mané ou les deux cents zouz, qui constituent le principal de la ketouba ; mais le supplément, elle y a toujours droit.
- וְרַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ תּוֹסֶפֶת אֵין לָהּ. דְּאָמַר רַבִּי אַיְיבוּ אָמַר רַבִּי יַנַּאי: תְּנַאי כְּתוּבָּה כִּכְתוּבָּה דָּמֵי.Et Rabbi Abahou a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Même le supplément, elle n'y a pas droit, car Rabbi Aïvou a dit que Rabbi Yannaï a dit : La clause de la ketouba qu'est le supplément est considérée comme la ketouba elle-même ; si elle a renoncé au principal, elle a donc renoncé aussi au supplément.
- אִתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מָנֶה מָאתַיִם, אֲבָל תּוֹסֶפֶת יֵשׁ לָהּ.Il a été dit aussi par d'autres Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : Rabbi Abba a dit que Rav Houna a dit que Rav a dit : On n'a enseigné cela que pour le mané ou les deux cents zouz, mais le supplément, elle y a toujours droit.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב הוּנָא: אֲמַר רַב הָכִי? אֲמַר לֵיהּ: אִישְׁתִּיק(ן) קָאָמְרַתְּ, אוֹ אַשְׁקְיַין קָאָמְרַתְּ? אֲמַר לֵיהּ: אִישְׁתִּיק(ן) קָאָמֵינָא.Rabbi Abba dit à Rav Houna : Rav a-t-il vraiment dit cela ? Il lui dit : Est-ce pour me faire taire que tu parles ainsi, parce que tu n'es pas de cet avis, ou est-ce pour me faire boire que tu parles ainsi, parce que cette règle te plaît au point de vouloir m'offrir du vin ? Il lui dit : C'est pour te faire taire que je parle ainsi.
- חֲמָתֵיהּ דְּרַב חִיָּיא אֲרִיכָא אִינְתַּת אֲחוּהּ הֲוַאי, וְאַלְמָנָה בְּבֵית אָבִיהָ הֲוַאי, וְזָנַהּ עֶשְׂרִים וַחֲמֵשׁ שְׁנִין בְּבֵי נָשָׁא.La belle-mère de Rav 'Hiya Arikha (« le Long ») était la femme de son frère, et elle était veuve et vivait chez son père, et Rav 'Hiya la nourrit vingt-cinq ans chez son père, sur les biens de son frère défunt.
- לְסוֹף אֲמַרָה לֵיהּ: הַב לִי מְזוֹנֵי. אֲמַר לַהּ: לֵית לִיךְ מְזוֹנֵי. הַב לִי כְּתוּבָּה. אֲמַר לַהּ: לָא מְזוֹנֵי אִית לִיךְ, וְלָא כְּתוּבָּה אִית.À la fin, elle lui dit : Donne-moi ma subsistance. Il lui dit : Tu n'as pas droit à la subsistance. Elle lui dit : Alors donne-moi ma ketouba. Il lui dit : Passé vingt-cinq ans, tu n'as droit ni à la subsistance, ni à la ketouba.
- תְּבַעְתֵּיהּ לְדִינָא קַמֵּיהּ דְּרַבָּה בַּר שֵׁילָא. אֲמַר לֵיהּ: אֵימָא לִי אִיזִי גּוּפָא דְעוֹבָדָא הֵיכִי הֲוָה? אֲמַר לֵיהּ: זָנִיתַהּ עֶשְׂרִים וַחֲמֵשׁ שָׁנִים בְּבֵי נָשָׁא, בְּחַיֵּי דְמָר, דִּבְכַתְפַאי אַמְטַאי לַהּ.Elle l'assigna en justice devant Rabba bar Chila. Il lui dit à Rav 'Hiya : Dis-moi donc comment s'est passée l'affaire elle-même. Il lui dit : Je l'ai nourrie vingt-cinq ans chez son père, par la vie du Maître, et c'est sur mes épaules que je lui apportais sa subsistance.
- אֲמַר לֵיהּ: טַעְמָא מַאי אֲמוּר רַבָּנַן: כׇּל זְמַן שֶׁהִיא בְּבֵית בַּעְלָהּ גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ לְעוֹלָם, דְּאָמְרִינַן: מִשּׁוּם כִּיסּוּפָא הוּא דְּלָא תָּבְעָה. הָכָא נָמֵי: מִשּׁוּם כִּיסּוּפָא הוּא דְּלָא תָּבְעָה, זִיל הַב לַהּ.Il lui dit : Quelle est la raison pour laquelle les Sages ont dit : Tout le temps qu'elle est dans la maison de son mari, elle perçoit sa ketouba pour toujours ? Parce que nous disons : C'est par gêne qu'elle n'a pas réclamé. Ici aussi, c'est par gêne qu'elle n'a pas réclamé, à cause des égards que tu lui as témoignés. Va, donne-lui sa ketouba.
- לָא אַשְׁגַּח. כְּתַב לַהּ אַדְרָכְתָּא אַנִּיכְסֵיה. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי מָר הֵיכִי דָּנַן! אָמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר דָּנָךְ.Il n'y prêta pas attention. Il (Rabba bar Chila) lui écrivit à elle une adrakhta (ordonnance de saisie) sur ses biens. Il (Rav 'Hiya) vint devant Rava et lui dit : Que le Maître voie comment il m'a jugé ! Il lui dit : Il t'a bien jugé.
- אֲמַרָה לֵיהּ: אִי הָכִי, לֵיזִיל לַהְדַּר לִי פֵּירֵי דְּמִן הָהוּא יוֹמָא עַד הָאִידָּנָא. אֲמַר לַהּ: אַחְוִי לִי אַדְרָכְתִּיךְ. חַזְיַיהּ דְּלָא הֲוָה כְּתִוב בָּהּ ״וְאִישְׁתְּמוֹדַעְנָא דִּנְכָסִים אֵלּוּ דְּמִיתָנָא אִינּוּן״. אֲמַר לַהּ: אַדְרָכְתָּא לָאו שַׁפִּיר כְּתִיבָא.Elle lui dit à Rava : S'il en est ainsi, qu'il aille me restituer les fruits des terres depuis ce jour-là où l'adrakhta a été écrite jusqu'à aujourd'hui. Il lui dit : Montre-moi ton adrakhta. Il vit qu'il n'y était pas écrit : « Et nous avons reconnu que ces biens sont ceux du défunt ». Il lui dit : L'adrakhta n'est pas bien écrite.
- אֲמַרָה לֵיהּ: תֵּיזִיל אַדְרַכְתָּא, אֶישְׁקוֹל מִיּוֹמָא דִּשְׁלִימִי יוֹמֵי אַכְרָזְתָּא עַד הַשְׁתָּא. אֲמַר לַהּ: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא כְּתִיב טָעוּתָא בְּאַדְרָכְתָּא, אֲבָל הֵיכָא דִּכְתִיב טָעוּתָא בְּאַדְרָכְתָּא — לֵית לַן בַּהּ.Elle lui dit : Que l'adrakhta s'en aille : même si elle ne me donne pas droit aux fruits depuis sa rédaction, que je prenne au moins les fruits depuis le jour où se sont achevés les jours de la proclamation publique de la vente jusqu'à maintenant. Il lui dit : Ces paroles ne valent que là où aucune erreur n'est écrite dans l'adrakhta ; mais là où une erreur est écrite dans l'adrakhta, nous n'en tenons pas compte.
- אֲמַרָה לֵיהּ: וְהָא מָר הוּא דְּאָמַר אַחְרָיוּת טָעוּת סוֹפֵר הוּא.Elle lui dit : Mais n'est-ce pas le Maître qui a dit : La clause de garantie omise est une erreur du scribe ? Ici aussi, considérons que la mention omise est une simple erreur du scribe.
- אֲמַר לַהּ רָבָא: בְּהָא לֵיכָּא לְמֵימַר טָעוּת סוֹפֵר הוּא, דִּבְהָא אֲפִילּוּ רַבָּה בַּר שֵׁילָא טָעֵי. מֵעִיקָּרָא הוּא סְבַר הָנֵי וְהָנֵי דִּידֵיהּ, מָה לִי מֵהָנֵי, מָה לִי מֵהָנֵי,Rava lui dit : En cela, on ne peut pas dire que c'est une erreur du scribe, car en cela, même Rabba bar Chila s'est trompé. Au départ, il pensait : Puisque ces biens-ci, qui ont toujours été à Rav 'Hiya, et ces biens-là, hérités de son frère, sont à lui, que m'importe qu'elle se paie sur ceux-ci, que m'importe qu'elle se paie sur ceux-là ?
- וְלָא הִיא. זִימְנִין דְּאָזְלָה וּמַשְׁבְּחָה לְהוּ וּדְבַעְלַהּ מַכְסְפִי, וְאָמַר לַהּ: שְׁקוּל דִּידָךְ וְהַב לִי דִּידִי, וְאָתֵי לְאַפּוֹקֵי לַעַז עַל בֵּי דִינָא.Mais il n'en est rien. Il arrive parfois qu'elle aille les améliorer, ces biens de l'héritier, et que ceux de son mari perdent de leur valeur, faute d'entretien, et il lui dira : Prends ce qui est à toi et donne-moi ce qui est à moi, et l'on en viendra à répandre un mauvais bruit sur le tribunal.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַנּוֹשֵׂאNous te reviendrons, chapitre HaNossé (« Celui qui épouse »).- שְׁנֵי דַּיָּינֵי גְּזֵירוֹת הָיוּ בִּירוּשָׁלַיִם, אַדְמוֹן וְחָנָן בֶּן אֲבִישָׁלוֹם. חָנָן אוֹמֵר שְׁנֵי דְּבָרִים, אַדְמוֹן אוֹמֵר שִׁבְעָה. מִי שֶׁהָלַךְ לִמְדִינַת הַיָּם וְאִשְׁתּוֹ תּוֹבַעַת מְזוֹנוֹת, חָנָן אוֹמֵר:MICHNA : Il y avait deux juges de décrets à Jérusalem, Admon et 'Hanan ben Avichalom. 'Hanan dit deux choses, sur lesquelles les Sages ne furent pas d'accord avec lui, Admon en dit sept. Celui qui est parti outre-mer et dont la femme réclame sa subsistance, 'Hanan dit :
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