Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לָא, בִּשְׁטָרֵי פְסִיקָתָא, וְכִדְרַב גִּידֵּל.L'objection est rejetée : Non, la Michna (enseignement des Tannaïm) parle de documents de stipulation, qui consignent les sommes que les parents s'engagent à donner à leurs enfants, et cela est conforme à l'enseignement de Rav Guidel.
- דְּאָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: כַּמָּה אַתָּה נוֹתֵן לְבִנְךָ? כָּךְ וְכָךְ. וְכַמָּה אַתָּה נוֹתֵן לְבִתְּךָ? כָּךְ וְכָךְ. עָמְדוּ וְקִידְּשׁוּ — קָנוּ. הֵן הֵן הַדְּבָרִים הַנִּקְנִין בַּאֲמִירָה.Car Rav Guidel a dit au nom de Rav : lorsque deux familles négocient un mariage, l'une demande à l'autre : « Combien donnes-tu à ton fils ? » et l'autre répond : « Tant et tant. » « Et combien donnes-tu à ta fille ? » « Tant et tant. » Si le fils et la fille se sont levés et ont procédé aux fiançailles, ces engagements sont acquis, donc contraignants. Ce sont là les choses qui s'acquièrent par la parole seule, sans acte d'acquisition supplémentaire.
- תָּא שְׁמַע, כָּתַב לְכֹהֵן: ״שֶׁאֲנִי חַיָּיב לְךָ חָמֵשׁ סְלָעִים״ — חַיָּיב לִיתֵּן לוֹ חָמֵשׁ סְלָעִים, וּבְנוֹ אֵינוֹ פָּדוּי.Viens et entends une autre objection contre Rech Lakich, tirée de la Michna de Bekhorot (51a) : S'il a écrit à un Cohen (prêtre), à qui il veut racheter son fils premier-né : « Je te dois cinq sela'im » (pièces d'argent), il est tenu de lui donner cinq sela'im, et son fils n'est pas racheté. Cela semble confirmer l'opinion de Rabbi Yo'hanan.
- שָׁאנֵי הָתָם דִּמְשׁוּעְבַּד לֵיהּ מִדְּאוֹרָיְיתָא: אִי הָכִי, אַמַּאי כָּתַב? כְּדֵי לְבָרֵר לוֹ כֹּהֵן.La Guemara répond : Là, c'est différent, car il lui est engagé selon la Torah : il doit de toute façon ces cinq sela'im pour le rachat de son fils, même sans écrit. La Guemara demande : S'il en est ainsi, pourquoi a-t-il écrit cet acte ? Elle répond : Pour se désigner un Cohen précis auprès de qui effectuer le rachat.
- אִי הָכִי, בְּנוֹ אַמַּאי אֵינוֹ פָּדוּי? כִּדְעוּלָּא. דְּאָמַר עוּלָּא: דְּבַר תּוֹרָה — פָּדוּי לִכְשֶׁיִּתֵּן, וּמַאי טַעְמָא אָמְרוּ בְּנוֹ אֵינוֹ פָּדוּי? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ פּוֹדִין בִּשְׁטָרוֹת.La Guemara demande : S'il en est ainsi, pourquoi son fils n'est-il pas racheté une fois l'argent versé ? Elle répond : Cela est conforme à Oula. Car Oula a dit : Selon la Torah, le fils est racheté lorsqu'il donne l'argent. Et pour quelle raison a-t-on dit que son fils n'est pas racheté ? C'est une décision préventive, de crainte qu'on ne dise qu'on peut racheter avec des documents, c'est-à-dire en remettant au Cohen une créance sur un tiers, ce qui est inopérant.
- אָמַר רָבָא, כְּתַנָּאֵי: עָרֵב הַיּוֹצֵא אַחַר חִיתּוּם שְׁטָרוֹת — גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.Rava a dit : la divergence entre Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich est comme une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) dans cette Michna (Baba Batra 175b) : Un garant qui apparaît après la signature des actes, c'est-à-dire que quelqu'un s'est inscrit comme garant d'un prêt après la signature des témoins : le créancier recouvre uniquement sur les biens libres (non vendus) du garant, car c'est comme un prêt verbal.
- מַעֲשֶׂה בָּא לִפְנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְאָמַר: גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. אָמַר לוֹ בֶּן נַנָּס: אֵינוֹ גּוֹבֶה לֹא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין וְלֹא מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים.Un cas s'est présenté devant Rabbi Ichmaël, et il a dit : le créancier recouvre sur les biens libres. Ben Nanas lui a dit : Il ne recouvre ni sur les biens libres, ni sur les biens engagés et déjà vendus, car ce qu'a écrit le garant n'a aucune valeur.
- אָמַר לוֹ: לָמָּה? אָמַר לוֹ: הֲרֵי שֶׁהָיָה חוֹנֵק אֶת חֲבֵירוֹ בַּשּׁוּק, וּמְצָא[וֹ] חֲבֵירוֹ וְאָמַר לוֹ: הַנַּח לוֹ, וַאֲנִי אֶתֵּן לָךְ — פָּטוּר, שֶׁלֹּא עַל אֱמוּנָתוֹ הִלְוָהוּ.Rabbi Ichmaël lui a dit : Pourquoi ? Ben Nanas lui a répondu : Soit quelqu'un qui étranglait son prochain sur la place du marché pour lui réclamer de l'argent, et un ami de la victime l'a trouvé et lui a dit : Laisse-le, et moi je te donnerai ce que tu réclames. Cet ami est exempt de tout paiement, car ce n'est pas sur sa confiance que le créancier a prêté. Il devrait en être de même du garant qui survient après la signature des actes.
- לֵימָא רַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְרֵישׁ לָקִישׁ דְּאָמַר כְּבֶן נַנָּס.Rava conclut : Disons que Rabbi Yo'hanan, qui a parlé, l'a fait selon Rabbi Ichmaël, pour qui l'obligation qu'on prend sur soi est contraignante, et Rech Lakich, qui a parlé, l'a fait selon Ben Nanas.
- אַלִּיבָּא דְּבֶן נַנָּס כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי,La Guemara répond : Selon l'opinion de Ben Nanas, tout le monde s'accorde : celui qui a écrit « je te dois cent » n'est pas tenu de payer ;
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