Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּלָאוֹתֶיהָ קַיָּימִין.elle n'a pas perdu son droit sur ses effets usés encore existants.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: זִינְּתָה — הִפְסִידָה בְּלָאוֹתֶיהָ קַיָּימִין. אֲמַר לֵיהּ: אִם הִיא זִינְּתָה, כֵּלֶיהָ מִי זַנַּאי? תָּנֵי: לֹא הִפְסִידָה בְּלָאוֹתֶיהָ קַיָּימִין.Un tanna (répétiteur de baraïtot) a enseigné devant Rav Na'hman : si elle a fauté, elle a perdu ses effets usés encore existants. Il lui dit : si elle a fauté, ses effets ont-ils fauté ? Enseigne : elle n'a pas perdu ses effets usés encore existants.
- אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מְנַחֵם סְתִימְתָּאָה, אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: זִינְּתָה — לֹא הִפְסִידָה בְּלָאוֹתֶיהָ קַיָּימִין.Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : ce sont les paroles de Rabbi Mena'hem Setimtaa (« l'Anonyme », dont les opinions sont souvent citées sans nom) ; mais les Sages disent : si elle a fauté, elle n'a pas perdu ses effets usés encore existants.
- אִם מִתְּחִלָּה נָשְׂאָה כּוּ׳. אָמַר רַב הוּנָא: אַיְלוֹנִית — אִשָּׁה וְאֵינָהּ אִשָּׁה, אַלְמָנָה — אִשָּׁה גְּמוּרָה.Si dès le début il l'a épousée, etc. en la sachant aylonit (femme stérile de naissance, sans signes de puberté), elle a droit à sa ketouba (la somme garantie par le contrat de mariage). Rav Houna a dit : l'aylonit est une épouse et n'est pas une épouse ; la veuve mariée au Grand Prêtre est pleinement une épouse.
- אַיְלוֹנִית אִשָּׁה וְאֵינָהּ אִשָּׁה: הִכִּיר בָּהּ — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה, לֹא הִכִּיר בָּהּ — אֵין לָהּ כְּתוּבָּה. אַלְמָנָה אִשָּׁה גְּמוּרָה: בֵּין הִכִּיר בָּהּ, בֵּין לֹא הִכִּיר בָּהּ — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה.L'aylonit est une épouse et n'est pas une épouse : s'il la connaissait comme telle, elle a une ketouba ; s'il ne la connaissait pas comme telle, elle n'a pas de ketouba. La veuve est pleinement une épouse : qu'il l'ait connue comme telle ou qu'il ne l'ait pas connue comme telle, elle a une ketouba.
- וְרַב יְהוּדָה אוֹמֵר: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ אִשָּׁה וְאֵינָהּ אִשָּׁה. הִכִּיר בָּהּ — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה, לֹא הִכִּיר בָּהּ — אֵין לָהּ כְּתוּבָּה.Et Rav Yehouda dit : l'une comme l'autre est une épouse et n'est pas une épouse : s'il la connaissait comme telle, elle a une ketouba ; s'il ne la connaissait pas comme telle, elle n'a pas de ketouba.
- מֵיתִיבִי: כְּנָסָהּ בְּחֶזְקַת שֶׁהִיא כֵּן, וְנִמְצֵאת שֶׁהִיא כֵּן — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה. הָא סְתָמָא — אֵין לָהּ כְּתוּבָּה.Il a été objecté à Rav Houna : s'il l'a épousée dans la présomption qu'elle est ainsi, et qu'il se trouve qu'elle est ainsi, elle a une ketouba. Il s'ensuit que sans précision, elle n'a pas de ketouba.
- לָא תֵּימָא: הָא סְתָמָא אֵין לָהּ כְּתוּבָּה, אֶלָּא אֵימָא: כְּנָסָהּ בְּחֶזְקַת שֶׁאֵינָהּ כֵּן, וְנִמְצֵאת שֶׁהִיא כֵּן — אֵין לָהּ כְּתוּבָּה.Ne dis pas : il s'ensuit que sans précision, elle n'a pas de ketouba ; mais dis : s'il l'a épousée dans la présomption qu'elle n'est pas ainsi, et qu'il se trouve qu'elle est ainsi, elle n'a pas de ketouba.
- אֲבָל סְתָמָא מַאי — אִית לַהּ, אַדְּתָנֵי בְּחֶזְקַת שֶׁהִיא כֵּן וְנִמְצֵאת שֶׁהִיא כֵּן יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה, לַשְׁמְעִינַן סְתָמָא, וְכׇל שֶׁכֵּן הָא!Mais sans précision, qu'en est-il ? Elle en a une ? Au lieu d'enseigner : dans la présomption qu'elle est ainsi, et qu'il se trouve qu'elle est ainsi, elle a une ketouba, qu'il nous enseigne le cas sans précision, et à plus forte raison celui-ci !
- וְעוֹד, תָּנֵי: כְּנָסָהּ בְּיָדוּעַ וְנִמְצֵאת בְּיָדוּעַ — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה, כְּנָסָהּ סְתָם — אֵין לָהּ כְּתוּבָּה. תְּיוּבְתָּא דְרַב הוּנָא!Et de plus, il est enseigné : s'il l'a épousée en le sachant, et qu'il se trouve que c'était su, elle a une ketouba ; s'il l'a épousée sans précision, elle n'a pas de ketouba. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Houna !
- רַב הוּנָא מַתְנִיתִין אַטְעִיתֵיהּ. הוּא סָבַר: מִדְּקָא מְפַלֵּיג בְּאַיְלוֹנִית וְלָא קָמְפַלֵּיג בְּאַלְמָנָה, מִכְּלָל דְּאַלְמָנָה אֲפִילּוּ בִּסְתָמָא נָמֵי אִית לַהּ, וְלָא הִיא: כִּי קָתָנֵי לַהּ לְאַלְמָנָה, אַפְּלוּגְתָּא דְּאַיְלוֹנִית קָאֵי.Rav Houna, c'est la Michna qui l'a induit en erreur. Il pensait : puisqu'elle distingue pour l'aylonit et ne distingue pas pour la veuve, on en conclut que la veuve, même sans précision, en a une. Mais il n'en est rien : lorsqu'elle enseigne la veuve, cela se rapporte à la distinction faite pour l'aylonit.
הֲדַרַן עֲלָךְ אַלְמָנָה נִיזּוֹנֶת
NOUS REVIENDRONS À TOI, ALMANA NIZONET (fin du chapitre « La veuve est entretenue »)- הַנּוֹשֵׂא אֶת הָאִשָּׁה וּפָסְקָה עִמּוֹ כְּדֵי שֶׁיָּזוּן אֶת בִּתָּהּ חָמֵשׁ שָׁנִים — חַיָּיב לְזוּנָהּ חָמֵשׁ שָׁנִים.MICHNA : Celui qui épouse une femme, et elle a convenu avec lui qu'il entretiendrait sa fille d'un autre homme pendant cinq ans, est tenu de l'entretenir pendant cinq ans.
- נִיסֵּת לְאַחֵר, וּפָסְקָה עִמּוֹ כְּדֵי שֶׁיָּזוּן אֶת בִּתָּהּ חָמֵשׁ שָׁנִים חַיָּיב לְזוּנָהּ חָמֵשׁ שָׁנִים. לֹא יֹאמַר הָרִאשׁוֹן: לִכְשֶׁתָּבֹא אֶצְלִי אֱזוּנָהּ, אֶלָּא מוֹלִיךְ לָהּ מְזוֹנוֹתֶיהָ לַמָּקוֹם שֶׁאִמָּהּ.Si elle s'est mariée à un autre, et qu'elle a convenu avec lui qu'il entretiendrait sa fille pendant cinq ans, il est tenu de l'entretenir pendant cinq ans. Le premier ne dira pas : « Quand elle viendra chez moi, je l'entretiendrai » ; mais il lui apporte son entretien à l'endroit où se trouve sa mère.
- וְכֵן לֹא יֹאמְרוּ שְׁנֵיהֶם ״הֲרֵי אָנוּ זָנִין אוֹתָהּ כְּאֶחָד״, אֶלָּא אֶחָד זָנָה, וְאֶחָד נוֹתֵן לָהּ דְּמֵי מְזוֹנוֹת.Et de même, tous deux ne diront pas : « Nous l'entretenons comme un seul » ; mais l'un l'entretient et l'autre lui donne la contre-valeur de l'entretien.
- נִיסֵּת — הַבַּעַל נוֹתֵן לָהּ מְזוֹנוֹת, וְהֵן נוֹתְנִין לָהּ דְּמֵי מְזוֹנוֹת. מֵתוּ — בְּנוֹתֵיהֶן נִיזּוֹנוֹת מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין, וְהִיא נִיזּוֹנֶת מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, מִפְּנֵי שֶׁהִיא כְּבַעֲלַת חוֹב.Si elle (la fille) s'est mariée, le mari lui donne l'entretien, et eux lui donnent la contre-valeur de l'entretien. S'ils sont morts, leurs filles sont entretenues sur les biens libres, et elle est entretenue sur les biens engagés, car elle est comme une créancière.
- הַפִּקְּחִים הָיוּ כּוֹתְבִים: עַל מְנָת שֶׁאָזוּן אֶת בִּתֵּךְ חָמֵשׁ שָׁנִים כׇּל זְמַן שֶׁאַתְּ עִמִּי.Les avisés écrivaient : « À condition que j'entretienne ta fille cinq ans, tant que tu seras avec moi. »
- גְּמָ׳ אִתְּמַר: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״חַיָּיב אֲנִי לְךָ מָנֶה״. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חַיָּיב, וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: פָּטוּר.GUEMARA : Il a été dit : celui qui dit à son compagnon : « Je te dois un mané » (cent zouz) : Rabbi Yo'hanan a dit : il est 'hayav (tenu de payer), et Rech Lakich a dit : il est pétour (exempt).
- הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּאָמַר לְהוּ ״אַתֶּם עֵדַיי״, מַאי טַעְמָא דְּרֵישׁ לָקִישׁ דְּקָפָטַר! אִי דְּלָא אָמַר לְהוּ ״אַתֶּם עֵדַיי״, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּקָמְחַיֵּיב?Quel est le cas ? S'il leur a dit : « Vous êtes mes témoins », quelle est la raison de Rech Lakich, qui l'exempte ? S'il ne leur a pas dit : « Vous êtes mes témoins », quelle est la raison de Rabbi Yo'hanan, qui l'oblige ?
- לְעוֹלָם דְּלָא קָאָמַר לְהוּ ״אַתֶּם עֵדַיי״, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — דְּאָמַר לֵיהּ ״חַיָּיב אֲנִי לְךָ מָנֶה בִּשְׁטָר״. רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: חַיָּיב — אַלִּימָא מִילְּתָא דִשְׁטָרָא כְּמַאן דְּאָמַר לְהוּ ״אַתֶּם עֵדִים״ דָּמֵי. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: פָּטוּר, לָא אַלִּימָא מִילְּתָא דִשְׁטָרָא.En réalité, il s'agit du cas où il ne leur a pas dit : « Vous êtes mes témoins », et de quoi traitons-nous ici ? Du cas où il lui a dit : « Je te dois un mané par un acte » (remis devant témoins, non signé). Rabbi Yo'hanan a dit : il est tenu, car la portée d'un acte est forte : c'est comme celui qui leur a dit : « Vous êtes témoins ». Rech Lakich a dit : il est exempt, car la portée d'un acte n'est pas forte.
- תְּנַן: הַנּוֹשֵׂא אֶת הָאִשָּׁה וּפָסְקָה עִמּוֹ לָזוּן אֶת בִּתָּהּ חָמֵשׁ שָׁנִים, חַיָּיב לְזוּנָהּ חָמֵשׁ שָׁנִים. מַאי לָאו כִּי הַאי גַוְונָא?Nous avons appris : celui qui épouse une femme, et elle a convenu avec lui d'entretenir sa fille pendant cinq ans, est tenu de l'entretenir pendant cinq ans. N'est-ce pas dans un cas semblable à celui-ci ?
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