Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: שָׁלִיחַ כְּדַיָּינִין. רַב שְׁמוּאֵל בַּר בִּיסְנָא אָמַר רַב נַחְמָן: כְּאַלְמָנָה.Rava a dit que Rav Na'hman a dit : pour la vente des biens des orphelins, l'agent est comme les juges. Rav Chmouel bar Bisna a dit que Rav Na'hman a dit : il est comme la veuve.
- רָבָא אָמַר רַב נַחְמָן: שָׁלִיחַ כְּדַיָּינִין. מָה דַיָּינִין לָאו לְדִידְהוּ — אַף שָׁלִיחַ נָמֵי לָאו לְדִידֵיהּ, לְאַפּוֹקֵי אַלְמָנָה דִּלְדִידַהּ.Rava a dit que Rav Na'hman a dit : l'agent est comme les juges. De même que les juges n'évaluent et ne vendent pas pour eux-mêmes, de même l'agent n'agit pas non plus pour lui-même, à l'exclusion de la veuve, qui vend pour elle-même.
- רַב שְׁמוּאֵל בַּר בִּיסְנָא אָמַר רַב נַחְמָן: כְּאַלְמָנָה, מָה אַלְמָנָה יְחִידָה — אַף שָׁלִיחַ יָחִיד, לְאַפּוֹקֵי בֵּית דִּין — דְּרַבִּים נִינְהוּ. וְהִלְכְתָא, שָׁלִיחַ כְּאַלְמָנָה.Rav Chmouel bar Bisna a dit que Rav Na'hman a dit : il est comme la veuve. De même que la veuve est seule, de même l'agent est seul, à l'exclusion du tribunal, qui est composé de plusieurs personnes. Et la halakha (la règle pratique) est que l'agent est comme la veuve.
- וּמַאי שְׁנָא מֵהָא דִּתְנַן: הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹ ״צֵא וּתְרוֹם״ — תּוֹרֵם כְּדַעַת בַּעַל הַבַּיִת, וְאִם אֵינוֹ יוֹדֵעַ דַּעְתּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת — תּוֹרֵם בְּבֵינוֹנִית אֶחָד מֵחֲמִשִּׁים. פִּיחֵת עֲשָׂרָה אוֹ הוֹסִיף עֲשָׂרָה, תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Et en quoi le cas de l'agent qui se trompe est-il différent de ce que nous avons appris dans une Michna (Teroumot 4, 4) : celui qui dit à son agent : « Va et prélève » la terouma (prélèvement donné au Cohen, prêtre), l'agent prélève selon l'intention du propriétaire ; et s'il ne connaît pas l'intention du propriétaire, il prélève selon la mesure moyenne, un cinquantième. S'il a diminué de dix (prélevant un soixantième) ou ajouté dix (prélevant un quarantième), sa terouma est une terouma valable. Pourquoi l'erreur de l'agent n'annule-t-elle pas, ici aussi, son acte ?
- הָתָם כֵּיוָן דְּאִיכָּא דְּתוֹרֵם בְּעַיִן רָעָה וְאִיכָּא דְּתוֹרֵם בְּעַיִן יָפָה, אֲמַר לֵיהּ: לְהָכִי אֲמַדְתָּיךְ. אֲבָל הָכָא טָעוּתָא הוּא, אָמַר לֵיהּ: לָא אִיבְּעִי לָךְ לְמִיטְעֵי.Là-bas, puisqu'il y a des gens qui prélèvent d'un œil mauvais (avec parcimonie, un soixantième) et il y a des gens qui prélèvent d'un œil bienveillant (généreusement, un quarantième), l'agent peut lui dire : « C'est ainsi que je t'ai estimé. » Mais ici, c'est une erreur, et le mandant peut lui dire : « Tu n'aurais pas dû te tromper. »
- אָמַר רַב הוּנָא בַּר חֲנִינָא אָמַר רַב נַחְמָן, הֲלָכָה כְּדִבְרֵי חֲכָמִים: וְלֵית לֵיהּ לְרַב נַחְמָן מָה כֹּחַ בֵּית דִּין יָפֶה? וְהָאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: יְתוֹמִים שֶׁבָּאוּ לַחְלוֹק בְּנִכְסֵי אֲבִיהֶן — בֵּית דִּין מַעֲמִידִין לָהֶן אַפּוֹטְרוֹפּוֹס, וּבוֹרְרִין לָהֶם חֵלֶק יָפֶה. הִגְדִּילוּ — יְכוֹלִין לְמַחוֹת. וְרַב נַחְמָן דִּידֵיהּ אָמַר: הִגְדִּילוּ — אֵין יְכוֹלִין לְמַחוֹת, אִם כֵּן מָה כֹּחַ בֵּית דִּין יָפֶה.Rav Houna bar 'Hanina a dit que Rav Na'hman a dit : la halakha est conforme aux paroles des Sages de notre Michna, selon lesquels la vente est annulée. Mais Rav Na'hman n'admet-il pas l'argument : « Quelle est donc la supériorité du pouvoir du tribunal ? » N'a-t-il pas été dit par Rav Na'hman, au nom de Chmouel : des orphelins qui sont venus partager les biens de leur père, le tribunal leur désigne un tuteur (apotropos) et ils leur choisissent une belle part. Devenus grands, ils peuvent protester. Et Rav Na'hman lui-même a dit : devenus grands, ils ne peuvent pas protester, car s'il en était ainsi, quelle serait la supériorité du pouvoir du tribunal ?
- לָא קַשְׁיָא: הָא דִּטְעוֹ, הָא דְּלָא טְעוֹ.Ce n'est pas difficile : ici (dans notre Michna), il s'agit d'un cas où ils se sont trompés ; là (le partage des orphelins), d'un cas où ils ne se sont pas trompés.
- אִי דְּלָא טְעוֹ, בְּמַאי יְכוֹלִין לְמַחוֹת? בְּרוּחוֹת.S'ils ne se sont pas trompés, sur quoi les orphelins peuvent-ils protester ? Selon l'opinion qu'ils peuvent protester, sur les directions : l'un peut préférer sa part d'un autre côté du domaine.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: מַעֲשֶׂה וְעָשָׂה רַבִּי כְּדִבְרֵי חֲכָמִים, אָמַר לְפָנָיו פַּרְטָא בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פַּרְטָא בֶּן בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי פַּרְטָא הַגָּדוֹל: אִם כֵּן מָה כֹּחַ בֵּית דִּין יָפֶה, וְהֶחְזִיר רַבִּי אֶת הַמַּעֲשֶׂה.Quand Rav Dimi est venu d'Erets Israël, il a dit : il y eut un cas et Rabbi (Yehouda HaNassi) a agi selon les paroles des Sages. Parta, fils de Rabbi Elazar ben Parta, petit-fils de Rabbi Parta l'Ancien, a dit devant lui : « S'il en est ainsi, quelle est la supériorité du pouvoir du tribunal ? » Et Rabbi a révoqué sa décision.
- רַב דִּימִי מַתְנֵי הָכִי, רַב סָפְרָא מַתְנֵי הָכִי: מַעֲשֶׂה וּבִיקֵּשׁ רַבִּי לַעֲשׂוֹת כְּדִבְרֵי חֲכָמִים, אָמַר לְפָנָיו פַּרְטָא בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פַּרְטָא בֶּן בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי פַּרְטָא הַגָּדוֹל: אִם כֵּן מָה כֹּחַ בֵּית דִּין יָפֶה? לֹא עָשָׂה רַבִּי אֶת הַמַּעֲשֶׂה.Rav Dimi enseignait ainsi ; Rav Safra enseignait ainsi : il y eut un cas et Rabbi voulut agir selon les paroles des Sages. Parta, fils de Rabbi Elazar ben Parta, petit-fils de Rabbi Parta l'Ancien, a dit devant lui : « S'il en est ainsi, quelle est la supériorité du pouvoir du tribunal ? » Rabbi n'a pas exécuté la décision.
- לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, מָר סָבַר: טָעָה בִּדְבַר מִשְׁנָה — חוֹזֵר, וּמָר סָבַר: אֵינוֹ חוֹזֵר.Dirons-nous que c'est sur ceci qu'ils divergent : un Maître (Rav Dimi) pense que le juge qui s'est trompé sur une chose de la Michna (une règle explicite) voit sa décision révoquée, et un Maître (Rav Safra) pense qu'elle n'est pas révoquée ?
- לָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא טָעָה בִּדְבַר מִשְׁנָה חוֹזֵר, וּמָר סָבַר הָכִי הֲוָה מַעֲשֶׂה, וּמָר סָבַר הָכִי הֲוָה מַעֲשֶׂה.Non : tout le monde s'accorde à dire que si l'on s'est trompé sur une chose de la Michna, la décision est révoquée. Mais un Maître pense que le cas s'est passé ainsi, et un Maître pense que le cas s'est passé ainsi.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: אַרְמַלְתָּא דְּזַבִּינָה — אַחְרָיוּת אַיַּתְמֵי. וּבֵית דִּין דְּזַבֵּין — אַחְרָיוּת אַיַּתְמֵי.Rav Yossef a dit : une veuve qui a vendu un bien de la succession pour son entretien ou sa ketouba (contrat de mariage) : la garantie incombe aux orphelins. Et le tribunal qui a vendu : la garantie incombe aux orphelins.
- פְּשִׁיטָא!C'est évident ! Elle vend les biens du défunt, pour une dette de celui-ci.
- אַלְמָנָה לָא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ. כִּי אִיצְטְרִיךְ לֵיהּ, בֵּי דִינָא — מַהוּ דְּתֵימָא:Pour la veuve, il n'en avait pas besoin. Là où il en avait besoin, c'est pour le tribunal : tu aurais pu dire :
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