Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֹּל דְּזָבֵין מִבֵּי דִינָא — אַדַּעְתָּא לְמִיפַּק לֵיהּ קָלָא הוּא דְּזָבֵין, קָא מַשְׁמַע לַן.quiconque achète au tribunal achète dans l'idée qu'une rumeur se répandra au sujet de la vente, et que, si personne n'a réclamé, il n'a rien à craindre : il renoncerait donc à la garantie. Il nous enseigne qu'il n'en est rien.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר כּוּ׳. וְעַד כַּמָּה? אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: עַד פַּלְגָא.Rabban Chimon ben Gamliel dit, etc. Et jusqu'à combien l'erreur du tribunal est-elle sans effet ? Rav Houna bar Yehouda a dit que Rav Chéchet a dit : jusqu'à la moitié.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בֵּית דִּין שֶׁמָּכְרוּ שָׁוֶה מָאתַיִם בְּמָנֶה אוֹ שָׁוֶה מָנֶה בְּמָאתַיִם — מִכְרָן קַיָּים.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabban Chimon ben Gamliel a dit : un tribunal qui a vendu ce qui vaut deux cents pour un mané (cent dinars) ou ce qui vaut un mané pour deux cents, leur vente est valable.
- אָמַר אַמֵּימָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף: בֵּית דִּין שֶׁמָּכְרוּ בְּלֹא הַכְרָזָה — נַעֲשׂוּ כְּמִי שֶׁטָּעוּ בִּדְבַר מִשְׁנָה וְחוֹזְרִין.Amémar a dit au nom de Rav Yossef : un tribunal qui a vendu sans annonce publique, ils sont considérés comme ceux qui se sont trompés sur une chose de la Michna, et la vente est révoquée.
- נַעֲשׂוּ? וַדַּאי טָעוּ! דִּתְנַן: שׁוּם הַיְּתוֹמִין שְׁלֹשִׁים יוֹם, וְשׁוּם הַהֶקְדֵּשׁ שִׁשִּׁים יוֹם, וּמַכְרִיזִין בַּבֹּקֶר וּבָעֶרֶב.« Ils sont considérés » ? Ils se sont certainement trompés ! Car nous avons appris dans une Michna (Arakhin 21b) : l'estimation des biens des orphelins se fait pendant trente jours, l'estimation du bien consacré pendant soixante jours, et on annonce le matin et le soir.
- אִי מֵהַהִיא הֲוָה אָמֵינָא הָנֵי מִילֵּי שָׁלִיחַ, אֲבָל בֵּית דִּין — לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.Si c'était de ce texte seul, j'aurais dit que cela ne vaut que pour un agent, mais pas pour un tribunal. Il nous enseigne qu'il n'en est rien.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: שׁוּם הַדַּיָּינִין שֶׁפִּחֲתוּ שְׁתוּת אוֹ הוֹתִירוּ שְׁתוּת — מִכְרָן בָּטֵל. הָא שָׁוֶה בְּשָׁוֶה — מִכְרָן קַיָּים. מַאי לָאו דְּלָא אַכְרוּז? לָא, בִּדְאַכְרוּז.Rav Achi a objecté à Amémar : il est enseigné : l'estimation des juges qui ont diminué d'un sixième ou ajouté un sixième, leur vente est nulle. Il s'ensuit que s'ils ont vendu à sa valeur, leur vente est valable. N'est-ce pas même sans avoir fait d'annonce ? Amémar répond : non, il s'agit d'un cas où ils ont annoncé.
- הָא מִדְּסֵיפָא בִּדְאַכְרוּז הָוֵי, רֵישָׁא בִּדְלָא אַכְרוּז, דְּקָתָנֵי סֵיפָא: אִם עָשׂוּ אִגֶּרֶת בִּקּוֹרֶת, אֲפִילּוּ מָכְרוּ שָׁוֶה מָנֶה בְּמָאתַיִם אוֹ שָׁוֶה מָאתַיִם בְּמָנֶה — מִכְרָן קַיָּים.Mais puisque la fin du texte parle d'un cas où ils ont annoncé, le début parle d'un cas où ils n'ont pas annoncé, car la fin enseigne : s'ils ont fait une lettre d'inspection (annonçant publiquement la vente), même s'ils ont vendu ce qui vaut un mané pour deux cents ou ce qui vaut deux cents pour un mané, leur vente est valable.
- אֶלָּא, לְעוֹלָם בִּדְלָא אַכְרוּז, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּדְבָרִים שֶׁמַּכְרִיזִין עֲלֵיהֶן, כָּאן בִּדְבָרִים שֶׁאֵין מַכְרִיזִין עֲלֵיהֶן.Mais en réalité, il s'agit d'un cas où ils n'ont pas annoncé, et ce n'est pas difficile : ici (Amémar) pour les choses que l'on annonce, là (la Michna) pour les choses que l'on n'annonce pas.
- וְאֵלּוּ הֵן דְּבָרִים שֶׁאֵין מַכְרִיזִין עֲלֵיהֶן: הָעֲבָדִים וְהַמִּטַּלְטְלִין וְהַשְּׁטָרוֹת. עֲבָדִים טַעְמָא מַאי? שֶׁמָּא יִשְׁמְעוּ וְיִבְרְחוּ. מִטַּלְטְלִין וּשְׁטָרוֹת — שֶׁמָּא יִגָּנְבוּ.Et voici les choses que l'on n'annonce pas : les esclaves, les meubles et les actes. Pour les esclaves, quelle en est la raison ? De peur qu'ils n'entendent et ne s'enfuient. Pour les meubles et les actes : de peur qu'ils ne soient volés.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כָּאן בְּשָׁעָה שֶׁמַּכְרִיזִין, כָּאן בְּשָׁעָה שֶׁאֵין מַכְרִיזִין.Et si tu veux, dis : ici, au moment où l'on annonce ; là, au moment où l'on n'annonce pas.
- דְּאָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: לִכְרָגָא לִמְזוֹנֵי וְלִקְבוּרָה — מְזַבְּנִינַן בְּלָא אַכְרָזְתָּא.Car les Sages de Nehardea ont dit : pour l'impôt de capitation, pour l'entretien et pour l'enterrement, nous vendons sans annonce, car ces besoins sont pressants.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: כָּאן בִּמְקוֹם שֶׁמַּכְרִיזִין, כָּאן בִּמְקוֹם שֶׁאֵין מַכְרִיזִין. דְּאָמַר רַב נַחְמָן: מֵעוֹלָם לֹא עָשׂוּ אִגֶּרֶת בִּקּוֹרֶת בִּנְהַרְדְּעָא.Et si tu veux, dis : ici, dans un lieu où l'on annonce ; là, dans un lieu où l'on n'annonce pas. Car Rav Na'hman a dit : on n'a jamais fait de lettre d'inspection à Nehardea.
- סְבוּר מִינַּהּ מִשּׁוּם דִּבְקִיאֵי בְּשׁוּמָא. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי: לְדִידִי מִיפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, מִשּׁוּם דְּקָרוּ לְהוּ ״בְּנֵי אָכְלִי נִכְסֵי דְאַכְרָזְתָּא״.Certains en ont déduit que c'était parce qu'ils étaient experts en estimation. Rav Yossef bar Minyomi lui a dit : à lui, cela m'a été expliqué par Rav Na'hman : c'est parce qu'on les appelait « gens qui consomment les biens de l'annonce », surnom méprisant donné aux acheteurs, et les honnêtes gens n'achetaient plus de tels biens.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מִטַּלְטְלִין שֶׁל יְתוֹמִים — שָׁמִין אוֹתָן וּמוֹכְרִין אוֹתָן לְאַלְתַּר. רַב חִסְדָּא אָמַר אֲבִימִי: מוֹכְרִין אוֹתָן לִשְׁוָוקִים.Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : les meubles des orphelins, on les estime et on les vend immédiatement. Rav 'Hisda a dit qu'Avimi a dit : on les vend aux marchés.
- וְלָא פְּלִיגִי: הָא — דִּמְיקָרַב שׁוּקָא, הָא — דִּמְרַחַק שׁוּקָא.Et ils ne divergent pas : ici, lorsque le jour de marché est proche ; là, lorsque le marché est lointain.
- רַב כָּהֲנָא הֲוָה בִּידֵיהּ שִׁכְרָא דְּרַב מְשַׁרְשְׁיָא בַּר חִילְקַאי יַתְמָא. שַׁהֲיֵיהּ עַד רִיגְלָא, אָמַר: אַף עַל גַּב דְּנָפֵל בֵּיהּ אִיצְצָתָא, מַיְיתֵי זוּזָא חֲרִיפָא.Rav Kahana avait entre les mains de la bière de Rav Mecharchiya bar 'Hilkaï, un orphelin. Il l'a gardée jusqu'à la fête, et a dit : bien qu'elle puisse prendre un goût aigre (itsatsta), elle rapporte de l'argent rapide, payé comptant à l'occasion de la fête.
- רָבִינָא הֲוָה בִּידֵיהּ חַמְרָא דְּרָבִינָא זוּטֵי יַתְמָא בַּר אֲחָתֵיהּ. הֲוָה לְדִידֵיהּ נָמֵי חַמְרָא, הֲוָה קָמַסֵּיק לֵיהּ לְסִיכְרָא.Ravina avait entre les mains du vin de Ravina Zouté, un orphelin, fils de sa sœur. Il avait lui aussi du vin, qu'il faisait monter à Sikhra pour le vendre.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי, אֲמַר לֵיהּ: מַהוּ לְאַמְטוֹיֵי בַּהֲדַן? אֲמַר לֵיהּ: זִיל, לָא עֲדִיף מִדִּידָךְ.Il est venu devant Rav Achi et lui a dit : Puis-je l'emporter avec le nôtre ? Il lui a dit : Va, il n'est pas meilleur que le tien.
- מַתְנִי׳ הַמְמָאֶנֶת, הַשְּׁנִיָּה, וְהָאַיְלוֹנִית — אֵין לָהֶן כְּתוּבָּה, וְלֹא פֵּירוֹת וְלֹא מְזוֹנוֹת וְלֹא בְּלָאוֹת.MICHNA : La mema'énèt (la mineure, orpheline mariée par sa mère ou ses frères, qui refuse son mari), la chenia (femme interdite comme parente au second degré, de par les Sages) et l'aylonit (femme stérile, sans signes de puberté) n'ont pas de ketouba (contrat de mariage), ni fruits, ni entretien, ni vêtements usés.
- אִם מִתְּחִלָּה נְשָׂאָהּ לְשֵׁם אַיְלוֹנִית — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה.Si, dès le début, il l'a épousée en tant qu'aylonit, elle a une ketouba.
- אַלְמָנָה לְכֹהֵן גָּדוֹל, גְּרוּשָׁה וַחֲלוּצָה לְכֹהֵן הֶדְיוֹט, מַמְזֶרֶת וּנְתִינָה לְיִשְׂרָאֵל, בַּת יִשְׂרָאֵל לְנָתִין וּלְמַמְזֵר — יֵשׁ לָהֶם כְּתוּבָּה.Une veuve mariée à un Cohen Gadol (grand prêtre), une divorcée ou une 'haloutsa (veuve libérée du lévirat par la 'halitsa) mariée à un simple Cohen, une mamzèrèt (née d'une union interdite) ou une netina (descendante des Guibonim) mariée à un Israélite, une fille d'Israël mariée à un natin ou à un mamzer : elles ont une ketouba.
- גְּמָ׳ רַב תָּנֵי: קְטַנָּה — יוֹצְאָה בְּגֵט אֵין לָהּ כְּתוּבָּה. וְכׇל שֶׁכֵּן מְמָאֶנֶת.GUEMARA : Rav enseignait : une mineure qui sort par un get (acte de divorce) n'a pas de ketouba, et à plus forte raison une mema'énèt.
- שְׁמוּאֵל תָּנֵי: מְמָאֶנֶת — אֵין לָהּ כְּתוּבָּה, אֲבָל יוֹצְאָה בְּגֵט — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה.Chmouel enseignait : une mema'énèt n'a pas de ketouba, mais celle qui sort par un get a une ketouba.
- וְאַזְדָּא שְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מְמָאֶנֶת — אֵין לָהּ כְּתוּבָּה, יוֹצְאָה בְּגֵט — יֵשׁ לָהּ כְּתוּבָּה.Et Chmouel suit là son raisonnement, car Chmouel a dit : une mema'énèt n'a pas de ketouba, celle qui sort par un get a une ketouba.
- מְמָאֶנֶת — לֹא פְּסָלָהּ מִן הָאַחִין, וְלֹא פְּסָלָהּ מִן הַכְּהוּנָּה. יוֹצְאָה בְּגֵט — פְּסָלָהּ מִן הָאַחִין, וּפְסָלָהּ מִן הַכְּהוּנָּה.La mema'énèt : il ne l'a pas rendue interdite aux frères de son mari, et il ne l'a pas rendue interdite à la prêtrise. Celle qui sort par un get : il l'a rendue interdite aux frères, et il l'a rendue interdite à la prêtrise.
- מְמָאֶנֶת אֵינָהּ צְרִיכָה לְהַמְתִּין שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים,La mema'énèt n'a pas à attendre trois mois avant de se remarier,
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