Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חָמֵשׁ אֲשָׁמוֹת תְּלוּיִין, כִּי מַיְיתֵי חַד מִי מִיפְּטַר? וְהָתַנְיָא, זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁחֲלוּקִין בְּחַטָּאוֹת – חֲלוּקִין בַּאֲשָׁמוֹת!… cinq achamot teloui'im (sacrifices de culpabilité « en suspens », apportés en cas de doute), lorsqu'il en apporte un, est-il exempté des autres ? N'a-t-il pas été enseigné (dans une baraïta) : voici la règle : partout où les fautes sont distinctes pour les 'hataot (chacune exigeant son propre sacrifice expiatoire en cas de certitude), elles sont distinctes pour les achamot en suspens !
- אֶלָּא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לִטְבִילוֹת מְדַמֵּי לְהוֹן, וּבְחוֹשְׁשִׁין לִפְשִׁיעָה קָמִיפַּלְגִי, רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי סָבַר: חָיְישִׁינַן לִפְשִׁיעָה, וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: לָא חָיְישִׁינַן לִפְשִׁיעָה.Plutôt, tout le monde s'accorde à les comparer aux immersions (de sorte que, selon la Torah, il lui suffit de dire « pour l'un d'eux »), et ils divergent sur la question de savoir si l'on craint la négligence. Rabbi Yo'hanan ben Nouri pense que l'on craint la négligence : en lui faisant dire « pour le dernier », on lui rappelle que les autres restent dus ; et Rabbi Akiva pense que l'on ne craint pas la négligence.
- הֲדַרַן עֲלָךְ שְׁלֹשִׁים וָשֵׁשׁNous reviendrons à toi, chapitre « Chlochim vachech » (« Trente-six »).
- מַתְנִי׳ אַרְבָּעָה מְחוּסְּרֵי כַּפָּרָה, וְאַרְבָּעָה מְבִיאִין עַל הַזָּדוֹן כַּשּׁוֹגֵג.MICHNA (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi). Quatre personnes sont me'houssarei kappara (« à qui manque l'expiation » : elles ont accompli leur purification, mais tant qu'elles n'ont pas apporté leur sacrifice, elles ne peuvent consommer de viande consacrée) ; et quatre apportent un sacrifice pour la faute intentionnelle comme pour la faute involontaire.
- וְאֵלּוּ הֵן מְחוּסְּרֵי כַּפָּרָה: הַזָּב, וְהַזָּבָה, וְהַיּוֹלֶדֶת, וְהַמְצוֹרָע.Et voici les me'houssarei kappara : le zav (homme atteint d'écoulement), la zava (femme ayant un écoulement de sang hors de ses règles), l'accouchée et le metsora (lépreux).
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: גֵּר מְחוּסָּר כַּפָּרָה עַד שֶׁיִּזָּרֵק עָלָיו הַדָּם. נָזִיר – לְיֵינוֹ וְתִגְלַחְתּוֹ וְטוּמְאָתוֹ.Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : le converti aussi est me'houssar kappara, même après circoncision et immersion, jusqu'à ce que le Cohen asperge pour lui le sang de son sacrifice sur l'autel. Le nazir (naziréen) aussi, pour son vin, sa coupe de cheveux et son impureté (au contact d'un mort), jusqu'à ce que ses sacrifices soient offerts.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא זָב וְזָבָה דְּמָנֵי לְהוֹן בִּתְרֵין – מִשּׁוּם דַּחֲלוּקָהּ טוּמְאָתוֹ, דְּזָב לָא מְטַמֵּא בְּאוֹנֶס וְזָבָה לָא מְטַמְּאָה בִּרְאִיּוֹת בְיָמִים,GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna). En quoi le zav et la zava diffèrent-ils, pour qu'on les compte comme deux cas ? Parce que leur impureté est distincte : le zav ne devient pas impur par accident (un écoulement dû à une cause extérieure, comme la maladie ou un aliment), et la zava ne devient pas impure par trois écoulements en un jour comme par trois jours consécutifs ;
- דְּתַנְיָא: ״מִבְּשָׂרוֹ״ – וְלֹא מֵחֲמַת אוֹנְסוֹ. (וּמִי טָמֵא) [וּמִיטַּמֵּא] בִּרְאִיּוֹת כִּבְיָמִים, דְּתַנְיָא: תָּלָה הַכָּתוּב אֶת הַזָּכָר בִּרְאִיּוֹת וְאֶת הַנְּקֵבָה בְּיָמִים. וְזָבָה מִטַּמְּאָה בְּאוֹנֶס, וְלֹא מִטַּמְּאָה בִּרְאִיּוֹת כִּבְיָמִים.car il a été enseigné (dans une baraïta) : « Tout homme qui a un écoulement de sa chair » (Lévitique 15, 2) : et non à cause d'un accident. Et le zav devient impur par trois écoulements en un jour comme par trois jours, car il a été enseigné : le verset a lié le mâle aux écoulements et la femelle aux jours. Et la zava devient impure par accident, et ne devient pas impure par des écoulements comme par des jours.
- מְצוֹרָע וּמְצוֹרַעַת נָמֵי חֲלוּקָה טוּמְאָתָן, דִּמְצוֹרָע טָעוּן פְּרִיעָה וּפְרִימָה, דִּכְתִיב: ״בְּגָדָיו יִהְיוּ פְרֻמִים וְרֹאשׁוֹ יִהְיֶה פָרוּעַ״. וְאָסוּר בְּתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה.Objection : le metsora et la metsora'at (lépreuse) ont aussi une impureté distincte : car le metsora doit laisser pousser ses cheveux et déchirer ses vêtements, comme il est écrit : « Ses vêtements seront déchirés et sa tête sera découverte » (Lévitique 13, 45), et il lui est interdit d'avoir des relations conjugales.
- וּמְצוֹרַעַת אֵינָהּ טְעוּנָה פְּרִיעָה וּפְרִימָה, דְּתַנְיָא: אֵין לִי אֶלָּא אִישׁ, אִשָּׁה מִנַּיִן? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר: ״וְהַצָּרוּעַ״ – הֲרֵי כָּאן שְׁנַיִם.Et la metsora'at n'a pas à laisser pousser ses cheveux ni à déchirer ses vêtements, car il a été enseigné : « Il est un homme lépreux » (Lévitique 13, 44) : je n'ai appris que l'homme ; la femme, d'où le sait-on ? Quand il dit : « Et le lépreux » (Lévitique 13, 45), sans préciser, en voici deux : l'homme et la femme.
- אִם כֵּן מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ״? נִתְּקוֹ הַכָּתוּב מֵעִנְיָן שֶׁל מַעְלָה לְעִנְיָן שֶׁל מַטָּה, לוֹמַר: אִישׁ פּוֹרֵעַ וּפוֹרֵם, וְאֵין הָאִשָּׁה פּוֹרַעַת וּפוֹרֶמֶת. וּמוּתֶּרֶת בְּתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיָשַׁב מִחוּץ לְאׇהֳלוֹ שִׁבְעַת יָמִים״ – וְלֹא מִחוּץ לְאׇהֳלָהּ.La baraïta demande : s'il en est ainsi, pourquoi le verset dit-il : « homme » ? Le verset l'a détaché du sujet d'en haut (l'impureté) pour le rattacher au sujet d'en bas (« ses vêtements seront déchirés… »), pour dire : l'homme laisse pousser ses cheveux et déchire ses vêtements, et la femme ne laisse pas pousser ses cheveux ni ne déchire ses vêtements. Et elle est permise pour les relations conjugales, comme il est dit : « Et il demeurera hors de sa tente sept jours » (Lévitique 14, 8) – et non : « hors de sa tente à elle ».
- הִלְכָּךְ נַמְנִינְהוּ בִּתְרֵין! זָב וְזָבָה – עִיקַּר טוּמְאָתָן חֲלוּקָה, מְצוֹרָע וּמְצוֹרַעַת – אֵין עִיקַּר טוּמְאָתָן חֲלוּקָה, הַאי וְהַאי כִּגְרִיס הוּא.Par conséquent, comptons-les comme deux ! — Le zav et la zava : l'essence de leur impureté est distincte (l'un selon le nombre d'écoulements, l'autre selon les jours) ; le metsora et la metsora'at : l'essence de leur impureté n'est pas distincte : l'un comme l'autre, c'est une plaie de la taille d'une fève fendue (guéris).
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: גֵּר מְחוּסָּר כּוּ׳. וְתַנָּא קַמָּא, מַאי טַעְמָא לָא תָּנֵי גֵּר? כִּי קָתָנֵי – מִדַּעַם דְּמִישְׁ[תְּ]רֵי לְמֵיכַל בְּקָדָשִׁים, גֵּר – כִּי קָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן לְאַכְשׁוֹרֵי נַפְשֵׁיהּ לְמֵיעַל בְּקָהָל.La Michna enseigne : « Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : le converti est me'houssar, etc. » Et le premier Tanna, pourquoi n'enseigne-t-il pas le converti ? — Quand il enseigne les me'houssarei kappara, il compte ce qui permet de consommer des kodachim (aliments consacrés) ; or le converti, quand il apporte un sacrifice, c'est pour se rendre apte à entrer dans l'assemblée d'Israël (et pouvoir épouser une Juive).
- וְנָזִיר מַאי טַעְמָא לָא תָּנֵי? סוֹף סוֹף נָזִיר נָמֵי כִּי מַיְיתֵי קׇרְבָּן – לְאִישְׁתְּרוֹיֵי לְמִישְׁתֵּי יַיִן דְּחוּלִּין הוּא.Et le nazir, pourquoi ne l'enseigne-t-il pas ? — Finalement, le nazir aussi, quand il apporte un sacrifice, c'est pour qu'il lui soit permis de boire du vin profane, non des kodachim.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּקָתָנֵי נָזִיר לְמִישְׁרֵי נַפְשֵׁיהּ, נִיתְנֵי נָמֵי נָזִיר טָמֵא! כִּי קָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן – לְמֵיחַל עֲלֵיהּ נְזִירוּת בְּטָהֳרָה הוּא.Et Rabbi Eliézer ben Yaakov, qui enseigne le nazir qui apporte son sacrifice pour se rendre permis le vin, qu'il enseigne aussi le nazir impur ! — Quand celui-ci apporte un sacrifice, c'est pour que le naziréat prenne effet sur lui en pureté (un nouveau naziréat), non pour se rendre quelque chose permis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: גֵּר מְעוּכָּב לֶאֱכוֹל בְּקָדָשִׁים עַד שֶׁיָּבִיא קִינּוֹ, הֵבִיא פְּרִידָה אַחַת שַׁחֲרִית – אוֹכֵל בְּקָדָשִׁים לָעֶרֶב. כׇּל הַקִּינִּין שֶׁבַּתּוֹרָה – אֶחָד חַטָּאת וְאֶחָד עוֹלָה, כָּאן – שְׁתֵּיהֶן עוֹלוֹת.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : le converti est empêché de consommer des kodachim jusqu'à ce qu'il apporte son nid (paire d'oiseaux). S'il a apporté un seul jeune oiseau (perida) le matin, il consomme des kodachim le soir. Tous les nids de la Torah : l'un est un 'hatat (sacrifice expiatoire) et l'autre une ola (holocauste) ; ici, tous deux sont des olot.
- הֵבִיא חוֹבָתוֹ מִן הַבְּהֵמָה – יָצָא, עוֹלָה וּשְׁלָמִים – יָצָא, מִנְחָה וּשְׁלָמִים – לֹא יָצָא. לֹא אָמְרוּ קֵן אֶלָּא לְהָקֵל.S'il a apporté son obligation sous forme d'un animal (une ola), il est quitte ; une ola et des chelamim (sacrifices de paix), il est quitte ; une min'ha (offrande de farine) et des chelamim, il n'est pas quitte. On n'a parlé de nid que pour alléger en sa faveur.
- מַאי שְׁנָא מִנְחָה וּשְׁלָמִים דְּלֹא יָצָא, דִּכְתִיב: ״כַּאֲשֶׁר תַּעֲשׂוּ כֵּן יַעֲשֶׂה״, מָה אַתֶּם עוֹלָה וּשְׁלָמִים – אַף גֵּר עוֹלָה וּשְׁלָמִים?En quoi la min'ha et les chelamim diffèrent-ils, pour qu'il ne soit pas quitte ? — Comme il est écrit : « Comme vous faites, ainsi fera-t-il » (Nombres 15, 14) : de même que vous (au Sinaï) avez offert une ola et des chelamim (Exode 24, 5), de même le converti offre une ola et des chelamim.
- אִם כֵּן, חוֹבָתוֹ אַחַת מִן הַבְּהֵמָה לָא תִּיסְגֵּי עֲלֵיהּ בְּגַוֵּויהּ, דְּהָכְתִיב: ״כַּאֲשֶׁר תַּעֲשׂוּ כֵּן יַעֲשֶׂה״! אָמַר רַב פָּפָּא, יֵשׁ לוֹמַר: לְעוֹף אִיתְרַבִּי, לְעוֹלַת בְּהֵמָה לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?S'il en est ainsi, son obligation sous forme d'un seul animal ne devrait pas lui suffire, puisqu'il est écrit : « Comme vous faites, ainsi fera-t-il » ! Rav Pappa a dit : on peut répondre : si l'oiseau a été inclus comme option, l'ola d'animal ne l'est-elle pas à plus forte raison ?
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ מִנְחָה נָמֵי! מַיעֵט קְרָא: ״כֵּן״.S'il en est ainsi, même la min'ha aussi devrait suffire ! — Le verset l'a exclue par le mot « ainsi ».
- וָעוֹף הֵיכָא אִיתְרַבִּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״כַּאֲשֶׁר תַּעֲשׂוּ כֵּן יַעֲשֶׂה״ – מָה אַתֶּם עוֹלָה וּשְׁלָמִים, אַף הוּא עוֹלָה וּשְׁלָמִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כָּכֶם כַּגֵּר״. מִנַּיִן לְרַבּוֹת אֶת הָעוֹף? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִשֵּׁה רֵיחַ נִיחֹחַ לַה׳״ – אֵיזֶה דָּבָר שֶׁכּוּלּוֹ לַה׳? הֱוֵי אוֹמֵר [זוֹ] עוֹלַת הָעוֹף.Et l'oiseau, où a-t-il été inclus ? — Car nos Maîtres ont enseigné : « Comme vous faites, ainsi fera-t-il » : de même que vous avez offert une ola et des chelamim, lui aussi une ola et des chelamim, comme il est dit : « Il en sera de vous comme du converti » (Nombres 15, 15). D'où inclut-on l'oiseau ? Le verset dit : « un sacrifice consumé, d'odeur agréable à Hachem » (Nombres 15, 14) : quelle chose est entièrement à Hachem ? Dis : c'est l'ola d'oiseau.
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