Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכִי קָאָמַר: מְגַדֵּף מֵבִיא קׇרְבָּן הוֹאִיל וּבָא בּוֹ כָּרֵת בִּמְקוֹם קׇרְבָּן, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא. קָסָבַר: מִיגּוֹ דְּבָעֵי מִכְתַּב כָּרֵת בְּעָלְמָא, וּכְתִיב כָּרֵת בִּמְקוֹם קׇרְבָּן, שְׁמַע מִינַּהּ מַיְיתֵי קׇרְבָּן.La Guemara répond : voici ce qu'il veut dire : celui qui, par inadvertance, blasphème (mégadèf) apporte un sacrifice, puisque sa peine de karet (retranchement) vient, c'est-à-dire est écrite, à l'endroit où la Torah traite du sacrifice expiatoire (Nombres 15, 27-31). Ce sont les paroles de Rabbi Akiva. Il pense en effet : puisque le verset aurait dû écrire le karet de façon générale, sans lien avec un sacrifice, et que ce karet est écrit à l'endroit du sacrifice, déduis-en que le blasphémateur involontaire apporte un sacrifice.
- וְאוֹמֵר: ״חֶטְאוֹ יִשָּׂא״. אֲתָא[ן] לְרַבָּנַן, וְהָכִי קָאָמַר רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבָּנַן: אָמְרִיתוּ מְגַדֵּף לֵית בֵּיהּ מַעֲשֶׂה, מַהוּ מְגַדֵּף – מְבָרֵךְ אֶת הַשֵּׁם. אֶלָּא כָּרֵת דִּכְתִיב, לְמַאי אֲתָא?La Guemara analyse la suite de la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et il dit aussi : » « Quiconque maudit son D.ieu portera son péché » (Lévitique 24, 15). Nous en arrivons à l'opinion des Rabbanan, et voici ce que Rabbi Akiva dit aux Rabbanan : vous dites que le blasphème ne comporte pas d'acte, car qu'est-ce que le mégadèf ? C'est celui qui « bénit », c'est-à-dire maudit, le Nom divin. Mais alors le karet qui est écrit à son sujet (« il outrage Hachem, et cette âme sera retranchée », Nombres 15, 30), pour quoi vient-il, sinon pour le rendre passible d'un sacrifice ?
- אָמְרִי לֵיהּ: לִיתֵּן כָּרֵת לִמְקַלֵּל, דִּכְתִיב בִּמְקַלֵּל: (״חֶטְאוֹ יִשָּׂא הָאִישׁ הַהוּא״) [״וְנָשָׂא חֶטְאוֹ״], וּכְתִיב בְּפֶסַח שֵׁנִי: ״חֶטְאוֹ יִשָּׂא״, מָה לְהַלָּן – כָּרֵת, אַף כָּאן – כָּרֵת.Les Rabbanan lui répondent : il vient pour attribuer le karet à celui qui maudit D.ieu, afin d'enseigner que l'expression « portera son péché » désigne le karet, et d'en déduire celui du second Pessa'h. Comme il est écrit au sujet de celui qui maudit : « et il portera son péché » (Lévitique 24, 15), et il est écrit au sujet du second Pessa'h (pour celui qui devait apporter l'agneau pascal et ne l'a pas fait) : « portera son péché » (Nombres 9, 13). De même que là-bas, pour celui qui maudit, il s'agit du karet, de même ici, pour le Pessa'h, il s'agit du karet.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״אֶת ה׳ [הוּא] מְגַדֵּף״, אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: כְּאָדָם הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״גֵּירַפְתָּה הַקְּעָרָה וְחִיסַּרְתָּהּ״. קָסָבַר: מְגַדֵּף – מְבָרֵךְ אֶת הַשֵּׁם הוּא.Au sujet du blasphémateur, nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « C'est Hachem qu'il outrage (mégadèf) » (Nombres 15, 30). Issi ben Yehouda dit : c'est comme un homme qui dit à son prochain : « Tu as raclé le plat et tu l'as entamé » ; c'est-à-dire que la faute est si grave qu'elle porte atteinte, pour ainsi dire, à D.ieu Lui-même. Il pense que le mégadèf, c'est celui qui « bénit », c'est-à-dire maudit, le Nom divin, faute particulièrement grave.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: כְּאָדָם הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״גֵּירַפְתָּה הַקְּעָרָה וְלֹא חִיסַּרְתָּהּ״. קָסָבַר: מְגַדֵּף – הַיְינוּ עוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה.Rabbi Elazar ben Azarya dit : c'est comme un homme qui dit à son prochain : « Tu as raclé le plat de son contenu, mais tu ne l'as pas entamé ». Il pense que le mégadèf, c'est celui qui sert l'idolâtrie (avoda zara), faute moins grave à cet égard.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״אֶת ה׳״, רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: בְּעוֹבֵד עֲבוֹדָה זָרָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא בָּא הַכָּתוּב אֶלָּא לִיתֵּן כָּרֵת לִמְבָרֵךְ הַשֵּׁם.Cette divergence a été enseignée dans une autre baraïta : « C'est Hachem qu'il outrage » : Rabbi Elazar ben Azarya dit : c'est de celui qui sert l'idolâtrie que le verset parle. Et les Sages disent : le verset ne vient que pour attribuer le karet à celui qui « bénit », c'est-à-dire maudit, le Nom divin.
- מַתְנִי׳ יֵשׁ מְבִיאוֹת קׇרְבָּן וְנֶאֱכָל, וְיֵשׁ מְבִיאוֹת קׇרְבָּן וְאֵינוֹ נֶאֱכָל, וְיֵשׁ שֶׁאֵינָם מְבִיאוֹת.MICHNA (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi). Il y a des femmes qui apportent un sacrifice (le 'hatat de l'accouchée) et il est consommé par les Cohanim (prêtres) ; il y en a qui apportent un sacrifice mais il n'est pas consommé ; et il y en a qui n'apportent pas de sacrifice du tout.
- מְבִיאוֹת קׇרְבָּן וְנֶאֱכָל: הַמַּפֶּלֶת כְּמִין בְּהֵמָה חַיָּה וָעוֹף, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד שֶׁיְּהֵא בּוֹ מִצּוּרַת אָדָם.La Michna détaille. Apportent un sacrifice et il est consommé : celle qui fait une fausse couche d'un fœtus ayant la forme d'un animal domestique, d'un animal sauvage ou d'un oiseau ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : elle n'apporte de sacrifice que si le fœtus a quelque chose de la forme humaine.
- הַמַּפֶּלֶת סַנְדָּל אוֹ שִׁילְיָא אוֹ שַׁפִּיר מְרוּקָּם, וְהַיּוֹצֵא מְחוּתָּךְ, וְכֵן שִׁפְחָה שֶׁהִפִּילָה, מְבִיאָה קׇרְבָּן וְנֶאֱכָל.Celle qui fait une fausse couche d'un sandal (fœtus aplati, en forme de poisson plat), ou d'un placenta, ou d'une poche amniotique où des tissus se sont formés, ou d'un fœtus qui sort découpé en morceaux ; et de même une servante cananéenne appartenant à un Juif qui a fait une fausse couche : dans tous ces cas, elle apporte un sacrifice et il est consommé.
- וְאֵלּוּ מְבִיאוֹת וְאֵינָן נֶאֱכָלוֹת: הַמַּפֶּלֶת וְאֵין יוֹדֵעַ מָה הִפִּילָה, וּשְׁתֵּי נָשִׁים שֶׁהִפִּילוּ, אַחַת מִמִּין פְּטוּר וְאַחַת מִמִּין חוֹבָה. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: אֵימָתַי? בִּזְמַן שֶׁהָלְכוּ זֶה לַמִּזְרָח וְזֶה לַמַּעֲרָב. אֲבָל אִם הָיוּ שְׁתֵּיהֶן עוֹמְדוֹת – שְׁתֵּיהֶן מְבִיאוֹת קׇרְבָּן, וְנֶאֱכָל.Et voici celles qui apportent un sacrifice mais leurs sacrifices ne sont pas consommés : celle qui fait une fausse couche et ne sait pas ce qu'elle a expulsé ; et deux femmes qui ont fait une fausse couche, l'une d'une espèce qui exempte de sacrifice et l'autre d'une espèce qui oblige, sans que l'on sache laquelle. Rabbi Yossé dit : quand le sacrifice n'est-il pas consommé ? Lorsqu'elles sont parties, celle-ci vers l'est et celle-là vers l'ouest. Mais si toutes deux se tenaient ensemble, toutes deux apportent ensemble un seul sacrifice, et il est consommé.
- אֵלּוּ שֶׁאֵין מְבִיאוֹת: הַמַּפֶּלֶת שַׁפִּיר מָלֵא מַיִם, מָלֵא דָּם, מָלֵא גְּנִינִים, הַמַּפֶּלֶת כְּמִין דָּגִים וַחֲגָבִים וּשְׁקָצִים וּרְמָשִׂים, הַמַּפֶּלֶת יוֹם אַרְבָּעִים, וְיוֹצֵא דּוֹפֶן. רַבִּי שִׁמְעוֹן מְחַיֵּיב בְּיוֹצֵא דּוֹפֶן.Voici celles qui n'apportent pas de sacrifice : celle qui fait une fausse couche d'une poche amniotique pleine d'eau, pleine de sang, pleine de matières de diverses couleurs ; celle qui fait une fausse couche d'un fœtus ayant la forme de poissons, de sauterelles, de reptiles ou de vermine ; celle qui fait une fausse couche le quarantième jour de sa grossesse ; et celle qui accouche par césarienne (yotsé dofèn, litt. « sortant par la paroi »). Rabbi Chimon rend la femme passible d'un sacrifice pour l'accouchement par césarienne.
- גְּמָ׳ שִׁפְחָה מְנָלַן? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, אֵין לִי אֶלָּא בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, גִּיּוֹרֶת וְשִׁפְחָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִשָּׁה״.GUEMARA (discussion des Amoraïm sur la Michna). D'où savons-nous que la servante cananéenne apporte le sacrifice ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Parle aux Bnei Israël… une femme qui conçoit et enfante un garçon » (Lévitique 12, 2). Je n'ai appris de là que les Bnei Israël de naissance ; la convertie et la servante, d'où les inclut-on ? Le verset dit : « une femme », ce qui inclut toute femme.
- מַאי ״וְכֵן שִׁפְחָה״? סָלְקָא דַעְתָּךְ אָמֵינָא: כִּי אָמְרִינַן כׇּל מִצְוָה שֶׁהָאִשָּׁה חַיֶּיבֶת בָּהּ – עֶבֶד חַיָּיב בָּהּ, הָנֵי מִילֵּי בְּדָבָר שֶׁשָּׁוֶה בֵּין אִישׁ וּבֵין אִשָּׁה. אֲבָל יוֹלֶדֶת, דִּבְנָשִׁים אִיתַהּ, בַּאֲנָשִׁים לֵיתַהּ, אֵימָא לָא תִּחַיַּיב שִׁפְחָה, אַהָכִי תְּנָא: שִׁפְחָה.Pourquoi la Michna précise-t-elle « et de même une servante » ? Il pourrait te venir à l'esprit de dire : quand nous disons que toute mitsva (commandement) à laquelle la femme est astreinte, l'esclave cananéen y est astreint, cela ne vaut que pour une chose commune à l'homme et à la femme. Mais les sacrifices de l'accouchée, qui concernent les femmes et ne concernent pas les hommes, dis peut-être que la servante n'y est pas astreinte. C'est pour cela que la Michna a enseigné : la servante.
- אֵלּוּ מְבִיאִין קׇרְבָּן כּוּ׳. מַאי עָבְדִין? מַייתְיָן תַּרְוַיְיהוּ חַד קׇרְבָּן וַדַּאי, וְחַטַּאת עוֹף סָפֵק, וּמַתְנֵי.La Michna enseigne : « Voici celles qui apportent un sacrifice, etc. » et Rabbi Yossé dit que si les deux femmes se tiennent ensemble, elles apportent un seul sacrifice. Que font-elles ? Toutes deux apportent un olat haof (holocauste d'oiseau) certain, chacune, et un 'hatat d'oiseau (sacrifice expiatoire) à cause du doute, en commun, et elles posent une condition : si c'est moi qui suis astreinte, ta part m'est cédée, et inversement.
- וּמִי אִית לֵיהּ לְרַבִּי יוֹסֵי תְּנָאָה? וְהָתְנַן: רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מְבִיאוֹת שְׁנֵיהֶן חַטָּאת אַחַת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר אֵין שְׁנֵיהֶן מְבִיאוֹת חַטָּאת אַחַת. אַלְמָא לְרַבִּי יוֹסֵי לֵית לֵיהּ תְּנָאָה!Mais Rabbi Yossé admet-il la condition pour un 'hatat ? N'avons-nous pas appris (dans une Michna, plus loin, 23a), au sujet de deux femmes dont l'une a mangé du 'helev (graisse interdite) sans qu'on sache laquelle : Rabbi Chimon dit : toutes deux apportent un seul 'hatat. Rabbi Yossé dit : toutes deux n'apportent pas un seul 'hatat. Il en ressort que Rabbi Yossé n'admet pas la condition !
- אָמַר רָבָא: מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בִּמְחוּסַּר כַּפָּרָה. וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בִּמְחוּסַּר כַּפָּרָה.Rava a dit : Rabbi Yossé reconnaît l'efficacité de la condition pour celui à qui manque une expiation (me'houssar kappara, qui doit encore apporter un sacrifice pour achever sa purification, comme l'accouchée). Et de même, quand Ravin est venu d'Erets Israël, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Rabbi Yossé reconnaît la condition pour celui à qui manque une expiation.
- מַאי טַעְמָא? הָתָם בָּעֵי גַּבְרָא יְדִיעָה, דִּכְתִיב: ״אוֹ הוֹדַע אֵלָיו חַטָּאתוֹ״ הִילְכָּךְ, לָא מַתְיָין וּמַתְנְיָ[ין]. אֲבָל הָכָא, כִּי מַתְיָין נָשִׁים קׇרְבָּן – לְאִישְׁתְּרוֹיֵי בַּאֲכִילַת קָדָשִׁים.Quelle est la raison ? Là-bas, pour un 'hatat apporté pour une faute, l'homme doit avoir connaissance certaine de sa faute, comme il est écrit : « ou que son péché lui soit connu » (Lévitique 4, 28). C'est pourquoi elles n'apportent pas ensemble en posant une condition. Mais ici, lorsque les femmes apportent le sacrifice, c'est seulement pour qu'il leur soit permis de consommer les kodachim (aliments consacrés) ; la condition est donc efficace.
- כִּדְתָנֵי סֵיפָא דְּהַהִיא: רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: כׇּל חַטָּאת שֶׁהִיא בָּאָה עַל חֵטְא – אֵין שְׁתַּיִם מְבִיאוֹת אוֹתָהּ.Comme il est enseigné dans la fin de cette Michna : Rabbi Yossé dit : tout 'hatat qui vient en expiation d'une faute, deux personnes ne l'apportent pas ensemble. Il en ressort que lorsqu'il ne vient pas pour une faute, deux personnes peuvent l'apporter.
- אֵלּוּ שֶׁאֵין מְבִיאוֹת כּוּ׳ רַבִּי שִׁמְעוֹן מְחַיֵּיב בְּיוֹצֵא דּוֹפֶן. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָמַר קְרָא: ״וְאִם נְקֵבָה תֵּלֵד״, לְרַבּוֹת לֵידָה אַחֶרֶת, מַאי הִיא – יוֹצֵא דּוֹפֶן.La Michna enseigne : « Voici celles qui n'apportent pas, etc. Rabbi Chimon rend passible pour la césarienne. » Quelle est la raison de Rabbi Chimon ? Rech Lakich a dit : le verset dit : « Et si elle enfante une fille » (Lévitique 12, 5) ; le mot « enfante » est superflu et vient pour inclure un autre type d'accouchement. Lequel est-ce ? La césarienne.
- וְרַבָּנַן מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבִּי מַנִּי בַּר פַּטִּישׁ: ״אִשָּׁה כִּי תַזְרִיעַ וְיָלְדָה״ – עַד שֶׁתֵּלֵד מִמָּקוֹם שֶׁמַּזְרַעַת.Et les Rabbanan, quelle est leur raison ? Rabbi Mani bar Pattich a dit : « Une femme qui conçoit (tazria) et enfante » (Lévitique 12, 2) : ces lois ne s'appliquent que si elle enfante par l'endroit où elle conçoit, et non par césarienne.
- מַתְנִי׳ הַמַּפֶּלֶת לְאוֹר שְׁמוֹנִים וְאֶחָד, בֵּית שַׁמַּאי פּוֹטְרִין מִן הַקׇּרְבָּן, וּבֵית הִלֵּל מְחַיְּיבִין.MICHNA. L'accouchée d'une fille compte quatorze jours d'impureté puis soixante-six jours de pureté ; elle apporte son sacrifice le quatre-vingt-unième jour, et une fausse couche survenue avant ce jour n'oblige pas à un sacrifice supplémentaire. Celle qui fait une fausse couche dans la nuit du quatre-vingt-unième jour : Beit Chammaï l'exemptent du second sacrifice, et Beit Hillel l'y obligent.
- אָמְרוּ בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: מַאי שְׁנָא אוֹר שְׁמוֹנִים וְאֶחָד מִיּוֹם שְׁמוֹנִים וְאֶחָד? אִם שָׁיוָה לוֹ לְטוּמְאָה, לֹא יִשְׁוֶה לוֹ לְקׇרְבָּן?Beit Hillel dirent à Beit Chammaï : en quoi la nuit du quatre-vingt-unième diffère-t-elle du jour du quatre-vingt-unième ? Si elle lui est égale pour l'impureté (son sang, cette nuit-là, la rend tamé, impure), ne lui serait-elle pas égale pour le sacrifice ?
- אָמְרוּ לָהֶם בֵּית שַׁמַּאי: לֹא, אִם אֲמַרְתֶּם בְּמַפֶּלֶת יוֹם שְׁמוֹנִים וְאֶחָד, שֶׁכֵּן יָצְאָה לְשָׁעָה שֶׁהִיא רְאוּיָה לְהָבִיא בָּהּ קׇרְבָּן, תֹּאמַר בְּמַפֶּלֶת לְאוֹר שְׁמוֹנִים וְאֶחָד, שֶׁלֹּא יָצְאָה לְשָׁעָה שֶׁהִיא רְאוּיָה לְהָבִיא בָּהּ קׇרְבָּן.Beit Chammaï leur dirent : non ! Si vous l'avez dit de celle qui fait une fausse couche le jour du quatre-vingt-unième, c'est qu'elle est sortie de sa période à un moment apte à apporter son sacrifice ; diras-tu de même de celle qui fait une fausse couche dans la nuit du quatre-vingt-unième, qui n'est pas sortie à un moment apte à apporter son sacrifice, puisqu'on n'offre pas de sacrifices la nuit ?
- אָמְרוּ לָהֶן בֵּית הִלֵּל: וַהֲלֹא הַמַּפֶּלֶת יוֹם שְׁמוֹנִים וְאֶחָד שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת תּוֹכִיחַ, שֶׁלֹּא יָצְאָה לְשָׁעָה שֶׁהִיא רְאוּיָה לְהָבִיא בָּהּ קׇרְבָּן, וְחַיֶּיבֶת קׇרְבָּן!Beit Hillel leur dirent : mais celle qui fait une fausse couche le quatre-vingt-unième jour tombant un Chabbat le prouve : elle n'est pas sortie à un moment apte à apporter son sacrifice (on n'offre pas de sacrifices individuels le Chabbat), et pourtant elle est passible d'un sacrifice !
- אָמְרוּ לָהֶן בֵּית שַׁמַּאי: לֹא, אִם אֲמַרְתֶּם יוֹם שְׁמוֹנִים וְאֶחָד שֶׁחָל לִהְיוֹת בַּשַּׁבָּת, שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ רָאוּי לְקׇרְבַּן יָחִיד, רָאוּי לְקׇרְבַּן צִיבּוּר, תֹּאמַר בְּמַפֶּלֶת לְאוֹר שְׁמוֹנִים יוֹם וְאֶחָד, שֶׁאֵין הַלַּיְלָה רָאוּי לֹא לְקׇרְבַּן יָחִיד וְלֹא לְקׇרְבַּן צִיבּוּר?Beit Chammaï leur dirent : non ! Si vous l'avez dit du quatre-vingt-unième jour tombant un Chabbat, c'est que, bien qu'il ne soit pas apte au sacrifice individuel, il est apte au sacrifice communautaire (comme le tamid) ; diras-tu de même de celle qui fait une fausse couche dans la nuit du quatre-vingt-unième jour, la nuit n'étant apte ni au sacrifice individuel ni au sacrifice communautaire ?
- וְהַדָּמִים אֵינָן מוֹכִיחִים, שֶׁהַמַּפֶּלֶת בְּתוֹךְ מְלֹאת – דָּמֶיהָ טְמֵאִים, וּפְטוּרָה מִן הַקׇּרְבָּן.Et le statut du sang ne prouve rien pour le sacrifice : car celle qui fait une fausse couche avant l'achèvement des quatre-vingts jours, son sang est impur comme celui d'une accouchée, et pourtant elle est exemptée du sacrifice.
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