Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּת כֹּהֵן שֶׁנִּישֵּׂאת לְיִשְׂרָאֵל, וְאָכְלָה בִּתְרוּמָה – מְשַׁלֶּמֶת אֶת הַקֶּרֶן וְאֵינָהּ מְשַׁלֶּמֶת אֶת הַחוֹמֶשׁ, וּמִיתָתָהּ בִּשְׂרֵיפָה.La fille d'un Cohen qui a épousé un Israélite et a mangé de la terouma (prélèvement réservé aux Cohanim) par erreur paie le principal, mais ne paie pas le cinquième supplémentaire, car elle n'est pas définitivement exclue de la prêtrise ; et si elle commet un adultère, sa mort se fait par le feu, comme pour une fille de Cohen.
- נִיסֵּת לְאֶחָד מִן הַפְּסוּלִין – מְשַׁלֶּמֶת קֶרֶן וָחוֹמֶשׁ, וּמִיתָתָהּ בְּחֶנֶק, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Si elle a épousé l'un des hommes inaptes à l'épouser, elle paie le principal et le cinquième, et sa mort se fait par strangulation ; ce sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ מְשַׁלֶּמֶת [אֶת] הַקֶּרֶן וְאֵינָהּ מְשַׁלֶּמֶת [אֶת] הַחוֹמֶשׁ, וּמִיתָתָהּ בִּשְׂרֵיפָה.Et les Sages disent : Dans l'un et l'autre cas, elle paie le principal mais ne paie pas le cinquième, et sa mort se fait par le feu. Ces Sages sont Rabbi Yehouda, pour qui il faut être « étranger » du début à la fin.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: מַחְלוֹקֶת בִּנְתִינַת שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה וּבְשִׁינּוּיֵי דְּשַׁנִּינַן, אֲבָל נְתִינָה דְּעָלְמָא – דִּבְרֵי הַכֹּל כְּזַיִת.Rav Yossef a dit : La machlokèt (divergence) porte sur le fait de mettre l'huile d'onction, et s'explique par les réponses que nous avons données (plus haut) ; mais pour le « mettre » en général (par exemple l'encens sur l'offrande du pécheur), de l'avis de tous, la mesure est le volume d'une olive.
- גּוּפָא. תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר: כֹּל שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּסָךְ – יֶשְׁנוֹ בְּבַל יִיסָךְ, וְכׇל שֶׁאֵינוֹ בְּסָךְ – אֵינוֹ בְּבַל יִיסָךְ. אֲמַר לֵיהּ: שַׁפִּיר קָאָמְרַתְּ, ״לֹא יִיסָךְ״ כְּתִיב, וּקְרִי בֵּיהּ ״לֹא יַסִּיךְ״.Revenons au sujet lui-même. Le Tanna a enseigné devant Rabbi Elazar : Quiconque est concerné par l'interdit de s'enduire d'huile d'onction est concerné par « elle ne sera pas répandue » (sur lui), et quiconque n'est pas concerné par l'interdit de s'enduire n'est pas concerné par « elle ne sera pas répandue ». Il lui dit : Tu dis bien : il est écrit « elle ne sera pas répandue » (lo yissakh), et lis-y « il ne répandra pas » (lo yassikh).
- תָּנֵי רַב חֲנַנְיָה קַמֵּיהּ דְּרָבָא: מִנַּיִן לְכֹהֵן גָּדוֹל שֶׁנָּטַל מִשֶּׁמֶן הַמִּשְׁחָה שֶׁעַל רֹאשׁוֹ וְנָתַן עַל בְּנֵי מֵעָיו, מִנַּיִן שֶׁהוּא חַיָּיב? שֶׁנֶּאֱמַר: ״עַל בְּשַׂר אָדָם לֹא יִיסָךְ״. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: מַאי שְׁנָא מֵהָא דְּתַנְיָא: כֹּהֵן שֶׁסָּךְ בְּשֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה, בֶּן בִּתּוֹ יִשְׂרָאֵל מִתְעַגֵּל בּוֹ וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ?Rav 'Hananya a enseigné devant Rava : D'où savons-nous, pour un grand-prêtre qui a pris de l'huile d'onction qui est sur sa tête et l'a mise sur son ventre, d'où savons-nous qu'il est passible ? Car il est dit : « Sur la chair de l'homme elle ne sera pas répandue » (Exode 30, 32). Rav A'ha, fils de Rava, dit à Rav Achi : En quoi cela diffère-t-il de ce qui a été enseigné : Un Cohen qui s'est enduit d'huile de terouma, le fils de sa fille, un Israélite, peut s'y frotter sans crainte ?
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם, ״וּמֵתוּ בוֹ כִּי יְחַלְּלֻהוּ״ כְּתִיב – כֵּיוָן דְּחַלְּלֵיהּ הָא אִיתַּחַיל, אֲבָל גַּבֵּי שֶׁמֶן הַמִּשְׁחָה כְּתִיב: ״כִּי נֵזֶר [שֶׁמֶן מִשְׁחַת] אֱלֹהָיו עָלָיו״ – ״שֶׁמֶן מִשְׁחָה״ קַרְיֵיהּ רַחֲמָנָא, דְּאַף עַל גַּב דְּאִיתֵיהּ עָלָיו לָא אִיתַּחַיל.Il lui répondit : Là, il est écrit : « Et ils mourront par elle, car ils la profaneront » (Lévitique 22, 9) : puisqu'il (le Cohen) l'a profanée en l'utilisant, voici qu'elle est profanée. Mais à propos de l'huile d'onction, il est écrit : « Car la couronne de l'huile d'onction de son D.ieu est sur lui » (Lévitique 21, 12) : la Torah l'appelle « huile d'onction », car bien qu'elle soit sur lui, elle n'est pas profanée.
- עַל אֵלּוּ חַיָּיבִין עַל זְדוֹנוֹ כּוּ׳. קָתָנֵי: חוּץ מִמְּטַמֵּא מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו. מִמַּאי מַפֵּיק לֵיהּ? הָכִי קָתָנֵי: חוּץ מִמִּטַּמֵּא מִקְדָּשׁ וְקָדָשָׁיו, שֶׁאֵין מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי.La Michna enseigne : Pour celles-ci, on est passible, pour leur transgression intentionnelle, etc. Elle enseigne : « sauf celui qui rend impur le Sanctuaire et ses choses saintes ». La Guemara demande : De quoi l'exclut-elle ? Elle répond : Voici ce qu'elle enseigne : sauf celui qui rend impur le Sanctuaire et ses choses saintes, car il n'apporte pas d'acham talouy (sacrifice de culpabilité en cas de doute).
- וְנִיתְנֵי נָמֵי: חוּץ מִמִּי שֶׁעָבַר עָלָיו יוֹם הַכִּיפּוּרִים, שֶׁאֵין מֵבִיא אָשָׁם תָּלוּי! אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כִּי קָתָנֵי, הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ לַחֲטָאֵהּ וְרַחֲמָנָא פַּטְרֵיהּ. עָבַר עָלָיו יוֹם הַכִּיפּוּרִים לֵיתֵיהּ לַחֲטָאֵהּ, דְּקָא כַפַּר לֵיהּ.La Guemara demande : Qu'elle enseigne aussi : sauf celui sur qui Yom Kippour est passé, car il n'apporte pas d'acham talouy ! Rech Lakich a dit : Lorsqu'elle enseigne ces exceptions, c'est là où la faute existe et que la Torah l'exempte ; celui sur qui Yom Kippour est passé, il n'a plus de faute, car le jour la lui a expiée.
- רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: בִּמְבַעֵט, דְּקָאָמַר: אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, דְּאִי הָדַר בֵּיהּ בָּתַר יוֹם הַכִּיפּוּרִים, בָּעֵי לְאֵיתוֹיֵי אָשָׁם תָּלוּי. וְרֵישׁ לָקִישׁ סָבַר: מְבַעֵט נָמֵי מְכַפַּר עֲלֵיהּ יוֹם הַכִּיפּוּרִים.Rabbi Yo'hanan a dit : La Michna parle de celui qui rejette (l'expiation), qui dit : Yom Kippour n'expie pas pour moi ; car s'il se repent après Yom Kippour, il doit apporter un acham talouy. Et Rech Lakich estime : celui qui rejette aussi, Yom Kippour expie pour lui.
- וּבִפְלוּגְתָּא: הָאוֹמֵר: ״לֹא יִתְכַּפֵּר לִי חַטָּאתִי״, אַבָּיֵי אָמַר: אֵינָהּ מְכַפֶּרֶת, רָבָא אָמַר: מְכַפֶּרֶת. הֵיכָא דְּאָמַר: ״לֹא תִּיקְרַב״ – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּלָא מְכַפְּרָה, דִּכְתִיב: ״יַקְרִיב אוֹתוֹ״ – לִרְצוֹנוֹ. כִּי פְּלִיגִי, דְּאָמַר: ״תִּיקְרַב וְלֹא תְּכַפֵּר״, אַבָּיֵי אָמַר: אֵין מְכַפֶּרֶת, דְּהָא אָמַר לֹא תְּכַפֵּר. רָבָא אָמַר: מְכַפֶּרֶת, כֵּיוָן דְּאָמַר תִּיקְרַב – כַּפָּרָה מִמֵּילָא (אָתֵי).Et cela rejoint la machlokèt suivante : Celui qui dit : « Que mon 'hatat (sacrifice expiatoire) n'expie pas pour moi » : Abayé a dit : il n'expie pas ; Rava a dit : il expie. Là où il a dit : « Qu'il ne soit pas offert », tout le monde s'accorde qu'il n'expie pas, car il est écrit : « Il l'offrira » (Lévitique 1, 3) : selon sa volonté. Là où ils divergent, c'est lorsqu'il dit : « Qu'il soit offert, mais qu'il n'expie pas ». Abayé a dit : il n'expie pas, puisqu'il a dit : « qu'il n'expie pas ». Rava a dit : il expie ; puisqu'il a dit « qu'il soit offert », l'expiation vient d'elle-même.
- וַהֲדַר בֵּיהּ רָבָא, כִּדְתַנְיָא: יָכוֹל יְהֵא יוֹם הַכִּיפּוּרִים מְכַפֵּר עַל שָׁבִין וְעַל שֶׁאֵין שָׁבִין? וְדִין הוּא, וּמָה חַטָּאת וְאָשָׁם מְכַפְּרִין וְיוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, מָה חַטָּאת וְאָשָׁם אֵין מְכַפְּרִין אֶלָּא עַל הַשָּׁבִין אַף יוֹם הַכִּפּוּרִים אֵין מְכַפֵּר אֶלָּא עַל הַשָּׁבִין!Et Rava s'est rétracté, comme il a été enseigné : On pourrait penser que Yom Kippour expie pour ceux qui se repentent et pour ceux qui ne se repentent pas. Or c'est logique (qu'il n'en soit pas ainsi) : le 'hatat et l'acham expient, et Yom Kippour expie ; de même que le 'hatat et l'acham n'expient que pour ceux qui se repentent, de même Yom Kippour n'expie que pour ceux qui se repentent !
- לֹא, אִם אָמַרְתָּ בְּחַטָּאת וְאָשָׁם, שֶׁאֵין מְכַפְּרִין עַל הַמֵּזִיד כַּשּׁוֹגֵג, תֹּאמַר בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים, שֶׁמְּכַפֵּר עַל הַמֵּזִיד כַּשּׁוֹגֵג. וְהוֹאִיל וּמְכַפֵּר עַל הַמֵּזִיד כַּשּׁוֹגֵג, מְכַפֵּר עַל שָׁבִין וְעַל שֶׁאֵין שָׁבִין! תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אַךְ״, חָלַק.Non : si tu l'as dit du 'hatat et de l'acham, qui n'expient pas la faute intentionnelle comme ils expient la faute involontaire, le diras-tu de Yom Kippour, qui expie la faute intentionnelle comme la faute involontaire ? Et puisqu'il expie la faute intentionnelle comme la faute involontaire, il expierait pour ceux qui se repentent et pour ceux qui ne se repentent pas ! Le verset dit : « Mais » (akh, Lévitique 23, 27) : il a distingué.
- מַאי ״שָׁבִין״ וְ״שֶׁאֵין שָׁבִין״? אִלֵּימָא ״שָׁבִין״ – שׁוֹגֵג, ״לֹא שָׁבִין״ – מֵזִיד, הָא קָתָנֵי: לֹא אִם אָמַרְתָּ בְּחַטָּאת וְאָשָׁם כּוּ׳!La Guemara analyse : Que sont « ceux qui se repentent » et « ceux qui ne se repentent pas » ? Si l'on dit : « ceux qui se repentent », c'est la faute involontaire ; « ceux qui ne se repentent pas », la faute intentionnelle, voici qu'elle enseigne : « Non : si tu l'as dit du 'hatat et de l'acham, etc. » ; il s'agit donc d'autre chose.
- אֶלָּא, כִּי הָא דְּעוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָכַל חֵלֶב וְהִפְרִישׁ קׇרְבָּן, וְנִשְׁתַּמֵּד וְחָזַר בּוֹ, הוֹאִיל וְנִדְחָה – יִדָּחֶה.Mais plutôt, c'est comme ce qu'Oulla a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui a mangé du 'hélèv (graisse interdite), a mis à part un sacrifice, puis a apostasié et s'est repenti : puisque le sacrifice a été rejeté, il reste rejeté.
- נְהִי דְּאִידְּחִי קׇרְבָּן, גַּבְרָא בַּר כַּפָּרָה הוּא! אֶלָּא ״שָׁבִין״ – דְּאָמַר: ״יְכַפֵּר עָלַי חַטָּאתִי״, ״שֶׁאֵין שָׁבִין״ – דְּאָמַר: ״לֹא תְּכַפֵּר עָלַי חַטָּאתִי״, שְׁמַע מִינַּהּ:La Guemara réfute : Admettons que le sacrifice soit rejeté ; l'homme, lui, est apte à l'expiation ! Mais plutôt : « ceux qui se repentent », c'est celui qui dit : « Que mon 'hatat expie pour moi » ; « ceux qui ne se repentent pas », celui qui dit : « Que mon 'hatat n'expie pas pour moi ». Déduis-en (que Rava s'est rétracté).
- וּרְמִינְהִי: יָכוֹל לֹא יְהֵא יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר אֶלָּא עַל שֶׁנִּתְעַנָּה בּוֹ וְלֹא עָשָׂה בּוֹ מְלָאכָה וּקְרָאוֹ מִקְרָא קוֹדֶשׁ, לֹא נִתְעַנָּה בּוֹ וְעָשָׂה בּוֹ מְלָאכָה וְלֹא קְרָאוֹ מִקְרָא קוֹדֶשׁ יָכוֹל לֹא יְהֵא יוֹם כִּיפּוּרִים מְכַפֵּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יוֹם הַכִּפּוּרִים הוּא״, מִכׇּל מָקוֹם. וְתַרְוַיְיהוּ סְתָם סִיפְרָא הוּא, קַשְׁיָין אַהֲדָדֵי!Et on a opposé à cela : On pourrait penser que Yom Kippour n'expie que pour celui qui y a jeûné, n'y a pas fait de travail et l'a proclamé « convocation sainte » ; s'il n'y a pas jeûné, y a fait un travail et ne l'a pas proclamé « convocation sainte », on pourrait penser que Yom Kippour n'expie pas. Le verset dit : « C'est le jour des expiations » (Lévitique 23, 27) : en tout cas. Or toutes deux sont des enseignements anonymes du Sifra : elles se contredisent !
- אָמַר אַבָּיֵי, לָא קַשְׁיָא: הָא – רַבִּי אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה, הָא – רַבִּי אַלִּיבָּא דִּידֵיהּ, דְּתַנְיָא: רַבִּי אוֹמֵר: כׇּל עֲבֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה, בֵּין עָשָׂה תְּשׁוּבָה וּבֵין לֹא עָשָׂה תְּשׁוּבָה – יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר,Abayé a dit : Ce n'est pas difficile : celle-ci est de Rabbi (Yehouda HaNassi) selon Rabbi Yehouda, celle-là est de Rabbi selon sa propre opinion. Car il a été enseigné : Rabbi dit : Pour toutes les transgressions de la Torah, qu'on se soit repenti ou non, Yom Kippour expie,
- חוּץ מִפּוֹרֵק עוֹל, וּמְגַלֶּה פָּנִים בַּתּוֹרָה, וּמֵפֵר בְּרִית בָּשָׂר, שֶׁאִם עָשָׂה תְּשׁוּבָה – יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר, וְאִם לָאו – אֵין יוֹם הַכִּפּוּרִים מְכַפֵּר.sauf pour celui qui rejette le joug divin, celui qui donne à la Torah un sens insolent, et celui qui rompt l'alliance de la chair (la circoncision) : s'il s'est repenti, Yom Kippour expie ; sinon, Yom Kippour n'expie pas.
- רָבָא אָמַר: הָא וְהָא רַבִּי אַלִּיבָּא דְּנַפְשֵׁיהּ, וּמוֹדֶה רַבִּי בַּעֲבֵירוֹת דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים גּוּפֵיהּ – דְּלָא מְכַפַּר. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, כָּרֵת דְּיוֹם הַכִּפּוּרִים לְרַבִּי, כֵּיוָן דִּבְכֹל שַׁעְתָּא וְשַׁעְתָּא מְכַפַּר, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?Rava a dit : L'une et l'autre sont de Rabbi selon sa propre opinion, et Rabbi reconnaît que, pour les transgressions de Yom Kippour lui-même, le jour n'expie pas. Car si tu ne dis pas cela, le karèt (retranchement) de Yom Kippour, selon Rabbi, puisque le jour expie à chaque instant, comment le trouverais-tu ?
- וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא דַּעֲבַד עֲבִידְתָּא כּוּלֵּי לֵילְיָא וּבַהֲדֵי עַמּוּד הַשַּׁחַר מִית, דְּלָא הֲוָה יְמָמָא דִּלְכַפַּר לֵיהּ! תִּינַח כָּרֵת דְּלֵילְיָא, כָּרֵת דִּימָמָא הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?La Guemara demande : Et quelle est la difficulté ? Peut-être a-t-il fait un travail toute la nuit et est-il mort au lever de l'aube, de sorte qu'il n'y a pas eu de jour pour lui expier ! La Guemara répond : Cela convient pour le karèt de la nuit ; le karèt du jour, comment le trouverais-tu ?
- וּמַאי קוּשְׁיָא? דִּילְמָא בַּהֲדֵי דְּקָאָכַל נַהֲמָא חֲנַקְתֵּיהּ אוּמְצָא, דְּלָא הֲוָה לֵיהּ שְׁהוּת בִּימָמָא דִּלְכַפַּר לֵיהּ. אִי נָמֵי, דַּעֲבַד עֲבִידְתֵּיהּ סָמוּךְ לִשְׁקִיעַת הַחַמָּה. אִי נָמֵי, בַּהֲדֵי דְּעָבֵיד עֲבִידְתֵּיהּ פַּסְקֵיהּ מָרָא לְשָׁקֵיהּ וּמִית, דְּלָא הֲוָה לֵיהּ שְׁהוּת בִּימָמָא דִּלְכַפַּר לֵיהּ.La Guemara répond : Et quelle est la difficulté ? Peut-être, alors qu'il mangeait du pain, un morceau de viande l'a-t-il étouffé, de sorte qu'il n'a pas eu le temps, dans la journée, d'être expié. Ou encore, il a fait un travail près du coucher du soleil. Ou encore, alors qu'il faisait son travail, la houe lui a tranché la cuisse et il est mort, de sorte qu'il n'a pas eu le temps, dans la journée, d'être expié.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים אַף הַמְגַדֵּף כּוּ׳. מַאי אַף הַמְגַדֵּף שֶׁאֵין בּוֹ מַעֲשֶׂה?La Michna enseigne : Et les Sages disent : Même celui qui blasphème, etc. La Guemara demande : Pourquoi disent-ils « même celui qui blasphème, car il ne comporte pas d'acte » ?
- רַבָּנַן שְׁמַעוּ לְרַבִּי עֲקִיבָא דְּתָנֵי בַּעַל אוֹב וְלָא תָּנֵי יִדְּעוֹנִי, אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאי שְׁנָא דְּלָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן, מִשּׁוּם דְּלֵית בֵּיהּ מַעֲשֶׂה? מְגַדֵּף נָמֵי לֵית בֵּיהּ מַעֲשֶׂה!Elle répond : Les Sages ont entendu que Rabbi Akiva enseigne (dans la liste) le nécromancien (baal ov) et n'enseigne pas le devin (yideoni). Ils lui dirent : En quoi le devin diffère-t-il, qu'il n'apporte pas de sacrifice ? Parce qu'il ne comporte pas d'acte ? Celui qui blasphème non plus ne comporte pas d'acte !
- תָּנוּ רַבָּנַן: מְגַדֵּף מֵבִיא קׇרְבָּן, הוֹאִיל וְנֶאֱמַר בּוֹ כָּרֵת, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא, וְאוֹמֵר: ״וְנָשָׂא חֶטְאוֹ״. וּכְלָלָא הוּא, כֹּל הֵיכָא דִּכְתִיב בֵּיהּ כָּרֵת מַיְיתֵי קׇרְבָּן? וְהָא פֶּסַח וּמִילָה דִּכְתִיב בְּהוּ כָּרֵת וְלָא מַיְיתֵי קׇרְבָּן!Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui blasphème apporte un sacrifice, puisque le karèt est dit à son sujet ; ce sont les paroles de Rabbi Akiva. Et le verset dit : « Il portera sa faute » (Lévitique 24, 15). La Guemara demande : Et est-ce une règle générale que partout où il est écrit karèt, on apporte un sacrifice ? Voici le Pessa'h et la circoncision, à propos desquels il est écrit karèt, et on n'apporte pas de sacrifice !
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